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Fichage de Béziers : pourquoi la France se noie dans les polémiques stériles par incapacité à comprendre le défi de l’islam politique

Alors que notre conception de la laïcité et de la liberté de conscience française repose sur l'idée centrale que la religion relève de la sphère privée, l'islam a, lui, vocation à s'exprimer et se vivre publiquement, d'où la confusion couramment opérée entre confession musulmane et origine ethnique.

Dialogue de sourds

Publié le
Fichage de Béziers : pourquoi la France se noie dans les polémiques stériles par incapacité à comprendre le défi de l’islam politique

Robert Ménard a avoué un fichage d'élèves dans sa mairie. Crédit Reuters

  • Les réactions engendrées par la présence de l'islam dans la sphère publique sont de plus en plus violentes.
  • La dimension politique inhérente à l'islam, se heurte en réalité au principe de la laïcité à la française, qui voudrait que toute question liée à la religion ne dépasse pas le cadre de la sphère privée.
  • L'impossibilité de la société française à concevoir cette politisation de l'islam empêche l'éclosion d'un débat sain qui permettrait à l'islam de se repenser au sein des valeurs laïques de la communauté nationale.
  • Seule une réforme de l'islam au niveau européen, rompu de son caractère politique, en accord avec les fondements de la civilisation occidentale aboutirait à une intégration de l'islam sous la voute laïque.

 

Atlantico : Est-il possible de distinguer au sein de l'islam "pouvoir politique" et "pouvoir spirituel" ? Quelles sont les bases théologiques de l'islam politique ?

Philippe d'Irbane: S’adressant au Prophète et parlant des membres de la communauté, Dieu lui enjoint "consulte-les sur toute chose" (Coran III, 159). La Déclaration islamique universelle des droits de l’homme, faisant écho au Coran, évoque l’obligation dans laquelle se trouvent les musulmans d’établir un ordre islamique valorisant la consultation (shura).  Le Coran est ainsi favorable à la démocratie dans sa dimension de pouvoir du peuple en corps. Par contre, en valorisant l’unanimité, il est défavorable au débat démocratique et aux droits de l’individu à choisir sa voie. La clarté des enseignements reçus, devant lequel la seule réaction sensée est d’accepter l’évidence, rend toute division illégitime.

Haoues Seniguer : Référons-en, et ce, de manière cursive, au texte qui est la référence sacrée ultime pour l’écrasante majorité des chiites et des sunnites, c’est-à-dire le Coran. Prenons simplement appui sur cinq termes à titre d’exemples, afin de dire si oui ou non le texte coranique offre, en soi, une dimension politique : "gouvernement" (hukûma), "politique" (siyâsa), "califat" (khalîfa), charia (sharî’a) et État (dawla). "Gouvernement", sous la forme d’un substantif ou d’un nom, n’apparaît aucune fois sur les 6236 versets et les 114 chapitres qui composent le Coran, alors même que ce terme en question était bel et bien connu des Arabes de La Mecque, puisque l’on parle, avant la naissance de l’islam en 610, de "gouvernement des notables", référant au conseil mecquois de l’époque.

Siyâsa n’apparaît aucune fois dans le corpus coranique ; l’étymologie du terme arabe siyâsa renvoie à l’idée de "dompter", de "dresser" un cheval, etc. Si le terme khalîfa se trouve dans le Coran, il renvoie néanmoins beaucoup plus à l’idée que l’Homme, indépendamment du genre ou du sexe, est le vicaire de Dieu sur terre ; quant au terme si décrié et sur-idéologisé de sharî’a, il n’apparaît sous la forme nominale qu’une seule fois, à la sourate 45, verset 18. Son étymologie, en langue arabe, renvoie à l’idée d’une voie ou d’un chemin menant à une source ; par exemple conduire un troupeau à une source d’eau. Le philosophe andalou Ibn Rushd (Averroès de son nom latinisé) de l’époque médiévale (1126-1198) entendait par sharî ‘a "religion" ou "la religion" de l’islam. Enfin, pour ce qui est du vocable dawla, il n’apparaît jamais sous cette forme dans le corpus coranique ; d’ailleurs, l’idée d’État est moderne ; parler d’État à cette époque, en Arabie ou partout ailleurs, relève de l’anachronisme ou du parachronisme.

En revanche, il y a des acteurs musulmans, les islamistes par exemple, qui justifient à l’époque contemporaine notamment la politisation de l’islam comme une obligation/injonction émanant non seulement du Coran que des pratiques sociales du prophète de l’islam, Muhammad (570-632). Ils sont les partisans des trois "D" : Dîn (religion), Dawla (État), Dounia (Monde). Pour ces derniers, en dépit de l’Histoire et des travaux islamologiques les plus sérieux (je pense en particulier à l’excellent ouvrage du professeur Mohamed-Chérif Ferjani, auteur du Le politique et le religieux dans le champ islamique, Paris, Fayard, 2005), il ne fait pas de doute que l’islam est par essence politique. On peut parler d’une trahison ou d’une idéologisation abusive du Coran. Ainsi, tous ceux qui refusent cette donnée sont assimilés à des hérétiques ! Leurs revendications sont les suivantes, dès lors que la possibilité leur en est/serait offerte : ramener les musulmans à une pratique stricte de la norme islamique, en privé et en public, édifier un État islamique, en appliquant la charia, et refonder le califat aboli en 1924.

Comment cette dimension politique de l'islam se traduit-elle concrètement ?

Rémi Brague : En principe, l’islam considère les nationalités et les origines sociales comme secondaires par rapport à l’appartenance à la "nation" (umma) islamique. Dans l’histoire, telle que les musulmans se la racontent, on attribue toute sorte de maux à l’attachement exclusif à une nation particulière. Quant à savoir comment "les" musulmans de France ressentent leur appartenance à la France, comment ils la situent par rapport à d’autres appartenances, cela varie selon les individus.  

C’est aussi nous qui rabattons certaines personnes sur leur identité musulmane, alors que nous pourrions les considérer, comme ils se considèrent eux-mêmes, comme pouvant être certes musulmans en matière de religion, mais aussi comme originaires de tel pays du Maghreb, du Levant ou d’Afrique noire, comme parlant tel langage ("les Arabes", quelle insulte pour les Berbères !), comme exerçant tel métier, etc.

Philippe d'Iribane : Les écarts sont considérables entre les pays. Ainsi la tenue islamique, de rigueur en Arabie saoudite ou en Iran, était presque inconnue au Mali avant que les islamistes ne prennent le contrôle d’une partie du pays. L’apostasie – quitter officiellement l’islam - est punie de mort en Afghanistan, mais acceptée de fait en Indonésie, avec de multiples situations intermédiaires. La constitution tunisienne de janvier 2014 a innové en affirmant que L’Etat s’engage à "interdire les campagnes d’accusation d’apostasie". De manière générale, le code de la famille est largement marqué par l’islam, mais avec parfois des interprétations créatives en faveur des femmes, comme en Tunisie depuis Bourguiba. Une partie essentielle des effets de l’islam dans les pays musulmans ne passe pas par l’action des gouvernants mais par la pression du corps social et cette pression est très diversement intense selon la forme d’islam qui a prévalu.

Haoues Seniguer : Généralement, dans les pays majoritairement musulmans, arabes en particulier, l’islam est religion d’État et la charia, quelquefois, source principale ou unique de la législation. Cela se traduit par des codes de la famille fortement influencés par la normativité islamique, mais aussi par des formes diverses de contrôle social, comme le fait de contrôler les agissements des femmes dans l’espace public, de réprimer, par la violence légale ou non du reste, la rupture du jeûne en public, la consommation d’alcool en pleine rue, l’interdiction de déclarer publiquement son athéisme ou de changer de religion.

Cette nature politique de l'islam est-elle compatible avec la conception française de la laïcité et de la liberté de conscience qui reposent sur l'idée que la religion relève de la sphère privée ? En quoi l'islam fait-il exploser nos catégories de pensée traditionnelles ?

Rémi Brague : Notre notion de "religion" est calquée sur le christianisme. Nous distinguons ainsi des activités que nous considérons comme religieuses, par exemple la prière, le jeûne, le pèlerinage, et d’autres qui, pour nous, ne relèvent pas du religieux, comme certaines règles de vie : interdictions alimentaires, vestimentaires, rapports entre sexes, etc. Or, pour l’islam, ce sont là des parties intégrantes de la religion. Ce qu’ils appellent "religion", c’est avant tout un code de comportement, une démarche à suivre (c’est le sens du mot sharia). Il en est ainsi parce que le Dieu de l’islam n’entre pas dans l’histoire, soit par alliance (judaïsme), soit en poussant l’alliance jusqu’à l’incarnation (christianisme), mais y fait entrer la manifestation de Sa volonté, sous la forme de commandements et d’interdictions. Le message divin est soit une répétition des messages précédents (un seul Dieu, qui récompense et punit), soit une législation la plus précise possible. Le judaïsme connaît lui aussi un code de conduite très précis, mais ce code ne vaut que pour les Juifs. L’islam, lui, dit que tout homme doit s’y conformer.

Nous avons du mal à le comprendre, mais l’islam est avant tout un système de règles qui doivent avoir force de loi dans une communauté. Ces règles peuvent être appuyées par l’Etat si celui-ci est musulman, auquel cas on aura une police spéciale pour assurer, par exemple, le respect du jeûne du ramadan ou la vêture des femmes. Mais si la pression sociale (parents, grands frères, etc.) ou la force de la coutume y suffisent, tant mieux. L’islam distingue une invocation de Dieu qui peut se faire en privé, et une prière publique, avec des formules et des gestes déterminés. C’est elle qui constitue l’un des cinq "piliers" de l’islam.

La laïcité, notre vache sacrée, n’est pas elle-même une idée très claire. C’est une cote mal taillée, produit d’un compromis entre deux instances localisées et historiquement datées : l’Etat français du XIXe siècle et l’Eglise catholique. L’appliquer telle quelle à l’islam, à la mesure duquel elle n’a pas été taillée, entraîne des mécomptes. Le christianisme a l’habitude de séparer la religion et les règles juridiques ; pour l’islam, le seul législateur légitime est Dieu. 

Philippe d'Iribane: La conception française du droit à la critique, y compris des religions, est très mal reçue. La critique n’est pas perçue comme incitant à progresser, mais comme une pure manifestation d’hostilité. Elle est considérée comme "islamophobe".

Il existe un islam salafiste qui, au nom d’une fidélité aux pieux ancêtres, veut construire dans les pays occidentaux une sorte de contre-société hallal, fondée sur un respect religieux des prescriptions de l’islam en matière d’habillement, d’alimentation, de mariage. Cet islam cherche sans cesse à grignoter l’Etat laïc.

Le malaise lié à cet islam s’exprime bien dans les sondages en réponse à la question "En pensant à la manière dont chacune des religions suivantes est pratiquée en France, dites-moi si elle est compatible ou pas avec les valeurs de la société française". Alors que le taux de réponses positives, en janvier 2015 est de 93% pour "la religion catholique", il n’est que de 47% pour "la religion musulmane". La tenue islamique suscite un rejet particulièrement net et joue sans doute un rôle important dans ces réactions.

L'attitude ferme du gouvernement dans l’affaire de la lycéenne exclue pour le port d’une jupe longue, montrent bien un début de conscience du fait que l’on n’a pas seulement affaire à des choix d’individus mais à l’existence d’une pression collective d’inspiration islamiste visant à faire que tous ceux qui sont considérés comme musulmans soient amenés à se comporter en "bons musulmans". Le port de la jupe par la lycéenne en question a bien été lu dans cette optique.

Mais il existe aussi un islam mystique, associé au courant soufi, que valorisent nombre de musulmans modernistes, partisans d’une acceptation du cadre politique fourni par l’Etat laïc. Et l’on trouve également un islam relativement tiède, attaché à quelques prescriptions fondamentales, et d’abord le respect du ramadan, qui pour l’essentiel n’a pas de mal non plus à faire bon ménage avec l’Etat laïc. Une grande question est de savoir quelle va être, dans l’avenir, le poids respectif de ces divers courants.

 
Commentaires

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  • Par attila - 06/05/2015 - 07:20 - Signaler un abus beziers

    on est déjà fiché, tracé !!! polémique stupide !!!

  • Par winnie - 06/05/2015 - 07:42 - Signaler un abus la polemique ?

    Mais ce sont les "journaleux" qui la font, ce sont les journaleux qui décident de ce qui sera bon ou raciste ,ce sont les nouveaux censeurs et ces couards de politiciens qui n'a ont rien dans le froc, obéissent de peur de choquer et surtout de ne pas être réélu. Réélu non pas pour servir la France, mais pour se servir. vivement 2017 que tout cela soit balayer.

  • Par Nin@ - 06/05/2015 - 08:08 - Signaler un abus tout à fait d'accord

    On sera bientôt, si nous ne le sommes pas tous déjà, fichés. Et puis après ? Elles serviront à quoi les "fiches" ? A savoir ce que tout le monde sait déjà : qu'un musulman est musulman ? Que Madame Untel fait partie de telle ou telle association : tout est déjà sur Facebook !!!! Ce sont effectivement des polémiques qui donnent des frissons aux journalistes et dont essayent de se servir les politiques. Le bon peuple de France, à mon avis, ils s'en fout. Comment déjà dit dans un précédent commentaire : il attend que ça passe.

  • Par Nin@ - 06/05/2015 - 08:10 - Signaler un abus article excellent

    Ah j'ai oublié de dire que malgré tout : l'article est très intéressant...

  • Par G.L. - 06/05/2015 - 08:39 - Signaler un abus excellent article sur une religion totalitaire

    Une analyse très rigoureuse, concise et somme toute claire de ce qu'est l'Islam. Cela me conforte dans ce que je pense de l'Islam, en toute vulgarité mais en toute franchise, Une religion Dangereuse qui entend régler notre vie à tous et à tout instant et à tout endroit. Cet Islam réformé et européen, s'il existe un jour, devra changer de nom, devra se déclarer comme étant une nouvelle religion.

  • Par joke ka - 06/05/2015 - 10:14 - Signaler un abus polemiques

    dès que l'on parle de l'islam ou de l'immigration ,toujours les mêmes rengaines: "discrimination" ,"les heures sombres de l'histoire" Vichy "racisme" "islamophobie" xenophobie "stigmatisation :que de grands mots pour éviter le débat sur l'assimilation ratée de la population immigrée depuis les dernières décennies et des nouveaux migrants toujours plus nombreux et de moins en moins "intégrables" quand la cocotte minute explosera nos dirigeants et nos journaleux seront "responsables mais pas coupables"

  • Par Mike Desmots - 06/05/2015 - 11:02 - Signaler un abus polémique pour gogos du petit journal ...

    et les djihadistes et leurs réseaux ...n'ont peut être pas ...en toute impunité.... fichaient ..les lieux , leurs victimes avec les enfants et adultes ...! mais là ,pas de polémique , alors ,par exemple, dans l'affaire Charlie Hebdo, il y a bien eut une faille sécuritaire........!

  • Par Mike Desmots - 06/05/2015 - 11:10 - Signaler un abus Excuses j'ai oublié ...

    pour mieux évaluer les contre vérités que vend l'islam obscurantiste, lire le livre choc ..." le coran révélé par la théories des codes " de Jean-Jacques Walter ,studia arabica XXII., édition de Paris , aussi pour mieux comprendre les méthodes d'endoctrinement des djihadistes, Vladimir Bartol ,auteur de "Alamut" (1938).

  • Par vangog - 06/05/2015 - 12:35 - Signaler un abus Flicage gauchiste contre fichage patriote!

    Une petite fiche n'a jamais tué personne, le flicage gauchiste, si! Souvenez-vous, les heures sombres de l'histoire socialiste...ah! Vous ne savez-pas? Lisez le livre noir du communisme et vous comprendrez les conséquences du flicage gauchiste: 80 millions de morts, soigneusement évacués des mémoires par les gauchistes français. Négationnisme et flicage sont les deux mamelles de cette idéologie mortifère. Le négationnisme, on l'a eu sous les gouvernements UMPS, le flicage informatique, c'est maintenant!

  • Par MIMINE 95 - 06/05/2015 - 13:04 - Signaler un abus A GUY

    Effectivement, c'est qui s'appelle du bon sens. Bravo pour l'idée

  • Par bucheron - 06/05/2015 - 13:08 - Signaler un abus a vos dicos

    entropie

  • Par jemima - 06/05/2015 - 13:33 - Signaler un abus oui mais bon ...

    ///Le problème d’une réforme de l’islam vient de la nature même de l’islam, qui n’est pas unifié autour d’une structure unique, comme l’église catholique. Cette absence de structure centralisée est à la fois une source de liberté et de joie, mais c’est également une source de problèmes, car dès lors, tout le monde peut dire n’importe quoi : nous avons des responsables religieux qui ne sont pas à la hauteur, une désorganisation qui ralentit la progression de l’islam, son adaptation au monde moderne./// il y a là une contradiction (c'est coutumier en islam) ... cette désorganisation devrait justement profiter à l'émergence d'un islam européen ... or, aucun signe n'indique que les musulmans dits modérés soit en recherche d'un islam en voie d'être adapté ou réformé ... la raison est dans le principe intrinsèque de la foi musulmane et de l'oumma ... ensuite ... Tarek Oubrou un imam capable d'ouvrir la voie d'un islam d'intégration ... c'est vous qui le dites (voir qui est T. Oubrou, grand ami de Juppé ...) .... enfin .... le soufisme n'a aucune chance d'émerger, il n'est qu'un islam fantasmé de l'Occident ... qualifié de secte, est sévèrement combattu en Arabie par exemple...

  • Par AlainAFZ - 06/05/2015 - 14:45 - Signaler un abus on se fiche du monde ?

    je me moque de ce que peut faire menard pour se rendre intéressant. Cette affaire ne mérite pas un statut international Il faut savoir dire stop de temps en temps aux outrances politiques et journalistiques... Et il n'est pas utile de monter les bourichons en France pour une guerre de religion supplémentaire... nous avons déjà beaucoup donné ... et si d'aucun en veulent une de plus ils peuvent en découdre en dehors du territoire national.

  • Par ISABLEUE - 06/05/2015 - 14:52 - Signaler un abus Bravo Guy

    Oui, on fantasme. (on est fous) On ne compte pas (c'est interdit). On ne compte pas (c'est raciste). Donc, comptons nous.....

  • Par Anguerrand - 06/05/2015 - 14:56 - Signaler un abus Ménard a bien raison

    Nous devrions nous laisser envahir par les musulmans, mais il ne faudrait surtout pas qu'on le sache. C'est un pur scandale. Il y a des annees que l'on nous affirme qu'il y a 5 millions d'immigrés en France, mais impossible de comptabiliser ; ceux qui ont reçu la nationalité française , les illégaux, et les visas de tourisme, qui finissent en liberté définitive enfrance et en Europe. Tout le monde sait que des régions entières sont devenus des colonies musulmanes sur notre sol comme le 9-3 et bien d'autres.

  • Par Liberte5 - 06/05/2015 - 15:01 - Signaler un abus Bon courage!!!

    à ceux qui parlent de réformer l'islam. L'islam n'est pas compatible dans une démocratie et encore moins dans une république laïque. Parler de réforme cela fait gagner du temps mais le problème prend de l'ampleur. C'est mission impossible

  • Par Geolion - 06/05/2015 - 15:05 - Signaler un abus Et alors ?

    On ne voit pas pourquoi il est illégal, en France, que l'Etat sache combien de musulmans, chrétiens ou juifs vivent chez nous ! Car pourquoi, alors, l'Etat connaît-il exactement le nombre de notaires, de médecins, d'avocats, de handicapés, de prisonniers, de fonctionnaires, de détenteurs de permis bateau, notre adresse, notre âge, etc,...?? Au titre de cet obscurantisme statistique, et donc l'Etat ne voulant pas savoir combien de musulma

  • Par Geolion - 06/05/2015 - 15:07 - Signaler un abus Et alors ?

    On ne voit pas pourquoi il est illégal, en France, que l'Etat sache combien de musulmans, chrétiens ou juifs vivent chez nous ! Car pourquoi, alors, l'Etat connaît-il exactement le nombre de notaires, de médecins, d'avocats, de handicapés, de prisonniers, de fonctionnaires, de détenteurs de permis bateau, notre adresse, notre âge, etc,...?? Au titre de cet obscurantisme statistique, et donc l'Etat ne voulant pas savoir combien de musulmans vivent en France, il faut immédiatement arrêter de construire des mosquées en France !

  • Par zouk - 06/05/2015 - 15:13 - Signaler un abus Polémique sur le comptage des écoliers musulmans à Béziers

    L'utilité en est évidente pour réfléchir au meilleur moyen de les intégrer. Mais Madame Vallaut-Belkacem, la Voix de son Maître incarnée déclenche une polémique stérile pour surtout ne rien changer préfère continuer la politique d'interdiction de statistiques ayant un sens, si facile à accuser: le seul but en serait la discrimination. Comme si la discrimination ne procédait que de la connaissance de la réalité, la volonté d'ignorance permet tous les fantasmes, dont toutes les flatteries électorales.

  • Par Marie-E - 06/05/2015 - 15:14 - Signaler un abus Article très intéressant

    et titre excellent. Sinon aucune de réformer l'Islam =, c'est incompatible avec cette religion. Point barre. Les propos des quelques réformistes ne seront pas écoutés et suivis. Quant à l'Islam des Lumieres (confiné aux élites au Moyen Age) il n'a jamais pu entraîner de nouveaux adeptes. En plus aujourd'hui trop de différences et d'affrontements entre sunnites et chiites (sans parler des alaouites,....) Conclusion je crains que cela dure encore longtemps.

  • Par zouk - 06/05/2015 - 15:26 - Signaler un abus Religions: public/privé

    Oui, Mgr Vingt Trois monte en procession à Montmartre, mais cette procession manifeste-t-elle la moindre agressivité à l'égard de ceux qui l'ignorent ostensiblement ou même insultent l'Archevèque de Paris ( il y en a, et pas nécessairement musulmans). Et les catholiques s'habillent -ils de façon particulière? ou portent-ils d'autres signes pour manifester leur séparation du reste du monde? Mais le problème n'est pas là: il est dans l'absence d'une quelconque autorité dans l'Islam, quiconque peut définir sa version et se mettre à la prêcher, parfois en parfait mépris du sens du Coran.

  • Par lafronde - 06/05/2015 - 15:49 - Signaler un abus Intox du Gouvernement

    Grosses ficelles et intox du Gouvernement et des media suiveurs ! Revenons aux faits : Les écoles publiques établissent la liste de leurs élèves, en incluant le nom et le prénom ! C'est une administration d'Etat ! et elle communique ces listes à la Mairie pour le service périscolaire. (cantine, garderie) Ce service eétant facturable aux parents, comment omettre les noms sur ces listes ? Jusqu'ici c'est la procédure ordinaire. Mais le Maire de Béziers a décompté les prénoms à consonance...musulmane ? dans ces listes d'élèves. L'INED (Institut National d'Etudes Démographiques) ne procède pas autrement pour ses recherches ! Mr Ménard a donc établi des statistiques municipales ! A ce stade rien ne permet de dire qu'il ait procédé à un fichage nominatif ! Or le Code Pénal punit (sévèrement) le fichage, mais pas les statistiques ! La clé de la réaction du Gouvernement est donnée dans le Nouvel Obs "Ménard prépare le terrain aux adeptes de la théorie du grand remplacement". Ce qui enrage ce pouvoir c'est que l'opinion sache que les enfants sont majoritairement issu de l'immigration dans certaines villes et certains départements. Le peuple pourrait se sentir colonisé.

  • Par DANIEL74000 - 06/05/2015 - 15:51 - Signaler un abus identité Nationale

    La France est le pays des statistiques alors pourquoi notre état félon refuse de distinguer ceux qui respectent la Loi de la République et ceux qui sont soumis à la Loi de l'ISLAM. Il faudra bien un jour avoir le courage de dire que l'Islam en France est un problème qui ne pourra se résoudre que par l'Autorité de la Loi. Tout le monde a la liberté de croire ou ne pas croire mais ne peut s'opposer à la Loi et imposer ses rites et coutumes alimentaires, vestimentaires ou autres. La France est une et indivisible et respecte tous ceux qui la respectent donc pourquoi créer une polémique sur le comptage des musulmans alors qu'il faut absolument éviter la guerre des égos et les discriminations

  • Par c.gail - 06/05/2015 - 16:02 - Signaler un abus Polémique stupide ...

    et qui ne grandi pas nos dirigeants, Bartelone par exemple. A supposer qu'une municipalité organise les cantines scolaires, il va bien falloir compter combien de repas casher, hallal, européens, sinon, comment va faire le chef cuistot ? Et puis, les comptages ethniques sont indispensables dans un pays démocratique, les USA où nul ne songe à les contester par exemple, car un pays souverain a besoin de savoir de quoi est faite sa population. La constitution n'interdit pas les comptages, elle stipule seulement que tous les citoyens sont égaux en droit quelque soit leur race ou leur religion. Seule la loi l'interdit, sauf dans certains cas. En tout état de cause, un comptage n'est pas un fichage, qu'on se le dise !

  • Par clint - 06/05/2015 - 16:38 - Signaler un abus A force de tout pardonner pour ne pas stigmatiser

    on croit repousser les affrontements que beaucoup craignent, bien au contraire, plus on verrouille, plus la pression explosera violemment. De plus, à gauche, il y a un potentiel de voix non négligeables (cf les risettes de Hollande à Trappes et ailleurs). On va même jusqu'à jouer sur les programmes scolaires pour valoriser la tchach comme valeur d'éducation !

  • Par tubixray - 06/05/2015 - 18:39 - Signaler un abus question sous jacente

    Alors pourquoi les descendants des OS des années 60, 3ème génération, portent ils toujours des prénoms arabes ? Et pourquoi les descendants des vietnamiens / cambodgiens des années 70, 2ème génération et bientôt 3ème portent ils des prénoms du calendrier chrétien ? Surtout ne pas répondre sous peine de stigmatisation !!!!

  • Par Ganesha - 06/05/2015 - 21:09 - Signaler un abus Article Vraiment Rigolo !

    A mon avis, la rédaction d'Atlantico a voulu se livrer à un test : une fois de plus, un titre sans aucun rapport avec le contenu de l'article ! Des dizaines de commentateurs (bonjour cher Anguerrand!) sont ''tombés dans le panneau ! Mais sincères félicitations : vous êtes quand même quelques uns à avoir lu ce texte, d'accès un peu ardu, mais tout de même très intéressant !

  • Par vangog - 07/05/2015 - 10:21 - Signaler un abus @Benvoyons toujours aussi peu clair!

    Le kit de campagne est le kit personnel de chaque binôme...avec photos perso, textes personnel et canton personnel. Les devis de Jeanne sont donc bien opposables individuellement vis à vis de n’importe quel imprimeur!

  • Par protagoras - 07/05/2015 - 11:03 - Signaler un abus statistiques ethniques

    La France est le seul pays peuplé majoritairement de blancs où les statistiques ethniques sont interdites par des lois scélérates. La raison en est très simple, il s'agit de ne pas alarmer notre peuple sur le grand remplacement en cours. Pas besoin de chercher plus loin.

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Philippe d'Iribarne

Diplômé de l'école X-Mines, Philippe d'Iribarne est directeur de recherche au Cnrs, spécialisé dans la diversité des cultures politiques. Auteur de quatorze ouvrages, dont L'islam devant la démocratie (Gallimard, 2013), il a notamment travaillé pour le Secrétariat général de la présidence de la République.

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Haoues Seniguer

Haoues Seniguer est maître de conférences en science politique à l'Institut d'Études Politiques de Lyon (IEP)

Il est aussi chercheur au Triangle, UMR 5206, Action, Discours, Pensée politique et économique à Lyon et chercheur associé à l'Observatoire des Radicalismes et des Conflits Religieux en Afrique (ORCRA), Centre d'Études des Religions (CER), UFR des Civilisations,Religions, Arts et Communication (CRAC), Université Gaston-Berger, Saint-Louis du Sénégal.

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Rémi Brague

Membre de l'Institut, professeur de philosophie à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilians-Universitat de Munich, Rémi Brague est l'auteur de nombreux essais dont Europe, la voie romaine (1992), la Sagesse du monde (1999), La Loi de Dieu (2005), Au moyen du Moyen Age (2008), le Propre de l'homme (2015) et Sur la religion (2018).

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Ghaleb Bencheikh

Ghaleb Bencheikh préside la Conférence mondiale des religions pour la paix. 

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