Il faut que jeunesse se passe
L'aurtographe s'est pas importent !
Individualistes, insolents, instables au boulot, indécis en amour, dopés au porno, dépolitisés, incultes... les critiques pleuvent sur les 18-30 ans. Myriam Levain et Julia Tissier décident de s'insurger contre ces lieux communs sans fondement (ou presque). Extraits de "La génération Y par elle-même" (1/2).
Nuls en orthographe, incapables de citer un auteur classique et dotés d’une mémoire de poisson rouge : la génération Y est rarement encensée pour sa culture générale. Nos parents sont davantage affligés par notre inaptitude à lire un livre en entier qu’ils ne sont impressionnés par notre talent à tenir une conversation SMS tout en regardant un film et en feuilletant un magazine. L’adoption du langage texto par une grande partie des moins de 30 ans a achevé de nous faire passer pour une bande d’analphabètes perdus pour la cause balzacienne. Nous pouvons énumérer en un temps record les titres des sept volumes d’Harry Potter mais sommes bien incapables de nommer trois romans de la saga des Rougon-Macquart. Sans parler de nos maigres connaissances historiques, accumulées en jouant au jeu vidéo Age of Empires, en regardant la série Rome à la télévision ou en allant voir la vague de biopics hollywoodiens au cinéma. De toute façon, pourquoi perdre du temps à apprendre par cœur les dates de la Révolution française quand nous pouvons les retrouver en cinq secondes sur nos smartphones ?
Voilà pour le portrait-robot des Y, en ce qui concerne la culture. Au premier abord, pas très flatteur, mais surtout très réducteur. Oui, c’est vrai, nous ne passons plus d’après-midi entiers à lire dans notre chambre, et les rétrospectives Fellini au cinéma art et essai du quartier n’ont jamais fait recette avec nous. Mais lorsque nous avons un coup de cœur pour un chanteur malien ou un réalisateur des années 1970, nous sommes en mesure de découvrir l’intégralité de son œuvre en quelques jours. Internet est en train d’abolir toutes les cloisons spatiales et temporelles qui ont toujours limité l’accès à la culture. Les digital natives (ou presque) que nous sommes n’auront jamais connu le monde autrement qu’en accès libre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Intellectuellement, il y a de quoi être spontanément plus attirés par l’écran de notre ordi que par l’intégrale de Flaubert. Même si, fort heureusement, l’un n’empêche pas l’autre.
Nous ne sommes pas aussi à l’aise que nos aînés avec la culture classique, certes. Tout le monde est d’accord là-dessus, nous les premiers. Il faut dire qu’on nous l’a suffisamment répété… Cet éloignement se manifeste aussi bien par un manque généralisé de références culturelles « à l’ancienne » que par les mutations de notre langue. Qui, soit dit en passant, est loin de s’appauvrir. Dans son discours intitulé « Les nouveaux défis de l’éducation », prononcé le 1er mars 2011 à l’Institut de France, le philosophe et académicien Michel Serres, 81 ans, le relevait : « Depuis Richelieu, l’Académie française publie, à peu près tous les quarante ans, pour référence, le dictionnaire de la nôtre [langue]. Aux siècles précédents, la différence entre deux publications s’établissait autour de quatre à cinq mille mots, chiffres à peu près constants ; entre la précédente et la prochaine, elle sera d’environ trente mille. À ce rythme linguistique, on peut deviner que, dans peu de temps, nos successeurs pourraient se trouver aussi séparés de nous que nous le sommes de l’ancien français de Chrétien de Troyes ou de Joinville. »
Si nous parlons une langue bien distincte de celle des auteurs de référence, nous l’écrivons également différemment, et plutôt mal. En cause : la banalisation des abréviations à mauvais escient, qui nous permettent d’en dire le maximum en 140 caractères, comprenez en format SMS ou Twitter. Avec, en prime, tous les « mdr », « lol » et autres smileys qui fleurissent notre prose. Des aberrations orthographiques et grammaticales très répandues dans la sphère privée, qui déteignent sur la sphère professionnelle, au grand dam des vieilles secrétaires n’ayant pas poussé loin leurs études mais écrivant un excellent français. Pourtant, « la génération des digital natives est celle qui a le plus écrit de tous les temps, constate Vincent Glad, 26 ans, journaliste spécialiste des nouvelles technologies. Elle lit et écrit beaucoup, mais elle le fait différemment de ses aînés ». En voilà une bonne nouvelle : nous passons nos journées à lire et à écrire. Ne vaut-il pas mieux s’en féliciter plutôt que de se lamenter sur une baisse du niveau d’orthographe ?
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Extraits de La génération Y par elle-même : Quand les 18-30 ans réinventent la vie, Bourin Editeur (12 janvier 2012)
Myriam Levain et Julia Tissier
Myriam Levain et Julia Tissier sont toutes deux journalistes pour le féminin Be au service société.



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L'orthographe est la science des imbéciles.
Je n'aime pas Harry potter, ni twilight, j'ai lu le ventre de Paris, la terre, la curée et d'autres encore, mais j'adore how i met your mother! encore une fois cet extrait justifie ce qui est censé être réfuté et cette généralisation me saoule, comme si il est de bon ton de ne pas connaître l'oeuvre de Zola mais Vincent Glad 26ans, mais bon, faut pouvoir se payer des Jimmy Choo je suppose..
"soient", pluriel car "origines" ; et "française", f minuscule, sauf si z'êtes Canadien. Connaître sa langue, c'est avoir de solides acquis en grammaire, conjugaison et orthographe, mais c oci montré skon c enfer en jouan avec: contrepèteries, verlan, calembours, langage sms... ça laisse supposer que ma langue est toute aussi agile physiquement :) OMG! in 400 char, how can u tell wat u feel? (T_T)
syndicats de gauche fossoyeurs (à l'image de SeaFrance) et omerta des médias de gauche complices
consulter: petite vidéo édifiante
www.soseducation.com/greve27septembre/
Que jeunesse se passe certes, mais rien n'empêche quelques soit nos origines et notre Nationalité d'écrire et de pratiquer correctement la langue Française et à plus forte raison quand nous sommes Français.
Je ne suis pas certain que la discographie complète de Justin Bider (?) vous soit d'un grand secours dans votre vie professionnelle. Mais bien entendu, ce seront les patrons qui seront responsables de vos échecs.
Ce matin la journaliste de service, parlant du navire échoué en Méditerranée, a dit : le bateau était incliné à 80 % au lieu de dire "le bateau a pris du gîte".
Libération titrait il y a quelques jours " 30% n'exclueraient pas de voter Le Pen".
Eh oui, Mesdames, Messieurs, je sais tout.
siaviez-vuos que l'odrre des lteetrs dnas un mot n'a pas d'iamnrcotpe, pvouru que la pemrèire lrtete et la drneière sioent à la bnone palce. Masremueulheent, dnas la vie, çca ne fnconitoe pas turojous cmmoe ça.... La slouoitn: il sffiut de se cnocenrter un mniiumm!
Tout jeune j'habitais une maison dans les bois.
Au bord d'une flache proche,
j'avais laissé une belle feuille
sur laquelle j'avais écrit 'nénufar'.
Quelques fourmis (par ailleurs fort sympathiques)
vinrent me lire.
J'ouvris un dictionnaire
(je ne l'ai jamais refermé depuis !)
et j'écrivis un nouveau mot
'nénuphar'.
Le lendemain deux belles rainettes
y dansaient
elles y dansent toujours.
Texte pris dans la blogosphère (référence perdue).
"L’ignorance est devenue « un point de vue ». Je n’y connais pas grand-chose (en fait rien), mais je peux donner mon avis, comme toute le monde, on est en démocratie non ?. Et dans une société égalitaire, ou tout se vaut, ou sont promues tant de différences (qui n’existent pas bien sûr), les cons, çà n’existe pas et pire, ce sont les autres."
On est français et on doit faire attention à l'orthographe et à la grammaire. si tout le monde écrit n'importe quoi ca ne va pas durer... Ce livre est t-il un livre d'excuse planqué sur un m'en foutisme de la génération Y ?
Je sui pour le SMS à kondition kon sache l'ecrir et le transformer san réfléchir en langage corect !
Sans vouloir me moquer de Duflot, DEA de géographie, qui situe le Japon dans l'hémisphère sud, on arrive aussi (très souvent) à ceci par exemple :
- Que s'est t'il passé en 1515 ?
- Je ne sais pas, je n'étais pas né(e).
Votre analyse, pour pertinente qu'elle soit, perd, quelque peu, de son objet, au regard de la qualité de votre écriture et votre "aurtographe".
Cela ne me rassure pas totalement des dérives linguistiques, qui plus est, revendiquées ostensiblement.
En suivant votre raisonnement, vous avez perdu le contact avec vos « ainés » puisque vous ne lisez pas les classiques, vous vous bornez à votre génération. Quels seront vos contacts avec les 2 générations que vous allez engendrer et qui ne voudront pas de votre « culture » et ne reconnaitront que la leur ? Qu’aurez-vous en commun que vous voudrez défendre , que vous pourrez partager ?
Vous reconnaissez votre inculture. Comment pouvez-vous juger des antagonismes culturels, religieux, historiques qui secouent le monde dans lequel vous vivez, celui que vos enfants connaitront bientôt si vous ignorez les événements, les tensions, les idées, les doctrines qui ont conduit à cette situation ?
En littérature, vous citez Harry Potter. J’ai lu 2 tomes de cette œuvre magistrale. Comme je lis régulièrement des polars. Mais l’Homme, comment le comprenez-vous ? Son cheminement, sa nature profonde, son comportement, ses qualités intrinsèques et ses défaut définitifs, comment allez-vous les cerner ?
Vous pouvez effectivement retrouver les principales dates de la Révolution française sur votre téléphone, mais vous n'êtes pas imprégnés de sa signification, de ses conséquences. Vous voyez l'Histoire par des dates, vous ne mesurez donc pas sa portée réelle, vous êtes sans mémoire.
Quid du nazisme? 2 dates >1923-1945, vous avez cerné la "chose".
Ce qu’on appelle culture classique est si vaste que personne ne peut en savoir tout. Je n’ai moi-même jamais terminé un roman de Balzac, de Flaubert ou de Zola ; mais vous-mêmes, Mesdames, pouvez-vous scander à la lecture un hexamètre dactylique latin ? donner la liste des rois de France depuis Hugues Capet ? J’en suis capable et d’autres choses encore. Personne n’a les mêmes centres d’intérêt.
et dans son intelligence. Bravo