Nous avons eu la crise boursière, la crise de liquidités et plus largement la crise économique.
Le point commun entre ces krachs ? L’impasse politique et la carence de décision.
Notre ancien Premier ministre, François Fillon, le reconnaissait d’ailleurs lui-même la semaine passée lors d’une interview : “il n’y a plus d’endroit où prendre une décision en Europe”. Le propos est pertinent, mais inquiétant (sans positionnement partisan) quand il est tenu par quelqu’un qui a été au pouvoir pendant cinq ans et rodé aux mécanismes européens.
Une crise politique
Je le répète depuis bientôt trois ans. Nos dirigeants n’ont pas pris la mesure de ce qui les entoure, et nous amènent droit dans le mur. D’un extrême à l’autre de l’échiquier, même combat.
Le système européen a fabriqué des hommes et des organes politiques incapables de décider, neutralisés par un millefeuille technocrates où l’initiative est étouffée.
L’Europe s’est trompée de chemin, mais elle n’a pas été conçue pour faire demi-tour.
Gagner du temps …
Les sommets européens de la dernière chance s’enchaînent, comme les téléconférences, les élections et les plans de sauvetage de plus en plus alambiqués et inefficaces. LTRO, FESF ou encore MES ont permis de gagner du temps, mais au prix fort.

Graphique : taux d’emprunt à 10 ans Italien et Espagnol depuis juillet 2011
C’est d’ailleurs sans doute la seule décision prise unanimement par tous les dirigeants européens de tous les bords politiques : essayer de gagner du temps, repousser l’échéance en attendant le sauveur.
D’ailleurs notre nouveau ministre de l’économie, en plaine campagne, s’est borné à déclarer que « la France parviendra à ses objectifs de réduction du déficit de 3% sans mesures d’austérité ». Vivement que les élections se terminent, ça tourne au ridicule !
Et le gaspiller !
Mais ces mécanismes et autres plans d’aide, potentiellement vertueux (il fallait bien que je positive quelque chose), deviennent de véritables bombes à retardement si aucun plan complémentaire de création de croissance et de valeur n’est en place.
Imprimer des billets comme la Fed ou bientôt la BCE, n’est pas le plus grave en soi, si ces assouplissements sont accompagnés d’une véritable relance cohérente, homogène et d’une politique d’assainissement des comptes publics. L’assouplissement ne doit exister que pour laisser respirer la croissance.
En clair, l’Europe pourrait se permettre de repousser l’échéance si elle avait décidé d’un plan global, il y a de cela trois ans. Hors l’incapacité exécutive de la zone euro due à l’absence de centre de décision commun, plonge l’Europe dans une crise dont elle ne sortira plus indemne.
Malheureusement, c’est sans doute le même mal qui ronge aujourd’hui l’ONU, mais c’est un autre débat.
Des citoyens SDF, sans décideurs fixes.
Même l’électeur est touché par cette incapacité à se prendre en main. En France, quelques semaines à peine après son élection, François Hollande n’était pas certain d’avoir la majorité au parlement, et le point fort de la campagne se résume à savoir si son ex-femme sera élue.
Les appareils politiques ont le plus grand mal à faire respecter leurs consignes pendant que l’extrême droite gagne du terrain dans tous les pays. En Grèce, les néo-nazis claquent les communistes à la télé, pendant que le bankrun continue à un rythme de 100 à 500 millions d’euros par jour (selon Kathimerini). Bref, nous vivons la politique en version grand écart…ou plutôt, « nous verrons plus tard »
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Les économistes apportent leurs solutions généralement plutôt rationnelles, mais ne comprennent jamais le temps de la politique.
Le traité de Lisbonne (qui n'est autre que la Constitution européenne) est entré en vigueur en décembre 2009 : il a donc fallu près de huit années de négociations politiques et autres...
Croire que des décisions fortes, et donc nécessitant obligatoirement la signature et la ratification d'un nouveau traité européen important, puissent être prises en l'espace de quelques mois, relève de la naïveté.
Par ailleurs, rien ne se fera avant l'élection américaine du 6 novembre 2012 (le moins de vagues possible).
Les choses continueront à se dégrader... et la zone Euro à sombrer...
Cette aboulie résulte avant tout du blocage systématique de Mme Merkel qui lâche le minimum quand elle y est contrainte par les évènements ...
Notre époque VEUT des diplomés !
un max de diplomés
avec de gros grands et immense diplomes
.
Elle met le savoir au dessus de tout !
Mais balaye le savoir faire (une des 1ère disposition de notre gouvernement a été de sucrer la loi Cherpion sur l'apprentissage)
Vous rendez vous compte de l'horreur que causerait la prolifération d'autodidactes
1) ils aiment leur boulot
2) ils ridiculisent les sachants
.
Une classe sociale, celle des profs domine e écrase le pays ! ! !