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Enfants hyperactifs : le trouble du déficit de l'attention sur-diagnostiqué

En l'espace de 20 ans, le nombre d'enfants américains prenant des médicaments pour traiter l'hyperactivité est passé de 600 000 à 3,5 millions. La vigilance est de mise en France contre de telles dérives chez les spécialistes, aux yeux desquels l'opinion publique confond trop souvent "trouble de l'attention" avec "décharge motrice de l'anxiété". Nuance.

Hein, quoi ?

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Enfants hyperactifs : le trouble du déficit de l'attention sur-diagnostiqué

Les enfants seraient sur-diagnostiqués hyperactifs. Crédit Reuters

Atlantico : Le Dr. Conners, pionnier dans le traitement de l'hyperactivité chez les enfants aux Etats-Unis, s'est récemment inquiété de l'augmentation du nombre d'enfants sous traitement médicamenteux (voir ici). Selon lui, si on est passé de 600 000 enfants en 1990 à 3,5 millions aujourd'hui, ce n'est pas parce que le dépistage s'est amélioré, mais parce que les laboratoires ont mené sur la même période une intense campagne de communication sur le syndrome, et vanté les mérites de leurs produits auprès des médecins, des éducateurs et des parents.

Son interprétation est-elle pertinente selon vous? Pourquoi ?

Monique de Kermadec : Le nombre d’enfants traités, recensé aux Etats-Unis a effectivement augmenté d’une manière impressionnante. Cette augmentation est certainement liée à une attention accrue au comportement de l’enfant, qui pousserait à expliquer certains de ces comportements par le diagnostic d’hyperactivité alors qu’il peut s’agir d’autre chose. N’oublions pas qu’aujourd’hui les enfants sont très tôt soumis à des excitations visuelles et auditives. Un enfant qui passe beaucoup de temps devant l’image renvoyée par la télévision, l’ordinateur ou l’iPad (d’ailleurs, un fauteuil pour bébé avec support pour iPad est sorti dans le commerce), encore plus que de recevoir des informations, sera avant tout stimulé par la rapidité avec laquelle l’image défile, les sons, les lumières et la couleur. L’excitation que l’on observe chez eux est de ce fait plus fréquente et intense que chez les précédentes générations.  Résultat, des enfants peuvent avoir de moins bonnes capacités de concentration. Lorsque la stimulation disparaît, ils perdent l’attention aux détails, auditifs comme visuels.

En ce qui concerne le cas américain, la communication réalisée par les laboratoires pharmaceutiques influence le grand public, qui accepte plus facilement le diagnostic d’hyperactivité, alors qu’il ne s’agit pas toujours de cela. Cela ne signifie pas pour autant que les Américains sont irresponsables, mais cela fait partie de leur culture, et il est vrai qu’aujourd’hui, dès qu’un enfant aura des troubles du comportement ses parents iront consulter, et ressortiront avec un traitement et des médicaments, alors qu’en France on recommandera d’autres prises en charge, dans la mesure du possible

Un protocole bien précis permet de faire la part de ce qui relève d’une véritable hyperactivité, c’est-à-dire une surexcitation mentale dont la personne n’est ni consciente, ni responsable, et de ce qui n’est que la manifestation physique d’une anxiété. Beaucoup d’enfants que je vois en consultation, et dont on a tendance à penser qu’ils sont hyperactifs, sont en réalité hyper anxieux, avec une décharge motrice de l’anxiété. Dans ces cas-là le traitement médicamenteux n’aura aucun effet sur l’anxiété. Il est important pour les parents et les éducateurs d’être en mesure d’opérer cette distinction, qui est fondamentale.

Qu'en est-il en France? Les laboratoires pharmaceutiques ont-ils mené une telle campagne d'information, sans qu'existe un réel besoin derrière ?

Je ne pense pas que les laboratoires français aient une approche aussi massive, vulgarisatrice et "dédramatisante" du traitement. Les parents français sont beaucoup plus frileux que les Américains à l’idée de donner un traitement médicamenteux  à leurs enfants. De toute façon les laboratoires ne communiquent pas directement auprès des parents, et les pédiatres sont beaucoup plus classiques et réservés sur la prise en charge par médicaments. Ils cherchent d’abord à comprendre, au moyen de tests psychologies, ce qui se passe chez l’enfant. On peut dire que de ce point de vue-là, nous sommes en France beaucoup plus conservateurs : les familles n’ont qu’un désir, généralement, celui de trouver une solution autre que celle du traitement médicamenteux.

Les déclarations du Dr. Conners amènent à se demander si le trouble du déficit de l'attention doit nécessairement être pris en charge avec des médicaments. Qu'en est-il dans les faits ? Existe-t-il des moyens alternatifs ?

Lorsqu’on procède à un test de QI, certaines épreuves permettent de se rendre compte si l’attention auditive et visuelle est déficiente ou non. A partir de là se pose potentiellement la question de l’hyperactivité. On complète alors le bilan par des tests de personnalité qui permettent d’apprécier l’importance de l’anxiété. Si celle-ci est grande, on proposera plutôt une thérapie, et en aucun cas des médicaments. Si l’hyperactivité est vérifiée, alors l’enfant est envoyé auprès d’un expert, car tout le monde ne peut pas prescrire les médicaments spécifiques. Et on voit que ces médicaments permettent d’obtenir des résultats tout-à-fait remarquables, qui permettent une meilleure concentration. Néanmoins, en France on ne les prescrit pas trop tôt dans la vie de l’enfant, les doses sont restreintes, et ne sont généralement pas du tout prescrites en dehors des périodes scolaires.

 
Commentaires

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  • Par duriot - 20/12/2013 - 11:12 - Signaler un abus Oui, de l'anxiété...

    Vous avez raison, chère co-intervenante occasionnelle, il s'agit bien d'une anxiété due au manque de repères et de cadres éducatifs, mais cela est difficile à accepter, alors on se rabat souvent sur le diagnostic d'hyper-activité, plus socialement "acceptable". Il m'a souvent été donné de voir cette "agitation" permanente et cette angoisse lorsque les enfants sont en situation d'omnipotence. Même si quelquefois, une vraie cause "médicale" apparaît, le manque de cadres éducatifs est le plus fréquent, mais cela se résout...

  • Par fxhyon - 20/12/2013 - 13:39 - Signaler un abus Vive Freud ! A bas ces connards de parents !

    « le manque de cadres éducatifs est le plus fréquent ». Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû supporter ce genre de niaiserie. Y compris dans ma propre famille très « pédgo-freudienne ». J’ai 3 enfants dont 1 diagnostiqué TDA. Son problème est chimique, pas freudien ! Il est incapable d’écrire un mot de 5 lettres sans le lever le nez sa feuille. Il est comme un aveugle à qui on dirait « Ben, regarde ! ». Alors oui, il prend tous les matins un médicament. Cela lui permet de suivre à peu près en classe et de se traîner à 10.35 de moyenne avec un QI >135. Il travaille dur pour ça, plus nous faire plaisir d’ailleurs que pour lui-même. Alors quand j’entend les pédo-pédago-psy patentés me dire d’un ton très préremptoire : « Il lui faut un CADRE ! » j’ai envie de leurs répondre : PAUVRES CONS ! Il s’en fout de votre cadre. Il n’est pas pour ou contre l’autorité, il est à côté ! « Si tu lui donne une habitude pendant 28 jours, c’est gagné ! » : pendant 1 trimestre, 91 jours, on lui faisait préparer ses habits pour le lendemain afin qu’il s’habille le matin en – 40mn. Dès le 80ème jour on a préparé la transition pour qu’il soit autonome. Et ben non. Dès le 92ème jour : perdue !

  • Par fxhyon - 20/12/2013 - 13:53 - Signaler un abus Mon cher Duriot,

    Vous qui avez l'air d'être un TRES GRAND PEDAGOGUE, d'être le roi du cadre éducatif, je vous mets au défi de prendre pendant les vacances mon fils de 14 ans , 8 jours sans médicament, et de lui imposer un cadre. Ceci dit, je ne vous en voudrais d'échouer, j'en connais un paquet d'éducateurs, "plus de 25 ans de métier, Monsieur ! à qui on ne la fait pas!", qui s'y sont cassés les dents. Mais je suis sûr que vous resterez ferme dans vos convictions : c'est un problème de cadre ! Vraiment, tous des incapables ces géniteurs d'apprenant !

  • Par cpamoi - 20/12/2013 - 14:09 - Signaler un abus Droguer des enfants aux psychotropes. Une honte.

    Les pédopsychiatres ont pour mission de vendre les médicaments produits par les laboratoires. Lors des tests les gamins sont mis dans un tel état de tension, de stress, que même un adulte y perdrait son calme. Les tests sont des pièges. Cette économie de la santé se soucie comme d'une guigne de la santé des enfants. Un gamin drogué à huit ans restera à vie le client des laboratoires. Qu'apprend-on à un enfant placé sous traitement médicamenteux en raison de son comportement ? Que la chimie le rendra heureux, sauf s'il oublie de prendre sa petite pilule matinale ? Qu'il n'a aucune influence sur son propre comportement ? Que tout n'est qu'affaire de chimie ? Par ailleurs, personne ne parle jamais des effets secondaires. Pourquoi un tel silence ?... La honte ?

  • Par fxhyon - 20/12/2013 - 15:22 - Signaler un abus Laisser un enfant s'enfoncer dans une déchéance : une honte

    Encore le genre de niaiserie que l'on peut lire de la part des pédagogues patentés... Les effets secondaires ? une vie sociale équilibrée, des rapports sociaux apaisés, une vie de famille calme, une réelle joie de, enfin, pouvoir écrire les idées qu'il a dans la tête avant qu'elles ne s'évaporent, pouvoir poser une question intelligible avant que le sujet ne s'évapore... Vous aussi, cher Monsieur Cpasmoi, je vous invite à venir partager le quotidien d'un enfant TDA. Un enfant qui est incapable de trouver son livre de français, de crier contre lui même parce qu'il ne réussi pas à le voir, alors que le livre est posé sur son bureau qu'il vient de rangé... Osez, cher monsieur donneur de leçon, venez on vous attend avec impatience !

  • Par duriot - 20/12/2013 - 15:52 - Signaler un abus Savoir lire....

    Cher FXHYON, relisez moi "Même si quelquefois, une vraie cause médicale apparait", entre autres, le TDA de votre enfant, mais il y en d'autres. Moins de 10% des "hyperactifs" sont authentifiés comme atteints d'un vrai trouble, mais il est vrai que quasiment 100% des parents aimeraient que ça ne soit pas la faute de leurs cadres éducatifs, comme on les comprend... c'est si facile de gaver un enfant de médicament et de lui faire porter une responsabilité qui n'est pas la sienne. A défaut d'être un GRAND pédagogue, je suis un pédagogue modeste devant la tâche, car c'est toujours difficile, mais j'ai des résultats...

  • Par fxhyon - 20/12/2013 - 17:39 - Signaler un abus ... entre les lignes !

    J’adore votre phrase ! On dirait du Attali dans le texte. L'article aussi d'ailleurs qui fait référence à la pratique US pour extrapoler vers la France : à la limite de la malhonnêteté intellectuelle. Avez-vous déjà accompagné une famille dans le parcours (du combattant) pour une prise en charge TDA ? Pour nous cela a été très très rapide : 3,5 ans ! Je m'y suis pris très tôt, quand mon fils était en CE1. Il a commencé son traitement juste avant la rentrée du CM2 : sa maîtresse d’école ne l’a pas reconnu : enfant devenu agréable, participant à bon escient, ne perturbant plus le déroulement de la classe… Le parcours : bilan psychologue, 2 bilans orthophonistes, bilan ophtalmo, 3x12 séances orthopties, bilan psychomoteur : 2x20 séances de psychomotricité, bilan hospitalier de l’attention et de l’hyperactivité, 8 séances de psycho en groupe pour apprendre à se comporter face aux (soi-disantes) agressions extérieures. Tout ça pour aussi faire discernement de ce qui appartient à sa personnalité et ce qui relève de son handicap. Suivi mensuel par le médecin de famille… La malhonnêteté est de faire croire qu’en France c’est facile de médicamenter son gamin, au bon vouloir des parents.

  • Par fxhyon - 20/12/2013 - 17:43 - Signaler un abus Ceci dit...

    mon invitation tient toujours, venez vous confronter. L'expérience est toujours préférable...

  • Par fxhyon - 20/12/2013 - 17:53 - Signaler un abus Qui de l’œuf ou de la poule...

    L'article pose comme axiome que l'anxiété est la base du problème. Je pense que prendre ce point de vue est forcément tendancieux. Dans le cas de mon fils l'anxiété en est la résultante : anxieux de ne pas réussir comme les autres, de ne pas comprendre ce qu'on lui demande, de déplaire... Alors forcément, quant on retourne l'axiome, l'article ne tient plus.

  • Par arbat - 20/12/2013 - 18:13 - Signaler un abus éduquez vos enfants !

    il est tellement plus facile de prétendre que le gamin est mala

  • Par arbat - 20/12/2013 - 18:25 - Signaler un abus éduquez vos enfants !

    il est tellement pus facile de prétendre que les enfants sont malades que d admettre q on n est pas foutus de leur inculquer le moindre savoir vivre.a trop les gâter on en fait des bargeauts complets incapables d éprouver la moindre sens du partage et le plus petit respect pour qui qui ce soit et tout cela par pure lacheté face a nos enfants

  • Par coucou.cmoi35 - 21/12/2013 - 01:42 - Signaler un abus Le sucre et la sédentarité

    Travaillez sur ces deux points et vous sauverez à 90% votre enfant de la camisole chimique. Rajoutez des horaires très réguliers et surtout de longues heures de sommeil qui calment et qui réparent. La plupart des momes hyperactifs que j'ai connu pouvait se faire calmer avec un peu d'observation et des mesures de bon sens. Ne vous laissez pas faire par les psy. Si votre enfant rate ses études à cause d'un déficit d'attention, c'est de toutes les façons moins grave que de le gaver de molécules aléatoires qui modifient le cerveau chimiquement.

  • Par coucou.cmoi35 - 21/12/2013 - 01:55 - Signaler un abus M. fxhyon, je suis d'accord avec cpasmoi

    Gaver de pilules un enfant pour le contraindre à la vie sociale est une erreur. Et non, je ne viendrai pas chez vous, j'ai assez à faire avec mes propres enfants. Vous nous parlez des symptomes de comportement mais vous ne nous parlez pas une seule fois de ses habitudes alimentaires, de son hygiène de vie. Le faites vous courir votre enfant ? Qu'il en soit tellement fatigué qu'ils s'en écrase de sommeil et dorme ses 12 heures d'affilées. Une fois réveillé pas trop de stress le matin, pas de sucre, pas de chocolats, mollo sur les graisses, pas de boisson gazeuses surtout et avant tout. Et foutez-lui la paix sans lui mettre trop de pression. L'après-midi, rebelote, gambades dans la forêt en culottes courtes. Les trucs de nos anciens marchaient très bien. Pas la peine de les mettre dans les pattes du Dr. Mengele.

  • Par coucou.cmoi35 - 21/12/2013 - 02:05 - Signaler un abus Les personnels de l'éducation sont complices

    Je ne sais pas trop pour la France mais en Amérique du Nord où je suis, c'est le rêgne de la bétise crasse qui règne. Plutôt que de recadrer un enfant, ils vont faire un rapport, puis un deuxième, puis c'est la directrice, puis la psychologue puis le psychiatre. Ils se refilent la patate en se couvrant derrière la bureaucratie sans jamais rien faire dans le fond. Juste des mots, des paroles, jamais d'actes. le seul acte c'est l'exclusion et le rapport de discipline. C'est toute la violence d'un système implacable derrière de grands sourires hypocrites. Car ce sont des lâches. ils carressent les enfants sur la tête comme s'ils les aimaient, mais ils les caressent en fait comme des bêtes qu'on va tondre et traire. Et ils verseront bien sûr une petite larme en les regardant partir vers l'abattoir.

  • Par Septentrionale - 22/12/2013 - 12:06 - Signaler un abus @fxhion, monstre froid inquisiteur câble fou destructeur à scier

    Avec vous c'est la traque asphyxiante, un enfant ne peut que s' enfoncer, s'égarer et se débattre dans une tragique angoisse.

  • Par Manufinzi - 23/12/2013 - 13:21 - Signaler un abus SOS AU SECOURS SOS

    EXCUSEZ MAIS IL FAUT QUE JE VOUS LE DISE EN MAJUSCULES : L’HYPERACTIVITÉ DES ENFANTS OU ADULTES EST DUE A UNE HYPOTROPHIE DU "TRONC" RELIANT LE CERVEAU CENTRAL ET LES LOBES FRONTAUX. J'AI VU UN REPORTAGE SUR FRANCE 5 VOICI ENVIRON 20 ANS DANS LEQUEL ON MONTRAIT UN ENFANT DE 13 ANS TRÈS HYPERACTIF ET A QUI L'ON PROPOSAIT UNE THÉRAPIE BASÉE SUR UNE GYMNASTIQUE CÉRÉBRALE PERMETTANT DE DÉVELOPPER CE "TRONC" : ON ÉQUIPAIT LE GAMIN D'UN CASQUE AVEC DES CAPTEURS DE L’ACTIVITÉ ÉLECTRIQUE DU CERVEAU GRÂCE A LAQUELLE IL DEVAIT, SANS INTERVENTION D'UNE MANETTE, JUSTE AVEC SA CONCENTRATION MENTALE, DÉPLACER DES ÉLÉMENTS D'UN JEU VIDÉO SUR UN ÉCRAN FACE A LUI. 45 MINUTES 2 OU 3 FOIS PAR SEMAINE DURANT 3 MOIS. AU TERME DE CE "TRAITEMENT" LE GARÇON, QUI ÉTAIT A LA BASE D'UNE GRANDE HYPERACTIVITÉ SE TROUVA GUÉRI COMME PAR MIRACLE. DEUX IRM DE SON CERVEAU FURENT RÉALISÉES, UNE AVANT TRAITEMENT QUI MONTRAIT L'ATROPHIE DU TRONC ENTRE LES 2 PARTIES DU CERVEAU ET UNE IRM APRÈS TRAITEMENT QUI MONTRAIT UNE AUGMENTATION DU DOUBLE DU VOLUME DE CE TRONC. DITES MOI POURQUOI PERSONNE NE SE SOUVIENT DE CETTE EXPÉRIENCE MENÉE AUX USA IL Y A ENVIRON 20 ANS??? PEUT ÊTRE POUR FAVORISER LE LOBBYING DES LABOS???

  • Par Manufinzi - 23/12/2013 - 13:53 - Signaler un abus En complément à mon précédent message... SOS

    En complément de mon précédent message pour vous dire que, à mon grand étonnement, personne ni médecins ni patients ni journalistes, personne ne se souvient du reportage dont je viens de vous parler !!! C'est assez incroyable et pourtant je n'ai pas rêvé ! Le commentaire de ce reportage expliquait que les lobes frontaux sont le siège de la raison et du contrôle de nos émotions. En développant le "pont" qui relie la partie centrale de notre cerveau avec les lobes frontaux on rétablie cette faculté de contrôle du comportement. Pas besoins de psychotropes et de toute la pharmacopée abrutissante que l'on veut donner aux enfants atteints de cette "pathologie". la photo IRM réalisée sur le jeune garçon dont je vous ai parlé avait été également faite sur une cinquantaine de cerveaux d'enfants atteint du même trouble et montrait la même déficience à CHAQUE FOIS !! Enfin, pour rappel : une expérience décrite dans le parisien voici 10 ans environ, l’hôpital de la Timone de Marseille a mené une expérience à base de magnésium donné a haute dose à des enfants hyperactifs avec 100% de réussite. Rappelons ici que le magnésium entretien voir développe les fibres nerveuses dont celles du cortex !

  • Par milnines - 23/12/2013 - 14:05 - Signaler un abus au secours, en effet

    Je n'ai pas vu ce reportage et je le regrette... Toutefois, je viens de passer qq années à travailler dans le secteur pharma et OUI , ô surprise, il y a lobbing. Grave. Pour autant, si messieurs Freud, Lacan et autres Winnicott ont proposé quelques concepts intéressant en leur temps (oh la la encore un qui remet les messies en question, le vilain qui n'a pas réglé son Œdipe...) il serait intéressant que CERTAINS de nos amis thérapeutes et pédagogues mettent à jour leur connaissances. En neuropsy par exemple. Car de nombreuses familles sont en souffrance et se battent seules.

  • Par Manufinzi - 23/12/2013 - 14:06 - Signaler un abus Allez... un dernier message pour le régulateur et l'équipe rédac

    S'il vous plait monsieur le régulateur, alertez votre équipe rédactionnelle pour qu'elle se mette en quête des infos dont je vous ai parlé. L'hyperactivité est une grande cause nationale et internationale qui concerne des centaines de milliers d'enfants et d'adultes. Le fait que, ni les médecins ni les journalistes ne reprennent les infos dont je vous ai parlé, ce fait laisse des familles dans le désespoir réduit à leur soumission aux psychotropes donnés à leurs enfants. Tout ceci relève d'une GRANDE CRUAUTÉ inconsciente et collective additionnée de moralité mal placée, relevant de la peur face à l'inconnu. La plus grande responsabilité est celle des mèdecins qui ne vont pas chercher l'info, même les spécialistes de ces questions, ou qui ne bénéficient pas de ces infos. Tout ça doublé du lobbying des labos qui ont flairé le marché juteux depuis plus de dix ans maintenant et qui feraient n'importe quoi pour maintenir les protocoles de traitement au Rivotril par exemple ou ce genre de psychotrope... Mais dans quelle société vivons-nous??? S'il vous plait Monsieur le modérateur ALERTEZ VOS COLLABORATEURS

  • Par Manufinzi - 23/12/2013 - 14:23 - Signaler un abus Une dernière couche...

    Même si les médecins spécialistes de l'hyperactivité ne connaissent pas l’expérience menée aux USA il y a 20 et dont je vous ai parlé plus bas, même si ces spécialistes ne connaissent pas cela, ils ne peuvent ignorer l’expérience menée à la Timone à Marseille. 300mg à 400 mg de magnésium par jour (de mémoire) et un résultat époustouflant de réussite après un mois de traitement. Le magnésium avait probablement permis le développement du câble nerveux entre cerveau 2 et cerveau 3 (lobes frontaux). POURQUOI les spécialistes comme ceux de l’hôpital Debré à Paris ne s'inspirent-ils pas de cette expérience connue et même archi-connue parue dans Le Parisien et Aujourd'hui en France???? Aaaahhhh je sais... c'est trop compliqué, trop casse pied que d'avoir à essuyer les plâtres, un truc qui marche mais qui semble trop simple... autant shooter les gamins avec du Rivotril... là au moins ils restent tranquilles et satisfont plus ou moins avec les exigences sociales, scolaires notamment ! c'est simple et le résultat est garanti au moins... leur responsabilité est sauve ! Je déteste ces médecins fainéants et stupides ils font honte au serment d’Hippocrate

  • Par Manufinzi - 23/12/2013 - 21:49 - Signaler un abus Allo Oxo ici la Terre...

    Plus personne pour répondre à mes trois interventions?? Eh oh les parents... vous êtes toujours interrogatifs?? Personne ne semblait considérer les troubles TDA comme relevant d'un problème cérébral assez "simple" finalement?? Avez-vous vu ces articles parus récemment évoquant l'augmentation de la masse cérébrale pour des joueurs de jeux vidéo type Mario Bross?? La gymnastique cérébrale ne dit rien à personne?? Bon... j'aimerai bien quand même avoir un petit retour... ne serait-ce que de vous Monsieur le modérateur. Merci par avance

  • Par claire novembre - 24/12/2013 - 13:30 - Signaler un abus similitudes entre ritaline et cocaïne

    @Manufinzi,vos infos intéressantes sur le traitement de l'hyperactivité et leurs résultats ne sont pas divulgués parce que c'est beaucoup moins intéressant pour les labos que la prescription de ritaline dont la consommation a beaucoup augmenté en France ces dernières années avec tous les risques,dont idées suicidaires,liés aux effets secondaires. Il y a quelques mois, pendant une séance des questions au gouvernement une députée a alerté l'Assemblée nationale sur les dangers de l'augmentation de la consommation de la ritaline en France ces dernières années ! Depuis quelque temps,l'augmentation des suicides d'enfants semble suivre celle de la consommation de ritaline qui est une drogue ( le mode d’action d’une drogue illicite, comme la cocaïne, et celui d’une drogue licite (sous usage médical), comme le méthylphénidate (Ritalin), est presque identique (Volkow et al., 1995)http://dangerritaline.wordpress.com/

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Monique de Kermadec

Monique de Kermadec est psychologue clinicienne et psychanalyste spécialiste de l'apprentissage, de la précocité et du succès chez l'enfant.  Elle est notamment l'auteure de Pour que mon enfant réussisse et de L'adulte surdoué, apprendre à faire simple quand on est compliqué, parus aux éditions Albin Michel.

Son dernier livre s'intitule Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans aux Editions Albin Michel.

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