Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mercredi 23 Juillet 2014 | Créer un compte | Connexion
Extra

Le franglais va-t-il détruire la langue française ?

François Hauter revient sur le phénomène d’"anglicisation" et sur ses conséquences désastreuses sur notre langue. Extraits de "Le bonheur d'être français" (1/2).

Rouleau compresseur

Publié le

Le français est bel et bien grignoté par l’anglais dans les générations montantes. Dans les banlieues, le rap (c’est-à-dire la tchatche) est en franglais. Dans les entreprises multinationales comme Renault, l’anglais est devenu la langue de travail des cadres supérieurs. Les pessimistes s’en désolent : la plupart des humains sur terre sont attachés à leur langue comme à une bouée de sauvetage. C’est d’autant plus vrai que les peuples fondateurs d’empires ont toujours jugé superflu l’apprentissage d’autres idiomes.

Nous méprisons silencieusement ceux qui ne parlent pas le nôtre, à l’égal des Grecs anciens ou des Anglais encore aujourd’hui. Nos compatriotes âgés sont désorientés aujourd’hui par ce melting pot franco-anglais. Les optimistes rappellent que les langues sont le produit d’échanges très anciens, et que le dialogue ne leur nuit pas. Aucun parler n’est la création d’un seul peuple. Le nôtre se souvient d’une centaine de langues, avec une foule de mots germaniques, italiens, arabes et encore davantage de termes latins et grecs. Chacun accommode les mots. Les Italiens transforment les « os » du Grec en « us » : Homeros devient Homerus, le mont Olympos mont Olympus. Nous, nous supprimons la dernière syllabe : nous disons Homère, Alcibiade, Aristote ; Titus Livius devient Tite-Live en France, et Titos-Livios chez les Grecs. À l’époque de la Renaissance, les arts et la mode viennent (déjà) de Rome, l’italien est en vogue. Nos gardiens de la langue nationale montent sur leurs ergots : ils tentent de démontrer la suprématie du français. Ils usent d’un argument singulier : le français est incomparable, expliquent-ils, car il compte davantage de mots grecs !

À partir du XIXe siècle, changement de cap : le français emprunte surtout à l’Angleterre. Ce n’est qu’un juste retour des choses : après la conquête de l’Angleterre par les Normands, la cour à Londres s’est exprimée plusieurs siècles durant en français. L’anglais s’est ensuite détaché, formé, à partir de ce français médiéval et de l’allemand. Le mot « budget », me raconte Jean d’Ormesson, provient par exemple du mot « bougette », la bourse que l’on portait à la taille. Des termes que les Anglais ont d’abord pris aux Français, comme interview venant d’« entrevue », reviennent ensuite chez nous. Nous n’allons donc pas reprendre la guerre de Cent Ans pour cela.

[…]

L’expansion de l’anglais comme lingua franca de l’humanité va accélérer son évolution et son affaiblissement. Les Britanniques commencent à s’en inquiéter. Dans cette Babel qu’est devenue la terre entière, notre langue française s’est d’abord considérablement appauvrie au XIXe siècle, lorsque les langues régionales, et même la langue des signes inventée par l’abbé de l’Épée, ont été interdites. Elles apportaient des trésors au patrimoine du français.

Aujourd’hui, le français se défend correctement, mais il pourrait beaucoup mieux faire. Sa force, ce sont le millier d’Alliances françaises dans le monde, qui font apprendre et aimer notre langue à 400 000 personnes par an ! Les Allemands, avec l’institut Goethe, les Chinois, avec les instituts Confucius, ont suivi l’exemple. La France dispose également de plus de 400 établissements scolaires – collèges et lycées – dans 133 pays, où l’enseignement est dispensé en français, avec une petite spécialisation sur la langue du pays dans lequel l’école est implantée. Ces lycées, de bonne réputation, accueillent 281 000 élèves par an, dont les 106 000 enfants des 1 500 000 Français expatriés dans le monde, et 175 000 jeunes étrangers.

[…]

Le recul du français dans le monde, je l’ai constaté partout, n’est pas inéluctable. La réputation de notre pays est excellente, celle de ses habitants l’est beaucoup moins, mais la musique de notre langue sonne aux oreilles des Asiatiques comme l’Italien résonne aux nôtres. Pourquoi ne savons-nous pas nous adapter au monde tel qu’il est ? Est-ce parce que nous sommes imbus de nous-mêmes ? Ou parce que nous vivons dans la douceur et le confort trop douillets de notre pays ? Notre langue porte nos émois et notre lyrisme : il serait temps que nous sortions de nos souvenirs de grandeur, que nous cessions de nous fixer sur notre nombril hexagonal, si nous voulons que d’autres enfants que les nôtres puissent s’enchanter de réciter : « Tâche que les tasses de thé tachetées que tu as achetées soient attachées et tassées » ! Après ce ragoût franco-britannique j’ai faim soudain d’authenticité. Direction Carcassonne. Dans une France de gastronomes.

_____________________________________________

Extrait de "Le bonheur d'être français" aux éditions Fayard (9 mai 2012)

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Philippe David - 11/08/2012 - 09:25 - Signaler un abus Entièrement d'accord

    Voyageant plus que la moyennt, on me dit souvent qu'entendre le français est un bonheur pour des oreilles non francophones. Je me souviens d'un petit déjeuner pris à Milan il y a une quinzaine d'années. Les deux personnes à la table à côté de mon collègue et de moi-même nous écoutaient parler. Me demandant s'il ne s'agissait pas de concurrents qui voulaient en savoir plus sur les nouveautés que nous allions présenter lors du salin qui se tenait dans la même ville, je leur posais une question en espagnol (j'avais entendu qu'ils étaient latino américains) pour en savoir plus. La réponse fût directe: Nous ne sommes pas du tout concurrents (et comme ils m'ont donné leur carte de visite c'était vrai) mais c'est tellement beau d'entendre parler français. Un moment inoubliable! Pour la montée de l'anglais, merci à nos "élites" anglomanes (voir le nombre de politiques récompensés du prix de la carpette anglaise comme Alain Richard, Christine Lagarde, Valérie Pecresse ou Jean-François Copé)!

  • Par ntzsch - 11/08/2012 - 10:12 - Signaler un abus Cominiaoute et bitch-volley, sans oublier sweet shirt.

    Il est agaçant de voir chaque nouveau concept aussitôt affublé d'un nom anglais ou plutôt américain, et assorti presque toujours d'une prononciation ridicule. En général, moins on connait l'anglais plus on trouve cette pratique élégante, ceci expliquant cela.

  • Par Redmonde - 11/08/2012 - 10:52 - Signaler un abus BOF

    Les nouvelles inventions reçoivent des noms anglais parce qu'elles sont faites pour la plupart dans des pays parlant anglais. Le recul de la langue française ne fait que reflèter le déclin général de la France, le déclin de la puissance économique, technique et politique d'un pays se traduisant habituellement par le déclin de son influence culturelle et linguistique. C'est regrettable, mais on ne peut guère s'opposer à ce genre de tendance lourde par du simple volontarisme. L'anglais , c'est beaucoup de français mélangé avec de l'allemand; ça ne l'a pas empêché de réussir comme langue mondiale, et les anglais ne sont pas arc-boutés sur la défense de leur langue et le purisme linguistique comme les Français.

  • Par Rhytton - 11/08/2012 - 11:02 - Signaler un abus Clemenceau: "L'Angleterre, c'est une colonie francaise qui a mal

    Reperes: il y a le Old English (700-1100), le Middle English (--> 1500) et le modern English (1500 a nos jours). - "Voici ce qu'écrivit Edmund Spenser (1552-1599) [...]: «Ils ont fait de notre langue anglaise un galimatias et un salmigondis de toutes les autres langues.» C'est l'impression que dut faire chez beaucoup d'Anglais cet afflux de nouveaux mots provenant d'environ une cinquantaine de langues différentes. Il n'en demeure pas moins que les emprunts les plus nombreux se sont faits par le latin, le grec, le français, l'italien et l'espagnol, ce qui a eu pour résultat de donner à la langue de ce «pays nordique» une curieuse «teinte méditerranéenne», unique en son genre" - Source: http://www.salic-slmc.ca/showpage.asp?file=langues_en_presence/langues_off/en_histoire&language=fr&updatemenu=true - L'Anglais etant grammaticalement simple avec un vocabulaire "europolite" (a defaut de "cosmopolite", son apprentissage est plus accessible que le Francais. Au reste, quelle langue occidentale integrera des termes chinois ou indiens pour assurer son influence geopolitique? Celle qui saura se remettre en question. Avec les conservateurs du Quai Conti, le Francais est mal barre...

  • Par HR - 11/08/2012 - 11:06 - Signaler un abus Une moment de chauvinisme puéril

    qui ne parvient pas à cacher que le déclin du français c'est d'abord et avant tout le déclin de la France. Croire que ce sont les bureaucrates de l'Alliance Française qui pourront inverser la tendance est proprement consternant.

  • Par einstein42 - 11/08/2012 - 11:33 - Signaler un abus avenir

    l'avenir des langues c'est l'anglais parce que avec cette mondialisation il va bien falloir que l'ont se comprenne

  • Par HdT - 11/08/2012 - 12:39 - Signaler un abus Meuh! non

    ... Il reste par exemple "rendez-vous" que beaucoup n'ont pas traduit et gardé dans son état d'origine. L'évolution des lanages et donc des langues est une chose inévitable. Les individus eux-même développent des mots compréhensibles que d'eux-mêmes ou d'un cercle auquel ils appartiennent. Si vous en doutez, tendez l'oeille et écoutez ceux qui parlent à leurs toutous, leurs chats, et même entre eux parce qu'ils ont conservé des mots dits par bébé avant qu'il ne les prononce correctement.

  • Par ntzsch - 11/08/2012 - 12:57 - Signaler un abus Les nations dominantes exportent beaucoup de mots.

    La France du XVIII siècle a exporté beaucoup de mots à travers toute l'Europe. A présent, ce sont les Etats Unis. Ces termes anglais ne nomment pas forcément des choses nouvelles inventées par eux. Je prendrai comme exemple le mot "opportunité" qui est un mot français qui existe depuis longtemps mais que beaucoup utilisent depuis quelques années avec le sens du mot anglais "opportunity". Si les Etats Unis sont appelés à régenter la planète pendant très longtemps, il est probable que nous parlerons tous comme eux à long terme, mais si une autre nation leur vole leur "leadership" nous changerons aussitôt de modèle linguistique.

  • Par ntzsch - 11/08/2012 - 14:17 - Signaler un abus Les mots qui passent d'une langue à l'autre,

    n'en sortent pas toujours indemnes. D'abord, ils ne sont pas certains d'être adoptés définitivement. Une mode les a amenés, une autre les emporte. Le mot "shooter" était très employé jadis au football. A présent il a changé de sens et d'utilisateurs. Leur sens peut varier. Les mots qui se prononcent en russe "avari", "vinaigrett", et "gastronom" signifient respectivement accident, salade et épicerie. En allemant, "komisch" est utilisé dans le sens de bizarre et "salopp" signifie simplement décontracté. Leur acception peut aussi rétrécir. Les mots "body et "string" ne désignent en France que des vêtements. Le mot "string" n'est jamais utilisé par un Français dans son sens le plus général qui est celui de ficelle ou corde de violon. Peut-on encore le considérer comme de l'anglais, c'est plutôt un mot d'"origine anglaise".

  • Par ntzsch - 11/08/2012 - 14:27 - Signaler un abus L'anglais facile

    L'anglais n'est pas une langue facile. Aucune langue n'est facile à apprendre mis à part l'Espéranto qui a été créé dans ce but. La parfaite maîtrise d'une langue nécessite des milliers d'heures de travail. Très peu de gens sont capables d'écrire plus d'une demi page dans une langue étrangère sans se faire repérer par un natif. En revanche, si on se contente d'à peu près, toutes les langues sont faciles, même le chinois.

  • Par Grwfsywash - 11/08/2012 - 15:10 - Signaler un abus Langue olympique

    C'est amusant, en cette période olympique, cet article sur la langue française. Au JO de Londres, Michaëlle Jean a dû se battre comme une belle diablesse pour faire respecter la charte olympique en matière de bilinguisme face à des Anglais qui ne voyaient pas de problème à faire toutes les annonces officielles uniquement dans leur langue.

  • Par Ravidelacreche - 11/08/2012 - 17:41 - Signaler un abus Le franglais va-t-il détruire la langue française

    YES ! Et l'Anglais en prendra un petit coup au passage.

  • Par zelectron - 11/08/2012 - 19:19 - Signaler un abus Alea jacta est

    N'essayez pas de parler une autre langue que l'anglais dès qu'il s'agit de sciences, technologies, marketing et autres médecines de pointe. Libre à vous de mener un combat d'arrière-garde ! Mais au fait, vous pourriez enrichir l'anglais d'un tas d'expressions originales en français !

  • Par fauvette13 - 11/08/2012 - 21:30 - Signaler un abus Publicité

    J'enrage de voir des pubs pour des produits français parler anglais, citroën, renault, Dior et j'en passe... Comme si la langue française n'était pas assez riche ! Quelle facilité ou feignantise...

  • Par CN13 - 12/08/2012 - 04:51 - Signaler un abus à François Hauter :

    Ce n'est l'anglicisation qui fait peur, c'est le mélange d'une langue berbère maghrébine africaine à la sauce française que je crains. Il n'y a qu'à lire certains commentaires ! parfois incompréhensibles ! Même chez nos politiciens de gauche, depuis qu'ils sont au pouvoir, ils sont incapables de faire de courtes phrase en bonne langue française. Ce sont des tirades - façon Hollande et façon Ayrault - à n'en plus finir au point d'endormir les pauvres journalistes qui n'ont plus la force de poser de bonnes questions "bien françaises". De toute façon, la langue anglaise est internationale et comprise même dans les coins les plus retirés du monde. Les journalistes qui font des reportages le savent bien, eux. Alors que la langue française (si belle soit-elle) est pratiquée dans les pays francophones. Mais, cette belle langue de Molière disparaîtra de toute façon un jour. Hélas !

  • Par CN13 - 12/08/2012 - 04:54 - Signaler un abus à fauvette 13 :

    Remarquez bien que les publicités emploient aussi des chansons de langue anglaise ou américaine ! C'est à croire que çà doit se "vendre mieux" à l'oreille !

  • Par Le gorille - 12/08/2012 - 08:13 - Signaler un abus Traîtres ou esclaves ?

    Renault a changé l'appellation de sa marque. A ce seul titre, je n'achèterai plus de Renault. Les informaticiens oublient jusqu'à la traduction française, sans oublier les vendeurs qui baragouinent. Pour une machine à laver la vaisselle, il m'a fallu me fâcher vertement. Certains journalistes se tordent la bouche pour faire semblant de parler un anglais pur, alors qu'il suffisait de traduire. Plusieurs enseignes se mettent à l'anglais : le dollar est roi. Inutile de m'y emmener. En bref, le français s'avachit tout simplement et se couche devant l'argent. De Gaulle disait de ses concitoyens que ce sont des veaux. Aujourd'hui ce sont des esclaves. Vu de Sirius, le français n'est plus qu'une langue régionale.

  • Par Le gorille - 12/08/2012 - 08:30 - Signaler un abus L'exception culturelle

    Peut-être aborderez-vous, dans le prochain article, la notion d'exception culturelle. Elle est en elle-même la preuve de la disparition du rayonnement culturel, en fait de la langue ici. Et depuis de très nombreuses années, je n'ai connaissance d'aucun film français qui méritât quelqu'éloge que ce fût : que des navets, marqués par la médiocrité des sentiments, l'à-peu-près du jeu des acteurs, l'absence de tout souffle et l'ineptie de la trame. Les américains cumulent travail, imagination, souffle, qualité et rigueur d'exécution. Si l'on veut chercher à sauver le français, commençons par rejeter la notion d'exception culturelle. Puis faisons preuve de culture (au-dessus du nombril pour être poli) ; évoquons des sentiments forts, vrais, voire héroïques ; évitons les mélodrames tordus avec des personnages sans épine dorsale ; cherchons l'épique et enfin sanctionnons le jeu des acteurs. Ah ! J'oubliais ! Expurgeons les films des gros mots, de l'argot, des termes orduriers, des erreurs de syntaxe et des situations grossières. Sans oublier l'accent, si grossièrement rendu, à proscrire absolument !

  • Par Outre-Vosges - 12/08/2012 - 14:12 - Signaler un abus Ce que je vois chez moi

    « La langue anglaise, écrit @CN13, est internationale et comprise même dans les coins les plus retirés du monde ». J'habite sans doute hors du monde car, en Alsace même, il m'est arrivé bien des fois de voir de malheureux anglophones ne pas arriver à se débrouiller. Il est vrai que les anglolâtres vous donnent une réponse immédiate : « Oui mais en France nous sommes vraiment en retard. Allez voir ailleurs. Il serait temps que nous rattrapions notre retard sur le monde entier. » Et j'ai même entendu un jour : « Au Japon, non seulement l'anglais est la deuxième langue de toute personne un peu cultivée, mais chez les jeunes elle est en passe de devenir la première, au point qu'ils arrivent à en oublier leur langue maternelle. » Voilà qui a convaincu tout le monde autour de moi… et fait tomber sur le derrière le Japonais auquel je l'ai répété. L'expérience, malheureusement, est quelque chose qui convainc rarement : je vois en Alsace une foule de jeunes qui négligent l'allemand et choisissent l'anglais, persuadés d'assurer leur avenir… et ce sont ceux qui connaissent encore l'allemand qui trouvent du travail.

  • Par Duffy - 12/08/2012 - 16:08 - Signaler un abus La français décline car c'est une langue statique.

    L'Anglais est du vieil Allemand à la grammaire simplifié (pas de déclinaisons) vivifié par l'apport de mots européens surtout français qui lui donnent un vocabulaire quaisment double du français. En pays anglophone on vous trouve cultivé ("articulate") si vous avez un vocabulaire étendu, en France il faut faire des phrases complexes pour cela. L'anglais par sa capacité à produire des mots nouveaux sans passer par une quelconque académie est plus adapté au monde moderne, chaque anglophone est en droit d'inventer de nouveaux mots chaque jour et les gens ne s'en privent pas (businesspeople, show biz, scientifiques, etc). D'autre part le Français est une langue descriptive des concepts et des relations entre eux, cela lui conserve la première place en mathématiques et en architectuere, l'Anglais par contre avec l'usage des pré et post positions est une langue dynamique qui décrit mieux l'action. Couplé à sa simplicité, il est choisi par la majorité des acteurs économiques et politiques dans le monde. il semble indéracinable pour le temps présent. On peut imaginer que le mandarin pourrait à long terme le supplanter mais nul n'en sait rien.

  • Par Philippe David - 12/08/2012 - 22:50 - Signaler un abus @le gorille

    Si depuis des années vous n'avez vu aucun film méritant un quelconque éloge, pourquoi Hollywood achète tant de droits de films français pour en faire des "remake" (le diner de cons, LOL, trois hommes et un couffin, neuf mois etc...)?

  • Par Le gorille - 12/08/2012 - 23:32 - Signaler un abus Pas des titres intéressants

    A Philippe David. Des films cités, je n'en ai vu qu'un seul et encore très partiellement. Rien que les titres me donnent de l'urticaire. Et les résumés tant des médias que de ceux qui les ont visionnés m'ôtent toute envie d'aller les voir. La grossièreté du premier titre cité est à elle seule synonyme de la bassesse intellectuelle des films français. Si Hollywwod reprend certains films (essayez de ne pas parler franglais, merci), pour créer une version à son goût au lieu de les diffuser dans leur version originale, c'est bien que nos films pêchent dans leur exécution, et peut-être méritent-ils aussi une élévation intellectuelle ? Vous me citez donc un contre-exemple. Les films américains sont simplement traduits ou doublés, pas reconstruits : pourriez-vous le méditer ?

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

François Hauter

Journaliste et écrivain, François Hauter est l'auteur du livre "Le bonheur d'être français" aux éditions Fayard.

Il a obtenu le prix Hachette et le prix Albert-Londres.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€