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Macron, Président pour les riches ? Les entrepreneurs riches ?

Ne pas matraquer ceux qui réussissent est la meilleure promesse de justice sociale à faire aux plus démunis.

Les entrepreneurs parlent aux Français

Publié le

Thierry Marx, un ami très cher, cite souvent cette très belle phrase qui dit que « le luxe n’est pas une insulte à la pauvreté mais à la médiocrité ». Pour lui qui sait ce que la pauvreté veut dire, du fait de son passé de gamin des quartiers pauvres de Belleville, la phrase prend tout son sens. En clair, le fait de vouloir exceller, et que l’excellence ait un prix, n’enlève rien aux pauvres, et fait payer les riches, de leur plein grès, pour récompenser le travail d’artisans, souvent manuels, souvent dotés d’un « petit » diplôme comme on aime à les qualifier en France, et récompenser un savoir-faire qui fait rayonner la France dans le monde.

La qualité comme obsession, et l’amour du travail bien fait comme raison de vivre.

L’ISF était une insulte aux pauvres et d’une totale médiocrité. Un impôt totalement dogmatique, qui a établit un précédent dangereux en France. Il a en effet gravé dans le marbre que le législateur pouvait utiliser la Loi pour alimenter la démagogie politique, l’esprit de revanche, l’opposition entre les fractions d’un même peuple. Il a érigé la Loi en faux Robin des Bois, prenant aux riches, mais ne rendant rien aux pauvres. L’argent éventuellement récolté servant à alimenter des déficits abyssaux que le politique, moins courageux quand il s’agissait de réparer et adapter l’Etat et ses propres privilèges, et d’ajuster la société Française à sa nouvelle réalité, a continué à creuser, année après année, avec la certitude qu’au final, ce seront bien les pauvres qui paieront leur lâcheté. On le voit aujourd’hui, la disette budgétaire, ce sont les pauvres qui la paient.

L’ISF a marqué cette période quasi soviétique de l’histoire politique française, où l’on a remis la guillotine sur la place de la Concorde (à 2 pas en tous cas) afin de décapiter les riches pour montrer son dégoût du riche et rassurer la pauvre sur la nature socialiste de sa victoire. Mensonge d’Etat !

L’ISF a brillé par une liste de défauts, assez rare pour qu’on prenne quelques exemples.

Impôt superflu. Dans un pays qui avait déjà le taux marginal parmi les plus élevés d’Europe. En France, la réussite se paie au prix fort. Mieux vaut ne rien faire et vivre tranquille, près du radiateur.

Impôt coûteux. Même si l’on n’a jamais réussi à connaître son coût complet, il est clair qu’il a longtemps coûté en traitement administratif, plus cher que ce qu’il rapportait. Au final, il créait un déficit supplémentaire. Brillant !

Impôt démagogique. En France plus de 50% des foyers ne paient pas d’impôts, ce qui est stupéfiant, et 20% des ménages les mieux payés, paient 80% de l’impôt. L’ISF existait donc déjà, il s’appelait l’injustice fiscale. Dans un Etat qui ne voulait pas additionner les sommes les plus évidentes, une large partie de la population par le cumul des allocations et aides diverses, échappe ainsi à l’impôt alors que le couple disposant des mêmes revenus nets, mais salarié, paie pour eux. Le couple moyen avec 4000eur de revenus (que Hollande qualifiait de riches) voit ainsi son voisin de pallier, non salarié mais « perclus » d’aides diverses,  échapper à l’impôt, un peu comme les 2 passagers voisins d’un même avion qui auraient payé un prix allant du simple pour l’un au triple pour l’autre.

 
Commentaires

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  • Par zombikiller - 05/03/2018 - 23:34 - Signaler un abus Tout à fait d'accord

    Article clair, sans fioritures, qui expose les choses crûment, mais tout ceci est tellement vrai. Pourquoi risquer de perdre sa maison en montant une boîte, en sachant que si elle tourne (probabilité faible), l'état vous prendra au moins la moitié de vos gains et que vous subirez la jalousie de vos voisins parce que devenu riche ?

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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