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Les conséquences dramatiques de la justice laxiste de Christiane Taubira

Peines de substitution, probation : du vent, de la démagogie, de l’idéologie. L’actuelle Garde des Sceaux pratique la politique du verbe. Elle incarne toutes les tares d’une gauche morale qui fait fi des réalités. Cet essai dresse un tableau sans concession de notre justice… Extrait de "Contre la justice laxiste", de Philippe Bilger, aux éditions l'Archipel (2/2).

Bonnes feuilles

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Les conséquences dramatiques de la justice laxiste de Christiane Taubira

Christiane Taubira Crédit Reuters

A bien examiner le parcours de Christiane Taubira depuis mai 2012, on peut considérer qu’elle nous fait subir une double peine. La première, évidente, ostensible, accablante, résulte de sa passivité. Trop occupée par le culte d’elle-même, de son verbe, et par l’enchantement de goûter l’inconditionnalité émue et ignorante de ses groupies de tous âges, elle manque de temps pour prendre la sombre réalité à bras-le-corps – dans les prisons, les juridictions, pour l’exécution des sanctions et l’instauration d’une politique qui dissuaderait plus qu’elle n’inciterait.

La seconde peine, plus subtile et plus ravageuse, est venue nous frapper dès l’irruption de Christiane Taubira Place Vendôme. Durant les premiers mois, la France a dû subir l’expression d’une exclusive dénonciation de l’enfermement, de ses conséquences négatives – uniquement pour les malheureux incarcérés – et de la triste image, pour une démocratie, de cette politique intensément pénitentiaire – ce qui est faux, puisque notre pays n’est pas, et de loin, le plus répressif en ce domaine.

Quand la population se fait seriner que les plus à plaindre sont les détenus et les condamnés, elle a tendance à oublier quelles sont les véritables victimes. Et les malfaiteurs – pas forcément idiots –, avec cette intuition d’un humus devenu plus complaisant à leur égard, perçoivent que la rigueur affirmée a été remplacée par une compassion proclamée.

Il serait absurde et inéquitable d’imputer à Manuel Valls et à Christiane Taubira – que l’on a envie de maintenir ensemble tant l’expression ridicule du premier sur le beau couple qu’ils formeraient pour l’État de droit renvoie à une solidarité plus forte qu’on aurait pu le penser – les événements graves qui indignent l’opinion publique et révèlent à quel point la criminalité est offensive, ses victimes exaspérées, et la politique pénale projetée par la garde des Sceaux totalement déconnectée du pays réel et de ce qu’il exige, à juste titre.

Les tragédies de la légitime défense – le bijoutier de Nice, celui de Cézanne – méritent évidemment d’être scrutées de près. Elles sont, à un double titre, infi niment préoccupantes pour notre République et la manière dont celle-ci n’a plus le moindre crédit auprès de ceux qui devraient pouvoir compter sur sa protection tutélaire.

La commission de vols à main armée, l’irruption de malfaiteurs armés dans des commerces où, à cause d’eux, la terreur survient n’ont bien sûr pas commencé avec l’élection de François Hollande et le miel idéologique déversé par son ministre de la Justice. Elles ont existé avant et existeront toujours. Ce n’est pas l’illusion d’un degré zéro de la délinquance qui peut fonder une dénonciation de la pratique de la chancellerie, mais plutôt la perte absolue de confi ance en l’autorité et l’effi cacité de l’État.

Une preuve supplémentaire et paradoxale de cette défi ance et de ce discrédit est donnée par le fait que les citoyens éprouvent un sentiment de peur et d’insécurité accru, comme si l’humanisme lénifi ant du pouvoir avait non seulement libéré des forces mauvaises au sein de notre société, mais aussi fait perdre à la majorité des honnêtes gens le peu d’adhésion qui lui restait dans l’effi cacité des pouvoirs publics.

Ce qui est nouveau tient à la multiplication des défenses malheureusement meurtrières opérées par des commerçants qui n’en peuvent plus… et n’ont surtout plus du tout envie d’attendre tranquillement que le pire soit accompli, que la police arrive trop tard – et soit ligotée, en garde à vue, par l’oppression d’une intolérable bureaucratie procédurale –, que la justice, en défi nitive, ne passe pas – ou avec une commisération constituant une seconde offense pour les victimes.

Il serait léger de ne pas retenir cette dérive, de plus en plus constatée, comme un signe infi niment traumatisant pour notre société et les institutions supposées structurantes et respectées. Puisque police et justice ne protègent plus, on s’arme, on tire, on assure sa propre sauvegarde et celle de ses proches. Le risque est qu’en opposition au caractère grotesque de la « proportionnalité » demandée aux victimes dans leurs réactions – comme si, en pleine fureur, elles étaient susceptibles de veiller à une froide rationalité, à une lucidité sereine –, on ne se préoccupe plus du tout de l’intégrité physique des malfaiteurs pour tout concéder à l’angoisse, à la riposte des personnes agressées.

À Nice comme à Cézanne, ou ailleurs, si d’autres catastrophes du même type adviennent, les commerçants concernés, à la fois victimes et mis en examen, bénéfi cient et bénéfi cieront d’un soutien populaire écrasant. Libération aura beau s’en moquer, il traduit la désaffection, l’éloignement, le repli, la solidarité de communautés conjoncturelles qui, à chaque fois qu’elles sont agressées, se rétractent et se battent à leur manière, font sortir l’État par la porte pour faire entrer leur loi par la fenêtre.

Ces épisodes bouleversants, au sens propre du terme, devraient inquiéter et inspirer Manuel Valls et Christiane Taubira. Ils écrivent un livre dont la réalité déchire toutes les pages. Pourtant, ils ne le révisent jamais.

À Cézanne, la bijouterie était attaquée pour la cinquième fois et le malfaiteur tué – déjà condamné à deux reprises par une cour d’assises – se trouvait, lors de la perpétration de son crime, en libération conditionnelle !

On ne saurait induire de ces exemples particuliers, mais signifiants, une conception générale de la Justice et de ce qu’il conviendrait absolument de mettre en oeuvre. Mais ils permettent clairement d’écarter ce qui se prépare. Ils signalent ce qu’il ne faudrait ni prévoir ni élaborer. La contrainte pénale, ou peine de probation, sera comme une caresse, certainement une inutilité, par rapport à ces tragédies qui déchirent le quotidien de trop de gens. Une exécution de sanctions laxiste qui se fonde sur le postulat inepte – et peu clairvoyant au regard de la psychologie humaine – que la libération conditionnelle est un frein, une entrave… alors que pour des transgresseurs endurcis elle revêt un caractère superfétatoire et vide, représentant une parenthèse au sein de laquelle, tant le contrôle est insuffisant, ils ont tout loisir de renouveler leurs agissements !

Puisque ce pouvoir adore les statistiques flatteuses, sera-t-il suffisamment honnête pour tirer les conclusions qui s’imposent d’un bilan médiocre de la lutte contre l’insécurité en 2013 : faible diminution des agressions contre les personnes, explosion des atteintes aux biens ? Est-ce trop demander que soient enregistrées les mille ruptures contredisant une idéologie compassionnelle, les innombrables rechutes d’un humanisme voué à se trahir parce qu’il refuse la vérité des choses et des êtres ?

Extrait de "Contre la justice laxiste", de Philippe Bilger, aux éditions l'Archipel, 2014. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 
Commentaires

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  • Par Vinas Veritas - 06/04/2014 - 11:09 - Signaler un abus Double Peine

    Loin de s'appliquer à des étrangers 'outlaw' condamnés pour faits graves, cette double peine s'acharne sur le paisible commun de la population. Le commun en a assez de subir, subir, subir et souffrir encore et encore.

  • Par lucuis - 06/04/2014 - 11:27 - Signaler un abus bon article :Taubira est indigne d'une démocratie

    le principe de la justice repose sur le fait qu'a partir du moment ou il y a préjudice, il doit y avoir châtiment. Taubira reprend les vieilles méthodes de la gauche communiste qui à déjà appliqué la théorie du tout-laxiste à l'éducation des enfants pour l'appliquer cette fois à la justice ! Aujourd'hui le laxisme vis à vis de la délinquance a fait exploser la criminalité et le citoyen honnête est encore le dindon de cette farce gauchiste !!! Taubira n'a fait qu'appliquer les méthodes utilisés dans les anciens pays communistes ou les prisonniers politiques avaient des peines plus lourdes que les détenus de droit commun censés être les victimes de la société bourgeoise qui les avaient fabriqués. Pour moi Taubira, comme d'autre ministres du gouvernement Hollande sont une menace pour la démocratie. La gauche parle tout le temps du FN mais il ferait mieux de balayer devant leur porte car cette gauche réactionnaire ...et moralisatrice n'a rien a voir avec la démocratie...Elle en est l'ennemi !!!!

  • Par Didx - 06/04/2014 - 11:28 - Signaler un abus Pour Une démocratie qui n'ait plus honte de se prendre en main!

    Ce n'est pas seulement le laxisme qui promeut le crime et oblige le citoyen à se défendre lui meme. Si pendant des décennies l'honnête homme à fait confiance au système judiciaire à qui il,s'en est remis bon gré mal gré après une agression, aujourd'hui un homme nouveau est en train de naître. Un homme qui voudrait bien compter sur lui même au nom de l'honneur et tant qu'à faire au sein d'un système qui l'y autorise. Autrement dit, je crois qu'il y a une malheureuse conjonction de sentiments et d'attentes contradictoires entre le citoyen d'aujourd'hui et l'autorité. Ce qui emplifie le mal être général qui s'exprime dans les urnes par l'avènement des extrêmes. Ne plus subir, pouvoir se défendre, ses biens, sa famille, soi même sans risquer la prison. N'est,ce pas le minimum qu'on puisse demander? Je ne crois pas que C!Taubira à prévu un texte allant dans ce sens. Le FN peut se frotter les mains.

  • Par XI - 06/04/2014 - 11:47 - Signaler un abus Et si on avait le courage en

    Et si on avait le courage en France de responsabiliser pénalement les Juges , quels qu'ils soient , quand leurs décisions étaient erronées et ont entrainé des récidives , surtout corporelles . Chacun est responsable devant la Loi , sauf ceux qui sont chargés de la faire appliquer . Exemple flagrant l'affaire d' Outreau , ou des vies ont été brisées , des suicides ont suivi , et le Juge exerce toujours .

  • Par alankin - 06/04/2014 - 11:58 - Signaler un abus c'est marrant mais

    en prenant Valls et Taubira on regroupe là deux personnalités qui communiquent et agissent dans le seul but de se renvoyer leur propre image à eux mêmes, signe d'une calamiteuse mégalomanie.

  • Par Didx - 06/04/2014 - 12:13 - Signaler un abus Taubira est elle vraiment

    Taubira est elle vraiment laxiste? Le laxisme c'est le laisse aller. On ne peut pas dire qu'elle ne fasse rien. Elle tehorise, entreprends, reforme au profit des délinquants certes mais elle agit la narine dilattee et le front haut. Le vrai danger du laxisme dans une démocratie ou ailleurs c'est de laisser le vide occuper par celui qui en a les moyens. Et ce n'est pas nous. C'est le puissant, l'entreprise, le politique, le groupe, le lobbie. C'est ainsi qu'aujourd'hui la marche du monde est assuré par un groupe de privilégiés qui nous asphyxie au gré de son humeur.tant que le citoyen ne sera pas implique dans les décisions autrement qu'au travers d'un simple vote, il encaissera une frustration qu'on sait ou elle peut mener. Tant qu'il n'aura que la justice de Taubira pour pleurer, il,sera en danger de son propre système et bientôt de lui même. Dans ces cas la, les gens préférent une bonne dictature qu'une démocratie sans ambitions.

  • Par nok - 06/04/2014 - 12:24 - Signaler un abus L'INCOMPETENT ET SA COUR N'ONT TIRE

    Aucun enseignement du vote des Municipales : " on reprend les mêmes et on recommence " Pour les Européennes, ils vont avoir ce qu'ils méritent, c'est à dire, encore moins de pouvoir ou peut-être la Révolution !

  • Par pirpe - 06/04/2014 - 12:33 - Signaler un abus Pff

    Encore un article des Chantres de la sécurité et des peureux dans l'Ame... Restez Zen il ne va rien vous arrivez, sauf si vous avez la trouille ! Car la peur attire le "danger" et surtout elle fait la place belle à l'irrationnel qui lui même fait la place belle aux lois liberticide qui n'ont aucun sens et aucune éfficacité...Vous êtes malades de vos peurs alors avant de trouver des responsables à vos angoisse aller les faire soigner pour de bon et vous verrez que vous ne pourrez plus du tout pensez de la même façon.. Vous y gagnerez mais surtout le monde y gagnerais beaucoup...

  • Par Inconnu - 06/04/2014 - 13:09 - Signaler un abus à XI - 06/04/2014 - La loi existe. Elle n'est pas appliquée.

    Les magistrats sont, en théorie, pénalement responsables de leurs délits. Car susceptibles de pouvoir répondre des méfaits qu'ils commettent délibérément dans leurs Décisions au regard de l'article 432-1 du Code Pénal. . Ce qui les laisse de marbre, puisque corporatistement couverts par le C.S.M., antidémocratiquement par la gauche et idéologiquement par les libéraux de l'UMP et du PS. . C'est ainsi qu'une caste d'intouchables bénéficie d'une situation exorbitante du Droit. En conséquence de quoi ses délinquants échappent non seulement au droit commun mais également aux accusations multiples et légitimes auxquelles ils devraient faire face dans un État de droit normalement constitué. . Ce qui rapporte beaucoup à ceux qu'ils servent, tant en matière de pouvoir que de protection de leurs malversations. Ce qui est tout bénéfice pour certains. . Leurs victimes n'en peuvent rien. Chacun est pourtant censé voter également en fonction de sa connaissance de la déliquescence de l'institution judiciaire.

  • Par François Homeland - 06/04/2014 - 16:40 - Signaler un abus Taubira : cette femme préfère la racaille aux honnêtes gens

    Voilà pourquoi il ne faut plus aujourd'hui compter que sur soi-même en cas d'agression. Au final, il vaudra mieux être jugé par douze hommes (ou femmes) qu'être porté en terre par six...

  • Par antoinedsp - 06/04/2014 - 16:47 - Signaler un abus Les fantasmes de la droititude

    Mais qu'à donc fait jusqu'ici Taubira, à part le mariage pour tous, aucune loi importante. On fantasme sur une "future loi" mais pour l'instant la justice applique à 90 % les lois votées sous Sarkozy et par la droite, donc on doit s'en prendre à la droite et non à Taubira bouc émissaire

  • Par la saucisse intello - 06/04/2014 - 16:58 - Signaler un abus Ca n'est pas forcément une mauvaise chose..............

    Je parle bien sur du laxisme forcené en cour (et en cours) en ce moment, voici pourquoi : Les citoyens se sentant vulnérables parce que totalement abandonnés n'hésiteront pas à assurer leur propre sécurité. Ensuite, ce sera la cour d'assises où ils seront jugés par leurs semblables. Mais devant les effets prévisible de cet état de fait, je pense que la prochaine étape sera la correctionnalisation des affaires d'auto (ou de légitime) défense. Et là, il ne nous restera plus que comme seule issue que de crâmer le ministère, contenu compris. Et c'est comme ça que ça finira.Parce que contrairement à ce que croit madame taubira (et son trés petit niveau !), le peuple français est parfois capable de réactions fulgurantes.

  • Par Anguerrand - 06/04/2014 - 17:45 - Signaler un abus Justice à double vitesse

    en France mieux vaut être ROM, gens du voyage, ou delinquants des cités qu'honnête citoyen, les premiers peuvent tout se permettre voler de l'électricité, de l'eau, squatter des terrains privés, menacer la police, mais essayez de rouler à 56 km/ heures et c'est 90 ou135 euros. Une justice qui ne s'applique qu'aux bons citoyens et vous laisse en liberté pour 5 ans de prisons, merci Taubira.

  • Par Blurp - 06/04/2014 - 23:51 - Signaler un abus Vent mauvais...

    Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent!... N'est-ce pas, Me Bilger?

  • Par legaulois55 - 07/04/2014 - 08:38 - Signaler un abus français vous avez un bultin de vote

    en juin amplifiez votre mécontentement que vous avez commencé à montrer en mars ; mais pas pour l'umps qui vous a trahi depuis trente ans avec le résultat que l'on constate une France en perdition dans une EUROPE faite à l'envers au profit d'une minorité sans foi ni loi .

  • Par pguillermo - 07/04/2014 - 14:23 - Signaler un abus @Blurp

    Ca veut rien dire ton commentaire.

  • Par sam84 - 07/04/2014 - 16:31 - Signaler un abus Vous avez voté pour qui Mr Bilger ?

    Vous saviez ,qu'il en serait ainsi alors maintenant ne vous plaignez pas

  • Par Anguerrand - 07/04/2014 - 18:01 - Signaler un abus À legaulois55

    Vous allez donc voter pour un parti qui est en train de virer à gauche toute, avec un programme " social " melanchoniste , qui fait élire à Hayange un maire CGT. Ou est le FN de JMLP qui lui était à droite, sans draguer la gauche un peu partout en France. Ne vous faites pas d'illusion vos nouveaux adhérents retournerons vite au PS ou au PC- FDG, des que quelque chose ne leur plaira pas et en particulier pour les questions sociales chères à MLP. Alors voter FN c'est voter à gauche, à droite ou quoi?

  • Par belfegor18 - 07/04/2014 - 19:14 - Signaler un abus Si mes souvenirs sont bons...

    Taubira prônait l'indépendance de son "territoire" a une certaine époque. Ne l'ayant pas obtenue, elle vient mettre la zizanie dans notre "justice" déjà mal en point en imaginant des peines (s'appliquant aux délinquants déjà affirmés - prendre 5 ans ce n'est pas pour une barre chocolatée !), sorties des contes de W. Disney ! C'est vrai que dans la famille, il y a eu des cas évoqués et ... oubliés.

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Philippe Bilger

Philippe Bilger est président de l'Institut de la parole. Il a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la Cour d'assises de Paris, et est aujourd'hui magistrat honoraire. Il est l'auteur de La France en miettes (éditions Fayard). Il est également l'auteur de Ordre et Désordre (éditions Le Passeur, avril 2015).

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