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C’est enfin prouvé : vous ne risquez rien à vous asseoir sur les sièges des toilettes publiques

Qui n'a jamais rechigné à s'asseoir sur un siège des toilettes publiques par peur de contracter une maladie ? La triste réputation des toilettes publiques pourrait bien changer grâce à des études affirmant qu'elles ne transmettent pas de maladies.

Fausses accusations !

Publié le - Mis à jour le 26 Juin 2014
C’est enfin prouvé : vous ne risquez rien à vous asseoir sur les sièges des toilettes publiques

Atlantico : Selon plusieurs études américaines, les battants de toilettes ne constitueraient pas un moyen de transmission d'agents infectieux. Cela signifie-t-il donc que nous ne courons aucun risque à nous asseoir sans protection ou sans papier sur des toilettes, et notamment des toilettes publiques ? Pourquoi ?

Jean-Georges Guérin-Wallner : Les battants de toilettes sont souvent incriminés par les patients. Ils trouvent là une réponse facile à une infection dont l'origine est peut-être moins avouable. Le médecin peut parfois être complice de ce mensonge mais sans aucune conviction. En réalité, l’urine est stérile.

Dans certaines situations de survie, il est même tout à fait indiqué de nettoyer une plaie éventuelle au moyen de l’urine. Les poignées de porte des toilettes sont certainement plus contaminantes que les battants.

Notre séant constituerait une barrière protectrice empêchant toute intrusion. Pour autant, il est apparemment possible que des bactéries, telles que le colibacille ou le streptocoque, s'introduisent dans notre organisme. Quels risques ces bactéries représentent-elles ? Quels sont les gestes à adopter dans les toilettes publiques pour éviter de telles intrusions ?

Dans les toilettes publiques  le principal est l'inspection préalable. Cela permet de juger globalement de la qualité globale d'hygiène des lieux. Propreté apparente, lavabos en état, odeur inexistante et papier suffisant. Ensuite un essuyage avec quelques feuilles de papier toilette suffit à éliminer d’éventuelles gouttes d'urines ou d'autres déchets qui pourrait ensuite effectivement être une source de contamination. Si le papier est non souillé, ces toilettes sont utilisables sans arrière pensée. Ne jamais oublier de se laver les mains après usage, c'est essentiel.   

Plusieurs études américaines montrent qu'il est dans l'absolu possible de contracter des pathologies bénignes mais néanmoins inconfortables, telles qu'une dermatite de contact allergique ou une gonococcie. Quelles sont les caractéristiques de ces deux pathologies ? Comment les éviter ?

Une dermite allergique est possible mais sans conséquences. Ce sont souvent les produits nettoyants qui en sont la cause. C'est paradoxal ! Quant à la gonococcie, elle n'est pas une pathologie bénigne, elle peut provoquer de graves problèmes urologiques et une stérilité. 

Est-il possible également de contracter une MST dans les toilettes publiques ?

Oui, si vous avez une relation sexuelle dans les toilettes publiques et uniquement dans cette situation ! Au final, mon message : lavez vous les mains après usage des toilettes publiques, voila, la plus efficace des préventions pour le risque infectieux.

 

 
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  • Par Outre-Vosges - 24/06/2014 - 09:05 - Signaler un abus On ne me disait pas d'histoires

    Elle était donc vraie, la blague qu’on me racontait voici plus d’un demi-siècle : « Comment, docteur, ma fille a la vérole ! Croyez-vous qu’elle ait pu l’attraper dans les toilettes publiques ? – C’est possible, Madame, mais ça n’a pas dû être très confortables. »

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Jean-Georges Guérin-Wallner

Jean-Georges Guérin-Wallner est chirurgien-urologue à la Polyclinique du Parc à Caen. 

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