L’accroissement des inégalités sociales
Le programme d’Intifâh (ouverture) lancé par Sadate et accéléré par Moubarak a ouvert la voie à une libéralisation de l’économie égyptienne. Toutefois, le passage du modèle socialiste nassériste, qui a permis l’émergence d’une classe moyenne solide, à l’Infitâh, n’a pas permis de consolider cette progression et de freiner l’appauvrissement croissant d’une partie de plus en plus importante de sa population. Les inégalités sociales ne cessent de s’accentuer et la pauvreté explose sous le poids de l’accroissement démographique. Près de 40% d’Égyptiens vivent avec moins de deux dollars par jour.
La dépendance de l’économie nationale
L’économie égyptienne repose sur trois piliers sensibles aux aléas mondiaux : les rentes du canal de Suez, les transferts d’argent des émigrés, le tourisme et la rente stratégique, (les Etats-Unis assurant un "soutien civil et militaire" de près de 2 milliards par an), l’économie égyptienne est fragile et dépendante.
La dépendance alimentaire
Grand pays agricole de la région (grâce aux terres fertiles de la vallée du Nil), l’Egypte est incapable de nourrir sa propre population, la plus nombreuse du monde arabe. Avec la libéralisation économique accélérée sous la présidence Moubarak, le retrait de l’Etat, la privatisation de l’agriculture au bénéfice d’entreprises tournées vers la seule exportation ont entraîné de graves crises alimentaires se traduisant par des pénuries de pain et de produits de base. Le pays n’a pas été épargné par les "émeutes de la faim" de 2008, entraînées par la flambée des prix alimentaires.
Un système d’éducation défaillant
Si son modèle d’éducation a permis l’exportation de cadres et de travailleurs qualifiés dans toute la région, elle peine aujourd’hui à absorber sur le marché du travail une jeunesse diplômée en proie aux frustrations et aux rancœurs face à une bourgeoisie "parasite" (Henry Laurens). Son système éducatif lui aussi privatisé est en inadéquation avec la réalité du pays et n’a pas permis d’endiguer l’analphabétisme qui touche encore la moitié de la population.
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Cette analyse pas très réjouissante est tout à fait adaptable à la majorité des pays arabes. A qui la faute?
On a le droit de s'en réjouir..?