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Moyen-Orient, Etats-Unis, déclassement stratégique : la politique étrangère de la France est-elle en train de changer ?

François Hollande se rend pour la première fois en Israël et dans les territoires Palestiniens jusqu'à mardi. Un séjour qui illustre les nouvelles relations diplomatiques entre les deux pays et le radical changement stratégique français dans le domaine des relations internationales.

Changement de cap !

Publié le 17 novembre 2013
 

 

Quels sont aujourd’hui les principaux alliés diplomatiques de la France ? Sa dépendance aux intérêts étrangers peut-elle freiner ses ambitions politiques internationales ? 

Jean-Bernard Pinatel : Alors que l’intérêt à long terme de la France est de s’attacher à construire une politique européenne commune face à cette menace et à bâtir une alliance stratégique avec la Russie, la France  tend aujourd’hui à s’aligner sur les positions américaines voire « être plus royaliste que le Roi » pour masquer cet alignement. Autant nous partageons les mêmes intérêts vitaux avec les américains, autant nous n’avons aucun intérêt à nous aligner sur les positions américaines dans les portes orientales de l’Europe : Russie, Turquie, Moyen-Orient, Asie centrale où se développe des conflits et des crises qui menacent directement notre sécurité et pénalisent notre développement.

Or, François Hollande et Laurent Fabius, ont infléchi nettement cette politique traditionnelle d’équilibre dans cette région du Monde. Dans le conflit israélo-palestinien nous nous alignons sur la politique américaine pour des raisons politiques, importance du lobby pro-israélien en France, et économiques de court terme, la perspective de contrats pour nos grandes entreprises stratégiques et d’investissements de pétrodollars en France. Cela se matérialise aussi par des positions intransigeantes de la France dans le dossier syrien et dans celui du nucléaire iranien, par le soutien aux rebelles syriens, par des liens renforcés avec le Qatar et avec les monarchies moyenâgeuses du Golfe qui soutiennent les expressions les plus radicales de l’Islam : le wahhabisme, le salafisme et les frères musulmans.

Cette inflexion de la politique étrangère de la France est néfaste pour notre sécurité, nos intérêts économiques à long terme et notre influence dans le Monde.

En effet, les relations internationales vont être dominées dans les prochaines années par le condominium sino-américain qui se développe dans une dynamique d’adversaire/partenaire (j'ai développé cette analyse dans mon dernier livre : Russie, alliance vitale) : adversaire dans la lutte pour la suprématie planétaire, partenaire pour empêcher l’émergence d’un troisième acteur qui perturberait ce jeu.

L’Europe ne pourra être ce troisième acteur et peser dans les relations internationales que dans le cadre d’une alliance stratégique avec la Russie. On l’a vu récemment au Moyen-Orient dans le dossier Syrien, où la France s’est ridiculisée en s’engageant en pointe sur ce dossier, et au final a été lâchée par les États-Unis qui se sont entendus sur son dos avec les Russes.

Ardavan Amir Aslani : Aujourd’hui, la France cherche à exister sur l’échiquier international face à une Allemagne de plus en plus assertive au sein de l’Europe. Le Moyen-Orient, en particulier, revêt une importance toute particulière pour la France. Ainsi, la France cherche à tout prix à être de tous les combats, souvent pour des mauvaises raisons et pour des résultats contestables et ce en contradiction avec la position de ses partenaires européens. Sous l’administration précédente, prenons le cas de la Libye où la France a pris la tête de pont dans le renversement du pouvoir du Colonel Kadhafi. Tout cela pour finir avec une Libye divisée en trois parties avec des islamistes en pick-up à tous les coins de rue. La guerre au Mali, qui fut la conséquence directe de l’aventure libyenne, est une autre illustration des erreurs d’appréciations commises. Sans même insister sur l’affaire syrienne, où hâtivement la France a pris fait et cause en faveur des rebelles islamistes.

Le contournement honteux de la France par les Russes et les Américains lors de l’affaire de la ligne rouge syrienne pousse de plus en plus la France à vouloir se démarquer de ses alliés américains et européens. Souvent pour un résultat décevant. Rappelons ainsi l’intransigeance française lors des négociations sur la question nucléaire iranienne à Genève la semaine dernière. A vouloir systématiquement se démarquer, la France risque de se marginaliser et d’y laisser sa crédibilité.

Une proximité incestueuse avec certaines des pétromonarchies du golfe persique y a surement joué un rôle. Il ne faudrait pas que la France soit perçue comme ayant une diplomatie à vendre au plus offrant.

Jean-Sylvestre Mongrenier : Si les dirigeants du Qatar peuvent avoir une influence sur la politique étrangère de la France, dans le cadre des accords qui lient les deux pays, cette influence semble passablement exagérée. Ce n’est certainement pas Doha qui freine les ambitions françaises. Les principaux alliés de la France sont, tout simplement, les membres de l’Alliance atlantique, le plus grand nombre d’entre eux appartenant aussi à l’UE. La France relève de ce « Grand Espace » euro-atlantique auquel les Etats-Unis, à la suite des deux guerres mondiales, ont donné une forme géopolitique. Au cœur de ce « Grand Espace » : l’hégémon américain. La « guerre de Trente Ans » du XXe siècle a provoqué un transfert d’hégémonie, d’une rive de l’Atlantique-Nord à l’autre. La France et les puissances européennes sont, en quelque sorte, les « co-actionnaires » de cette hégémonie américano-occidentale, d’où l’importance de l’Alliance atlantique, poutre maîtresse du dispositif d’ensemble.

C’est la réalité des rapports de puissance qui freine les ambitions internationales de la France, non pas de quelconques « intérêts étrangers » plus ou moins occultes (défions-nous des discours du type « 1793 » et des rhétoriques « quarante-huitardes »). Aussi et surtout, la non-rénovation du supposé « modèle français » et le peu de volonté de conserver en propre un certain niveau de puissance, et de s’en donner les moyens, menacent la posture diplomatico-stratégique de la France. Une fois encore, insistons sur le fait que les budgets militaires révèlent les préférences collectives. Rappelons qu’en un peu plus de trois décennies, les dépenses militaires ont vu leur poids relatif dans le PIB divisé par deux. Dès lors, les discours convenus sur la grandeur de la France relèvent de l’imposture : un supplément d’être factice. Ils blessent l’âme. 

Comment se définirait cette nouvelle la ligne diplomatique ?

Ardavan Amir Aslani : La position française au Moyen-Orient serait uniquement en fonction des desideratum des pétromonarchies du golfe persique. Cela doit être dit. Le principal enjeu au Moyen-Orient est celui du retour de l’Iran. Ce retour aura des conséquences sur l’ensemble  des pays de la région et même au-delà. L’importance énergétique de ce pays, sa suprématie au sein du monde chiite sont autant d’enjeu qui vont redessiner la carte des pouvoirs dans cette partie du monde. La position hostile de la France envers l’Iran est un pari risqué car à ce jour il n’a rien apporté. La France qui est à l’avant-garde dans le transport ferroviaire à grande vitesse, l’aviation militaire, le nucléaire civil, l’exploitation pétrolière est à la traine sur tous ces pays. Or ce sont des secteurs clés pour les grands marchés de demain comme le Brésil et l’Inde. Pourtant il aurait fallu que la France puisse conclure ces marchés précurseurs dans sa zone dite d’influence, à savoir le sud du golfe persique. La réalité est que les entreprises françaises ont raté tous ces marchés clés (Areva à Abou Dhabi, Alstom sur le TGV de la Mecque, Total en Irak, Dassault aux Emirats etc.). Ce n’est pas l’acquisition des hôtels de luxe à Paris par des émirs qui va relancer l’économie du pays.

Jean-Sylvestre Mongrenier : Quelle « nouvelle ligne diplomatique » ? La visite d’Etat de Hollande en Israël n’ouvre pas un nouveau cours. S’il y a eu une nette inflexion dans la relation franco-israélienne, c’est sous Mitterrand. Depuis, une certaine continuité l’a emporté, même sous la présidence de Chirac, celui-ci prétendant rénover par ailleurs la « politique arabe de la France », pour marquer son « retour » au Proche-Orient. La politique française consiste à maintenir un certain équilibre entre les rapports qu’elle entretient avec certains pays arabes, ainsi que ses positions en faveur d’un Etat palestinien, le rapprochement amorcé avec Israël sous Mitterrand. C’est sur la base de cet équilibre que la France entend être partie prenante d’un possible règlement du conflit israélo-palestinien. Sans grand succès, il est vrai.

Si l’on revient sur la relation entre la France et Israël, la période Pompidou-Valéry Giscard d’Estaing ne doit pas servir de référentiel. Cette relation doit être envisagée sur une plus longue durée, depuis l’après-guerre et la création de l’Etat d’Israël (14 mai 1948). Potentiellement évincée du Proche-Orient, du fait de l’indépendance de la Syrie et du Liban, la France développe une politique plus axée sur Israël, ce qui lui permet de maintenir une certaine présence dans la région. La guerre d’Algérie et le soutien apporté par Nasser au FLN vont dans le sens d’une véritable alliance entre Paris et Tel-Aviv, contre le Raïs égyptien et le nationalisme panarabe. De multiples accords, dont certains à caractère stratégique, accompagnent les ventes d’armes lourdes de la France à Israël. Rappelons que dans l’expédition de Suez, en novembre 1956, l’Etat hébreu est allié à la France et au Royaume-Uni. L’année suivante, la France et Israël se rapprochent sur le plan du nucléaire militaire et mènent une coopération étroite en ce domaine (voir la construction du réacteur de Dimona, dans le désert du Néguev, en 1957). L’actuel président israélien, Shimon Peres, était l’un des acteurs de cette coopération.

Comme indiqué plus haut, ces étroites relations sont affectées par l’arrivée du Général De Gaulle au pouvoir et la fin de la guerre d’Algérie, les effets de la « politique arabe » se traduisant sous Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing. Toutefois, sur la longue durée, la continuité prévaut dans les relations entre la France et Israël. D’où l’utilité, sur le plan méthodologique, de jouer sur les échelles de temps. Moyenne et longue durées permettent de relativiser les temps courts, plus encore le caractère instantané et spectaculaire de l’information. Le voyage de Hollande en Israël, les 17 et 18 novembre, n’a certainement pas la portée de celui de Mitterrand, en mars 1982, et du discours alors prononcé devant la Knesset (le président français y avait pris position pour un Etat palestinien). C’est à cette époque que les relations franco-israéliennes ont été relancées. 

 


Commentaires

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  • Par Papy Geon - 23/11/2013 - 11:49 - Signaler un abus @ Monsieur Jean-Bernard Pinatel

    « importance du lobby pro-israélien en France,…)
    Jusqu’où pourrait se décliner cette importance?
    La France a-t-elle alimenté le lobby militaro-industriel israélien dans le domaine des armes dites « de destruction massive »? Cela ne pourrait qu’inciter d’autres occupants historiques de la région à en posséder.
    Il est très facile, pour des fous dominateurs, de modifier la destination de ce type d’arme : au lieu d’être défensive, dissuasive, elle peut se transformer en arme de conquête. Le mot « défensif » peut mener à bien des excès.
    Il faut rappeler un fait important : La France a signé depuis longtemps un traité de non-prolifération. Les traités sont-ils faits pour être violés ? Et de plus, nous ferions confiance à des gens qui ne l’ont pas signé! Les dirigeants changent mais les armes restent !
    Il y a beaucoup de peuples « d'élus » dans la région : tare de l’espèce humaine ?
    A moins que certains idiots utiles chez nous pensent pouvoir « sous-traiter » ainsi la conquête des richesses de nouveaux territoires ? Dans ce jeu de dupes, le sous-traitant serait la France, et non l’inverse. L’un des maîtres d’œuvre planétaires, Poutine, vient de nous le rappeler.

  • Par Tonioo - 18/11/2013 - 12:07 - Signaler un abus Hollande le cosmopolite

    et à la fois président de la république! Pour un coup, ça fait un coup! Tout le monde financier l'attendait en Israël: venu confirmer que la France ne cessera pas de régler les intérêts exorbitants de sa dette envers la finance internationale téléguidée de New York et de la City; c'est rassurant de se le faire répéter par Hollande soi-même chef des francs-maçons du GOF; ouf ! on respire jusqu'à sa démission pour incompétence...
    Bossez les petits, levez-vous tôt matin, c'est pour Hollande et ses amis de la finance!

  • Par EOLE - 18/11/2013 - 10:02 - Signaler un abus "l'Eupropre"

    L'Europe ne peut être représentée diplomatiquement par une britannique sans devenir autre chose qu'une "Eupropre" et inodore du point de vue des USA.
    Cette situation oblige la France et d'autres pays européens à une diplomatie du chacun pour soi nuisible à notre continent.

  • Par un_lecteur - 18/11/2013 - 07:34 - Signaler un abus Une remarque en passant

    Je remarque l'absence totale de l'Europe en tant que telle.
    C'est du chacun pour soi.
    Il existe pourtant un ministre européen des affaires étrangères (rappelez-moi son nom) ...
    C'est pourtant un domaine dans lequel l'Europe pourrait être utile. Car que pèse la France seule ? Surtout quand nous diminuons nos moyens militaires.
    Plus utile en tous cas que la normalisation des cuvettes des wc.

  • Par sheldon - 17/11/2013 - 22:20 - Signaler un abus Soutien aux communautés et faiblesse congénitale

    Etre le seul des pays du Conseil de Sécurité à être intransigeant avec l'Iran ne peut qu'être bien reçu par 2 importantes communautés françaises : les français de religion juive et les français de religion musulmane qui sont représentés en France par plus de 95 % de sunnites me semble t'il. Nos créditeurs des théocraties du M.O. ont tous l'Iran comme "ennemis" religieux.
    Comme les pays connaissent très bien la situation économique et sociale de la France de Hollande, et son impéritie à gouverner le pays : toute politique de battement d'aile du "coq gaulois" est regardée à sa juste valeur : de la gesticulation qui n'a pas plus d'objectif stratégique que Hollande sait en donner dans la gouvernance économique et sociale du pays.

  • Par 20dicte - 17/11/2013 - 20:59 - Signaler un abus trop complexe le dossier pour

    trop complexe le dossier pour des politiques decompléxées qui obéissent à des intérêts bien compris à défaut du nôtre...

  • Par Daniel carton - 17/11/2013 - 19:21 - Signaler un abus Enfumage ? Là ce n'est pas des naifs

    Les musulmans de France qui lui ont donné un sacré coup de main en vôtant pour lui vont être eux aussi déçus . Il fera à n'en pas douter une déclaration dans le sens inverse .

  • Par yavekapa - 17/11/2013 - 15:40 - Signaler un abus La France devient une puissance du tiers-monde

    Sa puissance militaire a été phagocytée par son excroissance sociale inouïe.
    On vit encore sur la lancée gaullienne, enfin ce qu'il en reste, mais plus pour longtemps.
    Elle ne doit plus être dans les Grands, l'Allemagne si.
    L'Allemagne reste la seule grande puissance européenne.
    On peut dire que la France a d'ores et déjà perdu la prochaine guerre avant qu'elle ait commencé !

  • Par Nana de la falaise - 17/11/2013 - 15:21 - Signaler un abus Franchement,

    et ça me fait de la peine de le dire, Hollande et Fabius ont raison de prendre leur indépendance vis à vis des USA et de la Russie qui les ont ignorés. Plus rien à perdre. Juste à gagner un bon accueil en Israël (c'est toujours bon pour le CV, un accueil chaleureux à l'étranger), si les Israëliens croient vraiment que la France va renonçer à sa politique pro-arabe. J'en doute.

  • Par robert - 17/11/2013 - 14:57 - Signaler un abus la France défend son bout de gras

    le reste n'a aucune importance

  • Par zouk - 17/11/2013 - 14:38 - Signaler un abus France et Moyen Orient, Etats Unis.... et autres

    Le plus grave est que nous n'avons absolument plus les moyens des positions que nous prenons: en particulier, notre Armée est exsangue, au meilleur profit des politiques "compassionnelles", au détriment de nos classes moyenne et populaires, mais au profit des immigrés , irréguliers surtout. Le plus grave, je le répète est que nous n'avons pas les moyens militaires des prétentions affichées. Et je n'ai pas parlé de l'Europe....!

  • Par Anemone - 17/11/2013 - 12:47 - Signaler un abus Article non convaincant

    « La politique étrangère française n’était pas alignée sur un fantomatique « monde arabe » »
     Sans blague ? Quid des drapeaux un soir de mai 2013 ?
    .
    « Nous nous alignons sur la politique américaine pour des raisons politiques, importance du lobby pro-israélien en France »
     En acceptant les défilés pro-palestiniens ? (et, accessoirement, en emprisonnant les manifestants de la manif pour tous)
    .
    « Cela se matérialise aussi par des positions intransigeantes de la France dans le dossier syrien et dans celui du nucléaire iranien, par le soutien aux rebelles syriens »
     Vous n’avez pas l’impression de dire tout et son contraire ? Les rebelles syriens étant des islamistes convaincus, antisémites, il me paraît surprenant qu’on puisse affirmer que la France soit Pro-israélienne, non ?
    .
    « Le contournement honteux de la France par les Russes et les Américains Syrie »
     En quoi est ce honteux de contourner une décision d’un incompétent et d’un pays qui soutient en Syrie ceux qu’il combat au mali ?
    .
    Article non convaincant.

  • Par LeditGaga - 17/11/2013 - 12:36 - Signaler un abus Juste une phrase...

    En introduction, il est dit que le général Pinatel - à vos rands, fixe ! - va procéder à l'analyse de l'évolution de la diplomatie française, et le gars n'est pas sorti... mais bon, on est dimanche matin, le temps est plutôt maussade, il fait froid et j'ai pourtant à faire dans le jardin, aussi n'ai-je pas trop envie de rigoler... à plus !

  • Par Thot7 - 17/11/2013 - 11:24 - Signaler un abus Comme a dit

    Henry Kissinger avait dit en son temps qu'Israel n'avait pas de politique extérieure mais uniquement une politique intérieure. Hollande met encore une fois les pieds en terrain glissant.

J-B. Pinatel - A. Amir-Aslani et J-S. Mongrenier

Jean-Bernard Pinatel est Général (2S) et dirigeant d'entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d'intelligence économique. Il est l'auteur de "Russie, Alliance vitale" paru dernièrement aux éditions Choiseul. Il anime aussi le blog : www.geopolitique-géostratégie.fr

Ardavan Amir-Aslani est avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il tient par ailleurs un blog www.amir-aslani.com, et alimente régulièrement son compte Twitter: @a_amir_aslani.

Jean-Sylvestre Mongrenier est docteur en géopolitique, professeur agrégé d'Histoire-Géographie et chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis).Il est membre de l'Institut Thomas More.

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