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Cécile Duflot, la donneuse de leçons qui avait pourtant réussi à creuser les inégalités en France comme peu d’autres ministres avant elle

Avec son livre critiquant vertement François Hollande et Manuel Valls, "De l'Intérieur, voyage au pays de la désillusion", Cécile Duflot a réussi à faire parler d'elle en cette rentrée politique. Pourtant son action ministérielle, notamment en matière de lutte contre les inégalités dans l'accès au logement, a été plutôt contre-productive.

Balayer devant sa porte

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Cécile Duflot, la donneuse de leçons qui avait pourtant réussi à creuser les inégalités en France comme peu d’autres ministres avant elle

Avec son livre critiquant vertement François Hollande et Manuel Valls, "De l'Intérieur, voyage au pays de la désillusion", Cécile Duflot a réussi à faire parler d'elle en cette rentrée politique.  Crédit REUTERS/Philippe Wojazer

Dans une interview parue dans le Monde du jeudi 21 août (voir ici), Cécile Duflot analyse sévèrement l'échec de la politique actuellement menée par le gouvernement. Dans son livre, à paraître lundi 25 août, elle indique avoir tout fait pour "inciter [le président de la République] à changer la vie des gens. " Matt Rognlie, économiste au MIT, interprétant les travaux de Thomas Piketty sur le capital au XXIe siècle, arrive à la conclusion que l’immobilier serait devenu la principale source d’inégalités (lien). Cécile Duflot, si attachée à la "vraie politique de gauche", aurait ainsi, sans le savoir, été à la tête du ministère clé en termes de réduction des inégalités…

Atlantico : Quelles sont mesures de la loi Alur, seule loi qu’elle ait portée en deux ans passés au gouvernement, contestables à cet égard ?

Julien Damon : Dans les mesures contestables, on trouve d'une part l'encadrement des loyers, et d'autre part la création d'une garantie universelle de loyer.

Sur l'encadrement des loyers, on ne peut que répéter ce dicton d'un fameux économiste, selon qui il existe deux moyens de détruire une ville : la bombarder, ou contrôler les loyers. Je pense que ce n'est pas faux, et que cette idée de créer des observatoires départementaux du prix du logement, afin d'établir des prix médians, poussera à ne plus investir dans le logement. Elle sera un facteur d’inégalité du fait que les loyers augmenteront inévitablement. Le mécanisme est simple : plus il y a de contrôles, moins il y a d'investisseurs, et donc de logements, et par effet de diminution de l'offre les prix augmenteront.

Nous touchons à mon avis là le principal problème du logement. Et une disposition comme le contrôle des loyers fait fuir les investisseurs. On ne peut évidemment pas mesurer son impact tout de suite, mais une mesure anti-marché comme celle-ci est malgré tout catastrophique.

La deuxième mesure contestable est la GUL (Garantie universelle des loyers, ndlr), qui est une assurance générale permettant aux locataires de partir à leur guise. Même si nous n'avons pas encore connaissance des décrets d'application, ses conséquences financières sont évaluées à un demi-milliard d'euros pour l'Etat, qui viendraient s'ajouter aux  40 milliards d'euros (2 points de PIB) que représente la politique publique du logement. On conviendra que la note est plutôt salée pour des dépenses publiques actuellement à la disette.

Il est indispensable que l'Etat revienne sur ces deux dispositifs. Ceux qui en bénéficieront, locataires comme propriétaires seront contents. Mais il faudra bien que certains payent les loyers en retard, et bien entendu il s'agira des contribuables. Et à part vouloir se trouver dans un système soviétique, nous aurons besoin des investisseurs pour remplir ce marché du logement en France.

Lire également : Immobilier, logement et justice sociale : comment Cécile Duflot s’est construit un bilan digne d’un ennemi public n°1

Les mises en chantier de logements neufs sont en baisse continue depuis 2012 : sur les 12 derniers mois, 316 370 chantiers ont commencé, contre 322 000 sur les 12 mois précédents. Quelle responsabilité la loi Alur porte-t-elle dans ce phénomène ?

Vincent Bénard : Cette responsabilité, bien que réelle, n’est que partielle. Tous les types de logements (individuels, collectifs, locatifs ou en propriété) sont concernés par la baisse. Si la loi ALUR était la principale responsable du marasme, le recul serait plus visible dans l’investissement locatif, où le chiffon rouge du renforcement de l’encadrement des loyers et de la déresponsabilisation accrue des locataires a, de l’avis de tous les professionnels, refroidi l'appétit des acheteurs.

Mais la construction individuelle est également touchée, ce qui indique que l’état général de l’économie est pour beaucoup dans l’attentisme actuel des acheteurs potentiels: le chômage augmente, les impôts aussi, et les revenus, pour l’essentiel de la population, ne suivent pas. Par conséquent, malgré les taux d’intérêt historiquement bas que nous constatons, les acquéreurs restent attentistes.

Hors loi ALUR, une autre décision de Cécile Duflot a rendu plus délicate le montage de grosses opérations de logement collectif, c’est l’obligation d’augmenter le seuil de logements sociaux SRU de 20 à 25%, et de multiplier par 5 les amendes en cas de non respect du seuil. L’effet pervers est que les communes qui ont beaucoup de retard à rattraper tendent à imposer plus de 30% de logements sociaux dans les programmes neufs, que les promoteurs vendent à perte aux bailleurs sociaux. Ils doivent donc répercuter cette perte sur les m2 "privés" de l’opération. Résultat, le m2 vendu étant plus cher, le marché potentiel est moins important, et par conséquent, les opérations qui sortent comportent moins de logements, et celles dont l’équilibre financier est le plus fragilisé par l’obligation SRU ne sortent pas.

Mais attention: ces difficultés ne sont pas nées avec Cécile Duflot. La source de nos maux immobiliers vient d’abord de lois foncières bien trop restrictives votées dans les années 70, considérablement renforcées par la suite, notamment par les lois SRU et suivantes, qui ont fait exploser le prix des terrains constructibles dans les grandes villes dans leurs couronnes péri-urbaines, et qui ne permettent pas aux constructeurs de répondre à ce signal-prix favorable par une augmentation des volumes de production. Nous pouvons également citer, depuis 2007, un emballement des normes techniques qui a provoqué une forte hausse des coûts de construction, alors que dans la période 1997-2007, la hausse des prix a d’abord été liée à la raréfaction foncière.

Les lois Duflot en général, et ALUR en particulier, ne sont qu’une continuation de la spirale sur-réglementaire d’étouffement de l’immobilier que nous connaissons depuis plusieurs décennies, et dont tous les gouvernements ont été responsables.

En quoi le recul de la construction contribue-t-il à accroître les inégalités face au logement ?

Vincent Bénard : Si vous voulez évoquer la difficulté pour les familles modestes de se procurer un logement de qualité suffisante et de taille adaptée à leurs besoins, la réponse sera différente dans les zones dites "tendues" et dans les autres. Dans les bassins de vie en relatif déclin démographique, la baisse de la construction n’est que le reflet d’une baisse de la demande totale, et est tout à fait normale. En revanche, dans les zones de vie où la démographie reste dynamique, il existe à la fois une demande solvable, et une "demande putative" de gens qui voudraient bien améliorer leurs conditions de logement (taille, vétusté, etc) et qui ne le peuvent pas aux conditions actuelles. Dans un marché normal, avec un foncier constructible en quantité suffisante et donc bon marché, une offre neuve "low cost" privée, non subventionnée pourrait voir le jour, et les prix de l’ancien de qualité moyenne seraient également tirés à  la baisse. Le nombre de ménages mal logés ou sans logement serait ainsi considérablement réduit, et le besoin d’aide sociale dans le logement fortement réduit.

Finalement, la loi Alur n'est-elle pas davantage le fruit d'une posture idéologique en déconnexion avec la réalité du marché de l'immobilier ?  

Julien Damon : Cette loi est idéologique en ce qu'elle est anti-marché. J'illustre cela d'un chiffre très précis, c'est qu'en France 58% des gens sont propriétaires de leur logement. Ces dispositions ne les concerneront pas. Sur les 42 % restants, 17 % sont locataires dans le secteur social, donc cet encadrement ne les concernera pas non plus, puisque leurs loyers sont déjà soumis au barème du logement social. Les 25% qui subsistent, locataires dans le secteur privé, sont dans la plupart des cas des locataires d'individus familiers, comme des parents par exemple. Après distillation de ces chiffres il ne reste plus que 2 % des logements institutionnels, c’est-à-dire issus de l'investissement privé, ce qui en fait le plus faible taux européen.

Manuel Valls dirait, selon des propos rapportés au Canard Enchaîné : "de tous les ministres d'Ayrault, c'est elle qui porte la plus grande responsabilité sur ce qui n'a pas fonctionné pendant les deux premières années du quinquennat. Car Duflot a mené une politique qui a conduit à l'effondrement de la construction. Un effondrement qui coûte à la France de 0,4 à 0,5% de croissance en moins aujourd'hui." Ce calcul est-il exact ?

Vincent Bénard : Loin de moi l’idée de défendre Cécile Duflot, mais les propos du premier ministre sont tout de même forts de café. La folie taxatoire des deux premières années du quinquennat, qui ont conduit à une baisse généralisée des investissements privés productifs, ne lui sont pas, que je sache, imputables, et si elle n’a pas compris comment résoudre les problèmes du marché du logement en France, elle ne les a pas créés, car ils lui sont bien antérieurs, comme nous l’avons vu. Évidemment, choisir une ministre écolo-marxiste pour résoudre les problèmes d’un marché qui aurait besoin de plus de liberté foncière, fiscale et économique, relève de l’erreur de casting manifeste, mais enfin, je crois que l’on peut dire la même chose de bien des ministres du gouvernement Ayrault… Et de l’actuel.

Quant au chiffre cité par M. Valls, de 0,4% de croissance en moins qui serait lié au seul "effet bâtiment", il est au mieux fantaisiste.  La construction (tous secteurs confondus) représente à peu près 6% de la Valeur ajoutée brute française, avec une pointe à 6,5% en 2008 et un point de départ à 5% en 2000. La croissance moyenne française dans la décennie 2000-2010 a été légèrement inférieure à 1%: Comment faire croire qu’un secteur représentant environ 6% de l’économie, et variant dans une proportion aussi mesurée dans le temps, pourrait à lui seul expliquer une perte de croissance représentant la moitié de celle constatée sur la dernière décennie ? C’est absurde.

La faible croissance française provient d’abord du poids trop élevé de son secteur public, ce qui contraint les gouvernements à mettre en oeuvre des politiques fiscales excessives dissuadant  l’investissement productif en France, tous secteurs confondus. Affirmer que sans les lois Duflot, les français se seraient jetés à corps perdu dans la construction et auraient comme par miracle relancé notre PIB, dans le même contexte économique général, relève de la plus pure mauvaise foi. On peut se demander dans quelle mesure les propos de M. Valls ne  constituent pas une manoeuvre de diversion pour retarder des réformes de fond que la majorité n’a pas le courage d’entreprendre.

Voilà dix ans que Cécile Duflot est devenue conseillère municipale dans l'opposition de la ville de Villeneuve-Saint-Georges. En 2006, elle est élue secrétaire générale du Conseil national inter-régional, et en 2009 elle prend la place de conseillère régionale d'Île-de-France, avant de devenir ministre du logement en 2012 sous le gouvernement Ayraut. Au travers de ses différents mandats, quels projets concrets Cécile Duflot a-t-elle personnellement portés depuis le début de sa carrière politique ?

Thomas Guénolé : A part la loi Alur, et son militantisme en faveur du dézonage des transports publics lorsqu'elle était conseillère régionale, je n'ai pas souvenir de mesures politiquement marquantes de sa part.

Cécile Duflot a démarré comme militante aux jeunesses ouvrières chrétiennes. C'est un élément peu connu dans le débat public, mais que je trouve intéressant. Avec Jean-Vincent Placé, elle prend la main sur l'appareil des Verts à une époque où il peut être considéré comme un petit astre mourant. Jeunes trentenaires tous les deux, ils profitent de la locomotive Cohn-Bendit des européennes de 2009 pour y accrocher leur wagon périclitant. D'où par la suite des accords électoraux de plus en plus profitables avec le PS. De fait, le tandem Duflot-Placé de cette époque, c'est la famille al-Saoud de la vie politique française : du pétrole a surgi sous leurs pieds, ils n'y sont pour rien, mais les voilà riches.

Jean-Vincent Placé se retrouve à la tête du groupe EELV au Sénat, et Cécile Duflot rentre au gouvernement, ce qui implique d'ailleurs qu'elle a laissé faire le démantèlement du grand ministère de l'écologie qui avait été créé pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le bilan de Cécile Duflot se résume essentiellement à la loi Alur.

Ministre, elle en vient petit à petit à une contestation de plus en plus rude de la ligne de François Hollande, c’est-à-dire de la gauche libre-échangiste qui veut adapter le pays aux règles de la mondialisation. Cécile Duflot, elle, adhère au "keynésianisme vert" d'EELV : une relance de l'économie par de grands travaux écologistes et de petits travaux par stimulation de la demande des ménages.

 
Commentaires

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  • Par Ganesha - 22/08/2014 - 08:45 - Signaler un abus Débile

    Article débile ! Nous sommes en peine période de bulle immobilière, mais il ne faudrait pas bloquer des loyers qui sont devenus extravagants ! Le but est probablement de plaire à quelques fidèles commentateurs, qui semblent être de petits bailleurs, et qui agonisent déjà d'injures cette brave dame... Pourtant la garantie des loyers, cela va leur permettre de continuer de passer l'hiver sur des îles tropicales et de s'offrir régulièrement des croisières de rêve !

  • Par Geolion - 22/08/2014 - 10:27 - Signaler un abus Quand les foutra-t-on dehors !

    Mais quand les foutrons nous donc tous dehors ces incompétents, ces idéologues de gauche caviar, ces profiteurs, ces diviseurs de citoyens, ces saboteurs de notre économie et de notre identité ???? Vite ! Vite !

  • Par nabuccolm - 22/08/2014 - 10:34 - Signaler un abus La loi ALUR n'est pas si mauvaise que cela..

    ALUR a un mérite : celui de décourager la construction... Et du point de vue d'une élue écologiste, ce n'est pas un mauvais résultat d'éviter la construction, un peu n'importe où, de lotissements hideux ou d'ensemble d'immeubles à l'utilité douteuse... Faut il rappeler les effets pervers des incitations type Robien et Scellier qui ont conduit à des surcapacités de logement dans les villes moyennes ? Je pense réellement que l'histoire de la "pénurie de logements en France" est une légende savamment entretenue par les lobbies de la construction. Il suffit pour s'en convaincre de compter les logement inoccupés autour de chez soi. Et je ne crois pas que le bétonnage à tout va soit la meilleure manière de relancer l'économie...

  • Par Anguerrand - 22/08/2014 - 11:49 - Signaler un abus À ganesha

    Débile, c'est votre argumentation, savez vous que 80% des propriétaires d'appartement loués le sont par des petits retraités pour un complément de retraite. La rentabilité BRUTE moyenne est de moins de 5%. À cette rentabilité, vous devrez déduire l'impôt sur le revenu, la CSG, les dégâts et l'entretien, éventuellement le passage de tranche de l'IR, les impayés même si vous avez un crédit pour l'achat de ce logement, très fréquent, parfois la mauvaise foi du locataire, les retards de paiements de loyers, un législation 100% favorable aux locataires. Pour l'avoir vécu et après 3 ans de location je me suis aperçu que j'avais en fait perdu de l'argent. Alors j'ai tout bazardé. Alors les vacances sous les tropiques et pourquoi pas le gros cigare, c'est une vision très " de gauche- Duflot" votre point de vue me fait bien rire. Demandez vous si c'était tellement rentable pourquoi la France manque d'un million de logements, ce qui ferait baisser les loyers. Si c'est si rentable, allez voir votre banquier, acheter un appartement et louez le, je vous souhaite bon courage.

  • Par superliberal - 22/08/2014 - 11:52 - Signaler un abus @Ganesha

    Vous êtes de gauche, non ? vous en avez le droit ceci dit mais je pense que vous devriez prendre des cours d'économie, tout comme madame Duflot qui est d'une incompétence sans nom. Vous pouvez, bien entendu, nier la réalité mais les faits sont têtus...comment vont faire les gentils pauvres travailleurs pour se loger si les méchants riches capitalistes et exploiteurs décident de ne plus mettre les maisons qu'ils ont "volées" sur le marché et si les entrepreneurs "salopards" de la construction ne construisent plus...les gentils pauvres vont devenir SDF...la réponse est réquisitionnons !!! et vive la liberté !

  • Par superliberal - 22/08/2014 - 11:52 - Signaler un abus @Ganesha

    Vous êtes de gauche, non ? vous en avez le droit ceci dit mais je pense que vous devriez prendre des cours d'économie, tout comme madame Duflot qui est d'une incompétence sans nom. Vous pouvez, bien entendu, nier la réalité mais les faits sont têtus...comment vont faire les gentils pauvres travailleurs pour se loger si les méchants riches capitalistes et exploiteurs décident de ne plus mettre les maisons qu'ils ont "volées" sur le marché et si les entrepreneurs "salopards" de la construction ne construisent plus...les gentils pauvres vont devenir SDF...la réponse est réquisitionnons !!! et vive la liberté !

  • Par vangog - 22/08/2014 - 12:34 - Signaler un abus @Anguerrand et Superliberal Totalement d'accord avec vous...

    Les politiques interventionnistes sur le marché de la construction ont toutes produit des effets pervers plus graves que les solutions qu'elles étaient censées apporter. Dans ce domaine plus que dans les autres, l'ecolo-gauchisme à montré son incompétence totale. Ne pas l'accepter, c'est risquer de s'enfoncer encore plus dans la vasière....

  • Par mado83@free.fr - 22/08/2014 - 12:52 - Signaler un abus loi 1948

    cette loi, sortie à la fin de la guerre qui bloquait les loyers a été une catastrophe pour Paris notamment....loyers bloqués pendant des années qui rendait impossible pour les propriétaires les réparations necessaires, maintenait en place les mauvais payeurs, rendait impossible les expulsions même indispensables..donnait la possibilité aux locataires d'avoir un autre appartement, tout en gardant le leur pas cher pour la famille où autres.. cette loi a ruiné mes parents petits propriétaires à Montmartre..

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 22/08/2014 - 12:59 - Signaler un abus Ganesha t'iras pas au paradis

    Ganesha t'iras pas au paradis, car comme Duflot t'as rien compris.! Il suffit de réfléchir aux effets secondaires de toutes ces lois censées protéger les plus faibles, cela se retourne toujours contre eux. Exemple, le fait de ne pas pouvoir déloger un locataire mauvais payeur avant deux ans, fait que seuls les fonctionnaires peuvent obtenir une location (car toujours solvables).

  • Par Ganesha - 22/08/2014 - 16:44 - Signaler un abus Haute-Finance

    Comme d'habitude, les pépés conservateurs sont complètement à côté de la plaque : la loi Duflot est totalement différente de la loi de 1948 ! Et pour lutter contre la ''Bulle Immobilière'', vous suggérez de simplement prendre une aiguille ? Toujours amusant de voir les supposés petits propriétaires prendre la défense de la ''Haute Finance'' !

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 22/08/2014 - 17:53 - Signaler un abus Comment se tirer une balle dans le pied

    Je préfère avoir comme adversaire un pourri intelligent plutôt qu'un honnête imbécile. Le second ne comprendra jamais rien à l'efficacité !! Et en général, l'efficacité il s'en fout vu qu'il est fonctionnaire et qu'il sera toujours payé de la même façon, qu'il bosse ou pas.! Il est aussi là le problème de la mère Duflot, jamais travaillé dans le privé, donc des grandes idées généreuses inapplicables. Par contre souvent la haine l'aveugle et les mesures prises vont à l'inverse du but recherché qui est malgré tout que le secteur privé fasse du profit pour pouvoir payer les fonctionnaires.

  • Par assougoudrel - 22/08/2014 - 18:32 - Signaler un abus J'ai mis ma maison en vente.

    J'ai été étonné d'apprendre que Mme Duflot, pour donner un coup de pouce aux notaires a eu la brillante idée qu'en plus des frais notariés pour l'acheteur, a été ajouté la commission de l'agence immobilière. Si la maison vaut 100.000 €, l'acheteur paie un pourcentage au notaire et un pourcentage de la commission de l'agence. Du coup, les agences sont vides, les notaires ne voient personne et pleurent, les vendeurs attendent et les municipalités pleurent aussi. Moins de constructions, les prix repartiront à la hausse, car quand on voit qu'en province un loyer moyen est de 800 euros, cala coûtera moins cher de de payer des traites à la banque que de jeter de l'argent par la fenêtre tous les mois.

  • Par sandhom - 22/08/2014 - 18:32 - Signaler un abus @Ganesha

    Quels pépés conservateurs ? Si les lois Duflot étaient si bonnes, il n'y aurait pas de problème. Le problème ne date pas d'hier mais elle a nui gravement au bâtiment et par extension aux plus mal logés. Pourquoi croyez-vous que le gvt songe à modifier les lois ? Quant à la haute finance , vous délirez.

  • Par assougoudrel - 22/08/2014 - 18:34 - Signaler un abus J'ai oublié de dire

    qu'il faut mettre sa maison en vente directement chez le notaire et par précaution chez une agence.

  • Par Texas - 22/08/2014 - 20:53 - Signaler un abus Dénominateur commun

    C' est un trait commun des collectivistes , de toujours trouver un exutoire à leur défaillance ? . La BCE , l' Allemagne , les agences de notation , la finance et mêmes les leurs . Un peu d' introspection , camarade , aurait dit Lenine .

  • Par Anguerrand - 23/08/2014 - 07:07 - Signaler un abus Ganesha provocateur 08:45 et 16:44

    Selon lui,il a toujours raison,ses têtes de turc préférés sont les papys, ils sont tous cons, il a un problème avec les papys. Il y a les vieux cons mais il y a aussi les jeunes cons comme lui, qui oublie qu'un jour il sera lui aussi vieux donc...quand il voit ce qu'il a écrit sur un sujet qu'il ne connais pas il n'en démord pas et insulte tous les autres intervenants. Il est comme ça, Ganesha, plusieurs personnes lui ont déjà demandé ce qu'il faisait donc dans la vie, et il se garde bien de répondre. Je le vois bien glandeur pro, vivant avec le RSA de nos impôts et élevé depuis le biberon au marxisme. Tu veut partir sous les tropiques? ....va voir ton banquier et achete un logement sur lequel tu pourra gagner des millions, tu connaîtras le bonheur d'avoir des locataires, et si tu veux avoir beaucoup d'argent choisi une famille noire puisque tu es idéaliste...on en reparle? tu sais qu'il est même interdit de choisir au faciès ses locataires, la loi est très répressive à ce sujet. Fait gaffe!

  • Par Ganesha - 23/08/2014 - 07:58 - Signaler un abus Anguerrand

    Cher Anguerrand, une de mes caractéristiques, c'est qu'il me faut toujours un certain temps de réflexion pour trouver les bons arguments dans une discussion... et assez rapidement arrive le moment où Atlantico retire l'article de sa première page : il faut alors beaucoup de persévérance pour le retrouver et continuer le débat. Il se trouve que j'ai parmi mes connaissances une personne qui a un diplôme d'ingénieur d'une école parisienne renommée, mais qui travaille dans la société qui gère le ''portefeuille immobilier'' d'une très grande banque française. Croyez-bien, qu'à ce niveau, il existe les moyens d'en faire une ''affaire très, très rentable''. Finalement, notre désaccord consiste dans le fait que vous preniez la défense de géants qui ''s'en mettent plein les poches'', alors que vous n’êtes qu'un ''petit porteur''...

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 23/08/2014 - 09:56 - Signaler un abus Je connais un gars qui

    Je connais un gars qui connaît un gars qui travaille dans une banque...... Bravo !! déjà de connaître quelqu'un qui travaille, ensuite de découvrir que les banques font des profits.... C'est vrai qu'il préfère celles qui perdent de l'argent comme en d'autre temps les nationalisées si chères à Miterrand et à nos portefeuilles pour les renflouer. Il n'y a qu'à Cuba et en Corée du Nord qu'il n'y a pas d'entreprises privées donc pas de profits. Bonjour le paradis.....C'est vrai qu'il y en a qui sont un peu plus lents que les autres pour comprendre !! Et d'autres qui ne comprendront jamais rien.

  • Par Ganesha - 23/08/2014 - 11:41 - Signaler un abus Attaques Personnelles

    Les attaques personnelles, c'est lorsqu'on est à court d'argument... Les grandes banques commettent sans arrêt des opérations illégales, et quand de temps en temps, la justice américaine les repère, elles paient quelques milliards d'amende. En France, la classe politique est arrosée et seul un mec comme Kerviel se fait importuner ! Vous croyez vraiment que vous empêcherez éternellement toute évolution de notre société rien qu'en agitant la poupée ''Corée du Nord'' ? Quant à Cuba, il y a plus de centenaires dans ce pays, qu'au Japon !

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 23/08/2014 - 12:29 - Signaler un abus Cuba libre

    Il est certain qu'à Cuba ce n'est pas le travail qui les fatigue, ils n'ont rien à faire de la journée, mais quelles tristesse de vivre aussi longtemps comme un légume. À part faire rêver quelques fonctionnaires, je ne vois pas qui cela peut intéresser.

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Julien Damon

Julien Damon est professeur associé à Sciences Po, enseignant à HEC et chroniqueur au Échos

Fondateur de la société de conseil Eclairs, il a publié, récemment, Les familles recomposées (PUF, 2012), Intérêt Général : que peut l’entreprise ? (Les Belles Lettres),  Les classes moyennes (PUF, 2013)

Il a aussi publié en 2010 Eliminer la pauvreté (PUF).

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Thomas Guénolé

Thomas Guénolé est politologue et maître de conférence à Sciences Po. Son dernier livre, Islamopsychose, est paru aux éditions Fayard. 

Pour en savoir plus, visitez son site Internet : thomas-guenole.fr

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Vincent Bénard

Ingénieur et économiste, conseiller national du Parti Libéral Démocrate, Vincent Bénard a analysé en profondeur les effets pervers de l’imbrication public-privée dans les domaines du logement et de la finance.

Il est l'auteur de deux ouvrages “Logement, Crise Publique” (2007) et “Foreclosure Gate, les gangs de Wall Street” (2011).

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