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La crise acte-t-elle définitivement la fin du modèle social français ?

Après la révision à la baisse de la croissance économique par l'OCDE, François Fillon a déclaré au Figaro que "si on ne réagit pas maintenant, nous pourrons dire adieu au mode de vie auquel nous sommes tellement attachés". Notre modèle social est-il en sursis ?

Le déni français ?

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La crise acte-t-elle définitivement la fin du modèle social français ?

Ecole gratuite pour tous, système de santé, protection sociale… Le modèle social français est-il devenu un problème ? Crédit Reuters

Atlantico : François Fillon a déclaré dans une interview au Figaro que "si on ne réagit pas maintenant, nous pourrons dire adieu au mode de vie auquel nous sommes tellement attachés : école gratuite pour tous, système de santé, protection sociale…". Le modèle social français est-il devenu un problème ?

Sophie Pedder : La France n'est pas obligée d'en finir avec son modèle social, mais si elle souhaite le conserver, elle doit le réformer. C'est ce que d'autres pays comme l'Allemagne ou la Suède ont compris dans le passé, ou ce que font actuellement l'Espagne et l'Italie.

La France doit se mobiliser aujourd'hui avant qu'une crise bien plus grave ne mette le pays sous contrainte et impose des mesures bien plus difficiles à accepter pour les Français. Le modèle social, sous sa forme actuelle, habitue les citoyens à un train de vie qui n'est plus abordable car il est financé à crédit depuis 1974, date du dernier budget voté à l'équilibre. Depuis, la dette à littéralement explosée.

Est-il normal qu'un cadre qui perd son emploi touche 6000 euros d'allocations chômage du fait d'un précédent salaire très élevé alors que, selon François Hollande lui même, un individu est considéré comme « riche » à partir de 4 000 euros par mois ? Le Danemark, souvent admiré en France pour son modèle de « flexisécurité », a plafonné les allocations aux alentours des 2 000 euros. Autre exemple, la Bundesbank – la banque centrale allemande, probablement la plus influente d'Europe après la BCE – a 9 500 employés, là où la Banque de France en compte plus de 13 000.

Le gouvernement de Jean Chrétien (le Premier ministre du Canada de 1993 à 2003, ndlr), a diminué de 15% le nombre de fonctionnaires durant l'exercice de ses fonctions. Exiger des efforts ne consiste pas à détruire un modèle social. Au contraire, l'objectif est de le conserver. Mais il faut s'accorder à de véritables sacrifices.

Quelles sont les principales limites du modèle social français ?

Le modèle social français, sous sa forme actuelle, cumule deux principaux défauts. En premier lieu, les dépenses publiques sont bien trop élevées. Elles représentent 56% du PIB, un niveau parmi les plus élevés d'Europe et supérieur à celui de la Suède. Principale conséquence : les taux d'impositions en France sont plus élevés que presque partout ailleurs sur le continent. Malgré tout, la France ne parvient plus à financer ses dépenses sur la base de ses seules recettes fiscales : le système social vit donc... à crédit.

Deuxième problème : il crée un manque de compétitivité. Preuve en est, la France est sortie du Top 20 des économies les plus compétitives du monde en 2012 selon le Forum économique mondial de Davos. La Suède se retrouve en quatrième place, les Pays-Bas en cinquième position et l'Allemagne est sixième. La France est 21e, une situation dramatique. Il y a un très grand déficit de compétitivité, les deux problèmes du modèle social français étant liés.

Le modèle social français n'a t-il pas constitué un atout en période de crise comme le suggérait la couverture de The Economist en mars 2009, en le plaçant devant les modèles allemand et britannique ?

Le modèle social français a protégé le pays d'une récession économique encore plus grave. Mais la crise s'est aggravée au niveau européen et a mis en exergue les faiblesses des économies qui n'ont pas adopté les réformes nécessaires pour relancer la croissance et créer de la richesse. Les atouts du modèle français pendant la crise sont devenus des inconvénients en période de reprise.

Depuis, la croissance allemande a largement dépassé celle de la France qui se trouve en quasi-récession. Cette dernière n'a plus le choix : elle doit rétablir son modèle social en l'axant sur une base financière soutenable en coupant dans les dépenses et relançant la compétitivité.

François Hollande et la classe politique française ont-ils pris en compte la nécessité de réformer le modèle social français ou sont-ils encore dans le « déni » comme le titrait The Economist lors de la campagne présidentielle ?

Nous assistons actuellement à un "retour sur terre" assez douloureux. Il y a une prise de conscience très tardive au sujet de la gravité de la crise, une situation qui tranche avec les débats qui ont animé la campagne électorale de 2012. Les Français n'ont pas été préparés aux mesures difficiles qui vont être prises et que le gouvernement actuel devra inéluctablement voter. Le pouvoir en place ne pourra pas boucler son budget sans réduire les dépenses. Soyons clair : les hausses d'impôts ne suffiront pas.

En janvier 2012, Nicolas Sarkozy a commencé à aborder le besoin qu'il y avait à s'inspirer du modèle allemand. Mais la réflexion fut de très courte durée et a été abandonnée aussitôt la campagne commencée. Droite comme gauche, le sujet n'a jamais été traité.

 
Commentaires

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  • Par jerem - 10/09/2012 - 08:40 - Signaler un abus Chere Madame Pedder

    faites nous la grace de ranger le classement de Davos de coté . un questionnaire qui met le nombre de telephone protable comme critere de competitivite et pour le quel les questions sur le competitivité du travail se fodnent uniquement sur le resenti des cadres sondes , on peut vous en faire des caisses de sondages du genre surtout quand 12 mois sur 12 ,il ya de bons journalistes pour faire du rabachage en tendant le micro a des lobbyistes qui prennent la parole au nom de l'interet general soi disant (en totale contradiction avec leur propre objet). En revhanche , plutot que de faire plateau de tele apres plateau de télé pour venir nous dire que nous sommes collectivement dans le déni, il serait un peu pus contructif de citer vos exemples sur les indemnités chomage et les emplois à la banque de france. Convernant les indemnités chomage , vous pourriez meme mettre en avant ces francais qui vont travailler comme trader dans votre city et quand les oburrasque de la flexibilité les touchent rentrent en france et trouvent une belle passerelle qui leur permet de toucher des indemnités sur la base de leur salaires en GB, payées sur les cotisations entreprises et salariés en france.

  • Par NRV95 - 10/09/2012 - 09:00 - Signaler un abus En ne lisant que le titre, la réponse saute aux yeux

    La modèle social francais ( A destination de ses citoyens mais aussi et surtout aux "autres") ne peut pas exister dans une économie responsable, et c'est la grande raisonsde notre crise française à laquelle c'est rajoutée "l'autre". Bien entendu, on y tiens à son petit cocon! mais on oublie qu'il est financé par une dette que nos descendants payeront. Donc c'est de l'hypocrisie pure et simple des politiques que se (ré)élisent là dessus et des bénéficiaires qui en profitent. Pauvre France

  • Par jerem - 10/09/2012 - 09:50 - Signaler un abus Mme PEDDER, CREUSEZ UN PEU LE SUJET

    Au lieu de rabacher , plateau apres plateau , les 56% de dépenses publiques. un journaliste economique serait bien inspirée de faire dans l'explication détaillée. 56% du PIB ? soit . Prenons l'education et comparons avec votre pays car quoique vous disiez, vous parlez avec votre identité d'origine et etes invitée sur les plateaux, a ce titre. La totalité des dépenses d'education représentent en france 5,6% du pib en france et 5,4% au royaume uni (source chiffres cles de l'education 2012 eurydice - eurostat ) CEs dépenses se decomposent comment ? en dépenses publiques et en dépenses privés (les menages pour l'essentiel). ET LA MADAME, il faudrait nous dire avec la meme conviction que là ou 10% de cette dépense est assurée par les menages en france , elle l'est pour 31% en UK . LES MENAGES PAIENT EN DIRECT SUR LEURS REVENUS APRES IMPOTS 3 FOIS PLUS POUR L'EDUCATION DE LEURS ENFANTS. ILS FAUT LE DIRE AUSSI. ET CHERE MADAME CE 30% est meme nettement plus elevé car dans les impots tout le monde participe (avec ou sans enfants), alors qu'evidemment en dépenses privées , seules les menages avec enfants ont a payer leur addition . VOILA LE DEBAT, ce n'est pas juste un 56% de dépenses .

  • Par troiscentsalheure - 10/09/2012 - 10:41 - Signaler un abus Sursis

    Ses plus fervents défenseurs ne le défendent pas (les réformes c'est pour 2014). Les répercussions de la récession aux Etats-Unis à la fin de l'année et le pacte budgétaire ne permettront plus de financer ce système, sauf à augmenter encore une fois les impôts début 2013.

  • Par jirem - 10/09/2012 - 11:29 - Signaler un abus le calcul est simple

    il va falloir expliquer a tous les humanistes de notre cher pays, que si ils (ces humanistes Francais) veulent garder notre systeme social, le chomage et la retraite etc... ben il va falloir deja commencer par arreter de descendre dans la rue des qu un sans papier ou des personnes non francaises demandent des soins ou un appartement ou autres... sinon leurs enfants ( a ces memes humanistes) demanderont leurs poseront la question :" pourquoi papa t as defendu des gens qui etaient hors la loi, et pourquoi du coup je n ai plus de secu ou plus de retraite... "

  • Par XI - 10/09/2012 - 11:34 - Signaler un abus N'en déplaise

    N'en déplaise aux autres intervenants , je remarque qu'enfin quelqu'un ose parler des dépenses sociales qui n'incitent pas à travailler , et qui constituent un gouffre financier , dont personne n'a voulu parler , ni durant la campagne , ni dans les journaux .Il est bien plus commode d'accabler les fonctionnaires et les retraités ( qui eux cotisent ou ont cotisé ) à l'inverse de certains bénéficiares . Et dans cet article , on aborde aussi , et tant mieux ,le coût faramineux du systéme administratif , (curieusement on a oublié le systéme politique : députés , sénateurs, etc...) dont les chiffres publiés feraient peur .

  • Par Chantillon - 10/09/2012 - 12:20 - Signaler un abus Analyse pertinente et réaliste

    Elle n'écume pas tous les plateaux télé ! Au contraire cela fait 30 ans, que l'on nous bassine avec notre modèle social que soit-disant tout le monde nous envie (au Soudan peut-être, mais pas partout) que même s'il y a du chômage notre économie est forte ! Du vent ! Et pour une fois en 15 ans que quelqu'un parle enfin de ce qui préoccupe ce pays ! Le peuple français était bien avant les élites au courant de ce scénario récessionniste. Le classement sur les économies compétitives est une réalité, mais il y a encore quelques grands malins, pour nier l'évidence, peut-être justement parce qu'elle est sous leurs yeux. A se demander ce qu'il faut aux aveugles pour voir l'évidence : une coupe dans les retraites, les salaires, etc. Hallucinant. Plus que l'analyse, il serait enfin temps que ce pays passe à l'action. A force d'attendre, c'est à genoux que les réformes vont se faire. Attendre quoi ? Du courage ?

  • Par golvan - 10/09/2012 - 12:30 - Signaler un abus Le piège à cons

    Il n'y a pas besoin de faire des études d'économies bien complexes pour comprendre qu'un système de protection sociale basé sur les prélèvements effectués sur le travail à l'intérieur des frontières françaises n'a aucun avenir dans sa forme actuelle dès lors que le libre échange dogmatique autorise la libre circulation de biens produits dans des pays sans protection sociale. Le libre échange n'est qu'une déréglementation destinée à contourner les lois sociales de tous les pays occidentaux au prétexte que la concurrence ouverte est source de richesse. Bien sûr ce sont ceux qui s'enrichissent qui tiennent ce discours et les millions de chômeurs européens en sont moyennement convaincus. Il est donc nécessaire de s'adapter et il est intéressant de lire la réaction immédiate d'un retraité qui pense que puisqu''il a cotisé, il mérite sa retraite. En réalité les retraites distribuées en France n'ont pas grand-chose à voir avec les sommes cotisées et il règne une grande inégalité entre les diverses caisses. Et d'ailleurs pourquoi verser des retraites basées sur le coût de la vie en France à des retraités qui vivent la moitié de l'année au Maghreb ou en Thaîlande ? remarque provocante

  • Par golvan - 10/09/2012 - 12:42 - Signaler un abus le piège à cons (suite)

    Remarque provocante c'est vrai mais il faut rappeler que la retraite par répartition dépend exclusivement des richesses produites en France mais tout le monde se comporte comme s'il n'existait aucun lien entre la retraite versée chaque mois et les fermeture d'usines sur le sol français. Parce qu'une Dacia par exemple n'amène pas un centime dans les caisses de retraite françaises. Quant aux retraités qui vivent la moitié de l'année dans des pays où l'hôtellerie est bon marché, ce qui là encore est leur droit, ils contribuent eux aussi à affaiblir un peu plus l'économie française. Le problème du piège à cons c'est que tout le monde a raison, personne n'est coupable de rien et que chaque jour la situation économique et sociale de la France se dégrade un peu plus. Il est évident que les allocations chômage vont baisser pour tous, et les retraites également, et les remboursements des frais de santé, le dommage c'est que notre personnel politique qui refuse le moindre effort pour lui-même persiste dans l'illusion qu'on peut réformer sans douleur un pays où l'Etat s'est immiscé dans les moindres rouages de la vie alors qu'il n'en a plus les moyens.

  • Par julienkarit - 10/09/2012 - 13:07 - Signaler un abus concequence de votre lucidité !

    "Le modèle social, sous sa forme actuelle, habitue les citoyens à un train de vie qui n'est plus abordable car il est financé à crédit depuis 1974" Tout est résumé ici. Les pires presidents en % de dette créé depuis le debut de leurs mandats sont : Giscard, Sarko, Metterand. Ont vie a crédit et les francais ne sont pas pret de le comprendre. Faute à une éducation economique des masses trop faible. La majorité des gents ne peuvent pas renoncer a un train de vie comme le notre. Donc la concequence est que ce sont les marchés et la finance qui vont nous le faire comprendre. C'est comme cela. Donc attendons et un conseil choissiez pour ce scenario le meilleur placement a long terme, vous gagnerez beaucoup, une concequence de votre lucidité !

  • Par jerem - 10/09/2012 - 13:07 - Signaler un abus @chatillon

    quand vous aurez lu le rapport Davos sur la compétitivité , on pourra reparler de la "chute libre" qui servait de titre a l'information . Demandez dans la rue si l'essence devrait baisser de 20 centimes par une baisse de l'essence et demandez leur derriere si les déficits doivent etre réduits ...on verra si cela traduit une volonté de moins d'etat ou la nullité d'un micro trottoir de madame michu .... Lerapport davos c'est a peut pres pareil quand on demande pour chaque sondé pour son seul pays ce qu'il pense de la dureté de sa legislation ..... ou est l'objectivité dans l'exploitation de la reponse. Que connaissent les sondés de la législation dans les autres pays pour avoir un avis qui sert a faire un classement . C'est comme si demander a un picard à quelle température il considere quelle temperature estivale est acceptable et en faire de meme avec un algérois et un finlandais et prendre le resultat pour definir le classement de resistance à la chaleur .....

  • Par ghislfa - 10/09/2012 - 13:59 - Signaler un abus L'interdiction

    de se refinancer directement auprès de la banque de France a été prise aux alentours de 1973. Dès lors, il est intellectuellement malhonnête de prétendre que l'état français vit à crédit depuis cette époque, pour financer un modèle. Qu'on ait mis l'état sous la dépendance des banques qui, depuis cette époque, prêtent à un taux double ou triple ce qu'elles empruntent auprès de la banque centrale à pas cher, relève de la simple constatation. Il ne faut pas oublier que la dette française actuelle correspond peu ou prou au montant des intérêts cumulés.

  • Par marc auréle - 10/09/2012 - 14:30 - Signaler un abus bourré de fautes

    Article bourré de fautes d'orthographe ( avant de critiquer les résultats du système scolaire français...). Par exemple: - 90 agents publics ( et non publiques)

  • Par marc auréle - 10/09/2012 - 14:35 - Signaler un abus ou encore

    "s'accorder à de véritables sacrifices" = barbarisme . On doit écrire s'accorder sur ... Et caetera , et caetera . Pas très soigné , comme travail , tout de même.

  • Par marc auréle - 10/09/2012 - 14:41 - Signaler un abus sur le fond

    Globalement d'accord , mais il y a quelques contresens : - le cadre qui touche 6 000 euros d'ASSEDIC a versé des cotisations très élevées lorsqu'il travaillait : les ASSEDIC ne sont pas une aide sociale , mais sont versées dans une logique d'assurance . Si l'on ne veut pas qu'il touche 6000 , alors il ne fallait pas lui demander de cotiser auparavant sur l'intégralité de son salaire de , disons , 10 000 . Sinon , on est dans une logique de redistribution , pas dans une logique d'assurance . Il existe d'autres mécanismes pour cela ( bien assez étoffés , d'ailleurs) .

  • Par Gilles - 10/09/2012 - 14:44 - Signaler un abus Réforme des Collectivités

    Hollande a annoncé qu'il abrogerait la loi sur les Conseiller territoriaux. Qu'en est-il ? Ma boîte est inondée par la propagande insipide des communes, comcoms, conseils générai & régional et autres syndicats. A quand la fin de cette gabegie avec ces locaux luxueux pour abriter les copines et copains des politiciens ?

  • Par marc auréle - 10/09/2012 - 14:51 - Signaler un abus Autre contresens

    Probablement lié à un manque de rigueur dans le maniement du français : un "étudiant" ne peut pas sortir du système éducatif sans diplôme puisque, par définition, pour s'inscrire dans un établissement d'enseignement supérieur -seul lieu où l'on peut légitimement revendiquer le statut d'étudiant - il faut avoir présenté le Baccalauréat, qui est un diplôme . Ce sont des "jeunes" ou parfois des lycéens ou encore des élèves (si vous voulez) qui peuvent quitter le système éducatif sans diplôme. Mais , par définition, pas des étudiants. Même si , je vous l'accorde, le Baccalauréat n'est vraiment plus grand chose en 2012. Les mots ont un sens : préservons le .

  • Par golvan - 10/09/2012 - 15:28 - Signaler un abus @jerem

    Je comprends votre dépit et je trouve vos commentaires sur Davos, une espèce de clubs de riches et leurs valets de la haute fonction publique mondialisée, particulièrement exacts. D'ailleurs je comparais le classement de davos aux classements imbéciles qui sévissent dans la presse française du type "meilleure ville de France", "meilleur hôpital de France", et toutes ces idioties dont les résultats dépendent évidemment des critères retenus. Mais ici la question posée est claire et concerne le modèle social français dans sa forme actuelle et la réponse est claire: le modèle français qui n'en est pas un puisqu'il vit sur l'emprunt est condamné. C'est désagréable à entendre mais c'est incontestable et ça n'a rien à voir avec Davos.

  • Par jerem - 10/09/2012 - 19:45 - Signaler un abus @golvan - plutot pertinente

    vous ecrivez :"Et d'ailleurs pourquoi verser des retraites basées sur le coût de la vie en France à des retraités qui vivent la moitié de l'année au Maghreb ou en Thaîlande ? remarque provocante" . d'ailluers de la retenue a la source pour remettre quelques pendules a l'heure serait de bonne aloi . Cela contre balancerai par exemple le recrutement a coup d'exoneration fiscale que propose le maroc .

  • Par jerem - 10/09/2012 - 19:51 - Signaler un abus @golvan - davos

    le rapport fait par le world economic forum n'est pas en question . ce sont les délires journalistiques qui viennent avec .... un peu comme les heures de discours sur des sondages d'opinion au lieu de faire de l'information explication sur le fond . BArbier par exemple: je ne peux plus le voir (avec en plus, en plein été, son echarpe rouge qui lui tombe aux genoux: ridicule ). qu'un organisme fasse des classement dans tous les sens ... si cela les amuse MAIS au moins que la restitution soit faite avec une correcte lecture du support , histoire d'avoir un esprit critique quand on informe. C'est ce qui fait la difference entre un article et un editorial parait il .

  • Par jerem - 10/09/2012 - 19:54 - Signaler un abus @marc aurele - pour info

    quand vous payez vos droits d'inscription on vous delivre quelques chose qui s'appelle "carte d'etudiant" et qui vousdonne droit PENJDANT vos etudes a destas de reductions.... et donc ce statut n'est pas fonction d'un diplome post bac . Donc les 150.000 etudiants qui sortent sans diplome ne sont pas une lubbye et s'additionnent aux 150.00 qui sont sorits avant le bac , sans diplome

  • Par jerem - 10/09/2012 - 19:59 - Signaler un abus @marc aurele - retraite et salaire

    sinon sur le cumul emploi retraite sans plus aucun plafond .... ? dans un systeme intergenerationnel par repartition .... c'est comme ses elus qui touche leur traitement en plus de leur retraite de hauts fonctionnaires (comme juppé - ah oui des fonctionnaires de droite ca existe ... comme fillon dont on ne connait pas son activité professionnelle ,car poltiuqe cen'est pas un métier , c'est une vocation auservice de son pays ...)

  • Par jerem - 10/09/2012 - 20:06 - Signaler un abus @marc aurele - indemnite chomage

    on peut parler de la durée d'indemnisation et d'un plafond .... de meme que l'on cotisa a la maladie sur ses revenus et on est pris en chage sur ses besoins médicaux .... Non il aurait été pertinent de mettre encore une fois le regimedes intermittents sur la table ..... Evidemment que Mme Pedder ouvre le feu sur le sujet , pas certain que l'accueil sur les plateau radio et tele soient encore le meme. Et pourtant un regime qui est toujours a un milliard de deficit pour moins de 300.000 salaries concernés sur 17 millions de salariés du prive .... En voila un beau débat .... j'imagine fillieptti sur le sujet ..... mais bon deja qu'il faut ne pas faire payer normalement la redevance aux détenteurs d'un micro ayant le net (oppe et filippetti meme combat), ni remettre la redevance aux residences secondaires 'supprimer par un ministre de l'eco du nom de sarkozy) qui (c'est bien connu) ne paient pas non plus de taxes sur l'enlevement des ordures menageres et on meme un prorata de taxe d'habitation pour le temps d'occupation ..... evidemment on peut encore attendre et reflechir à l'eventualité d'un retour de la pub

  • Par Satan - 10/09/2012 - 22:58 - Signaler un abus Si François Fillou l'a dis...

    C'est pas comme si il avait été au manette pendant cinq ans. On croit rêver quand on constate que ce genre de personnage ne va pas se cacher au fond d'une grotte! Avec tout l'argent qu'il a gagné sur le dos du contribuable celui là...

  • Par DEL - 10/09/2012 - 23:23 - Signaler un abus 100 milliards

    Ce chiffre est avancé comme la somme des fraudes fiscales et sociales: cela suffirait largement à payer les intérêts de la dette.....Mais pour cela, il faut accepter de faire de la peine aux financiers, patrons et citoyens fraudeurs...

  • Par Chantillon - 11/09/2012 - 09:49 - Signaler un abus Savoir lire un article

    A celui qui joue les spécialistes de la langue française. Lorsque la journaliste écrit sortir de l'université sans diplôme, c'est hormis le bac, puisque le bac n'est pas délivré par les universités par définition ! Et ça voudrait nous faire croire comprendre des notions de compétitivité. Voyagez renseignez-vous et vous constaterez que la France est beaucoup moins compétitive que la Suisse, qui à ce que je sache ne paie pas ses salariés comme des petits ouvriers chinois. Sinon oui, elle a raison d'écrire qu'un bon nombre d'étudiants sortent du système universitaire sans licence, sans master, sans doctorat. Voilà comme ça on comprend mieux ? Jouer les pinailleurs et les censeurs à reprendre tout le monde sur ses messages ... ça va 2 secondes ! Mme Pedder doit certainement mieux maîtriser le français que vous ne maîtrisez l'anglais. Merci.

  • Par jerem - 11/09/2012 - 12:51 - Signaler un abus eh chantillon !!

    il a fait une mauvaise lecture mais pour la competitivité avec la suisse en top numero 1 pour un rapport d'un forum qui se tient en suisse.... quel hommage reverencieux ! cela a du bon de ne pas etre dans l'union européenne mais d'avoir des accords avec elle et de faire partie integrante de shengen. et c'est si bon d'avoir les emirats qui viennent renflouer les banques suisses. tellement competitif d'ailleurs que dans un monde en croissance du vol aerien, c'est bien swissair qui a disparu de la circulation. et la competitivité du qatar en 11e position devant le canada...on regrette de ne pas avoir monaco aussi dans les pays de l'enquete .... et quel dommage pas de critere sur le niveau de l' "invasion" fiscale. comme la tres haute competitivite du luxembourg ,juste derriere la france ... c'est vrai que rien ne vaut un bon dumping fiscal .... c'est sur c'est pour bientot la fin de l'unanimité pour la fiscalité en europe .... jean claude juncker oeuvre bien sur dans ce sens .... comme cameron pour la taxe tobin ! le World economic forum de davos en suisse et le président de l'eurogroup un luxembourgeois ...... comme les choses sont bien faites !!!!

  • Par jerem - 11/09/2012 - 13:43 - Signaler un abus @et chantillon pour le fun

    le World economic forum de davos qui a plethore de tetes bien pensantes classait en 2007-2008 numero 1 : les etats unis ..... bien vu non ? a l'epoque ils ne pouvaient classer la suisse qu'en numero 2 . Obama n'etait pas encore élu ! En plus les classement sortant en septembre chaque année .. ca devait etre juste avoir la fermeture definitive de lehman brothers ..... Alors la pertinence de la compétitivité sauce Davos !!!... on a envie de dire .... competitivite oui mais durabilité contre feu de bengale.

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Sophie Pedder

Sophie Pedder est Chef du bureau de The Economist à Paris depuis 2003.

 

Elle est l'auteur de Le déni français aux éditions JC Lattès.
 

 

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