Est-il possible, dans une série d’articles, d’aborder les réformes nécessaires au pays mais aussi à l’Europe pour faire face à la crise, peut-on mettre les partis politiques et leurs responsables actuels à l’épreuve des faits économiques qui sont aussi le résultat de leurs politiques ?
La seule manière d’aborder un sujet aussi délicat, c’est ne pas être en réaction à une politique ou à une idéologie déterminées, ce qui nous mettrait en posture partisane réactionnaire, c’est-à-dire en réaction à une idéologie ou à un parti représentant cette idéologie. Cette posture nous mettrait aussi dans l’idéologie politique et derrière cette démarche, il y aurait uniquement, comme dans la logomachie politique, la recherche du pouvoir pour remplacer les gens au pouvoir.
Mais la politique ne consiste-t-elle pas à se préoccuper avant tout de la France et des Français ? Ne s’agit-il pas avant tout d’aborder la réalité du pays ? Nous chercherons donc à éviter une telle approche partisane pour essayer une démarche très factuelle, sereine car orientée uniquement vers les problèmes de la France et les solutions possibles. Ces solutions nous espérons pouvoir les partager. Elles seront alors notre bien commun sur lequel pourra se bâtir une autre politique en vérité, l’alternance véritable qu’attendent les Français.
Nous refuserons donc les postures du libéral s’opposant au social, ou du social s’opposant au libéral. Ces positions partisanes doivent être dépassées comme des démarches idéologiques au profit d’une approche bien plus complexe, globale et souveraine car indépendante face à la réalité. Il faut, par exemple, de l’offre (discours libéral) pour satisfaire la demande (discours social), mais il faut qu’il y ait une demande, un marché - et donc du pouvoir d’achat - pour qu’il ait une offre solvable ! Ford l’avait déjà bien compris en payant ses salariés pour qu’ils puissent acheter les voitures de ses usines. Dans la réalité, offre et demande, libéral et social ne n’opposent pas, mais les deux démarches se conjuguent et sont donc complémentaires.
Deux articles seront consacrés à la France dans la crise, financière d'abord, et crise de l'euro ensuite. La crise dans ses diverses composantes révèle bien mieux nos problèmes que par le passé. Auparavant, nous étions davantage dans l’idéologie mais la crise nous met à l’épreuve des faits ou de la réalité, elle est amplificatrice des problèmes. Une autre série de deux articles sera consacrée aux propositions de rigueur et de relance.
Après le constat et les propositions, viendra le temps d'aborder les questions relatives au cadre national et international, ainsi que des instruments de mise en œuvre de ces politiques. La connaissance des grandes politiques industrielles et du Plan, sous de Gaulle, nous sera fort utile mais il faut l’adapter au contexte actuel qui est inter-national. Il s’agira surtout de prendre conscience et donc de ne pas ignorer les dynamiques humaines sous-jacentes à l’économie. Ce sont les hommes qui font l’économie et la croissance. L’État ne peut que donner un cadre et des impulsions ; il peut construire le meilleur environnement pour renforcer, faire renaître les dynamiques humaines entrepreneuriales et sociales. S’il le faut, il peut même momentanément se substituer à la dynamique privée défaillante, mais la crise ne peut être le prétexte à la renaissance du bolchévisme - du tout État - que certains voudraient remettre au goût du jour. La concentration des pouvoirs politiques et économiques rime toujours avec oligarchie et fin de la démocratie, comme nous le voyons avec la finance qui a pris le contrôle du politique.
En conclusion, nous montrerons que la politique doit redonner espoir dans un autre possible et que celui-ci peut concrètement se mettre en œuvre ; il est à notre portée si la politique sait restaurer la confiance.
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Citation de P.J. O’Rourke; à méditer
« A democracy cannot exist as a permanent form of government. It can only exist until a majority of voters discover that they can vote themselves largess out of the public treasury. »
Mais vœu pieux digne d'un jésuite moderne...
Quand le gouvernement est aux prises des lobbys, ébloui par ses réussites égoïstes, oui il oublie son propre rôle : représenter le Peuple !
On est bien loin où les décisions politiques, économiques, sociales sont centrées sur notre progrès et notre bien-être...
* L'Alliance Nationale France - natallfrance -
Çà ressemble aux organisations "apolitiques" des années 60 et 70 qui avaient en commun l'antibolchevisme.
Seules les écrits, actes ou paroles plus ou moins marxistes étaient taxés de "politiques". Autrement dit, c'était une façon très commode de stigmatiser une partie de société.
D'ailleurs, les extensions plus ou moins abusives étaient souvent pratiquées. Il n'est que de lire les interventions sur le présent blog pour s'apercevoir que ce sport est toujours d'actualité.
L'article ci-dessus ne fait pas exception tout en se montrant beaucoup plus subtil.
Un président élu a 5 ans pour se faire réélire. What else...?
Compter, c'est certain ... Mais seulement les voix ! Pour le reste, ils sont nuls aussi !!!!!
Ils savent ni lire... ni lire mais ils comptent vite !
il faut absolument mettre votre titre EN GROS TITRE pour que ces dirigeants socialistes voient leurs erreurs monumentales et irréfléchies.
Encore faut-il que vous ayez du culot de le faire comme savent si bien faire le journal l'Equipe, le Nouvel Obs, Marianne, etc.
ben non sur certains points.
Le texte par le de nation, de souveraineté, de subsidiarité, etc... Exactement ce que l'UE et le neuro ont pour but de détruire et de ne pas respecter.
Je n'évoquerai que pour mémoire la façon dont nos technocrates détourne ou viole les traités.
" La politique finit alors en spectacle formel pour des figurants appelés à donner l’illusion d’être encore un peuple."
Cette phrase là, il faut l'encadrer, la placarder et la diffuser.
Verra bien par la suite. D'accord ou pas, cela ne pourra être que stimulant par rapport à notre situation.
Beau programme et constat partagé pour l'instant. Vivement les articles de fond !