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Les nombreux défis qui nous attendent sur la route de la (re)construction d’un islam de France

Créer une "instance de dialogue" pour discuter de questions très concrètes chères aux Français musulmans : c'est ce qu'a proposé Bernard Cazeneuve mercredi 25 février. Une volonté manifeste de réformer la représentation de l’islam de France, qui nécessitera de profonds efforts de la part de l'Etat et des musulmans. Mais également, de réparer les erreurs commises par le passé, dans lesquelles le CFCM, notamment, porte une grande responsabilité.

Mise en chantier

Publié le - Mis à jour le 12 Mars 2015
  • Le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve a lancé mercredi 25 février, en conseil des ministres, la réforme du culte musulman. Il souhaite créer une "instance de dialogue" qui, à l’instar de ce qui existe pour les catholiques, se réunira deux fois par an pour discuter de questions très concrètes chères aux Français musulmans.

  • Selon le ministre, cette instance n'a pas vocation à remplacer le Conseil français du culte musulman (CFCM), représentant officiel de l'islam en France. Or la légitimé du CFCM est remise en cause par une série d'erreurs qui ont présidé à sa création, mais aussi par son relatif silence post-Charlie.

  • La communauté musulmane française reste très fragmentée aujourd'hui en une myriade d'associations et de fédérations. Dans ce contexte, il leur est difficile de parler d'une voix forte et unie.

  • Une cohabitation sereine entre l'islam, la laïcité et les autres cultes ne pourra intervenir qu'avec l'effort de la communauté musulmane pour faire émerger un "islam de France" adapté à notre réalité.

 

Atlantico : Au lendemain des attentats de Paris, début janvier, certains commentateurs ont critiqué le fait que les musulmans de France ont eu du mal à se faire entendre d'une voix forte et unie. D'ailleurs, celle du Conseil français du culte musulman (CFCM), leur représentant officiel, n'a pas vraiment porté. Le CFCM souffre-t-il d'un déficit de légitimité auprès de ceux dont il censé être la voix ? Pour quelles raisons ?

Haoues Seniguer : Votre interrogation comporte en réalité plusieurs questions qu’il faut prendre le temps de traiter spécifiquement et en relation les unes avec les autres. Concernant la première partie de la question, à savoir, je cite, "que les musulmans de France ont eu du mal à se faire entendre d’une voix forte et unie" à l’occasion des attentats de janvier dernier, on pourrait également vous rétorquer qu’une majorité de Français, quelles que soient leurs appartenances (philosophiques, politiques, religieuses), n’a pas manifesté dans la rue son opposition ferme et absolue aux tragiques assassinats des 7 et 9 janvier 2015. Pour autant, il y a fort à parier que cette même majorité était frappée d’effroi, et le mot n’est sans doute pas assez fort, face à l’indicible violence déployée par des Français se revendiquant d’une certaine conception de l’islam ! Ensuite, dès le 7 janvier 2015, le CFCM, par la voix de son président, a condamné "avec la plus grande détermination l’attaque terroriste d’une exceptionnelle violence commise contre le journal Charlie Hebdo (…)". La déclaration, in extenso, est du reste disponible sur le site officiel de l’instance de l’islam de France. À présent, sur le troisième volet de votre question, il est aisé de dire que le CFCM, incontestablement, souffre "d’un déficit de légitimité" congénitale, qui n’a fait que s’aggraver depuis sa naissance en 2003. Si je puis me permettre, à l’époque, le ver était déjà dans le fruit, dans la mesure où l’instance est perçue depuis lors, à tort ou à raison, comme prise en tenaille constante entre les ambassades et consulats étrangers des pays d’origine, du Maghreb essentiellement, d’un côté, et de l’autre par les pouvoirs publics français, les représentants de l’État notamment, qui ont fortement contribué à son érection en 2003. Enfin, le CFCM est vu comme un outil politique desservant les intérêts vitaux des musulmans de France. 

Philippe d’Iribarne : Le CFCM relève d’une initiative ministérielle, qui n’a pas été portée par les musulmans. Il s'occupe surtout de questions rituelles, et ne s’empare pas des questions théologiques. Ce n’est pas son rôle, d’ailleurs. Il me paraît compliqué d’y intégrer tous les courants, ce serait bien plus compliqué que de réintégrer les Lefebvristes dans l’Eglise catholique.

Ghaleb Bencheikh : Malheureusement, c'est à une véritable démission de l’esprit que nous avons assisté. Le CFCM paye le prix de sa désertion du terrain. A ma connaissance, aucun colloque ou conférence d’envergure n’a eu lieu pour dénoncer les thèses radicales qui se sont développées chez nous ces dernières années. De même, je n’ai jamais entendu dire que des imams avaient été délégués dans les quartiers à problèmes. Aucun travail n’a été mené sur la liberté de conscience et d’expression non plus. Or, dans cette funeste affaire des caricatures il aurait fallu faire passer trois idées auprès des musulmans français susceptibles de céder à la radicalisation :

  • Si vous pensez que l’honneur de votre prophète est bafoué, sachez que lui-même en 619 à Taif, lorsqu'il était battu à coups de mâchoire d’ânes, que sa propre mâchoire était fracassée, que son visage était ensanglanté, qu’il était lapidé à coups de pierres, il ne disait rien d’autre que "Mon Dieu, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font", reprenant les paroles de Jésus connaissant la passion. Si vous voulez suivre son modèle, soyez-donc magnanimes. Il est une miséricorde pour les univers, enseigne le Coran…
  • Si, vous vous sentez offensés, adressez-vous aux tribunaux. Ce n’est pas la manière qui correspond le mieux à l’idée de pardon que je viens d’exposer, mais c’est tout de même une façon civilisée de procéder. C’est ce que le CFCM avait fait contre les caricatures de Charlie Hebdo, et il a été débouté.
  • Soyez pétris de culture et de connaissance. La Divine Comédie de Dante, qui est bien plus dure que les caricatures de Charlie Hebdo à l’égard de l’islam car elle place Mahomet dans le Pandémonium (la capitale des Enfers, ndlr), n’a pas empêché les musulmans lettrés de la lire, et même pour certains de l’apprendre par cœur.

Malheureusement, comme je l’ai dit, le terrain de la connaissance, de la pédagogie et de la prise en charge morale et spirituelle de cette jeunesse a été déserté.

Le CFCM est censé fonctionner démocratiquement. Son conseil d'administration doit être élu par les délégués des mosquées de France. Ce fonctionnement a pourtant été critiqué dès la création du Conseil. Pour quelles raisons ? Ces critiques sont-elles foncées ?

Haoues Seniguer : Le CFCM, et la sélection de ses élites, est plus le résultat de rapports de force entre les grandes tendances ou sensibilités à l’œuvre au sein du champ islamique français, ainsi que fonction de la surface des salles de prière, que le reflet du choix réel des mosquées locales, de l’option des observants, dans l’exacte mesure où ce sont les délégués de salles de prière qui votent, et non l’ensemble de ceux qui assistent toujours, quelquefois ou rarement, aux offices. On pourrait parler à cet égard de démocratie censitaire, partielle ou parcellaire. 

Le CFCM est également victime de fortes rivalités internes. En 2011, l'élection des représentants du conseil d'administration était boycottée par la puissante Union des Organisations Islamiques de France (UOIF). Cet évènement a-t-il porté un coup au CFCM ?

Haoues Seniguer : Le retrait de l’UOIF, dont les représentations orthodoxes de l’islam jouissent indubitablement d’une popularité et d’un impact au sein des musulmans de France, a sans conteste déstabilisé et discrédité un peu plus un CFCM déjà moribond. 

Y a-t-il cependant une partie des musulmans de France que le CFCM représente toujours ? Qui sont-ils et quelle en est la proportion ?

Haoues Seniguer : Il est difficile d’objectiver la popularité ou de quantifier la représentativité du CFCM. Une chose est cependant sûre à mon sens : dès lors qu’il n’y a pas eu de manifestations ouvertes et fortes contre cette instance, de pétition, on peut à bon droit supposer que celle-ci bénéficie encore d’un crédit auprès d’une frange de musulmans de France, fût-elle minime ou mince. Mais il n’en est pas moins vrai également, et ce n’est pas contradictoire avec ce qui précède, que le CFCM suscite en même temps ou alternativement tant de la colère que de l’indifférence.

La communauté musulmane française semble très divisée. Rien qu'au sein du CFCM, on compte plusieurs tendances représentant les différentes associations et fédérations islamiques en France. En-dehors, elles se comptent par dizaines. Dans quelle mesure cela nuit-il aux musulmans ?

Haous Seniguer : Le CFCM est tout simplement incapable, organiquement et/ou théologiquement, d’absorber toutes les demandes des musulmans de France et d’y répondre avec efficience. Cette instance, au fond, ne fait que cristalliser la réalité empirique d’une polyphonie de l’islam intraduisible par le biais d’un conseil ou de politiques qui, de concert ou non, voudraient l’écraser ou l’unifier illusoirement. L’islamologue franco-algérien Mohamed Arkoun parlait d’ailleurs d’un islam, sunnite pour l’essentiel, "théologiquement protestant", signifiant par là-même qu’il ne saurait être  patrimonialisé ou enfermé dans une organisation ou instance unique quelconque, de surcroît à l’autorité légitime tant incontestable qu’inébranlable. 

Il est parfois dit que le Rassemblement des musulmans de France (RMF) représente surtout les croyants d'origine marocaine, et la Grande mosquée de Paris (GMP), ceux d'origine algérienne. Ces divisions s'ajoutent-elles à celles qui existent en matière de religion ?

Haoues Seniguer : Oui. La religion musulmane se divise en deux grandes familles : l’islam et le chiisme. Et à l’intérieur de ces deux grandes familles, il existe une pluralité de voix/voies plus ou moins contradictoires entre elles, en particulier sur des fondements politiques ou profanes. 

Bernard Cazeneuve vient d'annoncer qu'il souhaitait la création d'une "instance de dialogue", aux côtés du CFCM, qui, à l’instar de ce qui existe pour les catholiques, se réunira deux fois par an pour discuter de questions très concrètes chères aux Français musulmans. Que pensez-vous de ce projet ?

Haoues Seniguer : Tout dépendra de la perception que les musulmans, qui sont les premiers concernés par les questions liées à la religion qu’ils pratiquent, en auront. L’équilibre entre la neutralité de l’État et son parti-pris, aussi noble fût-il dans les intentions, et l’accompagnement d’initiatives de renouvellement et d’encouragement au dialogue ad intra et ad extra est éminemment précaire. Le ministre de l’Intérieur a au moins le mérite de vouloir combattre les instrumentalisations idéologiques de la laïcité, notamment celles tournées en direction de nos concitoyens de confession musulmane. 

Pour éviter que les tensions inter religieuses et intercommunautaires n’explosent dans des proportions encore plus graves, le salut de l’islam passe-t-il par l’établissement d’un collège de religieux qui soient réellement représentatifs des musulmans français ?

Ghaleb Bencheikh : Je suis entièrement d’accord avec l’emploi que vous faites du terme "collège". Il nous faudrait une société savante d’oulémas, c’est-à-dire des gens érudits, sérieux et compétents, au lieu de l’incurie actuelle, faite d’individus uniquement en recherche de notabilité. Le salut passe par la formation d’imams ayant un réel savoir, mariant avec fierté leur francité et l’apport civilisationnel et humaniste islamique, qui a trop longtemps été oblitéré, effacé des mémoires. Nous avons besoin d’imams ayant cet esprit hybride, qui se constituent en un collège et qui élisent des représentants, sur un modèle comparable, par exemple, à celui de la Conférence des évêques de France.

Sur quels socles un islam de France pourrait-il se construire ?

Ghaleb Bencheikh : Nous pouvons espérer à court terme qu’une transition se fasse entre les membres actuels du CFCM et de nouvelles personnalités, plus compétentes et plus courageuses, prêtes à mettre leur vie en péril s’il le faut, car nous nous trouvons dans une période où il vaut mieux vivre peu et en phase avec ses convictions que longtemps en étant complice par l’inaction de ce qu’on dénonce.

 
Commentaires

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  • Par winnie - 26/02/2015 - 07:25 - Signaler un abus Premiere des choses a faire:

    Stoper toute immigration et ensuite on pourra essayer d'assimiler cette population,je dit bien essayer.car vu le flot d'immigrant le travail fait par le projet du gouvernement sera sapper par le flot arrivant. C'est un projet ambitieux qui marchera que si on contient le nombre de musulman .Quand il y aura un gros noyau de gens assimilés les autres s' aggregerons. Car c'est l'assimilation qu'il faut faire pas l'integration ,tous les immigrés qui sont venus depuis 50 ans se sont assimilés et pas seulement integrer. Ces musulmans ont choisis de quitter leur pays et de venir en France, si les moeurs de la France ne leur conviennent pas, il y a des pays muslmans dans le monde pour y vivre

  • Par vangog - 26/02/2015 - 08:32 - Signaler un abus 27% des musulmans interrogés dans les pays à presse libre

    comme l'Angleterre se déclarent solidaires des terroristes...Il faut offrir à ces musulmans non re-éducables une possibilité de re-migration dans leur pays musulman d'origine et de cœur, car c'est la seule solution! Aucun dialogue n'est possible avec ces musulmans solidaires de terroristes. Et, comme dit fort justement Winnie, il est urgent ( et ça n'attendra pas deux années de Vallsisme supplémentaires) de tarir les pompes aspirantes de l'immigration, sans délai. Si la France ne prend pas. Les UMPSecolofrondegauchistes qui ont fait venir cette catégorie de population inassimilable est totalement responsable du désastre actuel, et elle portera la responsabilité des morts futurs... Le reste, c'est du pipotage pour adolescent bobo en rupture!

  • Par adroitetoutemaintenant - 26/02/2015 - 10:12 - Signaler un abus Une seule solution

    La valise !

  • Par zouk - 26/02/2015 - 10:52 - Signaler un abus Islam français/européen

    Que de bon sens dans les propos de Ghaleb Bencheikh. Que vivement s'ouvrent de vrais "séminaires" pour la formation des imams, en France, GB, Allemagne, Danemark, Suède....

  • Par C3H5.NO3.3 - 26/02/2015 - 11:58 - Signaler un abus aveugkement

    L'islam de France, ça n'existe pas. Seul existe l'islam, et le reste doit s'y plier. Certains n'ont visiblement pas encore compris et sont prêts a des compromis a la Chamberlain.

  • Par Texas - 26/02/2015 - 13:06 - Signaler un abus Un jour peut-être...

    ...serons nous informés du montant total des transactions commerciales avec les pays arabes , pour comprendre cette propension politique au compromis , pour ne pas dire , à la compromission avec l' Islam .

  • Par marie93 - 26/02/2015 - 13:57 - Signaler un abus A la lecture de cet article,

    A la lecture de cet article, on s'aperçoit que tout est extrêmement compliqué avec l'Islam. Trop de tendances, trop de rivalités à l'intérieur de cette religion, trop d'interprétations du Coran. Si les musulmans ne sont pas d'accord entre eux, comment vouloir que l'Etat définisse le statut précis de l'Islam en France et en Europe ? C'est peine perdue malheureusement surtout qu'on peut se demander si il y a des personnes vraiment compétentes, coopérantes et des "hommes de bonne volonté" à la tête de ces associations islamiques. Personnellement, je ne le pense pas. Oui, il faut arrêter l'immigration musulmane avant qu'il ne soit trop tard pour notre pauvre patrie.

  • Par clclo - 26/02/2015 - 14:09 - Signaler un abus ras le bol

    ras le bol de l' Islam toujours plus visible , exigeant , toujours plus envahissant la religion à la maison , c'est tout

  • Par jurgio - 26/02/2015 - 14:32 - Signaler un abus Trêve de bavardageset de spéculations vaines !

    Un panneau de signalisation bien orienté devrait suffire.

  • Par MIMINE 95 - 26/02/2015 - 14:36 - Signaler un abus Tous le monde n''est pas inculte Monsieur Benchkeikt.

    Mahomet a conquis la Mecque en 630, sans effusion de sangpar

  • Par jurgio - 26/02/2015 - 14:37 - Signaler un abus D'abord se poser la bonne question :

    qui veut contruire un Islam en France ?

  • Par MIMINE 95 - 26/02/2015 - 14:57 - Signaler un abus Tout le monde n'est pas inculte Monsieur Benchkeikt

    Mahomet a conquis la Mecque en 630 sans effusion de sang ( ce qui était une première pour les batailles de celui-ci) à la tête d'une armée de 10 000 hommes ce qui a fichu une telle trouille au habitants qu'ils se sont tous convertis illico-presto (Ah la terreur déjà....arme traditionnel de l'islam).Mahomet a alors détruit toutes les idoles de la Kaaba que les habitants de la Mecque vénérés (la tolérance vous dis- je, la tolérance) . En ce qui concerne, Abdelhamid ben badis, créateur de l'association des oulémas ,, il faudrait préciser que cette association comme l'étoile nord africaine, cette association avait pour but de défendre l'identité arabo musulmane et sa demande d'application de la loi de 1095 n'avait pour but de reprendre le contrôle des ouailles et à terme de détruire la colonisation Française. A cette époque le culte musulman f

  • Par MIMINE 95 - 26/02/2015 - 15:31 - Signaler un abus erreur de touche et... zip sans mon accord,

    excusez donc les petites maladresses de mon 1er post et il s'agit de 1905 et non de 1095 bien entendu. Je poursuis mon post. A cette époque le culte musulman faisait partie du ministère de la guerre!!, Ce culte était étroitement surveillé et ce contrôle avait pour but de contrer toutes mobilisations nationalistes s'appuyant sur l'islam. Exactement ce que cherchais à obtenir Ben Badis à travers sa demande, on comprends mieux pourquoi cela lui a été refusé. D'ailleurs, il faut rappeler que les combattants pour l'indépendance de l'algérie s'appelaient les moudjahid ( nom traditionnel des combattants du djihah) et non pas djihadiste comme on les nomme pour noyer le poisson sans doute. Le combat de ben Badis était juste, mais ne détournez pas l'histoire à votre profit. Aux amateurs de culture historique, je conseille de lire sur le site de l'ism l'article : "leçons de l'expérience historique de l'association des ouléma" et particulièrement la troisième et quatrième partie du chapitre 3". Ce qui est juste pour les uns serait-il injustifié quand il ne s'agit pas des arabo musulmans? J'avoue que devant tant de manipulations, je commence à me méfier des zélateurs musulmans.

  • Par jurgio - 26/02/2015 - 16:10 - Signaler un abus Tout mon monde s'écroule !

    Une conquête sans effusion de sang !

  • Par le Gône - 26/02/2015 - 17:29 - Signaler un abus Ah Nom de Dieu...

    mais qui veut donc d'un "islam de France" dans mon pays la France?....je ne vous pas a part une bande de connards qui nous gouverne et va dégager dans 2 ans...

  • Par langue de pivert - 26/02/2015 - 17:35 - Signaler un abus L'islam : basta !

    Pourquoi (re)construire l'Islam de France ? 1) L'Islam ne sert à rien en France ! (il serait donc plus utile de le (dé)construire :-) 2) La France ne sert à rien aux bons musulmans (car le coran leur déconseille de vivre dans les pays d'infidèles) §§§§§§ En Islam l’immigration et la résidence dans n’importe quel pays est un droit logique dans le cas de contrainte. Allah dit : " Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : "Où en étiez-vous ? " (à propos de votre religion) - "Nous étions impuissants sur terre", dirent-ils. Alors les Anges diront : "La terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? " Coran (4/97). Ce verset prouve que la résidence dans un pays devient illicite si elle comporte un danger se rapportant à la religion ou s’il est impossible d’y pratiquer cette dernière d'une façon convenable. §§§§§§ Retour au bled et basta ! Faut que j'fasse tout ? ☺ Affaire suivante !

  • Par MIMINE 95 - 26/02/2015 - 18:27 - Signaler un abus A JURGIO

    c'est ce qui se dit, d'ailleurs un rêve le lui avait prédit , rapporté dans la sourate Al-fath (la conquête) au verset 27. Ce que c'est que la puissance de la volonté de vengeance quand même. Il me semble d'ailleurs que le cas est unique, mais en bon musulman, il avait proposé aux habitants la conversion ou la mort et vu son curriculum vitae......

  • Par cadi67 - 27/02/2015 - 08:08 - Signaler un abus Islam

    L'Islam en France est essentiellement sunnite. Qu'il se laissent manœuvrer par un "infidèle" comme Cazeneuve, je demande à voir.

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Haoues Seniguer

Haoues Seniguer est maître de conférences en science politique à l'Institut d'Études Politiques de Lyon (IEP)

Il est aussi chercheur au Triangle, UMR 5206, Action, Discours, Pensée politique et économique à Lyon et chercheur associé à l'Observatoire des Radicalismes et des Conflits Religieux en Afrique (ORCRA), Centre d'Études des Religions (CER), UFR des Civilisations,Religions, Arts et Communication (CRAC), Université Gaston-Berger, Saint-Louis du Sénégal.

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Ghaleb Bencheikh

Ghaleb Bencheikh préside la Conférence mondiale des religions pour la paix. 

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Philippe d'Iribarne

Diplômé de l'école X-Mines, Philippe d'Iribarne est directeur de recherche au CNRS spécialisé dans la diversité des cultures politiques. Auteur de quatorze ouvrages, dont L'islam devant la démocratie (Gallimard 2013), il a notamment travaillé pour le Secrétariat général de la Présidence de la République.

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