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Naissance de la BPI : la France avait-elle besoin d'une banque si politique pour ses entreprises ?

La création d'une Banque publique d'investissement (BPI) était l'un des principaux engagements de François Hollande. A quoi va-t-elle réellement servir ?

Accouchement difficile

Publié le 19 octobre 2012
 
La BPI pourrait aider certaines entreprises françaises en difficulté.

La BPI pourrait aider certaines entreprises françaises en difficulté. Crédit Flickr/Joe Jones

L’accouchement au forceps de la banque publique d’investissement témoigne des difficultés rencontrées dès la conception de ce qui doit être le fer de lance de la politique économique de François Hollande. La guerre que se sont livrée à son sujet les cabinets ministériels concernés a abouti à un compromis bâtard dont on ne voit pas ce qu’il apporte réellement aux entreprises. La nouvelle banque résulte de la fusion de trois organismes qui fonctionnaient plutôt bien et qui disposaient de fonds comparables aux 42 milliards qui seront apportés à la BPI : il n’y aura donc pas de force de frappe supplémentaire et la constitution d’un ensemble plus vaste ne signifie pas que les performances seront meilleures.

Le gouvernement entend mettre la nouvelle banque au service des régions : elle tiendra sa première réunion dans l’une d’elles et 90% de ses projets devront y trouver leur origine. Les présidents de conseils régionaux, qui seront présents dans ces instances, attendent avec gourmandise les premières décisions, en y voyant déjà la possibilité de maintenir en vie des canards boiteux, au moment où les plans de licenciements se multiplient, et aussi un moyen de contourner la rigueur en continuant d’assouvir leur prodigalité dépensière. Il faudra beaucoup de courage à la direction de la banque pour résister aux pressions et éviter de s’engager dans des projets irraisonnés qui rappelleraient les tragiques expériences de Dexia ou du Crédit Lyonnais. Elle devra aussi témoigner d’une grande souplesse pour composer avec la Caisse des Dépôts et l’Etat qui entend garder la main sur son nouvel outil.

La nouvelle banque n’aura pas seulement le pouvoir d’accorder des crédits, mais pourra aussi apporter des fonds propres, en clair entrer dans le capital des entreprises. C’est un problème crucial pour ces dernières qui estiment que le gouvernement ne les aide pas de la bonne manière. Elles souhaiteraient renforcer leurs fonds propres par elles-mêmes, ce qui passe par une amélioration de leurs marges, rendue impossible par le tour de vis fiscal imposé dans le budget. « Nous n’avons pas besoin de voir Arnaud Montebourg dans notre capital » s’inquiètent déjà certains patrons, qui redoutent que la BPI soit contrainte d’adopter des orientations anti- marché qui puissent même déboucher sur des nationalisations, comme le prévoit une motion préparée par le nouveau secrétaire général du PS, Harlem Désir.

Une fois de plus, le gouvernement poursuit des objectifs contradictoires, reflet des divisions de sa majorité, alors qu’il serait urgent de définir une stratégie et des missions claires, pour éviter que les entreprises dynamiques, mais soucieuses de leur intégrité ne restent à l’écart, au risque de conduire la BPI à se transformer en véritable usine à gaz, au gré des vents politiciens et électoralistes des régions. Ce serait alors une occasion manquée pour un projet qui aurait pu avoir sa raison d’être si, depuis l’origine, il n’avait manifesté une méfiance vis-à-vis des entreprises en voulant en définitive les soumettre au pouvoir de l’Etat.

 
Commentaires

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  • Par boblecler - 20/10/2012 - 00:47 - Signaler un abus On se fout de la Chine, si ça

    On se fout de la Chine, si ça vous amuse, on peut faire comme les Allemands et mettre les industries aux Frontières Espagnoles pour bénéficier la main d'oeuvre pas chère et Italiennes pour profiter des italiens bien formés.
    La BPI a pour but de remettre de l'Epargne dans les PME.

  • Par sheldon - 20/10/2012 - 00:30 - Signaler un abus C'est une banque cohérente pour ses missions

    Postulat : en économie socialiste l'état doit intervenir et prendre des majorités de blocage pour gérer les entrepruses dont les seul véritable objectif est d'embaucher les chômeurs
    Objectif : aborder les municipales en mettant en avant les emplois sauvés : la BPI ne peut donc n'être que dépendante des régions toutes socialistes (-1)
    Avec ces missions ça privilégie les industries à forte MO, donc celles qui sont directement en compétition avec la Chine. Où est l'erreur ?

  • Par Jardy - 19/10/2012 - 22:46 - Signaler un abus B..on P..our I..nfâmie ..

    La BPI c'est la corruption socialiste institutionnalisée .
    Rendez-vous dans dix ans !

  • Par Apicius - 19/10/2012 - 22:26 - Signaler un abus @Imragen

    Non, cela ne marchera pas, je suis bien d'accord avec vous.
    Ce que je veux dire c'est qu'il ne faut pas évaluer les décisions du gouvernement à l'aune de l'économie libérale - elles apparaissent incohérentes et contradictoires - mais dans l'optique de socialisation de la France, et là il y a une cohérence qui va être fatale à notre pays.

  • Par MEPHISTO - 19/10/2012 - 21:57 - Signaler un abus Chacun à sa place et on joue collectif

    L ' Etat est maître absolu du " domaine régalien " et ne doit être " qu ' interventionniste " dans l ' économie ( encadré par des règles communes ) et conçevoir nécessairement un partenariat privé- public dans les secteurs concernés: telle est la voie à suivre ( les pays SCANDINAVES l' ont fait et pour autre meilleur exemple : le CANADA )

  • Par lutino - 19/10/2012 - 20:51 - Signaler un abus Ce qui est grave !!!

    ce n 'est pas cette BPI qui sera ecartelée entre la culture risque zero de la CDC et le risque démesuré des regions mais l 'assechement de la culture PME suite a l 'episode des pigeons et en general le peu d 'incitation fiscale à investir dans les PME
    par ailleurs , le choix d 'un inspecteur des finances comme DG au lieu d 'un MONORY actuel est emblématique de l 'effet d 'annonce de cette mesure tres sarkozienne

  • Par LSD - 19/10/2012 - 20:37 - Signaler un abus suite

    dailleurs si vous voulez savoir quelle est le courant d hollande lisez son tres peu commenté "droit d inventaires" de 2009 quand personne ne parlait d hollande,on est assez loin de l economie administrée ,c est meme social libéral en de nombreux points (lui aussi en a marre du "mamouth")
    seulement il doit faire face a la dette, il trouille des marchés alors il prend des mesures fiscales par facilité
    pour reformer en profondeur il espèrait prendre son temps (cf mitterrand)quitte a accelerer au second mandat comme shroder mais il est deja acculé

  • Par LSD - 19/10/2012 - 20:19 - Signaler un abus pas de procès d intention

    je suis liberal et assez attéré par la politique d Hollande mais je ne pense qu hollande souhaite "nationaliser" et soumettre les PME au controle de l Etat ,ils veulent sincèrement soutenir les entreprises via les régions en s inspirant des allemands.je me souviens d une émission 10 mois avant la présidentielle ou un economiste prophétique disait qu hollande ou sarkozy n auraient pas le choix et devront financer les entreprises par le levier régional ,seules capables de rassembler les sommes ,et c est ce qui se met en place, mais avec le chapeautage de l Etat pour ne pas que les barons fassent nimporte quoi, par sa gaffe jouyet a dailleurs bien mis prévenu ,les mecs sont pas la pour rigoler ! ils savent la situation et veulent sincèrement developper nos PME ,y arrivera t il c est une autre histoire ,surtout s il surtaxe le capital, car il essaie de copier le capitalisme rhenan fondé sur le long terme plutot que l enrichissement court termiste des anglophones
    hollande essaie de nous muer progressivement en sociale democratie nordique
    vaste programme !

  • Par kassian - 19/10/2012 - 20:05 - Signaler un abus c'est vrai que

    "le système capitaliste, tourné vers la rente et l'argent facile" en revanche, c'est bien connaître la France d'en bas : c'est au niveau d'une discussion de bar PMU. France d'en bas version "tous pourris!"
    Je ne sais pas d'ou vous tenez vos stats mais d'habitude, quitte à comparer, on compare à niveau de cycle économique comparable.
    Mais si on part du principe que la crise c'est la faute du "kapital" alors tout s'explique, il n'y a plus besoin d'argumenter. Dans votre genre, mais dans l'autre extrême du spectre politique, il y a ceux qui disent que le chômage, c'est la faute aux immigrés. Même combat.

  • Par laurentso - 19/10/2012 - 19:43 - Signaler un abus Vous rigolez ?

    "Quand vous dites que notre système financier n'arrive pas à financer l'entrepreneuriat, vous ne savez pas de quoi vous parlez et vous insultez des centaines de millers d'employés de banque, de fonds de PE, de business angels, de fonds de capital amorçage, développement et transmission qui font leur job avec enthousiasme."
    Nous sommes au niveau d'investissements privés de 1993 ! Quant aux business angels, cela ne coure pas les rues. Ou plutôt si, certains mendient à la soupe populaire après les claques prises dans les années 2000. Vous êtes visiblement trop le nez dans le guidon pour connaitre les réalités économiques de la France d'en bas...

  • Par kassian - 19/10/2012 - 19:35 - Signaler un abus @laurentso

    "il faut bien que l'Etat pallie les déficiences du système capitaliste"
    Mais réveillez vous, le PCF est mort, comme Georges Marchais, nous sommes au 21ème siècle...
    Ce n'est pas le "KAPITAL" qui est la source de tous les maux. Nous vivons une crise de l'endettement des Etats.
    Quand vous dites que notre système financier n'arrive pas à financer l'entrepreneuriat, vous ne savez pas de quoi vous parlez et vous insultez des centaines de millers d'employés de banque, de fonds de PE, de business angels, de fonds de capital amorçage, développement et transmission qui font leur job avec enthousiasme.
    Le système financier n'est pas sous la coupe de Sarkozy... Je peux comprendre que vous ne soyez pas un fin connaisseur des métiers de la banque, mais si vous ne le connaissez pas, arrêtez de le critiquer avec des phrases toutes faites, anachroniques et qui n'ont aucun sens dans la vraie vie.

  • Par kassian - 19/10/2012 - 19:25 - Signaler un abus le gouvernement est un ovni politique

    prônant la croissance mais ratifiant tel quel le traité européen, pour le redressement productif mais contre l'exploitation industrielle de nos ressources naturelles (gaz de schiste), confondant dans son projet de BPI l'investissement (càd l'aide à la création de valeur) et la mise sous tutelle, pour le rétablissement de la morale (laïque) à l'école et en même temps pour une légalisation du cannabis, avec un ministre de l'intérieur ferme orienté sur les résultats et une ministre de la justice qui fait sortir les détenus de prison (cf. la fin de la rétention de sûreté), les zigzags politiques de notre gouvernement donnent le tournis.
    Quel citoyen peut s'identifier à ce patchwork sans queue ni tête de mesures prises isolément ou en fonction du sens du vent?
    Un quinquennat à bannir de l'histoire de la 5ème République, le plus tôt sera le mieux. Pour la France.

  • Par laurentso - 19/10/2012 - 19:23 - Signaler un abus Marrant cette Zoedubato

    qui parle de "chef de clan" alors que son idole Sarkozy a gouverné dans le seul intérêt de sa bande du Fouquet's pendant 5 ans. Et pour quelques amis dont le nouveau président de cette BCI d'ailleurs.
    Etrange ce procès d'intention envers un organisme qui n'existe qu'à peine. Il faut bien que l'Etat pallie les déficiences du système capitaliste, tourné vers la rente et l'argent facile. Malgré toutes les rodomontades, le système financier "à la française" (aux mains des potes de Bébéar et Sarkozy, justement) est incapable de financer l’entrepreneuriat, la création de richesse. Et ce ne sont pas les "geonpis", dont on sait désormais qu'ils ne représentent que le lobby de l’establishment de la banque-assurance et de la com', qui vont changer la donne.

  • Par jmpbea - 19/10/2012 - 18:57 - Signaler un abus le système "je ne veux voir qu'une seule tête" continue...

    après l'école où le nivellement par le bas s'amplifie (pas de notes, devoirs "faits" à l'école...) les entreprises où les copains socialistes seront super-aidés ( à discrétion des régions, c'est tout dire!) à faire perdurer des initiatives fumeuses et sans création de valeur, lees emplois aidés où l'on va saturer les organismes sociaux et associations de djeunes qui n'en ont rien à cirer et vont se retrouver chômeurs sans qualif. dans deux ans...la vie est belle et comme le dit Flamby: "ça y est, on sort de la crise!"

  • Par Ravidelacreche - 19/10/2012 - 18:13 - Signaler un abus il n’y aura donc pas de force de frappe supplémentaire

    Si ! Quelques économies d'échelle liées aux probables licenciements :o(

  • Par Imragen - 19/10/2012 - 18:09 - Signaler un abus @Apicius

    Que ce soit cohérent, c'est clair. Mais la question est "est ce que cela pourra marcher ?".
    Et ça c'est moins clair, car le fonctionnement des entreprises n'a jamais semblé obéir aux règles de la gauche socialiste. Il est probable :
    - soit que ce sera une coûteuse déroute, surtout si les Régions font le forcing pour défendre les industries d'hier situées dans leur proximité.,
    - soit qu'un nième changement de cap reviendra aux méthodes antérieures comme l'ont montré toutes les "expériences" de ce type. Mais dans ce cas on aura sans doute distribué de l'argent en vain....
    Enfin cela ne me donne pas envie de placer mes maigres économies dans ce "machin". Je ne dois pas être le seul.

  • Par bacal - 19/10/2012 - 18:02 - Signaler un abus L'histoire est déjà écrite

    Je parle d'expérience: cette banque va récolter toutes les entreprises que les banques commerciales ne voudront pas pour ne conserver que les plus florissantes et à faible risque, et devra supporter toutes les créances douteuses et les faillites immanquables. Cette situation sera empirée par la volonté des élus locaux socialistes de voir cet outil soviétique prendre en charge les entreprise au seul motif de l’intérêt électoral des ces édiles qui ne comprennent rien à l'économie de marché. Préparez vos escarcelles en vue des impôts nouveaux garantis.

  • Par Lepongiste - 19/10/2012 - 17:52 - Signaler un abus C'est un prochain Crédit Lyonnais

    lequel avait coûté grâce à la gestion socialiste 70 milliards d'euros aux contribuables !!!
    La nouvelle BPI va devoir soutenir tous les canards boiteux ......dont certains sont ou seront des contributeurs du PS....
    C'est classique !!!

  • Par Pihoui - 19/10/2012 - 17:11 - Signaler un abus La B.P.I ?

    = Banque Politique Industrielle
    La France est de moins en moins le Pays de la Liberté, ni de l'Égalité, encore moins de la Fraternité.
    Entre les mains de ces imposteurs, mal élus, elle perd son ame.
    Paradoxalement l'Europe sera peut-être l'ultime rempart avant le totalitarisme que ces Messieurs et Dames nous préparent.
    Sinon, il faudra en passer par la rue, avec tout ce que cela peut signifier.

  • Par ZOEDUBATO - 19/10/2012 - 16:01 - Signaler un abus Point intermédiaire sur la politique industrielle catastrophique

    L' O.C.D.E, l'U.E, le F.M.I, le MEDEF, les économistes sont tous d'accord pour dire que la politique industrielle du Chef de clan nous conduit droit à une catastrophe sociale et un chômage dément à plus de 11%
    Le patron de la B.P.I vient de déclarer , pour FLORANGE et, je suppose, pour d'autres industries, que la B.P.I n'était pas là pour financer les canards boiteux
    Le seul qui a le sourire c'est le Chef de clan qui attend un miracle et des lendemains qui chantent. Peut-être attend t-il un miracle de YAKAFOKON ?
    En attendant si on s'alignait sur des politiques industrielles moins idéologique mais qui marchent ?
    Faudra t-il attendre que la misère s'installe dans nos foyers de travailleurs privés pendant que le Public continue à s'enrichir en dormant ?
    Cet homme a t-il du coeur et une pensée opérationnelle au bon niveau ?

  • Par Apicius - 19/10/2012 - 15:33 - Signaler un abus Une précision

    Je suis un libéral et je déplore, je dénonce la politique menée par le nouveau président.
    La BPI est un monstre liberticide, c'est l'instrument d'une politique - cohérente derrière les apparences - mais que je désapprouve totalement.

  • Par henir33 - 19/10/2012 - 14:27 - Signaler un abus comment faire du neuf avec du vieux

    la BPI va récupérer les fonds dédiés au capital investissement de la CDC (FSI, etc) et ceux d'OSEO je ne vois pas vraiement de nouveaux fonds ou alors à la marge ...pur effet d'annonce ...
    En revanche un nouveau dirigeant (qui a sa carte du PS ...) un structure sans doute encore alourdie ... et une gouvernance suspecte avec la participation des régions. Jouyet annonce qu'il ne financera pas les canards boiteux mais si les régions lui en envoient 100 il ne pourra tous les refuser .... encore une fois le concubinage malsain entre politique et micro- économie que les lois de décentralisations Defferre s'étaient pourtant efforcées d'éviter ...

  • Par kassian - 19/10/2012 - 13:52 - Signaler un abus 150% d'accord

    avec Mr Garibal. La BPI non seulement n'apporte rien (OSEO, FSI et CDC fonctionnent bien, la BPI ne va que cumuler les capitaux mais pas en injecter), mais elle sera nuisible pour l'économie :
    - une usine à gaz pour faire fonctionner ensemble 3 organismes indépendante, combien cela va-t-il coûter pour ne rien apporter de plus ?
    - la porte ouverte aux dérives (les régions faisant pression pour faire vivoter des projets qui ne seraient pas viables dans l'économie réelle)
    - l'immersion de l'Etat dans un monde qu'il ne sait pas gérer : l'enreprise avec des échecs retentissants (cf. Credit Lyonnais, Dexia)
    @Apicius : là ou je suis d'accord avec vous est que la BPI est purement politique, et qu'à ce titre elle peut être que nuisible à l'économie. Surtout conduite par un gouvernement de gauche.

  • Par iznogoud - 19/10/2012 - 13:47 - Signaler un abus Nationalisation des Business Angels

    Acte 1 : On cherche à surtaxer les investisseurs qui réussissent, pour mieux les chasser de France
    Acte 2 : On met en place un système étatique visant à les remplacer, avec donc des fonctionnaires qui vont décider d'investissements sur des motifs politiques (ou de copinage !).
    Pauvre France.......

  • Par Apicius - 19/10/2012 - 13:19 - Signaler un abus Parfaitement cohérent !

    Je ne partage pas l'avis de M. Garibal sur les objectifs contradictoires du gouvernement et de sa majorité. La démarche est cohérente et le but est bien de socialiser l'économie française et d'expulser le libéralisme.
    Puisque les grands groupes multinationaux sont peu ou prou protégés par leur statut multinational et par les règles européennes, et que l'Etat n'a pas actuellement les moyens financiers de les nationaliser, la Gauche s'attaque aux autres entreprises en confisquant les revenus du capital - cf. les débats autour des "pigeons" -, en tarissant les sources de capitaux pour leur substituer cette BPI absolument POLITIQUE : Hollande s'invite en catimini au capital des entreprises.
    Le changement a été promis, ce n'est pas le changement social-démocrate comme beaucoup l'ont pensé ou rêvé, c'est le changement socialiste, le pur et dur.

Michel Garibal

Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.

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