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"Gagner la guerre, Ciudalia" : Drôle, irrévérencieux, jubilatoire

Benvenuto Gesufal, le héros de la BD de Frédéric Genêt, a tout le charme communicatif d'un mauvais garçon, dans la lignée de Han Solo ou de Simon Ovronnaz. A peine l'album terminé, on a envie de connaître la suite.

Atlanti-Culture

Publié le
"Gagner la guerre, Ciudalia" : Drôle, irrévérencieux, jubilatoire

BD

Gagner la guerre, Ciudalia, T1

de Frédéric Genêt, d’après la nouvelle Mauvaise Donne de Jean-Philippe Jaworski
Ed. Le Lombard 
63 p.
14,45 euros

RECOMMANDATION

EXCELLENT

THEME                                                                                                                             

Kaellsbruck, capitale du Duché de Ganelon, assiégée par les Ouromands. Benvenuto Gesufal, membre des phalanges, armée sénatoriale de Ciudalia, s’apprête à assassiner d’un coup d’arbalète le voïvode Bela, venu négocier la reddition de la ville. En tuant le chef des assiégeants, il ruine toute possibilité de négociation et laisse le bailli de la ville dans un face-à-face unilatéral et sans issue avec le Podestat Ducatore. Celui-ci, obsédé par sa mission – recouvrer les cinq cent mille ducats que le duché doit à Ciudalia – s’est laissé enfermer dans Kaellsbruck avec le détachement militaire qu’il commande.

Ciudalia, « capitale du vieux royaume », 3 ans plus tard. Devenu tueur à gages pour la Guilde des Chuchoteurs, Benvenuto Gesufal retrouve son ami Welf, de retour de six mois de navigation aux limites du monde connu. Il lui apprend qu’un incident diplomatique menace la préservation des intérêts commerciaux entre la « république maritime » et son ennemi héréditaire, le royaume de Ressine. En outre, l’équilibre des pouvoirs au sein du système politique ciudalien s’étant rompu, tout semble précipiter vers une guerre inéluctable une cité sur laquelle plane l’ombre du Sénateur Ducatore, tout juste rentré d’exil.

Quelques heures plus tard, Benvenuto échappe d’un rien à traquenard mortel et se retrouve au cœur d’une intrigue où se joue l’avenir de Ciudalia. Seul, blessé, menacé de toutes parts, pourra-t-il sauver sa vie et empêcher la ville de plonger dans le chaos ?

POINTS FORTS

Ciudalia, c’est Benvenuto Gesufal. Dangereux, imprévisible, incontrôlable, bagarreur, coureur, escroc, menteur, voleur, cynique, gredin, malfrat, teigneux, assassin, roublard, tueur à gages, ruffian, « Don » Benvenuto Gesufal est tout cela. Un personnage ni recommandable ni encore moins fréquentable. Mais également malin, séducteur, beau parleur, drôle, maladroit, charmeur. Impossible de résister à son charme de mauvais garçon. Benvenuto Gesufal est de la même espèce que les Han Solo, les Simon Ovronnaz, ces mauvais garçons sympathiques que l’on a envie d’avoir comme copains. Flirtant en permanence avec, voire empiétant avec allégresse sur, la ligne jaune, ils donnent à l’aventure le piquant de l’interdit et de la transgression.

 
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Nicolas Autier pour Culture-Tops

Nicolas Autier est chroniqueur pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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