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Cinq manières scientifiquement validées de passer 2016 sans stress

Beaucoup se plaignent que 2015 a été une mauvaise année. Si les événements de 2016 doivent se montrer aussi mauvais, on peut commencer à lutter contre le stress...

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Cinq manières scientifiquement validées de passer 2016 sans stress

La méditation, ce n'est pas forcément réservé aux bonzes, et ça peut être très simple à pratiquer au jour le jour pour lutter contre le stress. Crédit Acenutrients.com

L'année 2015 a été assez stressante. Plutôt que déprimer de la nouvelle année, voici quelques manières de gérer son stress - toutes validées scientifiquement - pour passer une bonne année 2016.

1. Comprendre le mécanisme du stress et son importance

Avant de combattre le stress et comprendre son importance. D'abord, le stress n'est pas que psychologique. Notre cerveau a un rapport avec le reste notre organisme. Et comme l'explique le docteur Esther Sternberg, dont les travaux de recherche sont pionniers dans le domaine du lien entre notre système nerveux central et notre système immunitaire, le stress peut affaiblir notre système immunitaire. Notre cerveau produit des hormones qui ont un impact sur notre corps. Par exemple, une étude a montré que chez la femme, le stress prolongé peut mener à un changement permanent de la structure osseuse, et à une augmentation du risque de l'ostéoporose. Le stress est donc non seulement psychologique, mais aussi physiologique--ou plutôt, parce qu'il est psychologique, il est physiologique ; notre cerveau et notre corps sont liés ensembles. 

Mais surtout, rappelle le docteur Sternberg, il faut également comprendre que le stress n'est pas seulement lié à notre environnement--il est le produit de notre environnement et de notre réponse à celui-ci.

Le stress est notre réponse à un stimuli extérieur, et elle dépend donc aussi de notre état d'esprit, de nos connaissances, de notre psychologie--et également beaucoup de nos souvenirs. L'exemple extrême est le syndrome post-traumatique, où un stimulus extérieur est associé à un souvenir traumatisant et nous y ramène. 

Notamment, la mémoire sera aussi clé pour savoir si un stimulus déclenchera un bon stress ou un mauvais stress. Il existe en effet le bon stress, qui nous rend plus alert et actif. Un stimulus associé à un bon souvenir déclenchera un bon stress, alors qu'un stimulus associé à un mauvais souvenir déclenchera un mauvais stress. 

Il faut donc, titre de l'ouvrage de Sternberg, trouver un "équilibre" face au stress--prendre conscience de son importance, et prendre conscience du fait qu'un travail sur nous-mêmes peut nous amener à répondre au stress. A contrario, il est aussi utile de prendre en compte l'aspect biologique du stress pour ne pas entrer en auto-flagellation par rapport à un état d'esprit négatif--de nombreuses méthodes de développement personnel donnent parfois l'impression à certaines personnes que si elles n'arrivent pas à améliorer leur sort, c'est de leur faute, souligne Sternberg ; mais non, le stress est une vraie condition physiologique et les gens qui en sont victime ont besoin d'aide.

 
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Pascal-Emmanuel Gobry

Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.

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