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Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenu, de nouvelles études le confirment : le porno a un effet désastreux sur la sexualité des hommes

A l'occasion des fêtes, Atlantico republie les articles marquants de l'année qui s'achève. En mai, une étude du Naval Medical Center de San Diego montrait les conséquences sur la sexualité de l'abus de pornographie.

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Publié le - Mis à jour le 2 Janvier 2018
Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenu, de nouvelles études le confirment : le porno a un effet désastreux sur la sexualité des hommes

Article publié initialement le 19 mai 2017

Atlantico : Selon une étude effectuée par le Naval Medical Center de San Diego, l'abus de pornographie aurait des conséquences néfastes sur la sexualité. Selon les travaux de Dr. Matthew Christman, le "porno" aurait un impact important sur la santé psycho-sexuelle des hommes qui en abusent. Comment expliquer ce lien? Pourquoi les femmes sont-elles moins concernées par ce phénomène?

Alexis Rapin : Les dégâts de la pornographie n’est pas une chose nouvelle qu’on apprendrait aujourd’hui au travers de cette étude. On le constate déjà depuis très longtemps dans nos consultations.

La pornographie ou le porno c’est une sexualité génitalement explicite scénarisée.

Du grand cinéma qui utilise un langage et des codes précis ! Tout est fait pour coller aux fantasmes les plus variés destiné à un public à prédominance masculine et majoritairement fait par des hommes. Le problème que l’on constate, c’est une généralisation de l’utilisation de ce type de contenu comme source d’excitation sexuelle chez nos patients, et ce depuis très jeune (début du collège). Les codes d’attraction sexuelle (ou fantasmes) apparaissent au moment de la puberté lors des premières masturbations. Ce sont des codifications intellectuelles qui déclenchent et entretiennent une excitation génitale.

Le problème de la pornographie n’est pas le support en tant que tel, mais plutôt l’utilisation qu’en fait son consommateur. C’est la multiplication et la variété des images et des vidéos avec une tendance à passer très rapidement d’un contenu à un autre pour maintenir une excitation sexuelle qui pose problème. Cette escalade de consommation peut déboucher sur un mode de recours exclusif un peu comme une sorte de dépendance. Pour le cerveau humain plus la notion de plaisir, donc de récompense, est rapide, plus il va chercher à reproduire le comportement qui en est à l’origine. On peut ainsi basculer rapidement dans la compulsion voire l’addiction. C’est le même principe dans les addictions aux substances.

En contrepartie, comme les consommateurs de drogues, les personnes qui utilisent de la pornographie de façon assidue peuvent développer une sorte de tolérance envers le contenu qu’ils consomment les amenant à repousser les limites vers du plus excitant. Ils vont ainsi sur des registres de plus en plus limitatifs voire exclusifs. La réalité est alors souvent bien insipide pour ces personnes, celle-ci ne s’y retrouvant plus entre leur imaginaire sexuelle et la réalité de leurs codes d’attraction sexuelle.   

Les femmes sont moins affectées dans leur sexualité par ce type de contenu, car d’abord, elles en sont moins consommatrices, et ensuite elles restent fonctionnelles sur le plan sexuel même si leur désir sexuel peut être moins présent ou que leur partenaire ne correspond pas à leur fantasme...  Enfin, le besoin à combler dans la sexualité entre un homme et une femme peut être différent.

 
Commentaires

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  • Par kelenborn - 31/12/2017 - 12:42 - Signaler un abus quel blaireau ce mec

    suffit de le lire pour débander!

  • Par patafanari - 01/01/2018 - 11:53 - Signaler un abus Arrêtez Kelenborn! Vous m’excitez.

    J'ai développé,par une consommation excessive de documentaires animaliers anthropomorphiques privilégiant l'exhibition des instincts génésiques, une inclinations prégnante et douloureuse envers les blaireaux ( particulièrement le blaireau à gorge blanche (Arctonyx collaris) dont je n'arrive pas à me défaire.

  • Par kelenborn - 01/01/2018 - 13:44 - Signaler un abus Hihihi

    C'est l'article le plus lu mais......le moins commenté!!!!! eh, c'est comme les pornos, y en a plein qui les matent mais qui jurent la main sur le coeur qu'ils étaient en train de lire l'Equipe ou de regarder Drucker!!! Parce qu'ici qui n'en regarde pas ? Cloette , peut-être , encore que...Ah2Bouh parce qu' Albator n'a jamais sauté la reine des neiges...quant à Vangode!!! la réponse est dans la question !

  • Par assougoudrel - 01/01/2018 - 19:58 - Signaler un abus Je pense que cela peu poser problème

    au puceau qui n'a regardé que du porno avant de perdre sa capsule ou sa goupille. Où est l'époque où le jeune était formé par la copine de maman? Il faut un juste milieu à tout et celui qui passe son temps à mater du porno finit par être un malade et tout s'embrouille dans sa tête; dès la première minute avec une femme, il l'attrape par l'oreille, la couche sur la table et lui saute dessus sans se déshabiller.

  • Par kelenborn - 01/01/2018 - 20:16 - Signaler un abus Assou tu déconnes

    Non mais t'as lu ta dernière phrase ? Tu veux dire qu'il la lui fait rentrer dans l'oreille???? Ben...heureusement qu'il a vu des pornos parce que s'il suivait tes conseils!!

  • Par patafanari - 01/01/2018 - 21:39 - Signaler un abus Mais un effet apaisant sur la sexualité des femmes

    Quand elles s'aperçoivent que l'outil de leur partenaire est moins bandant que celui de monsieur Siffredi.

  • Par assougoudrel - 01/01/2018 - 22:47 - Signaler un abus Kelenborn

    "Il l'attrape par l'oreille" et non "la prend par l'oreille". C'est différent, comme "aère la chambre" et "la chambre à air". On sait que la trompe de Fallope ne suffit pas aux dame (ne pas confondre avec "salope"); elles ont besoin d'une trompe masculine.

  • Par kelenborn - 02/01/2018 - 08:25 - Signaler un abus Dis donc assou

    les Zoreilles, aux antilles c'est bien les blancs!!!! Obono est rassurée

  • Par kelenborn - 04/01/2018 - 08:47 - Signaler un abus Eheheh

    En 1958 , un petit bourge du XVIeme nomme Gorges Rapin fit trembler les chaumières: il assassinat une pute et un pompiste et termina sur le grand rasoir nationale! Il faut croire que notre sexologue est le clone vengeur du précédent revenu chez les vivants pour guillotiner les bites!

  • Par assougoudrel - 04/01/2018 - 11:24 - Signaler un abus Kelenborn

    Effectivement, on appelle "Zoreille" le blanc métropolitain aux Antilles-Guyane, à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie. Les plus méprisants sont les "bétché gouyave" (blancs créoles) et les "caldoches" (blancs calédonien). Ces derniers disent "enculé de zoreille". L'antillais dit "an vié blan" (ce terme vieux veut dire insignifiant), mais rarement "zoreille", contrairement au réunionnais. Tous ces termes (aux Antilles-Guyane) sont dits quand la personne s'exprime en créole, mais en français, elle dira "un métropolitain" ou un "métro". Le blanc dirait un centième de ça sur ceux que je viens de citer et ce serait un "ouélélé" de leur part (grands cris et roulades par terre).

  • Par jurgio - 04/01/2018 - 15:23 - Signaler un abus Ceux qui ont des enfants adolescents

    ...ont compris que l'article n'a pas assez souligné que le plus dangereux est surtout d'apprendre exclusivement la sexualité à travers ces vidéos.

  • Par edac44 - 04/01/2018 - 16:01 - Signaler un abus De mon temps, on allait aux putes pour se faire "débrider" !...

    Mais fallait-il encore pour cela avoir fait son service militaire ... et dans la marine pour se rappeler des bars à putes de "Chicago" à Toulon ou de la célèbre rue Thubaneau à Marseille, les fleurs du mal vous y étaient toutes à "tout touche" étalées !... Est-ce Internet et la pornographie qui les ont fait disparaître ??? Heureusement, Gleeden est encore là pour animer vos chaudes soirées sans madame à vos cotés !... bref, c'est le pied https://fr.gleeden.com/

  • Par assougoudrel - 04/01/2018 - 16:42 - Signaler un abus @ edac44

    C'est vrai. Je me souviens qu'on se cotisait pour payer une pute pour décapsuler un camarade puceau, quand on était soldat. Pigalle, Barbes, la rue Thubaneau, "Chicago" "rue de la soif à Brest. Les rabatteurs de cabaret, tout de rouge vêtus qui criaient "approchez, beaux militaires, de belles filles vous attendent à l'intérieur"... Les slows dans les boîtes de nuit, les filles pas farouches... Quand on pense qu'il n'y a plus de slow...Une époque formidable!!!

  • Par edac44 - 05/01/2018 - 13:19 - Signaler un abus @assougoudrel

    C'était le bon temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaitre

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Alexis Rapin

Alexis Rapin est psychiatre et sexologue.

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