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Le coup de coeur de la semaine : "Falstaff", ça, c'est une grande soirée opéra !

D'autres productions étaient plus attendues à l'Opéra de Paris. Et bien, la reprise de Falstaff, l'oeuvre sans doute la plus exubérante de Verdi, restera, quant à elle, comme l'une des meilleures surprises de l'année.

Atlanti Culture

Publié le
Le coup de coeur de la semaine : "Falstaff", ça, c'est une grande soirée opéra !

OPERA

« FALSTAFF »
DE GIUSEPPE VERDI
MISE EN SCÈNE:  DOMINIQUE PITOISET
​OPERA DE PARIS

INFO & RESERVATIONS

OPERA DE PARIS
PLACE DE LA BASTILLE
75012 Paris
Tel : 0892289090

www.operadeparis.fr

En alternance jusqu’au 16 novembre

RECOMMANDATION : EN PRIORITÉ

THEME

Opéra bouffe en trois actes, tiré en grande partie des Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare , Falstaff  est le dernier opéra de Verdi. Quand le compositeur s’y attèle, en 1889,  il a soixante dix-neuf ans et l’expérience d’un homme qui a  derrière lui 27 opéras. Il va faire preuve d’une fantaisie et d’une verdeur de jeune homme.

 A Windsor sous le règne d’Henri IV d’Angleterre, Falstaff, un vieux séducteur ventripotent, doit rapidement trouver de l’argent s’il ne veut pas être  mis à la porte de l’auberge où il continue de mener une vie dispendieuse, sans avoir encore un seul sou en poche.

Il décide alors de séduire deux riches bourgeoises de la ville en leur envoyant à chacune  une lettre aussi galante qu’ampoulée. Hélas pour lui, ces deux commères se connaissent et échangent leurs lettres, qui se révèlent identiques. Elles décident de se venger. Falstaff sera d’abord jeté dans la Tamise, enfermé dans une malle de linge sale, puis moqué de tous sur une place publique. Cependant, comme nous sommes dans une comédie, tout est bien qui finira bien.

POINTS FORTS

Falstaff est le dernier opéra de Verdi, et sans doute le compositeur le pressent-il, alors, il en profite et se lâche. Sa partition est splendide, à la fois rigoureuse et débridée, qui bouscule avec un entrain incroyable et une gaité malicieuse les codes traditionnels de l’Opéra du XIXème siècle. Pas d’aria de bravoure pour les chanteurs, mais des duos, trios, quatuors et ensembles de toute beauté. On est chez Verdi, mais on est aussi chez  Rossini, Puccini, Massenet et quelques autres. C’est somptueux !

- Sur scène, admirablement dirigés par Dominique Pitoiset, les chanteurs font la joie du public. A commencer par celui qui tient ici le rôle titre, Bryn Terfel. Dans ce personnage de Falstaff, qui est l’un de ses préférés, le baryton, bedaine en avant, démarche pataude, fatuité  à fleur de gestes, est souverain. Sa voix est ample, son timbre puissant, son rire tonitruant, son agilité vocale, impressionnante. C’est un Falstaff idéal, comme le public les aime, drôle, jovial, ridicule, charismatique.  Face à lui, la mezzo Julie Pasturaud et la soprano Aleksandre Kurzak sont elles aussi jubilatoires. Vocalement, la première brille par ses graves chaleureux, la seconde  par ses aigus bien projetés; les deux composent des commères moqueuses, fines mouches, virtuoses. Le reste de la distribution, chœurs compris, est  également impeccable.

 
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Dominique Poncet pour Culture-Tops

Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

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