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Et Jean-François Copé inventa le "liberté, ordre, progrès" : mais au fait, où en sont les ténors de la droite relativement aux célèbres familles de René Rémond ?

En 1954, le politologue René Rémond publie "La Droite en France de 1815 à nos jours", qui sera ensuite re-publié sous le titre de "Les droites en France". Dans cet ouvrage il s'essaye à une classification des familles de droite, qui fait encore référence aujourd'hui... Mais qui perd son sens.

Dans la famille droite, je demande le fils !

Publié le - Mis à jour le 22 Janvier 2016
Et Jean-François Copé inventa le "liberté, ordre, progrès" : mais au fait, où en sont les ténors de la droite relativement aux célèbres familles de René Rémond ?

Atlantico : Dans son dernier numéro, daté de la semaine du 11 Janvier 2016, Valeurs Actuelles consacre sa une au retour de Jean-François Copé. L'article revient sur les principes développés par René Rémond et la possibilité d'une ouverture à droite pour Jean-François Copé. Dans quelle mesure est-ce que l'on peut encore relier l'élu de Seine-et-Marne aux grandes traditions de la droite ?

Jean Garrigues : Cela me paraît être un raccourci assez rapide. Je n'ai pas l'impression que Jean-François Copé, de part sa trajectoire, les ambiguïtés de ses évolutions au sein de la droite, se rattache de façon très claire à une des familles politique ou l'un des courants définis par René Rémond. En réalité, la classification de René Rémond porte sur des sensibilités. Pas des organisations. Il est facile de constater, aujourd'hui, qu'elle s'est assez brouillée depuis les années 1980. Lorsque le le parti, qui se présentait comme le dépositaire de la droite gaulliste – de tradition bonapartiste, donc – s'est converti de manière très ostensible au libéralisme.

Cette conception très libérale de l'économie de marché contrastait avec la vision dirigiste du Général de Gaulle. Depuis cette conversion, depuis que la famille gaulliste a évolué dans ce sens, les cartes ont été redistribuées : le parti gaulliste n'était plus l'héritier de la tradition gaulliste, ni de la tradition bonapartiste.  C'est de là que vient la dissidence d'un certain nombre de chefs gaullistes, comme Charles Pasqua, depuis cette époque. Plus récemment, il est possible de penser à Nicolas Dupont-Aignan.

Au vu et au su de ces ambiguïtés, Jean-François Copé est assez révélateur d'une génération de droite qui évolue après le chiraquisme et s'est affranchie de ces classifications. Un homme comme Jean-François Copé peut aussi bien prôner une sorte de néo-libéralisme très poussé ; privilégier l'assouplissement des charges sur les entreprises, la flexibilité, la refonte des contraintes pesant sur le travail... et prôner en même temps la conception d'un Etat régalien, plus proche de la tradition bonapartiste. Les choses demeurent très complexes, cependant, puisque la tradition orléaniste correspondait également à un mélange de liberté économique absolue et de restriction des libertés, de la création d'un Etat gendarme, que l'on peut voir comme un Etat fort. Pour cette génération, venue après les années 80, la classification traditionnelle a disparue. Cela s'est concrétisé par la formation de l'UMP en 2002, mélange de toutes ces traditions politiques. Pour ces hommes-là, de droite, qui se revendiquent de la tradition gaulliste comme Jean-François Copé, appartiennent néanmoins à une vision beaucoup plus libérale économiquement et autrement moins souverainiste, notamment sur les questions relatives à la construction européenne. En un sens, on pourrait parler d'une dégénérescence, d'un détournement de la tradition gaulliste. Et-ce, y compris dans les relations étrangères : au fond, nos figures politiques de droites s'ancrent plus dans une tradition libérale orléaniste que dans une tradition gaulliste.

Parallèlement, au vu et au su des déclarations de Nicolas Sarkozy, François Fillon ou Alain Juppé, peut-on les rattacher à l'une des trois grandes familles définies par René Rémond ? Au fond, n'assiste-t-on pas à une certaine forme de victoire d'un libéralisme similaire à celui des traditions orléanistes ?

Jean Garrigues : François Fillon, quand il déclare que la politique de Nicolas Sarkozy n'était pas assez radicale et quand il fait état des différentes mesures qu'il envisage pour redresser le pays, illustre parfaitement ce que je viens d'évoquer. Le début de la carrière de François Fillon l'apparente à une filiation très clairement gaulliste, de par sa proximité avec Philippe Séguin. Une filiation dirigiste, sociale, protectrice, qu'il a incarné pendant plusieurs années. Manifestement, son expérience de chef du gouvernement l'a fait évolué vers la ligne la plus libérale (ou qui, du moins, formule son libéralisme de la manière la plus décomplexée), face aux autres grands candidats potentiels à la primaire. Il s'approche le plus de cette clarification libérale et, se faisant, s'éloigne de la tradition gaullienne. C'est, somme toute, le plus orléaniste de tous avec le paradoxe de ses origines politiques. Celui-ci s'explique par le brouillage des cartes dont nous avons parlé précédemment. Cela a, bien entendu, surpris de nombreux observateurs politiques.

Jean-François Copé, comme nous l'avons déjà dit, appartient très clairement à un courant de la droite qui s'inscrit dans la contestation du modèle protectionniste – au sens social du terme –, de la dynamique de l'Etat providence mise en place après la Seconde Guerre Mondiale. Celle-ci est remise en cause depuis les années 1980. Jean-François Copé se situe de toute évidence dans cette mouvance libérale, que représentait Nicolas Sarkozy jusqu'à son élection en 2007. Confronté aux différentes contraintes de la gouvernance, il n'a pas suivi cette dynamique jusqu'au bout. La question test, c'est celle des 35h. Les 35h, c'est une mesure symbolique qui incarne la continuité de l'Etat providence. Cette tradition a, il est vrai, été portée par la gauche, mais également par le Général de Gaulle. Au lendemain de la guerre, les grandes-lois sont au moins accompagnées par le Général. On a donc assisté à une rupture idéologique au sein de la droite gaulliste. Nicolas Sarkozy représentait, notamment parce qu'il était proche d'Edouard Balladur, la mouvance libérale. Une fois au pouvoir, il n'a plus remis en cause les 35h, a négocié une sorte de paix sociale avec les syndicats, est revenu sur le bouclier fiscal... Il n'est pas allé jusqu'au bout de la logique orléaniste.

Savoir dans quelle grande famille de droite il est possible de classer Nicolas Sarkozy est assez compliqué, notamment en raison de tout les mélanges et de l'affranchissement des classifications de René Rémond. Jusqu'en 2007, il incarne le courant de rénovation néo-libérale de la famille gaulliste, tout en s'inscrivant dans une référence permanente au Général de Gaulle (pèlerinages à Colombey, etc.). En outre, il est s'inscrit dans l'incarnation de l'action et des principes de volontés en politique — des principes fondamentalement gaulliens. Cela vaut également pour un principe d'autorité, qui s'apparente au courant gaulliste. Cela étant, la caractéristique de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il assouplit et s'écarte de son néo-libéralisme à partir de 2007. Se faisant il laisse un espace qu'occupe François Fillon et, qui auparavant n'était occupé que par des mouvements minoritaires comme celui d'Alain Madelin. Nicolas Sarkozy a infléchi son discours vers des thématiques qu'il l'apparente à un autre courant de droite que René Rémond a identifié et intégré soit aux légitimistes soit aux bonapartistes mais qui est, pour beaucoup d'historiens, un quatrième courant : celui de la droite nationaliste. Ce qui identifie aujourd'hui le discours sarkozyste, ce qui a fait sa campagne de 2012, c'est cette évolution vers les positions d'un quatrième courant, apparu à la fin du XIXè siècle. Il se focalise sur les aspects nationaux, identitaires, sécuritaires. On retrouve, par ailleurs, cette appropriation chez Jean-François Copé, notamment au travers de l'anecdote du pain au chocolat. C'est un point de repère pour plusieurs générations de droite. C'est ce qu'on appelle tantôt une droite décomplexée, tantôt une droite forte, bien que cela soit un raccourci très simplificateur. Dans la mesure où il y a plusieurs droites, des points de repères pour ces différentes familles de droite, il est difficile de dire que l’inflexion vers des thèmes nationalistes traduit une absence de complexe. Est-on plus représentatif de l'histoire de la droite quand on s'aventure sur les thématiques de la droite nationaliste que lorsque qu'on s'aventure sur les thématiques de la droite orléaniste ? Il est possible d'emprunter plusieurs chemins à droite, sans renoncer à cette identification à la droite. 

Enfin, Alain Juppé représente le plus le mélange que nous évoquions, le brouillage des cartes de la classification. La seule exception correspond à cette ligne jaune qu'il se refuse à franchir : l'inflexion vers les thématiques de la droite nationalistes. C'est là une vraie césure vis-à-vis de Jean-François Copé ou de Nicolas Sarkozy. Elle est d'ailleurs moins nette chez François Fillon dont l'ouverture vers l'extrême droite étonnait encore récemment. Alain Juppé se présente comme l'héritier d'une tradition du gaullisme sociale, jadis incarné par François Fillon. C'est une tradition qui s'inscrit dans une économie libérale, de marché, à laquelle il n'est pas hostile mais qu'il veut réguler. Il est à mi-chemin entre l'orléanisme et la sociale-démocratie. En fonction des contraintes, des contextes (de crise ou non), cela dit, on constate qu'il infléchit son discours vers l'orléanisme. C'était déjà quelque chose dont on le taxait en 1995. En parallèle, quand on s’intéresse à ce qu'il exprime sur la gouvernance, et sur Macron (un ministre n'est pas supposé contester son gouvernement ou son Président) on constate très clairement ce mélange d'autoritarisme gaullien, l'inflexion vers le libéralisme tout en cherchant à garder le cap du gaullisme social. Son discours est très synthétique des traditions de droite. 

Chantal Delsol : Les trois droites de René Rémond correspondaient à une époque dont on peut dire qu’elle est passée. On s’est plu à voir chez de Gaulle un bonapartiste et chez Giscard un orléaniste. On peut toujours caser chacun dans un modèle en forçant le trait, mais en définitive on s’éloigne tant du modèle que la signification se perd. On pourrait bien par exemple voir en Sarkosy un bonapartiste, mais enfin il faut pour cela un minimum de charisme, sinon le type ne vaut pas. La droite légitimiste a entièrement disparu, ce qui est assez compréhensible. Enfin il faudra tout revoir, à quoi s’emploieront sans doute nos politologues, car il ne s’agit pas là de types éternels, gravés dans le marbre : ils s’entendent par rapport à la révolution française. Le moment présent répond à d’autres exigences. La droite française est aujourd’hui structurée autrement :

-Une constante : il n’y a pas de droite économiquement libérale en France. Tous les partis de l’extrême-gauche à l’extrême-droite en passant par toutes les nuances de l’arc-en-ciel, sont partisans d’un interventionisme étatique important, d’une éducation nationale et de la collation nationale des grades, d’une santé tenue par l’Etat etc. En France, même les anarques sont jacobins.

-Autre constante : la chute du mur de Berlin et la désaffection du socialisme ont privé les Français de gauche de leur idéal, et du coup ils se sont reportés du socialisme au républicanisme. Mais comme il arrive souvent, en changeant de contenu ils ont conservé la forme de la pensée : le républicanisme est devenu une idéologie, une pensée imposée et sacralisée. Comme la gauche, la droite toute entière est républicaine, ainsi d’ailleurs que l’extrême droite.

-Comment donc différencier la droite de la gauche ? La droite refuse l’idéologie cosmopolite et multiculturelle, qui nous voit citoyens du monde, sans feu ni lieu et sans appartenance – une sorte de pensée de l’indifférenciation. La droite parle des identités et des enracinements, et c’est ici qu’elle se distingue. Nous sommes là dans une distinction fondamentale entre droite et gauche, au-delà des clivages historiques qui étaient premiers à l’époque de René Rémond.

-Une nouveauté : l’apparition dans toute l’Europe de la technocratie, qui est une anti-politique se donnant pour une politique. On ne gouverne plus, on administre. Cela s’appelle la gouvernance, et s’inscrit forcément dans un consensus, puisqu’en administration on peut faire des erreurs mais on ne peut pas débattre. Pourtant, en raison de la domination puissante de l’idéologie cosmopolite et multiculturelle en Europe, les gouvernants technocratiques sont toujours, consciemment ou non, de ce côté, c’est à dire qu’ils croient faire de la science objective et en réalité défendent l’idéologie dominante de l’indifférenciation.

-Les hommes politiques de droite que vous citez sont donc censés, en tant que tels, défendre l’identité et l’enracinement. A l’exception de Jupé qui est un technocrate caractéristique, et par conséquent, n’ayant aucune idée personnelle sinon celles de l’administration, se contentera de dire ce que l’on trouve dans le journal Le Monde. Sarkosy avait défendu énergiquement, en paroles, des idées de cette droite de l’enracinement, mais on s’est vite aperçu que c’était un calcul électoral. Je doute que la voix de Fillon puisse porter au-delà du tumulte, et quand à Copé je n’entends de sa part que de l’eau tiède, c’est à dire les paroles convenues que chacun doit prononcer pour être un bon républicain.

-Bref je ne vois pas que l’on puisse aujourd’hui classer nos politiques de droite en des catégories si hautes, si pénétrées de la pensée historique et même éternelle. Ils ne sont que des gens affolés par l’éventualité d’un échec, prenant des décisions au jour le jour, que dis-je, heure par heure, pour répondre à des événements qui les débordent, et poursuivant une finalité unique : ne pas être taxé d’extrême-droite.

-Je dirais, pour résumer, que nos politiques n’ont pas assez d’idées ni de convictions pour prétendre appartenir encore à des catégories politiques.

Christophe de Voogd : L’insistance sur l’économie, marqueur de l’orléanisme, pourrait aller dans ce sens, d’autant que peu ou prou, l’on retrouve les mêmes propositions dans ce domaine de Juppé à Copé. Mais j’ai quelques doutes sur votre assimilation orléaniste/ libéralisme : la tradition orléaniste française ménage un  fort degré d’étatisme et s’accompagne aussi d’un fort conservatisme social, où l’individu est « effacé » comme l’a bien montré Lucien Jaume. C’est cela justement la monarchie de juillet, notamment à travers Guizot figure d’ordre s’il en est, comme le sera son grand adversaire Thiers au début de la III république. L’orléanisme, c’est une sorte de « complexe étatico-industriel » que l’on retrouve encore par exemple dans le pompidolisme. En ce sens, le libéralisme poussé des propositions de la droite en économie (mais il faut attendre encore les propositions de Juppé, Sarkozy, et Le Maire) est nouveau. En témoigne la conversion d’un Fillon, naguère très étatiste. L’une des caractéristiques justement de la droite française est qu’elle n’est pas historiquement libérale. 

 
Commentaires

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  • Par Mike Desmots - 17/01/2016 - 10:42 - Signaler un abus Jean François Copé ...s'il migrait à gauche ...

    Il rendrait service à la vraie droite...!

  • Par zouk - 17/01/2016 - 11:55 - Signaler un abus Candidats éventuels à droite pour l'élection présidentielle

    A la lecture de "FAIRE", Fr. Fillon parait le plus équilibré des candidats éventuels, ni Copé, ni Sarkozy ne le sont; quant à Juppé, je le passerai charitablement sous silence. Fr.Fillon me parait très proche de la ligne de G.Pompidou, dernière époque de véritable développement économique, dans un climat politique à peu près apaisé, en dépit des vociférations des communistes attardés, au PC et surtout à la CGT. Giscard a réellement tenté de moderniser notre vie politique, il ne pouvait qu'échouer handicapé et par son nom et par son parcours, plus l'hostilité à peu près totale de la presse.

  • Par Malaparte - 17/01/2016 - 14:15 - Signaler un abus L'éternel retour

    L'orage étant passé tous les vieux bourrins lrps de juppé à copé ressortent de leur retraite et font le plus de bruit possible pour qu'on entende le moins possible les batteries de casseroles pendus à leurs basques.

  • Par Lafayette 68 - 17/01/2016 - 18:26 - Signaler un abus droite de posture et droite de conviction

    L'article est intéressant et l'on voit bien qu'une typologie des droites s'avère délicate à établir à la suite de celle de René Rémond... J'en vois deux : Droite qui est "à la droite" de la gauche (situationnelle à la Juppé voire Sarkozy et ses ministres de gauche) et vraie droite qui s'assume (Marion Maréchal LP,Ménard ,De Villiers) vite taxée de vichysme (hors fête des mères ?) ,sport favori en France depuis 45 des gauches antifa et des droitiers non assumés et opportunistes type Estrosi qui se cache avec l'étiquette si commode de "résistant, gaulliste"...(On les voit en première ligne dans le maquis des places à prendre).

  • Par GP13 - 17/01/2016 - 18:50 - Signaler un abus Les typologies sont d'un intérêt limité

    Classer les politiques selon des typologies relève d'une construction intellectuelle. En pratique il est difficile de faire entrer qui que ce soit dans une boite préfabriquée. On peut de la sorte gloser à l'infini, et passer à coté de l'essentiel. Un grand homme n'a pour boussole que l'intérêt de la France, et De Gaulle en est un bonne illustration. L'homme d’État est celui qui est capable de mettre un mouchoir sur ses convictions quand elles ne sont pas opérantes. Le politicien est celui qui n'est préoccupé que du succès de sa doctrine même quand elle ne fonctionne plus.

  • Par Aldebaran45 - 18/01/2016 - 05:21 - Signaler un abus Lucide

    L'analyse de Chantal Delsol est la plus lucide, j'en garde une copie. Merci pour l'observation que tous les partis de l'extrême gauche à l'extrême droite sont républicains. C'est une évidence mais largement oubliée au second tour des régionales. Le jour où l'on entendra Marine Lepen crier Vive le Roi ou Vive l'Empereur à la fin de son discours et non Vive la République comme c'est le cas aujourd'hui, alors je changerai mon fusil d'épaule, mais c'est pas demain la veille.

  • Par Mike Desmots - 18/01/2016 - 12:40 - Signaler un abus @aldelbaran45 ., le jour où j'entendrais Vive le Roi......

    Je saurait finalement ...que des dizaines de milliers de français ...se seront fait guillotiner pour rien...!

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Jean Garrigues

Jean Garrigues est professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Orléans et président du Comité d'histoire parlementaire et politique. Il a notamment publié l'Histoire secrète de la corruption sous la Vème République (Nouveau Monde éditions, 2014), La République des hommes d'affaires 1870-1900 (Aubier, 1997), Le Général Boulanger (Perrin, 1999), Les Patrons et la politique. De Schneider à Seillière (Perrin, 2002) et La France de la Vème République (Armand Colin, 2009). Son dernier ouvrage " Chaban. L'ardent" (La Documentation française).  

 

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Chantal Delsol

Chantal Delsol, philosophe, membre de l'Institut, poursuit une oeuvre majeure à la croisée de la métaphysique et du politique. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages aux éditions du Cerf dont "Le Nouvel âge des pères" (2015), "Les pierres d'angles" (2014) et "L'âge de renoncement" (2011).

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Christophe de Voogd

Christophe de Voogd est historien spécialiste des Pays-Bas (Histoire des Pays-Bas des origines à nos jours chez Fayard). Il enseigne l'histoire des idées politiques et la rhétorique politique à Sciences-Po. 

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