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Didier Deschamps : un sélectionneur en or qui a gagné plus de titres comme entraîneur que comme joueur

L'équipe de France de football a rendez-vous avec son destin ce dimanche dans le cadre de la finale de la Coupe du monde. Didier Deschamps pourrait à jamais entrer dans l'histoire du football français avec un nouveau sacre à la tête des Bleus. Extrait du livre de Philippe Grand, "Didier Deschamps, face à l'histoire" aux éditions Mareuil. (1/2)

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Didier Deschamps : un sélectionneur en or qui a gagné plus de titres comme entraîneur que comme joueur

 Crédit STAFF / AFP

« Didier Deschamps gagnera plus de titres comme entraîneur que comme joueur. » 

La prédiction est de Michel Platini. On sait pourtant que le grand Michel (triple Ballon d’or France Football) n’est pas particulièrement fan du petit (1,74 m) Didier. 

Mais si l’ex-président de l’UEFA, dont la réputation est désormais écornée, a toujours soufflé le chaud et le froid à propos du capitaine des champions du monde 1998, sa science du football lui a souvent permis de voir juste, à l’image de ses passes et tirs millimétrés du temps de sa splendeur (triple Ballon d’or France Football : 1983, 1984, 1985). Dès lors, son propos était de bon augure à l’heure de la nomination de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France. Celle-ci intervint officiellement le 8 juillet 2012, après une semaine de tergiversations. 

L’ancien Nantais voulait notamment, entre autres garanties, ménager son prédécesseur Laurent Blanc, parti brouillé avec le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët.

Une louable intention. Mais un vœu pieu puisque, finalement, les deux anciens compères, champions du monde 1998 et champions d’Europe 2000, dont on prête conjointement la plus grande influence sur le vestiaire bleu des années françaises de conquêtes, ne « partiront pas en vacances ensemble », selon l’expression popularisée par le regretté Thierry Roland, quand il s’agissait de dépeindre une situation conflictuelle. 

« Ce n’est jamais agréable que l’un prenne la suite de l’autre, s’est expliqué plus tard Deschamps. Je croyais vraiment qu’il allait continuer. Alors je ne veux simplement pas qu’il y ait d’ambiguïté sur le fait que je me sois libéré de Marseille au moment de son [NDE : Blanc] départ. Moi je pensais me libérer dès la fin mai. Je n’avais rien programmé. Les deux actualités se sont entremêlées, c’est tout. La chose la plus importante c’est que je peux me regarder dans la glace. Les circonstances peuvent être troublantes. Mais je n’ai rien calculé. Rien du tout. » 

La nomination d’un sélectionneur est de toute façon rarement autre chose qu’une conjonction de situations. En la circonstance, elle tient ici à la volonté du président Le Graët qui, de notoriété publique, ne considérait pas Laurent Blanc comme l’homme idoine. Pour preuve, il avait refusé de lui reconduire son contrat après la qualification à l’Euro 2012, repoussant sa décision au lendemain de la compétition. 

Or, avec un bilan sportif décevant, marqué par un match contre l’Espagne où les Bleus ont terriblement souffert de la comparaison (2-0), Blanc est ressorti fragilisé du championnat d’Europe. En outre, il n’a pas su imposer l’autorité nécessaire pour empêcher plusieurs « sales gosses » de l’équipe de faire ressurgir le spectre de Knysna et de la traumatisante Coupe du monde 2010 ! 

 
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  • Par jurgio - 14/07/2018 - 15:15 - Signaler un abus La Coupe du monde est en réalité un tournoi

    où le pays qui est le plus chanceux gagne. Les matches tirés au sort sont trop rapprochés et les groupes de poule avantagent certaines équipes. La France n'a pas plus de mérite que des battus courageux de la première heure qui ont tout donné. Même avec des jeunots et certains joueurs quasi invisibles sur le terrain, la France va gagner...

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Philippe Grand

Philippe Grand est chef du service des sports du Courrier Picard. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le football.

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