Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 12 Décembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Les livrets de la laïcité, réponse dérisoire pour ramener dans le vivre ensemble ces élèves qui se persuadent que la République se fout de leur sort

Le Premier ministre et la ministre de l'Education nationale veulent réaffirmer les valeurs républicaines dans les salles de classe. Problème : dans les zones sensibles, une partie des élèves est totalement imperméable à ces notions, et se sent exclue d'un système auquel elle ne désire de toute façon plus adhérer.

L'école face au terrorisme

Publié le - Mis à jour le 16 Janvier 2015
Les livrets de la laïcité, réponse dérisoire pour ramener dans le vivre ensemble ces élèves qui se persuadent que la République se fout de leur sort

Certains élèves se sont montrés réfractaires à la minute de silence en hommage aux victimes de Charlie Hebdo. Crédit Reuters

Atlantico : Le gouvernement va mettre en place des "livrets de la laïcité" pour relancer les "valeurs républicaines" dans les écoles, après notamment plusieurs troubles lors de la minute de silence suite à la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo. La tâche s'annonce difficile, tant une partie du public concerné témoigne d'une indifférence face à elles. Pourquoi ceux qui moquent ces valeurs, qui refusent que l'Ecole "éduque" leurs enfants et leur transmette ces principes, ou qui pratiquent des "journées de retrait" se sentent-ils à ce point peu concernés ?

Marie Duru-Bellat : Je ne dirais pas que les familles ne sont pas intéressées par l'idée de la transmission de valeurs, c'est plutôt qu'elles ne sont pas satisfaites du contenu. C'est différent. Elles s'attendent à ce que l'école éduque leurs enfants, c'est d'ailleurs sa fonction. Tout le monde pense que la fonction morale de l'école est évidente, mais quand le sujet est soulevé, tout le monde exprime sa méfiance, parfois fortement. La crainte des personnes dont vous parlez se résume ainsi : "qui va choisir ce que l'on va mettre dans la morale enseignée". La morale peut en effet revêtir de nombreuses formes, avec un ordre décrété sans discussion. Les événements que l'on vient de vivre montrent bien que les valeurs ne sont pas toutes partagées. Quand on dit que "tout le monde était dans la rue", c'est faux. On a besoin de valeurs effectivement partagées, mais il faut en discuter, nous ne parviendrons pas à les projeter brutalement. Mais qui a le mandat pour en discuter dans les écoles ? Les enseignants étant souvent spécialistes de leur discipline – ce que tout le monde trouve très bien – cela empêche d'avoir ce genre de discussions. 

Lire également : Lettre ouverte à vous, bandes de sales mômes de banlieue qui faites honte à vos parents

Jean-Louis Auduc : Je crois qu'il y a une triple crise chez certaines parties de la population et les plus jeunes. Primo, une crise de sens et de repère avec une société virtuelle amenant un manque de positionnement dans un monde qui n'apparaît plus totalement réel. Secundo, une crise d'identités avec des jeunes qui ne sont ni d'ici, ni d'ailleurs, qui n'ont pas de racines ni de rapport avec un lieu d'attache. Tertio, il y a une crise d'utilité, c’est-à-dire que ces jeunes ne voient pas à quoi ils peuvent utiles. Cela permet à tous les "mauvais bergers" de les lancer dans une aventure. Face à cette triple crise, il est important de leur dire que la société française fonctionne sur un certain nombre de fondamentaux. Et c'est justement le rôle de l'école qui doit être ferme et claire sur ses principes. Rappeler ces principes, c'est sûrement utile, mais ce ne sera pas suffisant s'il n'y a pas une action, et une présence de ces valeurs dans tous les projets des établissements scolaires.

Comment la logique de victimisation, dénonçant les banlieues "sensibles", où l'idée selon laquelle tous les territoires, toutes les écoles ne partaient pas avec les mêmes chances, a-t-elle finalement contribué à nourrir un sentiment de rejet de ces valeurs de la République ?

Jean-Louis Auduc : Effectivement, il y a un certain nombre de jeunes qui se sentent à l'écart, et, dans une société où il y a de moins en moins de points communs, qui ne comprennent pas toujours ce qu'on leur demande. Trop longtemps, on a travaillé sur l'excuse. Mais on ne naît pas contre les valeurs républicaines, il faut donc prendre le problème à bras le corps. Dans mon livre Faire partager les valeurs de la République, je cite l'exemple en 2013 et 2014 de parents et de jeunes qui refusent que leurs enfants apprennent des chansons de certains artistes, ou voient des œuvres d'Henri Matisse. L'école qui le fait n'est pas assez ferme sur ces dérives. Il faut arrêter la chape de plomb sur ces incidents ! Et je suis très heureux de voir – comme pour le cas des minutes de silence – que les profs ne se taisent plus. Tous les cas ont été mis en avant. Il faut être ferme pour tous ceux qui refusent nos valeurs.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par mangoustep - 14/01/2015 - 08:00 - Signaler un abus Valeurs républicaines ?

    Le problème est bien sur le contenu et la défiance vis-à-vis de ce gouvernement en la matière est un devoir civique. Quelle République, quand des ministres d’État décrètent que le mariage gay fait partie du "pacte républicain" ? (ce n'est qu'une loi, qui s'abroge comme n'importe quelle loi) Quelle laïcité, quand la moitié de la gauche la confond avec l'athéisme d’État ? (la laïcité est également respectée en Alsace-Moselle, même si c'est autrement) Quelle égalité, quand il ne s'agit que de justifier le nivellement par le bas et l'indifférenciation des sexes, des traditions etc. ?

  • Par pale rider - 14/01/2015 - 08:13 - Signaler un abus L'ecole est bien mal placée pour transmettre quoi que ce soit

    elle qui passe sa vie à formatter la pensée plutôt qu'à instruire . cela fait bien longtemps qu'elle a perdu toute crédibilité et ce dans tous les milieux de notre pays ... Elle gagnerait à montrer l'exemple par elle même , car elle est un système totalitaire tres loin d'un fonctionnement démocratique ...

  • Par borissm - 14/01/2015 - 08:29 - Signaler un abus @pale rider

    Oui , l'école est très mal placée. Plus du tout, en fait. Cette "fabrique de crétins" ne transmet plus rien, sauf la crétinerie. Pour cela, elle excelle. Et by the way, "pale rider", c'est l'un des quatre cavaliers (de l'apocalypse) ?

  • Par Texas - 14/01/2015 - 09:34 - Signaler un abus Seine St Denis !

    Le Laboratoire sociologique de réference ! . Les valeurs Républicaines posent-elles problèmes aux comportements ( exemplaires ) des 35000 Asiatiques du XIII° Arrondissement , ou aux 45000 des Hauts de Seine et du Val de Marne . Vos théories sont monofocales et de fait deviennent fumeuses !

  • Par LA RICHARDIERE - 14/01/2015 - 09:52 - Signaler un abus "Education nationale", le piège

    L'instruction est secondaire: compter, lire, écrire est devenu secondaire. l'EN soixantehuitarde et trotskysante produit 200 000 illettrés(*) par an (selon ses propres sources!!!), distribue le Bac en libre service (sauf aux copies blanches, ouf!) au seul non de l'égalité (curseur placé à zéro), afin de produire des élécteurs/comsommateurs/urssaf-sécu addicts. 15 ans d'efforts pour nous fabriquer les futurs piliers de la société française! L'Education, la déroute. L'instruction à minima.

  • Par Benvoyons - 14/01/2015 - 10:10 - Signaler un abus Comment un Musulman peut comprendre les valeurs Républicaine ?

    Mêmes des Africains non musulman? Comment des professeurs après une formation complète de 5 ans (plutôt un formatage)pour apprendre à formater des élèves peuvent réagir devant des élèves qui émettent des raisonnements contraire au formatage des profs? En effet le prof va parler de la Liberté de penser, la Liberté d'expression en parlant de l'affaire Charlie pour demander la minute de silence pour les morts de la semaine dernière. Les élèves vont poser la simple question madame ce journal n'a pas respecté ma pensée ,ma culture, ma religion donc ma Liberté est de le penser et de l'exprimer malgré la sauvage tuerie qui n'aurait jamais du avoir lieu. Mais cela a eu lieu car le Journal n'a pas respecté ma religion et de s'exprimer sur sa religion. La prof va répondre que l'école est Laïque et donc n'a pas à débattre de religion. L'élève mais madame cela est contraire à la Liberté de penser et d’expression; Le prof euh! non car il y a une séparation entre l’Église et l’État; L’élève mais madame cela n'a rien avoir avec la Liberté de pensée et d'expression qui ne peut avoir de maitre supérieur à la loi Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (art. 18)

  • Par vangog - 14/01/2015 - 10:15 - Signaler un abus Non, l'école ne doit pas éduquer les enfants, ni leur imposer

    une morale qui sera toujours fortement teintée de l'idéologie de ceux qui en sont le plus imprégnés, c'est à dire les gauchistes. Elle doit, en priorité, enseigner les savoirs fondamentaux, ce qui a été totalement abandonné sous les différents gouvernements gauchistes (UMP et UDI inclus). Cet enseignement des savoirs passe par la maîtrise de la langue française, de l'écriture française et du calcul, tous enseignements qui ont été dévalorisés par la gauche. Seuls ces enseignements permettront de vaincre la ghettoïsation des quartiers, l'aculturation des communautés, et leur refuge dans la religiosité.

  • Par vangog - 14/01/2015 - 10:18 - Signaler un abus La morale se transmet par la vertu de l'exemple

    et d'un certain nombre de balises signalant les écueils de la vie. La gauche a supprimé la vertu de l'exemple pour la remplacer par ces fascicules inutiles et coûteux véhiculés par des professeurs décérébrés par des formations aussi innombrables qu'ineptes, et symboles de l'impuissance des professeurs à affronter leurs élèves, dans l'école gauchiste. Elle a aussi supprimé les balises, ces fameux stéréotypes forgés par l'histoire et permettant aux enfants de sortir de l'enfance sans rencontrer les écueils de l'inconnu. Supprimant les balises et la vertu de l'exemple, la gauche a soumis les enseignants et les enfants à la dictature de la pensée unique, véhiculée par ces fascicules absurdes qui ne serviront à rien d'autre qu' à ridiculiser un peu plus ce que devrait être l "Enseignement public", et non la "ré-éducation gauchiste"...

  • Par Benvoyons - 14/01/2015 - 10:19 - Signaler un abus Si ma pensée n'est pas recevable au titre de la Laïcité et bien

    elle m'interdit d'expliquer ma position de ma culture et de ma foi sur l'objet qui a déclenché le résultat de l'affaire. Dans la mesure ou je ne puis le faire et bien madame j'utilise se que disait Voltaire "Aimez qui vous aime "et donc j'en reste là.

  • Par cloette - 14/01/2015 - 10:19 - Signaler un abus Rien que du bon

    dans tous ces commentaires ! Et avec Najat VB les erreurs empirent ! Il faut savoir aussi que les profs obéissent aux ordres de formatage et de stupidités pédagogiques

  • Par cloette - 14/01/2015 - 10:22 - Signaler un abus Ces minutes de silence

    Je me demande si elles sont de mise pour les enfants trop jeunes

  • Par cloette - 14/01/2015 - 10:41 - Signaler un abus De plus

    Il y a eu tuerie et indignation, mais ces élèves , ils passent leur temps à en faire dans les jeux vidéos, ils ne comprennent plus car on les a rendus schizophrènes

  • Par Benvoyons - 14/01/2015 - 10:42 - Signaler un abus Il faut ajouter aussi

    Madame le prof, le Journal Charlie à outrepassé et contrevenu gravement (suivant le point 1)La liberté d'expression connaît certaines restrictions qui sont fixées par la loi et qui sont jugées nécessaires au respect des droits et de ( la réputation d'autrui.) (donc de l'ensemble des Musulmans)=======et le point 2)La provocation à commettre un crime ou un délit (art. 23 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.=====Le journal l'a fait en toute connaissance de cause et savait parfaitement qu'il pouvait occasionner ce résultat) donc je suis pas d'accord avec vous. En effet les débats avec les musulmans par les professeurs ne sont pas gagnés d'avance.

  • Par popote29 - 14/01/2015 - 10:51 - Signaler un abus Voila une bonne idée!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Idée géniale le livret de laïcité!!! mais avant il faut apprendre a lire a ces charmantes têtes blondes!!!! La c'est pas gagné! A quand le livret pour être apprendre la politesse? A quand le livret pour apprendre le Français? A quand le livret pour apprendre le respect des autres A quand le livret pour apprendre aux politiques a gouverner! Bon j'arrete .. pas comme le président normal (13 fois) Bonne journée

  • Par langue de pivert - 14/01/2015 - 11:39 - Signaler un abus Problème mal posé > solution bidon !

    L’Éducation Nationale devrait s'appeler l'Enseignement National car elle est le lieu de la transmission (et de l'acquisition donc) des savoirs. Les parents éduquent (bien ou mal c'est pas le problème, bien c'est quand même mieux) "l'école" enseigne (bien ou mal c'est pas le problème, bien c'est quand même mieux). L'école doit être re sanctuarisée (re parce qu'elle le fut) L'exigence de cette minute de silence était donc une erreur et un abus de pouvoir. De quel droit cette exigence ? La sanctuarisation permet de mieux traiter les déviances : ceux qui rejettent ce système doivent se voir montrer la porte de sortie sans état d’âme. Au lieu de cela on oblige de la racaille (les décrocheurs pour faire simple) à rester ! Ils restent donc en ayant compris qu'il peuvent TOUT faire sans qu'il ne leur arrive rien de désagréable. Bien au contraire, E.-I. est aux petits soins pour eux ! Pendant ce temps les élèves lambda attendent qu'on s'occupe d'eux. Si certain doutent ils peuvent poursuivre l'enquête sur les conseils de discipline en corrélation avec l'objet de cet article. Soit l'élève sera maintenu après une petite exclusion soit il sera dirigé vers un autre établissement scolaire.

  • Par langue de pivert - 14/01/2015 - 11:42 - Signaler un abus suite et fin ! (pour ce que ça sert ! ☺)

    Dans les 2 cas il aura un statut de caïd : il en usera et en abusera ! Demandez à vos enfants, la vérité sort de leur bouche !

  • Par zouk - 14/01/2015 - 11:44 - Signaler un abus Le respect de l'autre (entre autres)

    Oui, il serait extrèmement important de montrer dans les écoles ce qu'ont d'ignoble les massacres de masse perpétrés par Al Qaida, '"etat islamiste", Boko Haram et quelques autres en contraste avec notre société fondée sur le respect de l'autre et de ses opinions, yc religieuses

  • Par langue de pivert - 14/01/2015 - 11:50 - Signaler un abus mea culpa

    E.I : lire E.-N. bien sûr ! Saleté d’acronyme !

  • Par cloette - 14/01/2015 - 12:02 - Signaler un abus Lapsus

    EI au lieu de EN, c'est un gros lapsus !

  • Par cloette - 14/01/2015 - 12:07 - Signaler un abus @Zouk

    Surtout pas , il rétorqueront Gaza, il ne faut pas se lancer sur ce plan mais sur celui de la culture universelle par le biais de la culture française , car les vraies valeurs ne peuvent être qu'universelles !

  • Par jurgio - 14/01/2015 - 14:16 - Signaler un abus Une valeur oubliée

    Autrefois, on appelait à l'immigration pour des tâches qu'on ne pouvait pas numériquement remplir et non pour remplacer des individus qui répugnent à les accomplir ou qui préfèrent être payés à ne rien faire. Le travail est le facteur principal qui soude une société. On a pensé le pire : plus il y a de populations, plus on sera forts économiquement.

  • Par Pourquoi-pas31 - 14/01/2015 - 17:38 - Signaler un abus On ne met pas les enfants à l'ecole

    Pour qu'ils discutent de l'actualité. Enseignants et écoliers se sentent grands par leur réflexion philosophale, et pendant ce temps la, les aiguilles de l'horloge tournent et on attend la récré ou la sortie. Quel bonheur ! De toutes façons, on attend la fin de la semaine, du trimestre, de l'année. On ne fait plus que celà. Un seul examen, le BAC. On discute, on palabre. Resultat : les fainéants et les provocateurs fortes têtes sont en échec et en veulent au monde entier et à la société qui ne reconnaît pas leur valeur.

  • Par Gré - 14/01/2015 - 21:52 - Signaler un abus Confusion mortelle

    "Elles s'attendent à ce que l'école éduque leurs enfants, c'est d'ailleurs sa fonction" ------------------------------------ C'est là le problème. NON l'école n'est PAS là pour éduquer. L'école est là pour instruire, dans le cadre de certaines valeurs, il est vrai, valeurs devant être acquises en famille. L'école est là d'abord pour apprendre à compter, lire et écrire. A exprimer clairement sa pensée pour pouvoir se faire comprendre, comprendre l'autre et débattre. C'est A CELA que les enseignants devraient pouvoir se consacrer, le reste (politesse, respect) étant acquis à la maison. C'est le problème des familles néo-immigrées des banlieus. Elles se délestent de tout sur l'école qu'elles critiquent par ailleurs, et elles se sentent trahies quand les enfants décrochent. Et en prime, elles pleurnichent parce que les enseignants ne se précipitent pas pour dompter leur progéniture. Enseigner à ces enfants, , ce n'est pas un métier, c'est un sacerdoce.

  • Par winnie - 15/01/2015 - 06:57 - Signaler un abus des enfants de 3 ans

    Briffer sur les attentats qui ont eut lieu a 500 km de chez eux, est ce aux instituteurs de leur raconter ça ou bien aux parents ? Cette gauche doit stopper de s' occuper de nos vies et corriger fermement ceux qui ne veulent pas de notre mode de vie mais en profitent un max.

  • Par cadi67 - 15/01/2015 - 07:57 - Signaler un abus Education ?

    Le rôle de l'école ne devrait pas être d'éduquer - c'est le rôle des parents - mais d'instruire. Instruire les valeurs républicaines par exemple. Ce n'est pas un débat, cela s'impose. Mon épouse enseigne - enseignait - les lettres classiques. Le grec ? Terminer. Le latin ? A peine de l'initiation. Le Français ? Comme elle peut. On lui demande de jouer les assistantes sociales et de générer les habituels 20 % d'analphabètes qui ne semblent pas empêcher de dormir les ministres successifs (Voir PISA sur les 10 dernières années).

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Jean-Louis Auduc

Jean-Louis AUDUC est agrégé d'histoire. Il a enseigné en collège et en lycée. Depuis 1992, il est directeur-adjoint de l'IUFM de Créteil, où il a mis en place des formations sur les relations parents-enseignants à partir de 1999. En 2001-2002, il a été chargé de mission sur les problèmes de violence scolaire auprès du ministre délégué à l'Enseignement professionnel. Il a publié de nombreux ouvrages et articles sur le fonctionnement du système éducatif, la violence à l'école, la citoyenneté et la laïcité.

Voir la bio en entier

Marie Duru-Bellat

Marie Duru-Bellat est sociologue spécialiste des questions d’éducation, professeur à l’IEP de Paris et chercheur à l’Observatoire Sociologique du Changement et à l’Institut de Recherche en Education (IREDU). Elle travaille sur les politiques éducatives et les inégalités sociales et sexuées dans le système scolaire.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€