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Emmanuel Macron, François Hollande, Nicolas Sarkozy : le match des bilans après 7 mois de mandat

Les débuts de quinquennats de nos trois derniers Présidents de la République présentent des différences, mais aussi des constantes. Pour arriver, en décembre, à des niveaux popularité de 52% (pour Sarkozy), 37% (Hollande), et 52% (Macron) auprès des Français.

Première année

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Emmanuel Macron, François Hollande, Nicolas Sarkozy : le match des bilans après 7 mois de mandat

Atlantico : 2007-2012-2017. Après 7 mois de présence à l'Elysée, quel bilan comparatif peut on dresser des trois derniers présidents français, Nicolas Sarkozy, François Hollande, et Emmanuel Macron ? Quelles ont été, sur les différentes thématiques, les promesses de campagnes respectées, ou non, et les mesures les plus emblématiques de ces débuts de quinquennat ?

Bruno Cautrès : Les débuts de quinquennats de nos trois derniers Présidents de la République présentent des différences, mais l’on retrouve toujours quand même des constantes : il s’agit de montrer que « le changement » ou « la transformation » sont en cours, que le nouveau pouvoir agit énergiquement (renvoyant toujours ses prédécesseurs à l’inaction, aux problèmes non réglés depuis « vingt ou trente ans »), que les promesses sont tenues et que les premiers résultats sont palpables. Les premières mesures prises et lois votées doivent également montrer que la nouvelle majorité est au travail, qu’elle est efficace et qu’elle n’a pas d’autre objectif que le « redressement » d’une France toujours décrite comme au bord du gouffre et finalement sauvée par la magie de l’élection présidentielle, le talent et l’abnégation au travail du nouvel exécutif, la clairvoyance de son diagnostic sur l’origine de nos problèmes et de nos maux.

On est donc bien à chaque fois dans la mise en œuvre de mesures emblématiques, chargées en symboles et qui doivent « imprimer » en profondeur l’opinion, fixer un « cap » et donner la trajectoire de l’action pendant les 5 ans. C’est d’ailleurs en cela que les ruptures et les changements de cap en cours de mandat sont très délicats, voire impossibles, à gérer (Jacques Chirac en octobre 1995 ou François Hollande à partir du début 2014). La composition du gouvernement fait également partie de cette stratégie de communication.

En début de mandat, Nicolas Sarkozy met en place un Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale, confié à Brice Hortefeux, fait adopter la loi sur la récidive (peines planchers, suppression de l’excuse de minorité pour les récidivistes de plus de 16 ans) et met en œuvre rapidement des mesures phares de son programme économique : adoption de la loi sur le service minimum dans les services publics, loi TEPA (le « paquet fiscal », composé du bouclier fiscal, de la défiscalisation des heures supplémentaires, de la diminution des droits de succession). La réforme de l’autonomie des universités est également très rapidement lancée. L’agenda européen de Nicolas Sarkozy est également très lourdement chargé en son début de mandat : adoption du Traité de Lisbonne, préparation de la présidence française du Conseil européen (second semestre 2008), questions internationales ou relations avec la Russie. Parmi les promesses non-tenues en début de mandat ou finalement jugées irréalisables, on peut citer les « plafonds annuels d’immigration », les allocations familiales dès le premier enfant, la loi interdisant les « golden parachutes ».

 
Commentaires

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  • Par assougoudrel - 30/12/2017 - 12:30 - Signaler un abus Le bilan comparatif est

    à faire après le mandat présidentiel. Très souvent; le gouvernement (président en tête) bénéficie du travail du précédent et met ça sur son compte; par contre si le bilan est mauvais, c'est de sa faute. Hollande doit se dire: "pas de bol". Ce n'est qu'à la fin d'un tir que l'on va au résultat pour compter les impacts et départager les bons tireurs grâce au groupement sur la cible. Pour le moment, il est beaucoup trop tôt. Ce matin, aux infos et après, il n'y avait que des éloges pour Macron et le bonnet d'âne était attribué à Trump. Il n'y a rien de sérieux dans tout ça.

  • Par Anouman - 30/12/2017 - 21:38 - Signaler un abus Trio

    Peu importe leur popularité (mesure sans aucun fondement). Mais ils forment un sacré trio et représentent une belle continuité dans la médiocrité.

  • Par Bertrand DARGNIES - 31/12/2017 - 14:09 - Signaler un abus De DE GAULLE à MACRON : 1965 -2017

    La DROITE on s’en fout ! Parlez-nous plutôt de LA FRANCE et des Français comme DE GAULLE ! La DROITE a été AUSSI NULLE que LA GAUCHE : Match NUL entre 2 NULS ! Pauvre CHIRAC qui n’a RIEN FOUTU pendant 12 ans et qui a fait perdre son rang à LA FRANCE ! MACRON ne réussira peut-être pas à éviter LE DECLIN mais il a une vraie chance et au moins il y travaille 22 heures sur 24 et il croit au contraire de CHIRAC qui n'était un radical-socialiste à l'ancienne et dire que CHIRAC était soi-disant aimé des français par manque de LUCIDITE avec sa dissolution imbécile conseillée par un idiot ... Plus de la moitié des français pensent : DONNONS LUI SA CHANCE à MACRON car LUI SEUL peu stopper le DECLIN . WAUQUIEZ un assoiffé de pouvoir à l’ancienne n’a AUCUNE CHANCE regroupant 20 % de la soi-disant DROITE ... GAUCHE et DROITE 2 mots à bannir pendant au moins 1 ou 2 générations : MERCI MACRON rien que pour cela ! Bertrand DARGNIES , militant de terrain des REPUBLICAINS pendant 20 ans .

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Bruno Cautrès

Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes portant sur la participation politique, le vote et les élections (Panel électoral français de 2002 et Panel électoral français de 2007, Baromètre politique français). Il a développé d’autres directions de recherche mettant en évidence les clivages sociaux et politiques liés à l’Europe et à l’intégration européenne dans les électorats et les opinions publiques.  En 2014 il a publié Les européens aiment-ils (toujours) l'Europe ? aux éditions de La Documentation Française.

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Maxime Tandonnet

Maxime Tandonnet est un haut fonctionnaire français, qui a été conseiller de Nicolas Sarkozy sur les questions relatives à l’immigration, l’intégration des populations d’origine étrangère, ainsi que les sujets relatifs au ministère de l’Intérieur.

Il commente l'actualité sur son blog personnel.


 

 

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