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En renonçant à la baisse des dépenses publiques, Emmanuel Macron va se mettre en contradiction avec la logique d’offre qu’il a toujours défendue

Renoncer à baisser les dépenses publiques va être contradictoire avec l‘objectif de compétitivité. Les dépenses publiques ont besoin d’impôts pour se financer. Or, cette logique d’offre a besoin de baisse d’impôts

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En renonçant à la baisse des dépenses publiques, Emmanuel Macron va  se mettre en contradiction avec la logique d’offre qu’il a toujours défendue

 Crédit POOL / AFP

Emmanuel Macron n’a pas seulement infléchi le ton et la forme de son discours pour essayer d’enrayer la grogne et la rogne sociale, on sait maintenant qu’il va renoncer à son objectif premier de réduire les dépenses publiques qui était de parvenir à l’équilibre budgétaire et même à excèdent à la fin de son quinquennat. 
Lors de son discours au Congrès, le président de la République a laissé entendre qu’il allait veiller à l'évolution des dépenses publiques. Quelques heures plus tard, on apprenait que l’Assemblée nationale devra accepter la baisse, non pas des dépenses publiques, mais la baisse de leur augmentation.
En bref, on va baisser la hausse. Quelques heures plus tard, Edouard Philippe le Premier ministre confirmait l'abandon de parvenir à l’excédent. Rien de plus logique si on veut reconstruire l’Etat Providence sans faire de mal à personne.
Alors, on peut comprendre qu’un gouvernement menacé par la colère sociale et le mécontentement renonce à ses engagements de rigueur, on comprendrait éventuellement qu‘en période de conjoncture difficile, un gouvernement relâche les manettes budgétaires, mais on n’est, ni dans l’un, ni dans l'autre de ces deux cas. 
Plus grave, en inversant la priorité budgétaire, en renonçant à son projet de revenir dans les clous de Maastricht, Emmanuel Macron se met en contradiction avec la politique de compétitivité qu‘il défend avec ferveur depuis le début de son mandat. 
Dès son arrivée au pouvoir, le président de la République a opté sans l’ombre d’une hésitation pour mettre en place une politique de d’offre.
Partant du constat partagé par beaucoup que l’économie française souffrait d’un déficit de compétitivité coût et hors coût, il a déployé tous les outils de l’économie d’offre. Il a réformé le code du travail pour faciliter la mobilité et la flexibilité, il a abaissé l’imposition du capital pour attirer les investisseurs et amélioré l‘attractivité du site France en semant toutes les graines d’une politique pro-business, ce qui lui a permis de changer d’abord l'image de la France à l’étranger et de conforter sa propre image auprès de ses électeurs, cadres moyens et cadres supérieurs. 
Le problème, c’est qu’une politique de réformes structurelles capables de booster l’offre ne produit pas des effets très rapidement parce que ça ne passe que par de l’investissement. L’opinion s’est donc impatientée. Et pour répondre à cette impatience, il s’engage à redonner un peu de grain à moudre via le budget.
Et bien ce renoncement est contradictoire avec la politique de l’offre. Le budget et la montagne de dépenses publiques et sociales sont évidemment utiles au moral de ceux qui sont en difficulté, mais ces dépenses publiques et sociales, ce sont aussi des impôts et cotisations. Or, les impôts et les cotisations sont des freins à la compétitivité. 
Les amortisseurs sociaux ne tombent pas du ciel. Il faut bien les financer. 
Si on veut que le système économique gagne en compétitivité, il lui faut supporter moins d’impôts, moins de cotisations obligatoires et moins de frais généraux. 
C’est vrai pour les entreprises qui ont besoin de souplesse pour gagner des marchés mais c’est vrai aussi de l’Etat, des collectivités locales et même des organismes sociaux qui doivent prouver l'attractivité du système auprès des investisseurs. Sinon, ils partiront à l’étranger et les étrangers ne viendront pas chez nous.
Le gouvernement peut toujours nous expliquer qu’à l’avenir, il comptera sur un élargissement du gâteau pour faire tomber la part relative des charges fiscales et sociales, mais comment élargir le gâteau si ceux qui le produisent (salariés, actionnaires et clients) sont empêchés de le faire. 
Le gouvernement peut aussi reprendre à son compte l’argument des Keynésiens pur sucre qui nous expliquent que la dépense sociale permet de soutenir la demande et qu‘à ce titre, elle est utile au fonctionnement du système, sauf que le gouvernement nous a démontré à longueur de campagne que l’argent social n’avait pas l’efficacité qu’on lui prêtait. Si non, il y a des années que la pauvreté dans ce pays aurait disparu, que nous serions au plein emploi et que les inégalités ne seraient pas un problème ni social, ni politique. 
Si le débat actuel préfigure un changement de stratégie, ça signifie que le gouvernement va aussi progressivement changer cette logique d’offre. Emmanuel Macron ne s’est pas fait élire sur une promesse mais sur une analyse courageuse qui soulignait la corrélation entre le social et l’économie. « On ne peut faire du bon social que si et seulement si on avait une bonne économie. Restaurons la force de l’économie et nous aurons des créations de richesses et des emplois ». D’où moins d’inégalité, moins d’allocation chômage etc.
Cette mécanique vertueuse avait pour corolaire la baisse des dépenses publiques. Si on ne baisse pas les dépenses publiques, on va continuer à plomber durablement le système économique qui bénéficiera d’un modèle social des plus généreux (et couteux) mais évidemment de moins en moins efficace. 
La logique d’offre produit des rendements croissants. Si on n’y prend pas garde, l’Etat providence en risque d’obésité génère des rendements décroissants.
 
 
Commentaires

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  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 11/07/2018 - 07:44 - Signaler un abus est-ce que vous pouviez

    est-ce que vous pouviez imaginer sérieusement qu'un président et un premier ministre, fonctionnaires de formation puissent être capables de faire baisser la dépense publique.....Il n'y a guère que JMS pour l'avoir espéré......

  • Par hermet - 11/07/2018 - 07:55 - Signaler un abus surprise ??

    Il fallait être très naïf pour penser qu'un pur produit de la haute administration allait la réformer avec une baisse de dépense public, depuis le départ Macron n'est qu'un clone de Hollande savamment vendu par les Médias et cette même haute administration. On en réformera pas l'état avec des gens qui en sont issus, au passage les Allemands ne vont pas apprécier (prévisible aussi) et derrière les beaux discours, on s'oriente vers une réforme de la zone Euro, les Italiens s'y préparent, les Allemands aussi, les Français avec Macron regardent ailleurs.........

  • Par Ganesha - 11/07/2018 - 09:18 - Signaler un abus Crétin malfaisant

    François Fillon était un crétin malfaisant, qui s'apprêtait à mener la France au désastre ! C'est la raison pour laquelle les vrais responsables de la politique dans notre pays ont monté, en urgence, une cabale permettant d'éliminer ce fou dangereux, qui pouvait nous enfoncer dans la ruine et conduire notre peuple à la révolte ! Les français pauvres ne sont en aucun cas aussi soumis et disciplinés que leurs homologues allemands ou anglais !

  • Par J'accuse - 11/07/2018 - 09:20 - Signaler un abus La stratégie du mensonge

    Macron a érigé la contradiction en principe politique: le tic de langage "en même temps" lui sert à annoncer des mesures tout en faisant le contraire, ce qui est d'ailleurs habituel chez les politiciens. La rhétorique manipulatrice est la base de la duperie, et tout notre système politique supposément démocratique est fondé là-dessus.

  • Par Ganesha - 11/07/2018 - 09:26 - Signaler un abus Austérité Merkelienne

    Dans toute polémique, il y a toujours des ''pour'' et des ''contre''. Mr. Sylvestre est en charge de réjouir sur ce site les ''fillonistes nostalgiques''. Mais les autres intervenants ont bien du se rallier à l'opinion désormais très largement majoritaire, partagée par tous les experts et analystes sérieux, que les dix années, marquées par une ''Austérité Merkelienne'' ont enfoncé l'Europe dans une crise dramatique. Même à votre âge, on peut encore progresser, et accepter de ''regarder la réalité en face'' !

  • Par Ganesha - 11/07/2018 - 09:36 - Signaler un abus Message personnel

    Chers papys, jusqu'à présent, vous avez eu la chance de ne pas encore vous être fait agresser en sortant de chez vous, votre voiture n'a pas encore été brûlée ! Vous voyez régulièrement à la télé ce qui pourrait réellement se produire, si l'on pousse la population de la France dans ses derniers retranchements. Vous allez peut-être devoir accepter une légère fonte de vos précieux avoirs... mais c'est la condition indispensable pour pouvoir vivre paisiblement les quelques dernières années qui vous restent ! A votre âge, même avec le Viagra, la part de votre budget consacrée aux ''plaisirs féminins'' a beaucoup diminué, et soyez rassurés : vous disposerez toujours du ''minimum vital'' !

  • Par Poussard Gérard - 11/07/2018 - 09:37 - Signaler un abus Pourquoi avez-vous voté pour ce type?

    autoritaire, immature aux ordres des financiers, banquiers labos?? et qui continuent à nous mépriser brimer, insulter, sanctionner, taxer?? Honte à ces medias islamo gauchistes , juges et hauts fonctionnaires qui ont oeuvré pour le pire

  • Par Stargate53 - 11/07/2018 - 09:54 - Signaler un abus Tant que personne n'émerge dans l'opposition !

    Le problème est qu'il se croit tout permis en raison de l'absence d'un opposant crédible à droite ou à gauche ou aux extrêmes ! On entend que des chamailleries internes aux partis d'opposition ou détournement d'argent publique, européen et comme les français ont perdu confiance dans ce petit monde politicien qui n'incarne qu'une envie de carrière, E macron utilise tout les artifices à sa disposition pour durer avec beaucoup de communication ! On en a pris pour 5 ans et les surprises (mauvaises) vont arriver les unes après les autres. E Macron est un iceberg dont on a vu 1 neuvième de sa personnalité et promesses électorales (donc mensonges) lors de l'élection présidentiel et les 8 neuvièmes restent à découvrir ! Cela ne sera pas une partie de plaisir avec les dossiers comme les retraites, l'immigration clandestine, la dépendance, l'hôpital, la dette, les dépenses publiques etc... Les remèdes seront rarement les plus adaptés ! Si on y rajoute un monde syndical archaïque, le climat social ne va pas bien aller non plus ! Alors si la croissance chute comme cela s'annonce...... C'est de la souffrance - en plus - pour la grande masse de la population qu'il faut craindre !

  • Par Citoyen-libre - 11/07/2018 - 11:51 - Signaler un abus Le Gamin !

    Ce type est arrivé à ce poste parce qu'il a été repéré, sans doute depuis très longtemps, à la manière des chasseurs de têtes. De fait il a été le candidat désigné. Les dernières élections prouvent qu'il faut être choisi. Ceux qui veulent passer outre, finissent comme Tsipras, Fillon, MLP, etc. Le chemin risque donc d'être très long pour Wauquiez et impossible pour MLP. Les casseroles du Gamin commencent à se cumuler.....et à se savoir. Donc, en 2022, soit les mêmes qui l'ont porté, le conserveront en fonction de leurs intérêts, soit une ou deux casseroles s'étaleront dans les médias. Pour le reste, c'est à dire la Masse, constituée du petit peuple, elle représente une donnée insignifiante, une variable manipulable, pour ces gens là. Il n'y a qu'à s'interroger sur le fait que Sarko, Hollande ou Fillon pensent pouvoir revenir. C'est dire le regard qu'ils ont sur la Masse. En fait, aujourd'hui, beaucoup d'argent, du marketing à outrance, de la communication bien organisée, des médias aux ordres, même Ganesha peut prétendre à être élu à la présidentielle. A la condition toutefois d'être le candidat désigné. Ce qui devrait calmer les ardeurs du Dieu de la Jeunesse.....

  • Par Ganesha - 11/07/2018 - 12:55 - Signaler un abus 1962, Un signe avant-coureur ?

    Il reste une possibilité, réelle, de réussite pour Emmanuel Macron, de devenir un ''grand président'' : imiter Charles de Gaulle, qui, en 1962, a su réaliser un virage à 180° ! Élu sur le ''Je vous ai compris !'' d'Alger, il a conclu ensuite les Accords d'Evian. Un signe avant-coureur ? J'ai entendu un bref extrait du discours d'hier de Macron devant le congrès de Versailles, où il déclarait : ''Une des principales causes de la Pauvreté, ce sont les contrats de travail ultra-courts, de quelques jours. Comment, dans ces conditions, trouver un logement, faire des projets d'avenir ?''. Formidable aveu de culpabilité, de la part d'un homme qui s'est empressé, aussitôt arrivé au pouvoir, d'ajouter une couche supplémentaire aux crapuleuses lois ''Travail'' de son prédécesseur !

  • Par Ganesha - 11/07/2018 - 13:04 - Signaler un abus Algérie Française !

    La lecture des commentaires sur ce site en témoigne : il reste encore en France de nombreux partisans de l'équivalent de ''l'Algérie Française'' des années 1960, qui aujourd'hui, s'appelle ''Mondialisme Libéral'' ! Et si, le but réel et secret d’Emmanuel Macron était de continuer l’œuvre de Sarko et Hollande : nous démontrer par la pratique, au moins à une majorité d'électeurs, que le système économique actuel est encore plus délétère que ne l'a été le Communisme soviétique ? Il semblerait que dans l'ensemble de l'Europe, les peuples commencent à comprendre l'impérieuse nécessité de se débarrasser de cette intolérable nuisance ! Mais, bien entendu, les abonnés d'Atlantico seront les derniers à comprendre !

  • Par Olivier62 - 11/07/2018 - 13:30 - Signaler un abus Comme si ce que dit Macron avait la moindre importance !

    Petit arriviste monté de toutes pièces par les oligarques du système financier qui l'ont fait élire dans des conditions dignes d'une république bananière, il était illusoire d'attendre quoi que ce soit de Macron. Il continuera à faire comme pendant la campagne électorale : dire tout et son contraire dix fois par jour; pour le reste, il continuera fidèlement la politique de soumission et de dissolution de la France dans le mondialisme.

  • Par gerint - 11/07/2018 - 14:35 - Signaler un abus Ce n'est pas la baisse des dépenses publiques qui fâchent le plu

    mais bien la personne de Macron-même qui radicalise l'opposition, au moins autant sinon plus que Sarkozy dont on n'avait pas l'impression- plutôt au contraire d'ailleurs- qu'il avait été choisi par le système finacier longtemps à l'avance comme les commentateurs ici le disent -et Attali dès 2014- même si Sarko a bien soigné les financiers au final.

  • Par Citoyen-libre - 11/07/2018 - 15:09 - Signaler un abus L'opposition est un leurre

    Nous avons régulièrement des commentateurs qui nous donnent des leçons d'économie : Ajm, Kelenborn, etc. Je pense qu'ils le font en toute bonne foi. Le problème, en économie, comme dans d'autres matières, c'est de déterminer les finalités. Le pays ne se porte peut-être pas si mal que ça, globalement. Ce qui ne va pas, c'est l'évolution de la classe moyenne au sens large. Son niveau de vie qui régresse depuis les années 80, et le peu d'évolution financière de la jeunesse et de ses diplômés. Il y a une chape de plomb dans ce pays, orchestrée par les mêmes qui ont mis Macron au pouvoir, et qui empêche tous les salariés de respirer. Aujourd'hui 2 catégories de gens sont préservés : les cadres supérieurs de direction générale, et les pauvres. Tout le reste de la population travaille pour ces 2 catégories. C'est ça le problème de la société française. Et l'opposition à la Mélanchon est une foutaise. Conclusion, le Macron qui en train de décevoir fortement va faire comme Sarko et Hollande, favoriser les bruleurs de bagnoles, en augmentant la dépense publique et ponctionner les salariés et retraités. Les profs d'éco me démentiront peut-être, mais ne sommes nous pas les seuls à faire ça ?

  • Par Yves3531 - 11/07/2018 - 15:12 - Signaler un abus Vous faites erreurs...

    Macron n’est pas un produit du système financier. Macron il ne faut pas l’oublier est un ENArque, remarqué parce que brillant et ayant fait un STAGE chez ROTHSCHILD. Macron est un produit de la caste de la haute administration rendu hybride haut et finance par son corps d’origine pour sauver le système, après le calamiteux et désastreux hollande, en concluant un accord profitable la finance tout en préservant les avantages de l’administration et sa ventripotence...

  • Par Anguerrand - 11/07/2018 - 15:31 - Signaler un abus De quel droit le Président et sa famille - belle famille

    ont l’integralite de leurs vacances, et quelles vacances ! ... au frais du contribuable ? N’a t il pas les moyens de se payer ses vacances dans un hôtel à ses frais, avec piscine d’origine comme les chefs d’etats étrangers? Brégançon pourrait se vendre une fortune et économiser les dizaines de fonctionnaires qui s’en occupent pour qq jours de vacances de milliardaire. Voilà des économies MR Macron, idem pour la LANTERNE lupanars de Hollande . Non MR Macron vous n’etes pas le Roi de droit divin et nous vos sujets

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 11/07/2018 - 23:36 - Signaler un abus encore un thème pour

    encore un thème pour ganeshânebâté,...... il s'est une fois de olus dechainé sur un sujet qu'il ne maîtrise absolument pas, et dans lequel comme à son habitude, il mélange tout, Fillon, Merkel,, les oapys, l'Algérie Française, j'en passe, et des meilleures. Enfin, il passe pour ce qu'il est vraiment : un con !

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Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.

Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.

Il est aussi l'auteur du blog http://www.jeanmarc-sylvestre.com/.

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