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L'heure du réveil de l'Europe a sonné et voilà pourquoi nous ne devons pas nous rendormir

Objectif : redonner à l'Union Européenne le dynamisme dont elle fait défaut.

L'ami du petit déjeuner

Publié le
L'heure du réveil de l'Europe a sonné et voilà pourquoi nous ne devons pas nous rendormir

Les 70 années suivant la guerre franco-allemande de 1870 ont été marquées par deux conflits mondiaux, l’un en 1914, l’autre en 1940, qui ont ensanglanté la planète, causé la mort de dizaine de millions d’êtres humains, la misère chez autant de millions d’autres et secrété d’immenses dommages matériels.

Depuis la fin de la dernière guerre, le monde a connu de nombreux conflits locaux, de la Corée à l’Irak en passant par les Falkland et la Syrie, aucun n’a jamais perdu son caractère local.

Soit une longue période de paix, de prospérité et de stabilité, ne pouvant être le fait du hasard mais le fruit d’un facteur nouveau dans l’Histoire de l’Europe : la rencontre d’un conflit mondialisé, celui de 1940-1945, avec une nation dont la puissance de l’économie, les armes, la force morale également mondialisées a été le socle.

Cette nation, l’Amérique, se trouve actuellement entrainée dans le courant disruptif traversant les pays industriels dont la première manifestation a été au Royaume-Uni le Brexit et Outre-Atlantique, l’élection, à la Présidence, le 8 Novembre dernier d’un trublion vibrionnant, Monsieur Donald Trump.

Le nouveau Chef d’Etat américain doté d’un ego sans frontières, allergique à la contradiction mais prolifique dans son usage comme dans celui des fausses nouvelles, (fake news), consultant les dossiers seulement après l’envoi de tweets vengeurs traitant les problèmes dont il aurait du prendre connaissance avant de les évoquer, représente un danger pour l’ordre mondial, mis en place par l’Amérique après la victoire de 1945.

On en voudra pour preuve que dès le lendemain de son Inauguration, le Samedi 21 Janvier, le nouveau Président n’a pas caché son intention de changer l’ordre des choses en priant Madame May, la Première Ministre britannique, en visite à Washington, de bien vouloir accélérer la négociation du Brexit.

A l’évidence l’objectif recherché était de fragmenter l’Union Européenne pour supprimer l’obstacle qu’elle constitue au dialogue direct des Etats-Unis avec la Russie.

Fin Janvier, le sentiment des milieux politiques et diplomatiques étant qu’il convenait de donner du temps au nouveau Président pour faciliter son adaptation aux contraintes de gouvernement les a conduits à sous-estimer le caractère révélateur de la demande adressée à Madame May.

La perpétuation d’un comportement du Président en rupture avec les modalités feutrées des négociations diplomatiques vient de mettre fin à tout espoir d’amélioration.

Le temps de l’indulgence étant passé, une crise devenait inévitable. Le détonateur en a été la décision de sortir du Traité sur le Climat Cop 21.

La réaction de Madame Merkel d’habitude modérée, dans l’expression de ses opinions, ne s’est pas faite attendre.

Présente à une réunion politique au moment de l’annonce, la Chancelière a laissé libre cours à son exaspération en déclarant que les Européens ne pouvaient plus se reposer sur d’autres et devaient prendre en mains leur destin.

 
Commentaires

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  • Par valencia77 - 05/07/2017 - 13:21 - Signaler un abus really?

    1. Trump is not fighting the media, it is the opposite. 2. Pollitical games such as Macron kissing Trump's ass will not do anything for the french economy. 3. Nothing has changed in the ridiculously costly french administration.

  • Par Atlante13 - 05/07/2017 - 18:06 - Signaler un abus Merkel?

    vous voulez dire la Chancelière de l'Europe? Parce que la France, mr Haas ne la connait pas, il y a si longtemps qu'elle n'existe plus pour lui...

  • Par Michèle Plahiers - 05/07/2017 - 20:47 - Signaler un abus C'est bien parti,...

    http://plus.lesoir.be/103227/article/2017-07-05/la-france-na-aucune-intention-de-renoncer-au-siege-du-parlement-strasbourg?from_direct=true

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Pierre Haas

Pierre Haas, après avoir servi comme officier dans les Forces françaises libres du Général de Gaulle, a fait carrière de 1950 à 1965 comme directeur général de Continental Grain France, puis à partir de 1963 à la Banque Paribas comme directeur des affaires financières internationales, puis président de Paribas International.

Il a été membre de nombreux conseils d’administration parmi lesquels on citera : Schneider S.A., Newmont Gold à Denver, Power Corporation du Canada et Power Financial.

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