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Faudra-t-il instituer une journée contre l’hidalgophobie ?

A la mairie de Paris ça pétille d'intelligence et d'imagination. La dernière trouvaille est croquignolesque.

Anne Hidalgo a eu une idée !

Publié le
Faudra-t-il instituer une journée contre l’hidalgophobie ?

J'ai reçu - et je ne suis pas le seul- un tweet qui valait un rayon de soleil en ces tristes journées froides et pluvieuses. "La grossophobie est une réalité vécue par nombre de citoyennes et de citoyens. Dans le cadre de la semaine de lutte contre les discriminations la Ville de Paris lève le voile sur ce phénomène et s'engage".

Oui, oh oui, merci Anne Hidalgo ! Aucun de vos prédécesseurs n'y avait pensé avant vous ! Les Chiracs, Tiberi, Delanoë délaissaient ce combat essentiel pour s'occuper de tâches subalternes comme la circulation, les transports en commun et le ramassage des ordures.

Il était temps que cela cesse. Et que s'engage enfin le combat historique contre une discrimination honteusement oubliée.

 Je vois aussi un immense avantage à la démarche courageuse consistant  à "lever le voile" sur la grossophobie. Ainsi on va enfin s'intéresser à cette phobie dont la mise en évidence fera qu'on nous lâchera la grappe avec toutes les autres phobies. L'agoraphobie, l'arachnophobie, la phobie des voitures, la phobie des sommets, l'homophobie.

Et surtout l'une d'entre elle dont on nous rabat les oreilles : l'islamophobie.

Pendant des années cette dernière a régné sans partage sur nos âmes et nos consciences. Elle était omniprésente dans les journaux, les radios et les télévisions. Pour vous faire taire on vous traitait d'islamophobe. Et c'était comme si on vous collait un sparadrap sur la bouche.

Maintenant on va pouvoir ranger toutes ces phobies aux oubliettes. Et scruter de près la défense des gros en détresse. Ils sont, nous dit Anne Hidalgo, discriminés. Nous attendons donc d'elle une campagne d'affiches avec des créatures bien en chair et avec le slogan "rondes et heureuses". Et pour les hommes, un très fashion "fat is beautiful". Comme modèle je verrais bien Gérard Depardieu. Ah mais non : il n'est pas de gauche.

Pour les islamophobes indécrottables et vindicatifs une suggestion. Si dans la rue vous voyez une femme en burqa et qu'il vous prend l'envie de lui dire que sa tenue vous déplait choisissez en une plutôt grasse que maigre. Si on vous accuse alors d'islamophobie vous répondrez : "Moi jamais, je suis grossophobe".

Si le tweet de la mairie de Paris vous semble atteindre les sommets de la bêtise vous aurez toujours la ressource de vous revendiquer hidalgophobe. Ou connophobe. Mais là, vous l'avez bien compris il s'agit d'un pléonasme.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 17/12/2017 - 10:54 - Signaler un abus Et la Frontnationalophobie????...

    Vous ne l’avez même pas citée, Rayski, je suis déçu...

  • Par LOTHARINGIEN 31 - 17/12/2017 - 11:19 - Signaler un abus UNE FÉMINISTE NOMMÉE "HIDALGO" ( et non Hidalga, ça craint !)

    mais si les bobos parisiens sont contents d'elle , elle aurait tort de ne pas continuer ses délires qui lui assurent sa popularité ... Et si on la critique , elle pourra toujours invoquer l'hispanophobie , la féminophobie (néologisme qui me plait davantage que machisme), en plus des phobies citées par le rédacteur ... ...

  • Par Rayski - 17/12/2017 - 12:21 - Signaler un abus vangog

    Pour le frontnatiionalophobie je fais entièrement confiance à Philippot ! !

  • Par assougoudrel - 17/12/2017 - 12:46 - Signaler un abus Il faudra qu'elle fasse gaffe la

    Hidalgo, car la communauté qu'elle chouchoute aime les femmes bien en chair, avec des fesses de jument de quatre ans. En Ex-Yougoslavie, les allemands nous avaient invité à la Fête de la Bière. Pendant des heures, on a vu un colonel marocain saliver sur les fesses rebondies d'un sergent féminin de l'Armée de l'Air française un peu enrobé. Il se tenait constamment derrière elle les yeux rivés sur son formidable "réceptacle" (au tir à l'arme lourde c'est où atterrissent les coups) et il avait certainement le gland qui palpitait au rythme de son cœur emballé. Hidalgo risque d'être regardée de travers lors du prochain repas de fin du Ramadan organisé par elle à la mairie de paris.

  • Par assougoudrel - 17/12/2017 - 12:48 - Signaler un abus Pardon

    un peu enrobée.

  • Par jurgio - 17/12/2017 - 14:30 - Signaler un abus Pour ceux qui sont malgré tout restés placides

    le déplacement dans Paris ce sera les jours pairs et ceux qui n'en peuvent plus prendront les jours impairs.

  • Par Borgowrio - 17/12/2017 - 19:49 - Signaler un abus Délirum très grosse

    Ben , si elle veut recevoir Martine Aubry , il lui faut des garanties .

  • Par Alain Briens - 18/12/2017 - 12:31 - Signaler un abus Hidalgophobe revendiqué !

    Je n'aimais pas Delanoé mais Hidalgo a dépassé son maitre, ou plutôt son mètre aurait dit Audiard, mètre étalon de la connerie. Si la connerie se mesurait, elle serait à Sèvres. Et d'ailleurs, tant pis si je suis taxé de misogynie, mais en fait de connerie, les hommes politiques n'arrivent pas à la cheville des femmes. Certes il y a quelques beaux spécimens, et notamment à la mairie de Paris (décidément !) mais où sont les équivalents masculins d'une Clémentine Autin, d'une Caroline de Haas, d'une Cécile Duflot, d'une Rokhaya Diallo ?

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Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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