Adieu, Général !
Le début du printemps algérien ?
Le décès du général Lamari marque la fin d’une période de 20 ans de pouvoir algérien sous domination militaire, qui avait notamment conduit à la répression du terrorisme islamique. Est-ce pour autant le début d’une transition vers un pouvoir politique plus équilibré ?

Le général de corps d'armée Mohamed Lamari en 2001. Crédit Reuters
Le général de corps d'armée Mohamed Lamari, une des figures majeure de l'aile dite "éradicatrice" de l'armée algérienne contre le terrorisme islamiste, est décédé d’un arrêt cardiaque lundi 13 février à l'âge de 73 ans, à Biskra, où il s’était retiré. Il a été inhumé le 15 févier, au cimetière de Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger en présence d’une assistance nombreuse en présence de presque tous les hauts responsables politiques et militaires.
Étaient notamment présents :
Abdelmalek Guenaïzia
Né en 1937, ce ministre délégué à la Défense nationale est un vieux compagnon de Khaled Nezzar, il était avec lui à l'école des enfants de troupe. Il a occupé différentes fonctions dans l'armée : directeur central du matériel au ministère de la Défense, commandant des forces aériennes et chef d'état-major de l'armée avant de se « découvrir » une vocation de diplomate en 1990. Il occupera le poste d'ambassadeur d'Algérie en Suisse, durant près de dix ans. Nommé par Abdelaziz Bouteflika, le 2 mai 2005, au poste de ministre délégué auprès du ministère de la Défense nationale, il coiffe les nouveaux nommés aux postes à responsabilités militaires après le départ du poste de chef d’État-major de l’ANP (Association nationale populaire), du Général de corps d'armée Mohamed Lamari.
Ahmed Gaïd Salah
Né en 1936, ce chef d’État-major a été coopté par le général Lamari. Après un long passage à la tête du Commandement des forces terrestres, il a été une des pierres angulaires de la stratégie antiterroriste à l’époque où le général Lamari dirigeait la section antiterroriste.
Mohamed Touati
Né en 1936 en Kabylie, région d'Azzefoune, ce général est un homme lettré, surnommé "el -Mokh" ou le cerveau. Il intègre l'école militaire des enfants de troupe. A l'indépendance, il est chef d' État-major de la gendarmerie nationale, puis chef d'État-major de la troisième région militaire sous le commandement d'un autre ancien sous officier de l'armée Française, Khaled Nezzar.
Il devient en 1989 directeur des opérations à l'État-major, puis en 1991 conseiller du ministre de la Défense nationale Khaled Nezzar, et enfin conseiller du chef d' État-major Mohamed Lamari. Il prend une part active dans la destitution du président Chadli Bendjedid (janvier 1992), l'arrêt du processus démocratique et l'interdiction du Front islamique du salut (FIS). Paradoxalement, c’est aussi la figure de proue de la CDN (Commission de dialogue national) mise en place par le Haut Comité d'État (HCE) pour définir les modalités d'une transition politique avec la participation du FIS interdit. C’est lui qui, avec le général de corps d'armée Mohamed Lamari et le général Abdelmadjid Taright, aujourd'hui à la retraite, a défini l'alternative politique à l'islamisme, et a appuyé la politique de "concorde civile", qui a permis de neutraliser quelques 6 000 islamistes armés depuis son entrée en vigueur, en 1999.
Mohamed Touati est le partisan d'un islamisme modéré, intégré dans le jeu du pouvoir, qui défend l'idée d'un "rôle à la turque" pour l'ANP. Dans son esprit comme dans l'idée d'autres chefs militaires, il s'agit pour elle d'être "le garant de la constitution". Chef du Conseil de sécurité à la présidence de la république, un poste crée spécialement pour lui par son ami Larbi Belkheir, il démissionne de toutes ses responsabilités en août 2005. Son retour aux affaires en 2011, après des années d’anonymat a chamboulé les rapports de force au sein du régime. Abdelaziz Bouteflika s’est retrouvé dans l’obligation de le rappeler lors du printemps arabe pour sauver un système politique à bout de souffle. En effet, considéré comme une des éminences grises de l’armée algérienne, le général major Mohamed Touati n’a jamais été un allié pour Bouteflika. Bien au contraire, dès les premières années de son règne, Bouteflika a tout fait pour écarter cet homme, considéré comme une tête pensante du « clan des généraux ». A travers la nomination surprise du général Mohamed Touati comme conseiller à la Présidence et membre de la commission Bensalah, le président algérien a tendu une main amicale au « clan militaire », avec lequel il cherche désormais à conclure la paix.
Mohamed Médiene
Même cet invisible général, dit "Toufik", était là. Il est le chef du département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le service de renseignement algérien. Il est né en 1939 dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, et étudie à l'école du KGB après l'indépendance de l'Algérie. En 1986, il devient le chef du département Défense et Sécurité avant de prendre la tête du DRS en 1990. En 1993, il est promu général de division, et en juillet 2006 général de corps d'armée. Sa position inamovible à la tête du DRS en fait un personnage extrêmement craint, qui semble détenir le pouvoir réel en Algérie.
Ainsi que les généraux à la retraite Khaled Nezzar et Abdelhamid Djouadi, il a tenu à accompagner Mohamed Lamari à sa dernière demeure.
Jean-Bernard Pinatel
Général (2S) et dirigeant d'entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d'intelligence économique. Il est l'auteur de "Russie, Alliance vitale" paru dernièrement aux éditions Choiseul.
Il anime aussi le blog : www.geopolitique-géostratégie.fr


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En tout militaire réside un anti-démocrate, prêt au putsch, dès qu'il voit l'ombre de ce qu'il appelle un terroriste se profiler dans le soleil...
L'auteur écrit:une ouverture sélective de la frontière algéro-marocaine attendue par tous les habitants de l’Oranais,
si l'auteur ne connait rien d'Oran et des Oranais ,on le pardonne son manque de connaissances.mais si c'est volontaire pour faire la propagande au profit de ses amis les Marocains ,alors là il peut continuer à pisser dans le sable du Tassili.Nous les Oranais,On veut pas d'ouverture de cette frontière car on a marre de la drogue cachetée à Rabat et on a peur des sionistes enracinés au Maroc.C'est les Marocains qui rêvent de l'ouverture de cette maudite frontière.Les Algériens ne veulent pas.Quelle reste CLOSEN à vie. Va chez ton ami le Roi pour prendre ta chipa et dépuceler une petite princesse offerte pour ton mauvais Article.
quelle drole de denomination ,moi je n'y est vu que des hiver arabes dans aucun pays la situation s'est amelioréé ,c'est plutot l'inverse .
Pour cela ,il faudrait que la jeunesse se mobilise au lieu de tenir les murs et c'est pas gagné Dans un pays qui fait venir des travailleurs Chinois alors que la majorité des jeunes sont sans emploi ,le printemps c'est pas pour demain
J'ai cherché, trouvé et j'avais raison.
Votre ANP n'est autre que l'Armée Nationale Populaire dons les forces armées algériennes et non pas "Association nationale populaire".
C'est surement celle-la même qui vous a foutu hors de l'Algérie que vous poursuivez encore comme des charognards.
Vous étiez général? Vous êtes écrivain? Vous ne connaissez même pas ce que veulent dire les signes ANP. Je cite: ... après le départ du poste de chef d’État-major de l’ANP (Association nationale populaire), du Général de corps d'armée Mohamed Lamari.
En plus, M. Pinatel s'est amusé à glaner ça et là pour en faire un article vide de sens si ce n'est des biographies de militaires algériens.
Où est l'analyse sur "Le début du printemps algérien ?"
Je comprends maintenant Waterloo, Dien Bien Phu et l'Algérie perdue.