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Cette étatisation silencieuse qui se cache derrière le passage de la « sécurité sociale » à la « protection sociale » voté par l’Assemblée

Le Parlement a pu adopter en commission un amendement qui modifie dans la Constitution la sécurité sociale en protection sociale, ce qui "ouvrirait ainsi la voie à l'élargissement du Projet de loi de financement de la sécurité sociale (qui deviendrait alors le projet de loi de financement de la protection sociale) par exemple à la dépendance.

En douce

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Cette étatisation silencieuse qui se cache derrière le passage de la « sécurité sociale » à la « protection sociale » voté par l’Assemblée

 Crédit Reuters

Atlantico : Quelle est la portée d'un tel amendement ? 

Philippe Crevel : La portée d'un tel amendement, c'est avant tout de couvrir l'ensemble de la protection sociale. Cela concerne la dépendance, mais également les actions sociales que mènent les départements. Cela peut aussi englober de manière beaucoup plus large les complémentaires santés et voir les supplémentaires en matière de retraite. 

 

En quoi cette modification pourrait-elle élargir le champ du PLFSS ? Quelles pourraient en être les nouvelles attributions ? 

Cela permettra au Parlement de contrôler l'ensemble des pans sociaux en France que ce soit celle de la sécurité sociale, celle des collectivités locales ou même d'organismes privés.

Nous pouvons y voir un aspect positif dans le sens où il y a aura un contrôle démocratique, mais aussi un aspect négatif où l'initiative en matière de progression sociale sera très encadrée par les pouvoirs publics. 

 

Qu'est-ce que cela pourrait modifier pour les Français ?

Au quotidien, à court terme, ça ne changera pas grand-chose. Mais à moyen terme, l'objectif du gouvernement, c'est l'étatisation de la protection sociale. Avec des contrôles forts du pouvoir central. Les complémentaires, les régimes privés de sécurité sociale seront beaucoup plus encadrés. Ce sera moins porteur d'innovation surtout en matière de retraite et de dépendance.

 
 
Commentaires

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  • Par vangog - 05/07/2018 - 09:57 - Signaler un abus « Des mots...rien que des mots...toujours des maux...« 

    Ces benêts de marcheurs en rond transforment le mot « sécurité » en « protection »....Cette réforme est énoooooorme , comme disent les jeuns! Attention! Car l'idéologie de la « protection », c’est le protectionnisme, et, d’un pas, les marcheurs aveugles pourraient tomber dedans...

  • Par edac44 - 05/07/2018 - 13:02 - Signaler un abus La dictature de sa majesté Macron est en marche

    Jusqu'à ce jour, la protection soci

  • Par edac44 - 05/07/2018 - 13:12 - Signaler un abus La dictature de sa majesté Macron est en marche

    Putain de clavier de merde !... (c'est du Toshiba !...) Jusqu'à ce jour, la protection sociale était incluse dans les prérogatives de la sécurité Sociale et non l'inverse !... ça sent le roussi pour la SéCu qui devenant excédentaire, pourrait bien disparaître au profit d'une tutelle d'état, de ses rapaces au pouvoir et de tous ceux qui vivent déjà plus que largement à ses crochets dont les labos pharmaceutiques. ================================================================= Mais qui donc dirigeait la Sécu ??? http://bit.ly/2MPMYlz ================================================================= et pourquoi se poser la question ??? Pourquoi se poser la question ? « La tradition française en matière de Sécurité sociale n’est pas une tradition d’étatisme bureaucratique […] C’est pourquoi la législation de 1945 prévoyait que les organismes de Sécurité sociale […] seraient gérées par des conseils d’administration composés en majorité par des représentants des bénéficiaires » déclarait Pierre Laroque à l’occasion du 40e anniversaire de la Sécurité sociale.

  • Par ajm - 05/07/2018 - 23:46 - Signaler un abus Programme fe Terra Nova.

    C'est pourtant simple à comprendre. L 'Etat Français profond, en l'espèce Bercy, veut faire main basse sur tous les canaux financiers de la SC et des regimes hors SC tels les regimes de retraite du privé ( agirc-arco..indépendants, professions libérales etc..) . L'objectif est de siphonner toutes les recettes et les reserves de ces régimes, équilibrés ou en faible déficit en voie de rééquilibrage ( contrairement au budget de l'etat ) et , sous prétexte de réforme et de justice sociale , laminer les droits acquis et futurs de certains ( classes moyennes un peu superieures ) et , avec le surplus ainsi dégagé, après avoir versé quelques oboles â des clientèles "en marche" privilégiées, combler un peu le deficit public. Ce président soi-disant libéral est, au fond, l'antithèse d'un vrai libéral et les couillons liberaux s'apercevront trop tard fe la supercherie.

  • Par Raymond75 - 07/07/2018 - 11:26 - Signaler un abus Il me semble que l'amendement a été rejeté

    Que signifie t'il ? La Sécurité Sociale repose sur le principe 'chacun reçoit selon ses besoins et paie selon ses moyens', et cela pourrait devenir 'chacun paie selon ses moyens et reçoit selon ses moyens' ; c'est le principe des mutuelles dont la couverture dépend de votre contrat, donc de vos moyens : ceux qui ont les plus faibles moyens sont les moins couverts ...

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Philippe Crevel

Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.

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