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Maths : ceux qui les utilisent vraiment au travail... et la masse des autres

Selon une enquête du sociologue Michael Handel, moins d'un quart des travailleurs américains déclarent utiliser dans le cadre de leur emploi des connaissances mathématiques dépassant le cadre des simples fractions ou des pourcentages.

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Maths : ceux qui les utilisent vraiment au travail... et la masse des autres

70 % des adultes ne peuvent pas calculer un pourcentage, une fraction ou une situation de proportionnalité. Crédit D.R.

Selon une enquête du sociologue Michael Handel (voir ici), moins d'un quart des travailleurs américains déclarent utiliser dans le cadre de leur emploi des connaissances mathématiques dépassant le cadre des simples fractions ou des pourcentages. Qu'en est-il en France ?

On se demande à la lecture de la dernière étude INSEE, comment l’économie française peut fonctionner : 70 adultes sur 100 auraient des performances médiocres ou préoccupantes en calcul. Soyons clair ! 70 % des adultes seraient au niveau du CM2 ou en dessous ? Qu’est ce que cela signifie ? Et bien, que 70 % des adultes ne peuvent pas calculer un pourcentage, une fraction, une situation de proportionnalité et qu’une minorité forte ne peut même pas résoudre une situation faisant appel à une des quatre opérations.

Comment faire au travail ? Attendre le retour du chef ? Ces situations où un calcul s’impose, se présentent-t-elles très souvent ?

 

L’innumérisme est encore un concept nouveau; le Sénat vient juste de l’inscrire, dans la loi de « Refondation de l’Ecole » au même titre que l’illettrisme. L’INSEE n’en est pas encore là, mais une étude américaine nous apporte un éclairage intéressant.

 

Un sociologue de « Northeastern University », Michael Handel a examiné 2 300 personnes sur leur lieu de travail ; les conclusions de son étude relayée par le site « theatlantic.com » datée du 24 avril 2013 sont très intéressantes :

 

Americans_Math_Work_1.png

 

 

Ainsi pratiquement tous les travailleurs ont besoin de notions mathématiques dans leur activité professionnelle : 94 % devraient utiliser une notion mathématique ou une autre, 86 % devraient utiliser l’addition ou la soustraction, 78 % la multiplication ou la division, 68 % les fractions (proportionnalité, et pourcentages, donc). Ensuite la chute est brutale, 22 % doivent utiliser des notions plus complexes incluant de l’algèbre. Les taux décroissent, alors, régulièrement suivant les difficultés des notions.  

Une autre information est très surprenante : Sauf en statistiques, ce sont les « cols bleus » et non les « cols blancs » qui utiliseraient le plus les notions mathématiques complexes.

Quelle conclusion doit-on en tirer ? Il existe, dans l’entreprise, une séparation franche entre l’utilisation de l’arithmétique, très courante, et l’algèbre ou la géométrie plus rare.

 

Au travail on a besoin des fondamentaux du calcul, pas de l’algèbre. C’est le socle commun préconisé par l’Education Nationale, moins quelques velléités de maintenir certaines notions algébriques (identités remarquables, fonctions) ; ces dernières peuvent, d’ailleurs, être traitées de façon arithmétique. Mais c’était aussi le programme du Certificat d’Etude Primaire abandonné depuis des décennies. L’existence du collège unique est posée ; le gouvernement devra sans tarder choisir entre la ligne officielle et la position de certains élus, dont Ségolène Royal. Le socle commun n’est pas applicable sans l’instauration de deux filières distinctes à partir de la quatrième, ceci d’autant plus que ce sont les « cols bleus » qui utilisent le plus les calculs de base.

 

Enfin, les bonnes décisions se prennent, souvent, après un rapide calcul mental. Ainsi la mémorisation des ordres de grandeur façonne l’expérience. Il est édifiant de constater que la perte de compétitivité de l’économie française depuis vingt ans, correspond à la baisse régulière des compétences des élèves, en calcul, depuis trente ans. Peut-on encore croire à un redressement économique relatif, par rapport à nos partenaires, alors que ceux-ci nous précèdent dans les classements internationaux des compétences mathématiques moyennes ?

 

La lutte contre l’innumérisme devrait être, très certainement, une priorité nationale.

 

 
Commentaires

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  • Par vspatrick - 24/05/2013 - 09:43 - Signaler un abus Voilà ou mène 80%....

    de reçus au Bac. Et zyva.....

  • Par Alex de M. - 24/05/2013 - 11:13 - Signaler un abus Importer 80 % de bac-12

    Et on veux nous faire croire en même temps que la solution magique est dans la montée en gamme et dans l'immigration massive de Bac-12 qui le sont toujours à peu de chose près 3 générations plus tard. Que faut il faire pour que les adorateurs de l'immigration forcenées comprennent que nous ne sommes dans dans la civilisation du volume de production mais dans celle du savoir ? Et que ce n'est pas en détruisant les familles française que l'on améliorera le niveau général ? ABROGATION !

  • Par Adrien Dufourquet - 24/05/2013 - 11:47 - Signaler un abus D'une bonne analyse à une mauvaise solution

    Oui, le niveau en mathématiques, même pratiques, des français est plutôt inquiétant. Le niveau de connaissances scientifiques des enseignants du premier degré est très faible; comment peuvent-ils faire pour enseigner des contenus alors que ça se complique pour eux dès que l'on aborde les nombres à virgule, les situations de proportionnalité, donc les fractions et les pourcentages? Mais, la constitution de deux filières à partir de la quatrième serait la pire solution. Le collège dit unique essaie de s'adapter: 4ème découverte des métiers, 3èmes d'insertion, de découverte professionnelle 6heures et 3heures, alors que des élèves ont déjà été affectés en SEGPA. Nos enseignants scientifiquement invalides se sont répartis trop tôt en scientifiques et littéraires. Disparu le bac A1 ou encore plus en arrière le bac C ( LV, Latin, math-sciences) ou le bac A' ( LV, Latin, Grec et math-sciences) C'est le lycée dans lequel il faut retarder l'excès de précocité de filiarisation et pas dans le collège qu'il faut l'avancer.

  • Par pemmore - 24/05/2013 - 12:45 - Signaler un abus J'ai un BTS d'électronique,

    matière on se bouffe des maths jusqu'à plus soif pendant les études. Au boulot, malgré des technologies de pointe ça ne m'a jamais servi. Mais par contre l'arithmétique, la géomêtrie sans arrèt quand au calcul mental, c'est une nécessité absolue car c'est elle qui vous donne l'échelle. (merci mr Desforges mon maître de certif) Et c'est quoi une erreur d'échelle?, c'est le médoc 10x trop fort qui tue le malade, la fusée qui n'arrive pas, une loi idiote, un jeu télévisé perdu. Et un circuit électronique qui explose!(lol!) Et en électronique ça ne sert à rien de résoudre une équation , mais donner à la louche une valeur, car intégrale, dérivée, fonction exponentielle, peut en pratique n'être qu'une simple fraction genre 0,7rc, X sur racine de 2 (1,414). de 3 (1,732) et fameux pi 3,1416. De toute façon notre incompétance globale en calcul mental est la principale cause de la crise en permettant à des escrocs(gouvernement y compris) de vendre à des prix dingues des choses que nous aurions refusé en francs. Les Allemands? Ils n'ont eu qu'une échelle de 2, trop facile pour ne pas se faire pigeonner.

  • Par mich2pains - 24/05/2013 - 14:39 - Signaler un abus Justement , j'en connais un qui ....

    utilise les MATHS dans son boulot ! Certes , il n'a jamais été bon en MATH à l'école mais il les utilise ainsi , dans sa vie d'adulte : Enoncé du problème : Vous avez une baignoire qui fuit gravement à hauteur de 1800 milliards d'euros . Comment faite-vous pour résoudre ce problème ? " .... Réponse de l'intéressé : Surtout , je ne bouche pas la bonde de sortie grâce à laquelle j'ai été élu et j' essaie ensuite d'augmenter le débit du robinet ( + 60.000 enseignants-gnan-gnan ) afin de supplanter les sorties .... Remarque de l'enseignant de Math : Mais ça ne peut pas marcher ! Réponse de l'intéressé : De toute façon , je dispose de 5 ans pour tester ma solution ..... Réponse du CON qui paie la facture de flotte : Prochaine fois , on posera la même question à l'élève ......MARINE !

  • Par lsga - 24/05/2013 - 15:03 - Signaler un abus Papert et l'ordinateur comme pays des mathématiques

    Les mathématiques ne se résument absolument pas au calcul. Bien au contraire, l'essentiel de l'activité mathématique réside dans la démonstration.   Comme Papert l'avait pressenti, la généralisation de l'utilisation de l'informatique correspond à une généralisation de l'utilisation des mathématiques. L'ordinateur, c'est la "mathématie" (voir : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfp_0556-7807_1983_num_62_1_2294_t1_0094_0000_2 )   Je vous invite à vous renseigner sur le théorème de Curry Howards, dit de correspondance preuve/programme. Chaque programme informatique peut-être traduit en une démonstration mathématique, ET réciproquement ( ! ). L'activité de programmation correspond donc à une activité de démonstration mathématique (surtout dans les langages fonctionnelles de la famille des LISP), et le fait d'utiliser un programme informatique correspond en tout point à une activité de calcul. http://fr.wikipedia.org/wiki/Correspondance_de_Curry-Howard   Rassurez vous donc, le niveau de la population en mathématiques n'a jamais été aussi élevé.

  • Par esteld - 24/05/2013 - 17:41 - Signaler un abus Les plus nuls ont souvent davantage besoin des maths

    Dans mon entreprise de fabrication mécanique j'embauche des jeunes BEP ou bac Pro. Vous savez , ceux qui sont nuls en math et qu'on envoie en filière pro. Mais pour calculer des cotes de fabrication il est nécessaire de connaitre la géométrie et en particulier la trigonométrie ( sinus, cos,etc..). Je suis obligé de leur refaire des cours lorsqu'ils sont en stage. Merci l'école !! Quel temps perdu !

  • Par lsga - 24/05/2013 - 17:56 - Signaler un abus @esteld

    je ne connais pas en détail la fabrication mécanique, mais le poste que vous décrivez semble s'approcher du métier de mettreur dans le bâtiment (bac +2 à Bac +5).   A vous d'accepter d'embaucher du personnel qualifié et bien rémunéré au lieu de recourir à des gamins en stage sous payé...   En mécanique, ceux-là, vous pouvez être sûr qu'ils connaîtront la trigonométrie : http://www.onisep.fr/Ressources/Univers-Metier/Metiers/ingenieur-e-en-mecanique   Salaire débutant : 2.800€ Net par mois.... ça vous demandera peut-être de revoir votre propre rémunération à la baisse.

  • Par lorrain - 24/05/2013 - 19:58 - Signaler un abus @isga

    tu as l' air de connaitre les entreprises, embaucher des ingénieurs pour faire de la fabrication mécanique, et pourquoi pas un doctorant pour tirer des câbles ou brancher un moteur. l' éducation nationale est à la ramasse totale en technique, elle enseigne des programmes techniquement obsolètes depuis 20 ans. elle arrive m^me à sortir des ingénieurs qui sont incapables de faire une règle de 3. question classique, 50% d' un signal 4-20mA ? réponse 12mA, plus de la moitié vous répondent 10mA. les jeunes en génie électriques sont incapables de vous décrire le fonctionnement d' un moteur courant continu. il vaux mieux prendre un bon BEP ou un bon bac pro et le former après ou prendre un gars passé par l' AFPA dont les profs sont issus de l' industrie et connaissent le boulot. autrement, pour un ingé, salaire de départ 2800 net, faut pas rêver, y'a qu' à l' éducation nationale qu' on raconte des inepties pareilles, si il commence à 2000 net, c' est déja bien

  • Par lsga - 24/05/2013 - 20:23 - Signaler un abus @lorrain

    avec des raisonnements simplistes comme les vôtres, et des patrons qui refusent de payer des ingénieurs qualifiés pour rester les mieux payés de l'entreprises, pas étonnant que la France soit derrière l'Allemagne...   Sinon, pour info, en France, la trigonométrie est enseignée à partir de la 4ème. Dans le fond, vous avez raison, envoyer des gamins dans des filières professionnelles dès la 5ème est totalement crétin et pose problème même aux entreprises...

  • Par benj117 - 24/05/2013 - 21:29 - Signaler un abus Purée, Isga,

    Vous êtes sur tous les fronts! Vous connaissez tout sur tout! vous avez quel âge?? Mon grand-père, a cote de vous, c'est un gamin! Raisonnement simpliste: vous croyez tout savoir, mais vous ne savez rien! Vous voyez, c'est simple ou simpliste, comme vous préférez, mais très efficace pour décrire la situation!

  • Par lorrain - 24/05/2013 - 22:52 - Signaler un abus @isga

    voila plus de 20 ans que je parcours l' industrie sur toute la planète en tant que spécialiste, et c' est malheureusement le constat de l' industrie française et surtout de l' enseignement professionnel. à coté des diplômés indonésiens, philippins ou coréens, je ne parle même pas de l' europe du nord ou du Japon, nos ingé ne sont bien souvent même pas capables de s' exprimer dans un anglais correct. en sortant des écoles, ils ne sont pas aptes à remplir leur tâche, dans la boite ou je bosse, il faut plus d' un an de formation interne pour qu' un type soit opérationnel , et on a arrêté d' employé des universitaires, pas rentables

  • Par Paoli - 25/05/2013 - 02:11 - Signaler un abus Mais c'est nien sûr

    Ça doit arranger pas mal de monde (au gouvernement), aussi bien à gauche qu'à droite, que les françaismne soient pas calés en maths. D'abord parce que si leur niveau de compréhension augmente, ils se rendraient vite compte de lamgravité de la situation vis-à-vis de thèmes comme le déficite colossale du pays, le modèle des retraites et l'age de départ, le train de viende l'Etat et des collectivitées locales, etc, etc. Aussi, ils ne voudraiant surtout pas assister à un changement de mentalités vis à vis de la mondialisation, et des conaissances de leurs citpyens en économie. Pour finir, il etait mentionné ds une étude (Ipsos? Opinionway?) récente que la très grande majorité des français ne comprennaient quasiment rien aux marchés financiers et que du coup ils n'essaillaient même pas de s'y intéresser un minimum. Je suis sarcastique, mais force est de constater que si aujourd'hui on a des travailleurs qui ne comprennentrien aux chiffres et aux fonctionnement des marchés mondiaux, on finira par régrèsser. En tt cas, chapeau à l'initiative très louable de Mr Vigier. Bravo et bon courage.

  • Par Curmudgeon - 25/05/2013 - 11:22 - Signaler un abus Pédagogie des maths, innumérisme des journalistes

    Dans l'enseignement secondaire, apparemment, il y a un problème de l'enseignement des mathématiques, qui sont toujours présentées, trop souvent, sans aucune relation avec les applications. Cette façon de faire convient bien aux esprits portés sur l'abstraction, et aux futurs matheux, donc une petite minorité, mais est déraisonnable pour la majorité des élèves. Pourtant, il suffit de peu pour rendre un peu plus vivante la trigonométrie, par exemple. Pendant qu'on y est, une corporation qui mériterait qu'on s'intéresse à elle, c'est celle des journalistes. Leur culture est quasiment exclusivement de type littéraire, historique, juridique, politologique. Mais leur innumérisme fait des ravages. S'ils étaient mieux formés, ils pourraient contribuer à leur manière à élever un peu le niveau général de la population.

  • Par alfonico - 26/05/2013 - 09:41 - Signaler un abus Des abbhérations pédagogiques de l'enseignement des maths

    Bonjour à tous. Un des problèmes est la méthode d'enseignement. Des notions simples sont abordées de façon purement abstraites, sans liaison avec une perception concrète de la réalité, sans liaison avec l'utilité, et sans fondement philosophique de base. Exemples: Fondement philosophique: Il est très rare que l'on explique aux élèves le but des sciences, c'est à dire de créer un modèle compréhensible par les capacités intellectuelles humaines du monde réel tel qu'il est connu à un moment donné (sciences de "haut niveau" ou les physiques relativistes et quantiques s'appliquent) ou tel qu'il est perçu dans un contexte particulier et pratique (sciences utilitaires, qui donnent un modèle qui colle à la réalité dans un contexte restreint: : mécanique newtonniène par exemple). Ceci peut être expliqué en moins d'une demi-heure en début d'année et permet de faire comprendre l’aspect évolutionnaire de la connaissance scientifique ainsi que son utilité.

  • Par alfonico - 26/05/2013 - 09:50 - Signaler un abus Suite....

    Approche concrète: Ayant donné des cours particulier de maths à des élèves de l’enseignement professionnel, j'ai été scandalisé par le gâchis de notre éducation nationale. De nombreux élèves étaient intelligents, sérieux et travailleurs. Mais ils étaient complètement perdus en maths, non à cause de leur limitations, mais à cause de la façon abstraite utilisée pour enseigner des notions simples. Les notions de dérivation et d'intégration de fonction, pourtant extrêmement utiles pour de futurs techniciens, étaient abordées de façon telle que j'avais du mal à comprendre où est ce que l'enseignant voulait arriver. L'utilité des notions n'était pas expliquée (aucun exemple d'application concrète) et les notions elle m^mes n'étaient supportées par aucune approche graphique. Il me suffisait en général de 5 minutes d'explications graphiques pour voir apparaître dans les yeux des élèves cette étincelle de joie provoquée par la soudaine compréhension de quelque chose qui leur semblait inaccessible jusqu'alors: "Mais en fait c'est tout simple !". Ben oui.

  • Par alfonico - 26/05/2013 - 10:02 - Signaler un abus Suite 2....

    Tant que le corps professoral sera constitué de purs enseignants n'ayant aucun contact avec le monde économique, Tant que notre éducation nationale ne comprendra pas que les parents et élèves attendent de l'école une formation qui permettra d'avoir un travail. Tant que le corps professoral sera dominé par une idéologie anti-entreprise. Tant que le corps professoral n'aura pour but que s'auto entretenir. Tant que les politiques favoriseront un esprit corporatiste par intérêt électoraliste. Tant que la formation des profs ne sera qu'académique. L'échec de l'enseignement des sciences (et aussi du reste) perdurera. Il serait nécessaire (mais le corporatisme et l'idéodologie dominante du professorat s'y oposeront) de recruter des personnes ayant eu une expérience de la vrai vie (ouvriers, employés, artisans, patrons, techniciens, ingénieurs, comptables, commerciaux, docteurs, infirmières, etc...) comme professeurs, en leur donnant les bases pédagogiques complémentaires. J'ai eu la chance, en terminale S, d'avoir un excellent prof de physique qui n'avait même pas son bac, mais un parcours professionnel et autodidacte qui lui permettait de nous faire saisir l'intérêt de son cours.

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Michel Vigier

Michel Vigier est ingénieur et président-fondateur de l'Association pour la prévention de l'innumérisme. Ses travaux ouvrent de nouvelles voies pour une réelle " refondation " des apprentissages mathématiques à l’école. 

Michel Vigier est le concepteur du "boulier didactique" et le co-auteur de la Méthode des Abaques, ouvrage publié par l’association. Il est également l'auteur d'un A-book paru en 2014 sur Atlantico éditions : La France handicapée du calcul - Vaincre l'innumérisme pour sortir du chômage

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