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Les cosmétiques biologiques, est-ce vraiment mieux pour la santé ?

Les ingrédients puisés dans la nature, contrairement à ce que l’on voudrait bien nous faire croire, ne sont pas tous bons pour la santé ! A contrario, les ingrédients de synthèse ne sont pas non plus tous aussi épouvantables pour la santé humaine qu’un certain marketing le laisse supposer !

Bio ou pas bio, telle est la question

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Les cosmétiques biologiques, est-ce vraiment mieux pour la santé ?

Pendant longtemps, l’homme a utilisé ce qu’il avait à sa disposition pour réaliser des cosmétiques, plus ou moins efficaces, plus ou moins dangereux. Les différents sels de plomb utilisés pour blanchir la peau ou bien maquiller les pommettes ou les yeux de l’Antiquité jusqu’au début de l’ère industrielle en sont un exemple emblématique. Les ingrédients puisés dans la nature, contrairement à ce que l’on voudrait bien nous faire croire, ne sont pas tous bons pour la santé !

A contrario, les ingrédients de synthèse ne sont pas non plus tous aussi épouvantables pour la santé humaine qu’un certain marketing le laisse supposer !

Les produits biologiques, un concept qui évolue

Des années 1950 aux années 1970, parler de produits biologiques revient à évoquer des ingrédients d’origine humaine (placenta, liquide amniotique) ou animale (sérum, hormones…). On est bien loin de l’agriculture biologique mise à l’honneur dans les cosmétiques bio (bio pour biologique) de nos jours. La crème régénératrice Amnioderm du Dr Payot est un bon exemple. Formulée à base de liquide amniotique, « produit biologique naturel sélectionné et prélevé de manière aseptique selon une technique spéciale », aux dires de la marque, cette crème est présentée dans les années 1970 comme le produit « parfait ».

En 1995, une autre marque, Dr Pierre Ricaud, nous vante son Stimulateur biologique, un cosmétique renfermant trois acides de fruits « qui préparent le terrain aux autres soins ». Les années 2000 voient se multiplier les sociétés misant sur le côté naturel des produits formulés. Il faut dire que les ingrédients de synthèse sont assez malmenés : conservateurs antimicrobiens, filtres UV, autant de matières premières présentées comme de « dangereux perturbateurs endocriniens ». De nouvelles mentions apparaissent sur les emballages cosmétiques.

Désormais, le label « bio » ou « eco » peut être apposé sur les emballages à condition que le cosmétique renferme un pourcentage suffisant d’ingrédients naturels issus de l’agriculture biologique. Ce label est décerné par des associations type Cosmebio ; celle-ci date de 2002. Un organisme certificateur comme Ecocert entérine la véracité de l’assertion, vérifiant que le cahier des charges est bien respecté. Un certain nombre d’ingrédients sont ainsi mis à l’index.

Du produit naturel au produit biologique

De nombreux créateurs de laboratoires cosmétiques ont été inspirés par la nature et sont les précurseurs de nos sociétés de cosmétiques biologiques actuelles. Quelques dates-clés sont à retenir. En 1921, l’association de 3 personnalités, un chimiste, Oskar Schmiedel, un médecin, Ita Wegman et un philosophe, Rudolph Steiner, aboutit à la création de la société Weleda. En 1962, Rudolf Hauschka étend son activité au domaine cosmétique après avoir créé tout d’abord une société pharmaceutique spécialisée en phytothérapie (Wala) en 1935. 1972, la société Phyt’s naît de la rencontre de Jean-Paul Llopart, naturopathe et de Rosanne Verlé, esthéticienne. En 1992, Gérard Wolf réalise des élixirs floraux selon la théorie du Dr Bach et les incorpore dans « ses cosmétiques » sous la marque « Les fleurs de Bach ». Et en 1993, Charles Kloboukoff propose « une alternative naturelle aux produits agrochimiques de santé, d’alimentation, de beauté, d’hygiène » avec sa société Lea Nature.

 

 
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