Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Jeudi 30 Octobre 2014 | Créer un compte | Connexion
Extra

Cote de confiance : François Hollande chute plus vite qu'aucun de ses prédécesseurs

Depuis 3 mois, la cote de popularité de François Hollande est en baisse, avec - 5 points au total et 54% de satisfaits en août selon le baromètre Ifop/JDD. Celle de Jean-Marc Ayrault est elle aussi en légère baisse, quand au même moment, Nicolas Sarkozy culminait dans les sondages. Une exception sous la Ve République ?

Popularité normale

Publié le - Mis à jour le 28 Août 2012

Atlantico : Pour le troisième mois consécutif, la cote de popularité de François Hollande recule : 54% des interrogés du barmètre Ifop/JDD sont satisfaits (- 2 points par rapport à juillet), contre 45% de mécontents (+ 1 point). Elle se situe 15 points au-dessous de celle de Nicolas Sarkozy en août 2007. D’autres présidents ont-ils déjà connu une telle détérioration ?

Jérôme Fourquet : François Hollande a connu une baisse de 5 points de sa popularité par rapport au mois de juin. Si on compare sa cote de popularité et ses évolutions entre juin et août à celles des autres présidents de la Ve République, on constate que Nicolas Sarkozy avait progressé de 4 points pendant la période estivale, mais que la règle n’est pas à une hausse de la popularité ni à l’état de grâce.

Jacques Chirac, en 1995, avait chuté de 15 points sur la période, et François Mitterrand, en 1981, avait chuté de 6 points entre juin et septembre (les mesures n’étaient pas disponibles pour le mois d’août).

Comment expliquer une baisse dans les sondages si rapide en tout début de mandat ?

La situation de François Hollande est tout à fait différente de celle de son prédécesseur, tant en terme de niveau (15 points en-dessous de Sarkozy à la même époque) qu’en terme d’évolution (une baisse, quand Sarkozy avait progressé).

Un premier élément majeur qui explique cette différence est le style et le rythme des annonces des mesures gouvernementales. Si François Hollande en a certes annoncé un certain nombre, les annonces étaient beaucoup plus soutenues du temps de Nicolas Sarkozy.

Deuxième différence : ce rythme très actif de Sarkozy à ses débuts faisait suite à une campagne qui avait profondément mobilisé les Français, qui avait fait naître un grand nombre d’attentes. Sarkozy avait été porté par cette vague pendant tout l’été.

Le contexte est aujourd’hui très différent, avec un François Hollande qui, lui, a été élu sans bénéficier d’un état de grâce, sur un programme beaucoup moins finaliste et beaucoup moins ambitieux : il n’a eu de cesse de répéter, pendant la campagne, qu’il ne promettrait que ce qu’il pourrait tenir, ni plus ni moins. Cette volonté se traduit aujourd’hui par un début de séquence marqué par une cote de popularité qui part de moins haut et qui commence déjà à décliner.

Troisième élément, le poids du contexte économique. Le contexte est aujourd’hui beaucoup plus dégradé qu’en 2007 et François Hollande le paie. En parallèle à son entrée en fonction, de multiples plans sociaux ont été annoncés et ont marqué les esprits, notamment celui de PSA. Les Français sont profondément inquiets quant à la situation du chômage. La crise de la zone euro n’est toujours par réglée, les déficits budgétaires restent colossaux. Les marges de manœuvre gouvernementales sont, de ce fait, très limitées – voyez par exemple ce qui va se faire pour les prix du carburant. Tout cela crée un contexte déprimant et anxiogène, auquel Nicolas Sarkozy n’avait pas été confronté.

Ce qui est intéressant, c’est la suite du film : si Sarkozy était resté très haut tout l’été, il avait connu ensuite une dégringolade spectaculaire, sans précédent sous la Ve République, de l’automne 2007 jusqu’à début 2008. L’absence de résultats, la dégradation de la conjoncture et les fautes personnelles en terme de comportement et en terme de communication avaient probablement entaché son image. Pour le moment, ce phénomène ne touche pas François Hollande.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Equilibre - 27/08/2012 - 14:57 - Signaler un abus Plus que le bla bla

    54% satisfait? De quoi, de qui?

  • Par totor101 - 27/08/2012 - 15:39 - Signaler un abus les militants

    si les militants de droite etaient aussi actifs, nombreux et pugnaces que ceux de gauche, le taux de "satisfaction" serait 5 ou 10 % plus bas!! on aurait vu la canicule ? c'est la faute à Hollande la pluie ? ? c'est la faute à Hollande les licenciements ? c'est la faute à Hollande les feux de forêt ? c'est la faute à Hollande

  • Par Benvoyons - 27/08/2012 - 16:27 - Signaler un abus Bientôt il ne prendra plus le train; iI lui restera son pédalo

    Finalement Mélanchon le connaissait très bien. La France a élue un fonctionnaire Président il est normal qu'il augmente les impôts pour payer les fonctionnaires. L'année prochaine le privé va se privé et le fonctionnaire sera débonnaire.

  • Par stephanoise - 27/08/2012 - 17:21 - Signaler un abus mais pourquoi ?

    MAIS PARCE QU IL EST MAUVAIS ! non seulement il ne fait rien, émet quelques "idées" vagues et creuses, serre des mains, boit des cafés, part en vacances, se fait tacler par Mme Merkel, , nous fait passer pour un pays de crétins, dont il est le premier représentant... L'avenir dira qu'il aura été élu "par hasard" parce que DSK s'est fait hara-kiri et que la presse a vomit sur Sarko pendant des mois et des mois... En attendant, il va se casser la gueule à toute vitesse, ça , perso, je m'en fout mais, que la France suive le chemin des pays en faillite à cause de l'incompétence de cet homme, ça, oui, ça c'est très grave

  • Par carredas - 27/08/2012 - 19:32 - Signaler un abus Sondages, vous avez dit sondages...

    Ifop 54% de satisfaits Ipsos ( sur Libé ) 44% de satisfaits 10% d'écart, cela n'a pas de sens...

  • Par Vincennes - 27/08/2012 - 23:48 - Signaler un abus @J.Fourquet..est ce bien sérieux? l'IFOP est t'elle à "la botte"

    de Moi Je petit Président euh euh? Faites vous partie des centaines de Communiquants qui pullulent à l'Elysée attachés aux bons soins de m.petites blagues?? puis qui vont chez Calvi pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes, comme à la veille du premier tour ou J.St Marie annonçait Sarko 7% de moins que la réalité!!! Vous devriez vraiment revoir votre panel car comment expliquer vos 54% alors que IPSOS pour le Point + au JT la cote annoncée d'Hollande est de 44% soit 10 points de différence!!!

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’IFOP.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€