Canard sans tête
L'Europe a-t-elle encore une raison d'être ?
L'accord obtenu lors du sommet européen de Bruxelles peine à cacher les difficultés des différents pays membres à poursuivre une vision commune de l'Europe. Entre un processus décisionnel flou et des efforts importants à mener par la France pour réduire ses dépenses publiques, les défis à surmonter semblent encore devant nous.

Nicolas Sarkozy et José Luis Rodriguez Zapatero à Bruxelles le 9 décembre. Crédit Reuters
Atlantico : Le sommet de Bruxelles a accouché d’un accord au forceps. Mais les problèmes sont-ils vraiment désormais derrière nous ?
Jean-Thomas Lesueur : L’accord obtenu lors du sommet de Bruxelles ne suffira évidemment pas. On ne pouvait sans doute pas faire beaucoup plus ni beaucoup mieux, mais l’échéance d’un prochain traité en mars prochain est beaucoup trop éloignée et les décisions prises insuffisantes pour rassurer durablement les marchés. On n'a donc rien résolu sur le fond. On a même compliqué les choses sur un plan institutionnel et politique, avec un traité intergouvernemental « à côté » des dispositions communautaires, avec certains pays et pas d'autres, la valse des communiqués qui nous disent que cela se fera à 17, puis 23, puis 26...
L’Europe se rend encore un peu plus illisible à elle-même, aux Européens de la rue et au reste du monde. Les relations se tendent encore un peu plus avec le Royaume-Uni, et plus personne n’y comprend rien : où se situe désormais la décision ? La Commission a disparu des radars…
Les propositions allemandes étaient sans doute plus conformes à l’esprit européen communautaire, mais l’urgence a fait que, sur la méthode, une fois de plus c’est plutôt la tendance française incarnée par Nicolas Sarkozy de l’intergouvernementalité qui l’a emporté. Par-dessus le marché, ce vendredi en se levant, on a entendu parler de l’intégration de la Croatie dans l’UE que tout le monde avait oubliée... J’imagine que Madame Michu doit se dire « C’est quoi ce délire ?! ».
Finalement, nous nous trouvons ce week-end dans une situation bien difficile à décrypter... Permettez-moi de reprendre le mot de Pierre Manent qui demande à l'Europe, avec autant de constance que de mélancolie, de « dire qui elle est ».
Comment expliquer de telles difficultés pour sortir de la crise ?
D'abord, les réalités politiques nationales priment, encore et toujours, sur le reste. Certains ont de fait des doubles agendas, avec des échéances électorales qui viennent se greffer sur l’agenda européen. Je pense à la présidentielle française par exemple… Ensuite, et plus fondamentalement, les partenaires européens parlent de moins en moins de la même Europe.
Si vous êtes français, vous pilotez sur le mode intergouvernemental, vous vous servez du « couple franco-allemand » à toute les sauces pour maintenir votre centralité et votre poids, vous manquez de vision mais pas d'initiatives. Si vous êtes allemand, vous restez droit dans vos bottes, vous ne voulez pas mutualiser les dettes, vous ne voulez pas des Eurobonds, vous parlez de rigueur budgétaire, vous êtes une force immobile. Si vous êtes anglais, vous vous dites « Sauve qui peut de ce maelström », vous ne voulez entendre parler que du marché unique et de rien d'autre. La « cause commune », qui a fait sens de la fin de la deuxième guerre mondiale à la chute du mur de Berlin, a disparu et on n'a pas su la remplacer.
Enfin, j'y reviens et c'est évidemment lié, on n'a toujours pas choisi entre l'Europe communautaire (à vocation fédérale) et l'Europe intergouvernementale (où la souveraineté demeure aux États-nations). Fondamentalement, il n'y a que ces deux modèles possible. Dans l'urgence de la crise, la logique communautaire à 27 (et son corollaire qu'est la recherche du compromis) est battue en brèche par l'efficacité de la logique intergouvernementale (qui, au passage, correspond aussi sans doute mieux au tempérament de Nicolas Sarkozy).
Que va-t-il se passer dans les jours à venir ?
Mais alors que faire ?
Je vois deux initiatives à prendre : qu'on y soit favorable ou non sur le principe, les eurobonds vont s’imposer d’eux-mêmes. Les réticences allemandes ne sont pas tombées cette fois-ci mais, comme l'histoire n'est pas finie, je pense qu'on y reviendra.
Une autre initiative qui aurait du poids, ce serait l'annonce par la France d'un vrai plan de baisse des dépenses publiques pour le prochain quinquennat. Évidemment, d’un point de vue électoral, c’est délicat à six mois de la présidentielle… C’est dommage, parce qu'avec l'annonce
d'un plan de désendettement de 100 milliards sur 5 ans, par exemple, quelque chose de vraiment ambitieux, la France enverrait un signal fort
à la fois aux marchés et aux Allemands. Elle retrouverait un peu de crédibilité. Il faut rappeler que cette crise est une crise des dettes
souveraines et que les premiers responsables en sont les États et la vie à crédit qu'ils se sont autorisée, et qu'ils ont autorisé à leurs
peuples, depuis bientôt quarante ans.
L'effort à produire par la France est au moins de 100 milliards. En effet, à pourcentage de PIB équivalent, nous dépensons entre 150 et 200 milliards
d'euros de plus par an que les Allemands. Et hors intérêt de la dette, la France est structurellement en déficit là où l'Italie ou d'autres pays européens ont un excédent. Vous conviendrez qu'on est loin des 10 milliards annoncés par François Fillon en août et octobre derniers – qui d'ailleurs était plus des plans d'augmentation de la pression fiscale et pas de baisse de la dépense. C’est cela, le vrai sujet pour notre pays et on ne s’y est pas sérieusement mis.
Le vrai défi ne consiste-t-il pas également à convaincre le Royaume-Uni de signer le traité ? Comment faire ?
En terme d'affichage politique, si, bien sûr : si l'Europe était capable de montrer un front uni et déterminé sur des objectifs clairs, ce serait bien mieux. On peut toujours rêver. Mais je pense qu'on s'épuise un peu vainement sur cette question des traités dont je doute qu'elle puisse sérieusement convaincre ou calmer les marchés.
Le vrai sujet, j'y reviens, ce sont les racines de la crise : l'endettement excessif de bien des pays européens, à commencer par la
France. Faut-il rappeler que les marchés s'inquiètent pour la raison simple qu'ils sont les débiteurs de ces États ? C'est plus difficile et
peut-être plus douloureux, mais c'est exactement comme pour une personne : quand votre compte est longtemps dans le rouge, votre banquier vous enquiquine toutes les semaines ; si vous lui montrez que vous faites des efforts, il vous laisse tranquille. Pour répondre à votre question, le vrai défi, c'est donc les efforts qui sont devant nous...
Jean-Thomas Lesueur
Titulaire d'un DEA d'histoire moderne (Paris IV Sorbonne), où il a travaillé sur l'émergence de la diplomatie en Europe occidentale à l'époque moderne, il a participé à la création de l'Institut Thomas More en 2004.
- Les Banques centrales européennes se préparent à l'après euro...
- Pourquoi les Anglais font capoter la réforme des traités européens à 27...
- Tous les plans de stabilisation du monde ne sauveront pas l'Euro de sa surévaluation
- Oui, il existe des solutions pour que l’Europe échappe à une décennie sans croissance !


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Institut Thomas More et Goldman Sachs même combat ...
toujours incohérent !!
Enfoncez vous toujours des portes ouvertes ?
Si vous diluez la dette d'un surendetté sans l'empêcher d'emprunter de de nouveau de manière inconsidéré vous augmentez la catastrophe .
Il est normal de procéder par ordre. Ils est normal que Les états bien gérés demandent la signature d'un contrat de règle d'or avec pénalité avant de signer la mutualisation. En faisant cela L'Europe n'en sortira que par le haut. Vive l'Europe vive l'Euro.
la dette est un problème. Certain pays l'ont utilisé avec excès depuis 1981 date de l'ouverture de la boîte de Pandore. Il est toujours difficile de revenir à une saine gestion quand des politiques Nat. ne pensent qu'a donner plus et redistribuer plus. Ce n'est pas l'Europe qui a fait la dette de la Grèce, l'Espagne , l'Italie, La France,l'Allemagne.
Les Anglais non jamais été pour l’Europe mais pour une zone de libre échange. Ils pensent qu'ils vont réussir avec l'aide des Américains mais pour le moment la majorité des pays de l'Europe reste communautaire. 26 sur 27. Les anglais veulent le beurre et l'argent du beurre mais finalement il ne leur reste qu'un bout de beurre sur l'index. Ils peuvent réfléchir a son utilisation en interne de l'UK
Il est vrai que ce Lesueur transpire la bêtise !
savoir quoi ? Nous subissons le diktat de la finance international et EN PLUS nous sommes liés par les traités de l'UE qui nous obligent à fermer notre gueule et à suivre un modèle unique
Suis je clair cette fois ?
Atlantico, ce Lesueur aurait plus sa place dans le monde ou le nouvel obs qu ici. Il ne comprend rien. Cela fait dix ans que ces medias nous répètent qu il faut une gouvernance économique pour l Europe c est ce qui est en gestation. Évidemment que ce sera un point important pour les marchés, de même que de pouvoir prendre des décisions sans l unanimité. Mr lesueur est un blaireau
c'est le titre de l'auteur de ce papier :
l’Europe a t'elle encore une raison d’être?
l'auteur ne répond même pas a cette question essentielle...
Mais il nous enfume sur 100 lignes, pour nous dire, moi GS,
I want my money back... point barre.
alors vous pensez bien , que l'Europe ai ou pas sa raison d; être n;a AUCUNE espèce d'importance.
Bientôt la fin de cette sinistre tragédie qu'est l'euro et l'europe. Trop d'idéologies ont été mises dans leur construction. Trop de dettes ont été créées pour masquer l'échec. Trop de libéralisme ont tué le libéralisme (valable dans toutes les situations, cette phrase).
Que vivent les vrais souverainistes de tout poil.
cela suffit cette expérience de l’Europe....
dans la vie quand quelque chose ne marche pas... on essaye 1 fois..2...3 mais quand cela ne marche pas on arrête ! faut pas être plus con que con !
La grande Bretagne par exemple ou siège le très puissant GOLDMAN SACHS !!!!
Goldman Sachs et GS est le leader des fameux marchés !!!
Ce qui vaut à Mr Lesieur de déclarer :
"Les décisions prises insuffisantes pour rassurer durablement les marchés. On n'a donc rien résolu sur le fond. On a même compliqué les choses sur un plan institutionnel et politique, avec un traité intergouvernemental « à côté » des dispositions communautaires, avec certains pays et pas d'autres !!
Je vous cite :
''mais jamais nous de devrions continuer à lier nos destins avec des peuples qui ne sont pas nous'' !
''Nous subissons le diktat non pas des allemands mais de Goldman Sachs Rotschild, Rockefeller et consorts'' !
Alors il faudrait savoir !
mais pas les muscles alors montrez les au lieu de pleurer tout le temps !!
pas fous les chinois ils prévoient de nous racheter comme ils rachète la grece !
des accords à géométrie variable pourront exister mais jamais nous de devrions continuer à lier nos destins avec des peuples qui ne sont pas nous !
et débarassons nous de cette clique mondialiste qui a vendu depuis Pompidou nos intérêts à ceux de la Finance internationale !
Chaque jours qui passe ceux qui nous ont mis dans cette situation et ont créé le pb viennent avec des solutions !
Allons Français réveille toi !
Nous subissons le diktat non pas des allemands mais de Goldman Sachs Rotschild, Rockefeller et consors !
La banque de Chine envisage de créer un nouveau véhicule de 300 Milliards de Dollars afin de gérer deux fonds d'investissement l'un a destination des pays de la zone euro et l'autre à destination des USA...
Source agence Reuters !
A croire qu'ils ont confiance en l'Euro eux !!
lorsqu'ils arriveront au pouvoir !!
Plus aucune possibilité d'embaucher des fonctionnaires et de renvoyer l'ascenseur aux amis.... Impossibilité totale de dépenser
1 euro surtout à la suite des mouvements sociaux qu'ils vont connaître...
HOLLANDE est un Européen convaincu ....il ne reviendra pas au Franc !! Et puis ça serait bien pire...
Il est fort Nicolas !
"Les propositions allemandes étaient sans doute plus conformes à l’esprit européen communautaire, mais l’urgence a fait que, sur la méthode, une fois de plus c’est plutôt la tendance française incarnée par Nicolas Sarkozy de l’intergouvernementalité qui l’a emporté "
ils ont tous quelque chose à vendre !!
La dernière c'était des mines d'or.....
pour moi, sans la BCE aux ordres de la politique, cet accord est un abandon définitif et contractuel du politique face aux marchés. Draghi doit se frotter les mains. D'où une catastrophe politique de retour aux nationalismes...comme le dit E todd , sarkozy a enterré la politique et cessé de gouverner. On ne pouvait faire pire, et cela finira mal.
"Forte de propositions simples et audacieuses visant à préserver la crédibilité de l'euro et à maintenir la cohésion européenne, elle est le fruit des travaux conduits au sein de l'Institut Thomas More, depuis le début de la crise, par Paul GOLDSCHMIDT, ancien administrateur de Goldman Sachs International et ancien directeur à la Commission européenne ''
''Alors que le Conseil européen débute aujourd'hui dans un contexte extrêmement périlleux pour l'avenir de l'UE, l'Institut Thomas More présente sa contribution à la consultation sur la faisabilité de l'émission d'« obligations de stabilité », ouverte par la Commission européenne jusqu'au 8 janvier prochain'' !!!!!
Pour avoir bossé pour la BM, petite soeur du FMI, quand on aide un pays, on fait une pression politique en échange de l'aide, en général privatisations, assouplissement du droit du travail, etc etc..
de plus: règle d'or + pas de monétisation --> on signe pour une dépendance à 100% des marchés, lesquels vont se régaler. On ne pourra plus lancer des investissements longs..
sauf que l'assistanat, un jour vous pourrirez bien aussi en avoir besoin, pour diverses causes, santé, perte d'emploi etc.... on ne sait pas de quoi l'avenir est fait
Avoir la City, une monnaie et une banque centrale, pouvoir faire de la relance aidé par sa politique monétaire : ils n'ont rien à faire de la lourdeur européenne qui s'avère un formidable navire à la dérive.
Et pourtant je ne suis pas "noniste" !
MAIS, en France on aurait toujours le franc, le PS nous abreuverait de mesures démagogiques visant à encore + de fonctionnaires et d'assistanat !
Depuis le debut du "Marché unique" et la mise en circulation de la "monnaie unique", il s'avère que l'Union Européenne est devenue un fiasco economique par rapport à d'autres regions du monde, comme le Mercosur.
Quand à la monnaie unique qui a favorisé la speculation et l'endettement, c'est devenu un boulet pour les generations à venir.
Les souverainistes, comme N.Dupont-Aignan, ont raison !
Déconfiture... bientôt halal ! L'Europe est en faillite et, sauf si les Teutons se rebiffent, nul doute qu'à plus ou moins long terme ce ne sera plus qu'une Province "à peine éloignée"... du Maghreb (!), mais est-ce bien grave Docteur ?
Euh, c'était juste pour faire avancer le schmilblick...