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Donald Trump, un ami qui nous veut du bien… à nos risques et périls

Donald Trump rencontre Emmanuel Macron vendredi 14 juillet. On note de nombreuses divergences entre les deux pays et notamment sur le climat suite à la décision du président des Etats-Unis de sortir de l’accord de Paris.

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Donald Trump, un ami qui nous veut du bien… à nos risques et périls

Atlantico : Concrètement, Emmanuel Macron a-t-il des chances de convaincre Donald Trump de revenir dans les accords de Paris sur le climat ? Sous quelles conditions ?

Jean Sylvestre  Mongrenier : N’exagérons rien quant aux divergences de fond, ne confondons pas les pays et les hommes qui les dirigent un temps. Le principal désaccord porte sur l’accord de Paris et la lutte contre le changement climatique. L’approche de Trump est climato-sceptique : il ne nie pas les changements à l’œuvre mais relativise singulièrement le rôle des hommes. Tant en raison de l’accroissement de leur nombre à la surface de la terre et de leur puissance d’action, ce que Heidegger appelle le règne de la technique, ce point de vue est difficilement soutenable.

L’anthropisation de nos écosystème est visible à l’œil nu et cela ne peut être sans conséquences sur l’environnement. 

En fait, il faudrait se demander si Trump n’est pas conscient du problème d’ensemble mais fait preuve de mauvaise foi et s’entête dans le déni, pour ne rien céder. D’une part, sa personnalité, sa formation d’homme d’affaires et ses convictions le font certainement douter de l’efficacité du lourd dispositif prévu par l’accord de Paris qu’il voit comme une « usine à gaz ».  D’autre part, comme bien des Américains, fussent-ils philosophiquement conservateurs, il croit au progrès et à la libre entreprise. Probablement pense-t-il que la technique nous sauvera de la technique, pour peu que l’on laisse jouer les mécanismes de marché. 

Emmanuel Macron peut-il le convaincre ? Donald Trump n’est pas un « perdreau de l’année », il est orgueilleux et peut réagir par la provocation. En revanche, ceux qui le connaissent personnellement disent qu’il sait écouter et s’intéresser à des questions concrètes. Il faut comprendre sa psychologie : une grande part de sa vie, nonobstant sa richesse, il aura été méprisé par l’establishment américain, ce qui génère des anticorps et forge un habitus. Si l’on fait preuve de tact, sans excès, et que l’on parvient à lui démontrer le bien-fondé d’une approche pratique et « business » de la question, il y a peut-être une marge de négociation. L’accord sur le climat est une question de « gros sous » et bien des choses sont négociables.

Cela dit, Donald Trump ne décide pas seul : il n’est pas un potentat oriental. Par ailleurs, il lève de vraies questions. Alimenter un fonds communs pour aider les pays les plus dépourvus à faire face est une chose, accorder des délais à des économies émergentes, voire émergées dans le cas de la Chine populaire, au prétexte d’une réparation historique, en est une autre. Les « émergents » ne peuvent simultanément prétendre que les Occidentaux auraient confisqué le développement économique, entamer une course à la croissance qui génère des effets pervers et mettre une nouvelle fois en cause la responsabilité des anciennes puissances industrielles.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 14/07/2017 - 10:02 - Signaler un abus La température globale baisse depuis trente ans...

    alors que les activités humaines ont explosé depuis trente ans. Le schéma du GIEC est totalement invalidé par la réalité des faits et ça, c'est scientifique, Jean-Baptiste Mongrenier! Alors, ce n'est pas le point de vue de Donald Trump qui est difficilement soutenable, mais celui du vice-chancelier d'Allemagne, Emmanuel Macron...mais celui-ci a le soutien de la Fuhrerin Merkel, qui a furieusement besoin du soutien des idéologues verts pour être réélue...mais ça, ce n'est pas de la science, mais de la politique du 4eme Reich allemand...

  • Par cloette - 14/07/2017 - 12:15 - Signaler un abus le GIEC

    ou la vérité révélée de l nouvelle religion .

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 14/07/2017 - 17:19 - Signaler un abus Il est vrai que le

    Il est vrai que le réchauffement climatique n'est qu'une énorme fumisterie....... Mais ça arrange tout le monde car ça aura pour effet de ruiner les pays producteurs. Et ça c'est plutôt sympa.

  • Par zen-gzr-28 - 14/07/2017 - 23:56 - Signaler un abus Cela me rappelle la période

    où les écolos ont convaincu les politiques d'octroyer une prime pour l'achat d'un véhicule diesel...pour le bien de la planète. Les hommes ont fait souffrir la nature, toujours par profit la plus part du temps, sans aucune sanction ou alors bien faible par rapport aux dégâts causés. Le GIEC est une fumisterie tout comme le G20, tout comme le discours des écolos sectaires et incompétents.

  • Par zen-gzr-28 - 14/07/2017 - 23:56 - Signaler un abus Cela me rappelle la période

    où les écolos ont convaincu les politiques d'octroyer une prime pour l'achat d'un véhicule diesel...pour le bien de la planète. Les hommes ont fait souffrir la nature, toujours par profit la plus part du temps, sans aucune sanction ou alors bien faible par rapport aux dégâts causés. Le GIEC est une fumisterie tout comme le G20, tout comme le discours des écolos sectaires et incompétents.

  • Par zen-gzr-28 - 14/07/2017 - 23:57 - Signaler un abus Cela me rappelle la période

    où les écolos ont convaincu les politiques d'octroyer une prime pour l'achat d'un véhicule diesel...pour le bien de la planète. Les hommes ont fait souffrir la nature, toujours par profit la plus part du temps, sans aucune sanction ou alors bien faible par rapport aux dégâts causés. Le GIEC est une fumisterie tout comme le G20, tout comme le discours des écolos sectaires et incompétents.

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Jean Sylvestre Mongrenier

Jean Sylvestre Mongrenier est chercheur à l’Institut français de géopolitique (Université de Paris VIII) et chercheur associé à l’Institut Thomas More.

Il est notamment l'auteur de La Russie menace-t-elle l'Occident ? (éditions Choiseul, 2009).

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