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Etats-Unis : Pourquoi Donald Trump ne sera pas destitué

La possibilité d’un procès en "impeachment" contre Donald Trump se rapproche de jour en jour. Mais que ses innombrables adversaires ne se réjouissent pas trop vite ! Le président, légitimement élu, est encore loin d’être destitué. Et il est probable qu’il finira son mandat.

No, no, no

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Etats-Unis : Pourquoi Donald Trump ne sera pas destitué

Les violences meurtrières de Charlottesville en Virginie n’auront été qu’une parenthèse tragique dans le feuilleton qui tient l’Amérique en haleine depuis le début de l’année. "L’affaire russe", celle qui embarrasse son administration depuis ses premiers jours, vise clairement à destituer Donald Trump. Toute l’Amérique en a conscience et c’est pourquoi toute l’Amérique suit cette affaire plus qu’aucune autre. La mise en place d’un « grand jury », révélée récemment,  pour enquêter sur la question, constitue un pas décisif vers l’établissement de chefs d’accusations et le déclenchement d’une procédure de destitution contre le président américain.

Toutefois les chances que celle-ci aboutisse rapidement à son départ forcé, sont, en vérité, très minces. Pour des raisons techniques autant que politiques.

Les évènements récents ne laissent plus de doutes sur l’enjeu et l’objectif de l’enquête en cours sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016. Il s’agit de faire tomber Donald Trump. C’était l’objectif initial des médias et des démocrates. Même s’ils s’en défendent. Nombre d’Américains, à Washington et aux seins des élites urbaines, (avocats, journalistes, magistrats, enseignants, etc)  n’ont tout simplement pas accepté l’élection du magnat newyorkais à la présidence des Etats-Unis. Pas plus que certains Républicains n’avaient accepté l’élection de Barack Obama en 2008. Ils s’évertuent donc à torpiller sa présidence, et tentent,  par  tous les moyens légaux,  d’y mettre fin au plus vite.

L’affaire russe est pour eux un fil, sur lequel ils tirent depuis six mois, et grâce auquel ils espèrent parvenir à leur fin. Pour l’instant le fil tient et suscite des révélations,plus ou moins spectaculaires, au fur et à mesure qu’il se déroule.

Rappelons les faits.

Tout a commencé dès 2015 par unpiratage du système informatique du parti démocrate. Les services de renseignement américains ont déterminé que l’attaque provenait de Moscou, et avait été commandée et exécutée par les services russes. A la lecture du rapport du FBI en décembre 2016, le président Obama a d’ailleurs décrété des sanctions contre la Russie, en représailles contre cette attaque.

Tout au long de la campagne présidentielle de 2016 l’entourage de Donald Trump s’est aussi distingué par une proximité inhabituelle avec la Russie. Officiellement le candidat Trump se disait admiratif du président russe, Vladimir Poutine,  et favorable à une relation non plus hostile mais au contraire constructive et coopérative avec la Russie.

Certains membres de son équipe ne cachaient pas leurs liens avec ce pays. Paul Manafort, qui fut brièvement son directeur de campagne,  avait travaillé pour le président ukrainien pro russe Victor Ianoukovich. Michael Flynn, général en retraite et futur Conseiller à la Sécurité Nationale américain, avait eu plusieurs contacts avec des homologues russes durant la campagne. La révélation de ces contacts l’a obligé à démissionner quelques jours seulement après sa prise de fonctions. Ces contacts ont également poussé le FBI à enquêter plus avant sur les liens entre Moscou et l’entourage de Donald Trump. Le terme de «collusion» est apparu dans la presse. 

 
Commentaires

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  • Par adroitetoutemaintenant - 15/08/2017 - 16:21 - Signaler un abus J'ouvre les paris

    Après les élections de 2018, les républicains auront la majorité absolue au Senat (les 2/3). Le canari McCain, appelé comme cela par les Nords Vietnamien car il chantait avant qu'on l'interroge, sera parti. Trump est déjà en train de soutenir des candidats républicains contre les sénateurs républicains qui ne l’ont pas soutenu. Et sa popularité est telle qu’il fera élire beaucoup de républicains contre les demokkkrates. PS : Boycottez les médicaments Merck, les produits Under-Armour et Intel

  • Par A M A - 16/08/2017 - 10:00 - Signaler un abus C'était le bon temps disent

    C'était le bon temps disent les profiteurs de la décadence américaine, qu'ils soient démocrates ou républicains. Ce Trump veut remettre en cause notre biseness. Ce n'est pas tolérable. On va l'avoir. Pour qui se prend t'il ce rouquin qui nous a piqué la Maison Blanche, non mais? .

  • Par Liberte5 - 16/08/2017 - 22:41 - Signaler un abus La position de D. Trump reste solide.

    Les démocrates, les médias, les gauchos et certains républicains prennent leurs rêves pour la réalité. D. Trump continue tous les jours à prendre des décisions, à faire sa politique et redonner la parole au peuple.

  • Par vangog - 16/08/2017 - 23:15 - Signaler un abus Elle est bien ridicule, cette gauche américaine...

    à refuser de reconnaître sa défaite! Et cette "affaire russe" les amènera au comble du ridicule, car on n'est plus en guerre avec les russes, que je sache? Et le reproche gauchiste d'avoir des contacts avec les russes semble tellement hors de propos et tellement niais, qu'on se demande s'ils n'ont pas été lobotomisés par le couple Clinton, ces pauvres gauchistes?...

  • Par A M A - 22/08/2017 - 11:56 - Signaler un abus Que Trump et Poutine s

    Que Trump et Poutine s'entendent aussi longtemps que possible, c'est préserver la paix, notre paix. Que veulent donc les démocrates américains et nos bobos gauchos à toujours s'exciter contre cette entente du moment? Une bonne petite guerre froide, c'est sans doute bon pour les affaires!!!

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Gérald Olivier

Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990, avant de rentrer en France pour  occuper le poste de rédacteur en chef au  mensuel Le Spectacle du Monde.  Aujourd’hui il est consultant en communications et médias et se consacre à son blog « France-Amérique ».

Il est l'auteur de Mitt Romney ou le renouveau du mythe américain, paru chez Picollec on Octobre 2012.

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