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L'autre facture de la crise : quel espoir à moyen terme pour les petits emplois BAC +12 ?

Le chômage n'est pas le seul problème qui affecte le marché du travail en période de crise. Le sous-emploi, soit le fait d'occuper un emploi très en-deçà de son niveau de formation, déprime aussi une partie de la population active qui subit alors un fort sentiment de déclassement.

En sous-régime

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L'autre facture de la crise : quel espoir à moyen terme pour les petits emplois BAC +12 ?

De nombreux diplomés sont sous employés en France.  Crédit Reuters

Atlantico : De plus en plus d'actifs, souvent des jeunes diplômés, sont sur le marché du travail en étant "sous-employés" c'est-à-dire à un niveau d'exigences professionnelles en décalage avec leur niveau d'études. Ils seraient ainsi 44% aux Etats-Unis selon une étude américaine. Selon vous, que représente le phénomène en France ? S'est-il accentué avec la crise ?

Jean-Charles Simon : Oui, ce phénomène existe dans de nombreux pays développés, sous l’effet de deux tendances fortes. La durée moyenne des études s’est fortement allongée, et donc la proportion des jeunes diplômés du supérieur également. Elle est désormais bien supérieure à 40% d’une classe d’âge en France, tandis qu’elle était d’environ 15% en 1985. Mais parallèlement, l’évolution de l’emploi ne suit pas l’élévation des niveaux de formation. Car les nouvelles technologies, l’automatisation et la tertiarisation ont certes rétréci des pans entiers d’activités peu qualifiées, mais elles en ont aussi généré de nouvelles.

L’écart qualitatif entre offre et demande de travail peut donc avoir tendance à se renforcer, comme en témoignent les fameuses « offres d’emploi non satisfaites », le plus souvent concentrées sur des métiers n’exigeant pas un niveau élevé de formation.

La crise renforce globalement la sous-activité, et elle est particulièrement défavorable aux nouveaux entrants, au premier chef les jeunes achevant leurs études. Elle conduit donc à s’interroger sur l’intérêt de l’effort de formation. Aux Etats-Unis, où les études coûtent souvent très cher, le « rendement » des formations supérieures est remis en cause sous l’effet de l’explosion de la dette des étudiants (dont l’encours serait de l’ordre de 1000 milliards de dollars) et d’un niveau élevé de défaillances sur ces prêts, avec la crise et la difficulté de trouver l’emploi attendu.

En France, notre problème est de favoriser une spécialisation sur les activités à bas salaires, souvent les moins qualifiées. Est ici en cause notre mécanisme de charges sociales patronales, très progressif avec les allégements bas salaires et maintenant le CICE, et dont le niveau à « taux plein » est inconnu ailleurs. Où souvent le taux de cotisation effectif est au contraire rapidement dégressif en fonction de la rémunération, comme en Allemagne. Et donc bien inférieur pour des métiers assez ou très qualifiés. Combinée à la fixation d’un Smic revalorisé mécaniquement et longtemps objet de « coups de pouce », cette particularité crée un effet de trappe à bas salaires, avec un salaire médian trop proche du minimum et très inférieur à ce qu’il peut être dans des pays comparables. Voilà qui ne favorise pas les activités employant beaucoup de personnel qualifié, qui d’une certaine façon sont lourdement ponctionnées pour financer les autres. Espérons que les évolutions annoncées fassent évoluer cette situation !

Olivier Cousin : Il y a évidemment des données qui existent qui soulignent, depuis longtemps même, un phénomène qui est celui de la difficulté d'accéder à un emploi conforme à son niveau, et notamment dans le cas des premiers emplois qui sont souvent conditionnés par des questions de nécessité.

Il y a un secteur où cette situation est encore plus flagrante : la fonction publique. En effet, le nombre de postes de cadres n'a pas augmenté avec le nombre de candidats pouvant prétendre à la fonction de cadre, qui a été lui favorisé par l'accroissement du niveau de diplôme. Conséquence : vous avez des gens dans la catégorie C (avec des recrutements sans concours ou avec des concours qui recrutent au niveau CAP/BEP, ndlr) qui ont des niveaux licence voire master, car il n'y a pas eu les créations nécessaires, il n'y a pas eu de rencontre entre offre et demande. Du côté des entreprises, il y a au contraire eu beaucoup plus de créations de postes de cadres permettant à des personnes de niveau licence de faire valoir leur diplôme. Mais les crises successives depuis une vingtaine d'années ont rétréci très fortement ces perspectives.  Cela touche évidemment les plus jeunes car quand vous rentrez sur le marché du travail, comme vous devez accepter de prendre un emploi (pour des questions financières mais aussi pour répondre aux exigences de gagner en expérience professionnelle), vous êtes donc directement contraint par ce phénomène.

Notez cependant que le problème n'est pas qu'une question de faible croissance. En effet, si la France renouait avec une croissance forte, cela ne signifierait pas automatiquement que le marché du travail aurait besoins des personnes les plus qualifiées, du moins pas forcément en proportion des arrivées sur le marché. Une croissance ne résoudrait qu'en partie seulement le problème.

Que coûte pour l'économie française le sous-emploi d'une partie de sa population active ? Peut-on le quantifier ?

Jean-Charles Simon : On peut chiffrer une partie du sujet, comme par exemple le coût des études supérieures effectuées mais qui ne semblent pas renforcer l’employabilité. En considérant par exemple que ceux qui occupent durablement des postes pour lesquels ils sont notoirement sur-qualifiés auraient pu se passer d’une partie de leur formation, notamment dans le supérieur. Formations pour l’essentiel gratuites ou quasiment dans notre pays, et qui pèsent donc sur les dépenses publiques.

Mais ce serait une vision réductrice et même en partie erronée, car ce capital de formation acquis peut s’avérer utile ultérieurement. Surtout, rien ne dit que dans un modèle alternatif les populations concernées n’auraient pas également été confrontées au sous-emploi ou au chômage.

Globalement, il reste évidemment positif et important de faire un effort majeur sur la formation initiale et de donner le maximum d’atouts pour pouvoir, en cours de carrière, disposer de savoirs de référence et plus encore de capacités à apprendre et à s’adapter à l’évolution des connaissances et des besoins. On observe d’ailleurs une bonne adéquation entre prospérité d’un pays et niveau de formation moyen. Mais cela ne signifie pas que toutes les études supérieures soient pertinentes, ni bien calibrées dans leur contenu comme dans le volume d’étudiants formés par discipline.

Pour l’économie française, le coût de cette situation est d’abord celui du gâchis de compétences sous-employées du fait de formations déconnectées du monde économique ou à cause de la subvention indirecte aux activités à bas salaires décrite précédemment.

Olivier Cousin : Il y a évidemment une perte à cause de l'investissement dans les études réalisé par les parents, mais aussi la collectivité via les impôts, en plus de la perte liée au sous-emploi et des compétences qui ne sont pas utilisées et génèrent de la frustration. Cela pèse ensuite sur l'économie française en créant du pessimisme, un domaine dans lequel la France est l'un des champions mondiaux.

Quelles sont les conséquences sur la suite d'une carrière de la commencer en étant sous-employé ? Cela peut-il durablement empêcher le retour à un emploi conforme à son niveau ? Quels sont les risques économiques sur le long terme ?

Jean-Charles Simon : C’est un vrai risque pour les jeunes concernés. S’ils enchaînent à la fin de leurs études des « petits jobs » ou des postes qui ne correspondent pas du tout à leurs aptitudes, ils peuvent avoir de réelles difficultés à accéder ensuite à des postes qui leur conviennent mieux. Mais quand on regarde les évolutions du taux d’emploi par cohortes de générations, il semble que celles dont la fin des études a correspondu à une période de forte crise ne sont que temporairement touchées. Tandis que les phénomènes de surqualification ou d’emploi peu stable sont, eux, plus structurels, leur évolution pesant un peu plus sur chaque nouvelle génération.

Toutefois, chaque situation est un cas particulier. « Temporiser » dans des métiers et/ou des formations complémentaires peut s’avérer une bonne stratégie en attendant le retour d’une conjoncture plus favorable à l’emploi, si l’on est convaincu que sa formation sera recherchée en sortie de crise. C’est aussi le bon moment pour des expatriations au moins temporaires : quitte à devoir se contenter de petits boulots, les faire à l’étranger sera toujours un plus pour la suite. A l’inverse, une surqualification qui s’installe dans la durée signifie certainement qu’il y a un souci quant à la pertinence de la formation suivie, et le cas échéant un sujet plus personnel. Dans ces situations, il faudrait inciter à une réorientation des personnes concernées.

 
Commentaires

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  • Par issartier - 20/01/2014 - 06:12 - Signaler un abus Il ne fallait pas

    Il ne fallait pas surdiplômer des nuls incapables de fournir le travail qu'ils doivent à leur compatriotes , mais par surcroit incapables d'en trouver eux-mêmes compte tenu de leur totale inutilité.

  • Par Glop Glop - 20/01/2014 - 06:27 - Signaler un abus @ issartier - 20/01/2014 - 06:12

    Vous n'avez pas compris grand chose à l'article. Il n'y est pas question d'incapables mais du mensonge constant, comme fabriquer des diplômés dont les titres ne sont pas adaptés aux besoins des entreprises, entreprises par ailleurs incapables dans leur grande majorité de définir ce qu'elles veulent. La raison en est simple, tirer les salaires vers le bas, point. La vérité sur les diplômés que l'on fait venir e l'étranger (mais pas de tous les horizons bien entendu) c'est qu'ils acceptent les postes sous-payés (pour le France mais fort rémunérateur pour leur pays d'origine), exactement ce que fait l'Allemagne aujourd'hui, en masse avec les états de l'est, dans tous ses secteurs d'activité après avoir soit disant intégré la population ex-allemande de l'est. Ce fait humilie et insulte d'une part les autochtones et vide les réserves de devises qui de fait, partent à l'étranger d'autre part. A titre d'exemple, une des entreprises d'où je viens ne recrute plus de Français à 3300 Euros net à treize mois mais des migrants à 1800 Euros net à douze mois en leur louant des appartements qui appartiennent à l'entreprise. Tout bénéf... mais on en reparlera bientôt de tout cela.

  • Par Lennart - 20/01/2014 - 08:08 - Signaler un abus Il parait

    que c'est un site US qui est à même d'informer des emplois disponibles pour des diplômés de haut niveau en France .... et pour le monde entier.

  • Par legaulois55 - 20/01/2014 - 08:22 - Signaler un abus glop glop ton analyse est juste

    malheureusement pour la France les responsables sont d'une part les rêveurs de l'ENA qui dirigent le pays TERRA NOVA et le grand PATRONAT qui sont presque tous des salariés issues eux mêmes de l'ENA OU SUP ECO et qui se foutent complétement de la France d'en bas comme ils disent mais rassurez vous leurs enfants eux sont casés dans ces grandes sociétés même si leur niveau est limite c'est l'ASCENCEUR dans les deux sens

  • Par un_lecteur - 20/01/2014 - 09:28 - Signaler un abus article bidon

    Bac + 12 ne signifie pas grand chose. Avec un CAP de plombier, aucun problème pour trouver un job. J'ai connu un BTS "techniques de toit" ou les étudiants étaient recrutés avant d'avoir fini leurs études. Par contre un Bac+12 de sociologie à Nanterre ne forme que des futurs aigris revendicatifs inemployables. Et on manque d'ingénieurs dans toute l'Europe. Voir James Dyson (Aspirateurs) : "Est-ce pour cela que vous avez annoncé à l'automne dernier que vous alliez embaucher 650 ingénieurs supplémentaires ? Oui, même si je sais déjà que ce ne sera pas assez. Si je pouvais trouver 2.500 ingénieurs supplémentaires demain, je les embaucherais tous. Mais je ne peux pas, car il n'y a pas assez d'ingénieurs en Grande-Bretagne. Nous avons l'argent, nous avons les locaux, mais nous n'arrivons pas à trouver les gens. Et c'est un problème pour tous les pays européens. ... A Singapour, 40 % des diplômés universitaires sont des ingénieurs. En Grande-Bretagne, c'est à peine 1 % ou 2 %. " . http://www.lesechos.fr/journal20140120/lec2_l_entretien_du_lundi/0203241545121-james-dyson-aujourd-hui-l-europe-n-est-plus-une-puissance-industrielle-majeure-643960.php

  • Par naouak - 20/01/2014 - 09:33 - Signaler un abus Pas que les bacs + 2

    Je vous rassure, il n'y a pas les bacs + 2. A 54 ans, j'ai obtenu il y a quelques semaines mon 3eme master. Aucun emploi en vue ... pas une réponse !

  • Par wolfi - 20/01/2014 - 09:38 - Signaler un abus autre point à ne pas négliger

    autre point négatif qu'il ne faut pas oublier maintenant : avec l'allongement de la durée de cotisation , quelqu'un qui fait des études longues ( Bac + 4, bac + 5) se condamne à attendre 67 ans ( pour l'instant) pour avoir une retraite pleine. Pas la peine de dire son état d'esprit lorsqu'il va voir son collègue de travail qui n'a que la Bac et fait le même boulot pouvoir partir à 62 ans avec une retraite complète. Car on a beau dire , faire des études longues, c'est beaucoup de travail et de sacrifices. De quoi se poser la question de l'utilité si ça aboutit au final à un lourd handicap au niveau carrière.

  • Par pemmore - 20/01/2014 - 09:57 - Signaler un abus Mais très souvent, les employeurs sont incapables de définir,

    que serait le profil idéal. Tout est dit. Quand on embauche des drh au lieu de faire le taff soi-même faut pas s'attendre à autre chose. Il faut former et dire aux diplômés que la chambre des métiers et de commerce sont ouvertes a tous et que s'il n'ont pas trouvé d'emplois, la société a besoin d'eux. Il faut se lancer au lieu de taxer un sous-emploi. Je l'ai fait 2 fois et c'était cool!

  • Par pierre325 - 20/01/2014 - 10:32 - Signaler un abus faut les voir aussi les bacs +12

    Prendre un diplôme en sachant que c'est une voie de garage et après être étonner de pas trouver de travail si c'est pas de la connerie. C'est un fait que certain diplôme servent a rien ou alors on des places ultra limité.

  • Par MONEO98 - 20/01/2014 - 10:35 - Signaler un abus le résultat du colberto socialisme

    Faire au nom de l'idéologie des études égalitaristes les plus longues possibles ça permet aux gouvernants de satisfaire leurs crédos rabâchés à l'ENA à SCES PO et partout dans l'Education nationale. ça ne coûte rien aux intéressés ça coûte juste aux contribuables et in fine ça nuit à l'emploi d'une manière ou d'une autre ça permet de retarder les entrants sur le marché du travail ,c'est bon pour les statistiques électorales ça permet d'avoir une couverture sociale et de manger pour pas cher..et ça permet de rejeter sur les autres(la société capitaliste et les patrons )l'échec de ce refus de la responsabilité individuelle et ça ne peut que continuer que par la collusion du refus du changement de paradigme de l'Education nationale et des refus des syndicats de salariés et patronaux de remettre en cause le financement des formations professionnelles qui profitent seulement aux formateurs et aux syndicats Tout le monde ne peut sortir d'une école prestigieuse et comme pourrait dire le maire de Londres il y a 10% de gens qui ont un QI supérieur à la moyenne et il y en a beaucoup plus qui en ont un bien inférieur à la moyenne

  • Par la saucisse intello - 20/01/2014 - 11:15 - Signaler un abus Par contre, pour les "sociologues"............

    Et les "psychologues", à partir de bac+5 et plus, plein de maisons de retraite offrent des emplois de torche-mémée en c.d.i. Attention, narines délicates s'abstenir ! Ou alors : Pince à linge. Comme dans les morgues d'avant les caissons frigo !

  • Par amusée - 20/01/2014 - 11:19 - Signaler un abus Constat

    En France les entreprises recrutent des Bac ++++++ pour qu'ils soient censés tout savoir et tout faire en les payant au smic. Le statut cadre est imposé même aux bas salaires pour éviter le paiement d'heures supplémentaires. Conclusion : le salaire devient purement alimentaire et quitte à être sous payé autant trouver un job sans aucune responsabilité et pas plus de 35 heures. OUI la démotivation est galopante, d'autant que devoir bosser jusqu'à 70 ans pour une retraite au minimum vieillesse invite à se tirer du système. Quant aux ingénieurs, j'en connais au moins un au chômage depuis bientôt 2 ans (production dans l'automobile) qui n'a pu avoir qu'un seul entretien en un an. Donc oui il faut quitter la France et ne pas chercher à revenir au risque de devoir repartir très vite ! L'encouragement aux bas salaires est une honte nationale qui va se payer au prix fort. Et il n'y a pas que la psycho ou la socio sur le tapis, mêmes les métiers du droit sont désormais à éviter vu la pingrerie des professions qui y débouchent. Alors OUI il y a un gros problème en France sur les salaires minima des diplômés employés à faire n'importe quoi au grand bénéfice des patrons. Idem pour les stages

  • Par René de Sévérac - 20/01/2014 - 11:24 - Signaler un abus Il faut arrêter cette classification de "bac+n"

    Les plombiers n'ont aucune difficulté à trouver du boulot ! Les ingénieurs s'insèrent dans la société sans difficulté (à des niveaux de traitement plus faibles que ce fut le cas dans les 70-s). Les "nouveaux professeurs" recrutés par l'académie de Créteil à 4/20 sont des ignorants de haute qualification -bac+5- incapable d'écriture une lettre sans fautes qui donc qui vont contaminer les générations futures. Pour embaucher un individu, je propose une dictée (certificat 1923).

  • Par Thémis888 - 20/01/2014 - 11:27 - Signaler un abus Un diplôme ne fait pas tout...

    Qu'on ait bac+10 ou plus, ne signifie pas pour autant que la personne soit réellement qualifiée pour le poste : il n'y a qu'à voir ceux qui nous gouvernent! Un diplôme sert juste à prouver que vous avez acquis certaines connaissances - après, ça ne prouve pas que vous sachiez les vraiment les utiliser sur le terrain! La connaissance est une chose, la compétence en est une autre - question d'intelligence! Et pour ma part, je préfère une tête bien faite à une tête bien pleine!

  • Par Ravidelacreche - 20/01/2014 - 11:28 - Signaler un abus BAC +12 ?

    C'est pour les policiers de l'Aveyron ?

  • Par vspatrick - 20/01/2014 - 11:33 - Signaler un abus Et Flamby il est BAC+.....

    combien ? Voyez le résultat ?

  • Par Vinas Veritas - 20/01/2014 - 11:33 - Signaler un abus commenteires véridiques

    Ayant lu l'ensemble, chacun y va de son ptit post et affiche une part de vérité. Le mien n'a d'autre ambition que d'y inclure un petit morceau en plus. L'éducation des enfants inclus une période de formation que les nouveau penseurs de 68 ont voulue sans sélection. tout le monde accède à l'enseignement universitaire (post bac) où, quand, comme il le désire et sans contrainte. Avec un axiome qui donne un diplôme bac à plus de 85% de la classe qui se présente aux épreuves, adaptées en niveau afin que ce chiffre satisfasse l'affiche, rien de surprenant pour la suite. Maintenant on assiste un peu partout aux conséquences de l'inondation. Les quotas ont un tord, celui de fixer arbitrairement une quantité dont l'estimation loin des besoins entraîne dégâts. le laxisme conduit au résultat final identique à l'estimation largement fausse puisqu'il favorise les rêves aux dépends des besoins.

  • Par GBCKT - 20/01/2014 - 11:39 - Signaler un abus L'escroquerie de certains mastères et de nombre de MBA.

    De trop nombreux diplômes sont délivrés avec des intitulés et surtout les contenus qui ne correspondent pas à l'employabilité des malheureux titulaires. Ces fonctions exigeant esprit et expérience de la synthèse ne sont attribuables qu'à des personnes ayant une expérience concrète de l'ordre de 10 ans. Ainsi vous voyez défiler de multi diplômés âgés de plus de 30 ans en poste dans de grandes entreprises cherchant une mobilité car ils ne savent de leur propre aveux rien faire d'autre qu'un métier d'assistant de..En revenir aux fondamentaux le MBA est un gaspillage avant 7 à 10 ans d'expérience dans un métier .

  • Par amusée - 20/01/2014 - 12:55 - Signaler un abus @ GBCKT

    Je vous cite : "Ainsi vous voyez défiler de multi diplômés âgés de plus de 30 ans en poste dans de grandes entreprises cherchant une mobilité car ils ne savent de leur propre aveux rien faire d'autre qu'un métier d'assistant de.." Je suis d'accord ! Mais ce que j'observe aussi, ce sont les séniors que l'on veut "dégager" et dont on se sert aussi, en forme de harcèlement préparant une rupture conventionnelle, en les dégradant dans un rôle d'assistant des nouvelles recrues dont le niveau de technicité et de compétence frise souvent le zéro absolu. Même la transition se fait de manière très crade.

  • Par Sybarite - 20/01/2014 - 13:47 - Signaler un abus Bac +12 ???

    Le diplôme est, au plus, la clé d'une porte. Il est cependant vain de la vouloir grande, car les serrures y sont plus nombreuses, plus grandes et plus complexes. La clé-diplôme n'est qu'une chevillette à petit trou, et tel qui se la forge autrement entre aussi dans la place, si la mesure est bonne. Distribuer des chevillettes au plus grand nombre n'est pas gage de la qualité de celle-ci, et beaucoup n'ont de la forme que celle d'une tige creuse invalide, tout juste bonne à faire illusion.

  • Par jean pierre darmon - 20/01/2014 - 15:40 - Signaler un abus finalement

    Etre instruit c'est bien , mais il faut surtout être intelligent , ce qui n'est pas toujours le cas BAC+7 intelligent fera certainement mieux que BAC +12 pas intelligent.

  • Par aétius - 20/01/2014 - 16:49 - Signaler un abus bac+12???

    12 quoi? 12 ans de prison pour passer le bac? Ou que faire pendant 12 ans après l'âge du bac? Ou comment tenir 12 ans sans responsabilités?

  • Par FAUSTO - 20/01/2014 - 16:55 - Signaler un abus l'EDUCATION NATIONALE et les metiers manuels

    L'éducation nationale a sa part de responsabilité - elle a trop souvent dissuadé les jeunes d'aller vers l'apprentissage dans les métiers manuels et la formation professionnelle - Comme si l'éducation nationale voulait les garder en son sein le plus longtemps possible - comme si elle ne voulait pas de concurrence extérieure et comme si tout autre cursus était une atteinte à sa suprématie ! Passé un certain âge , il est difficile de redonner le gout du travail manuel - c'est comme l'apprentissage des langues , il faut commençer assez tôt ..sinon la greffe sera plus difficile à prendre .. Je ne reviendrai pas sur l'idiotie égalitaire du BAC pour tous ...un bac trop souvent au rabais qui ne représente + grand chose ! un nivellement par le bas ,voilà la démonstration concréte, de la pensée socialiste ou communiste ..CQFD ! ! voilà ce que donne le laxisme d'une E.N. qui n'a pas voulu traumatiser ses petites têtes blondes et a refusé le sélection ..

  • Par DANIEL740 - 20/01/2014 - 17:03 - Signaler un abus facture ou facteur ,?

    A quoi servent des diplômes sans valeur sauf un coût excessif pour le contribuable Le culte du diplôme et de l'éducation dite nationale ont tué et l'espoir et l'avenir du pays car, ce n'est qu'au pied du mur que l'on voit le maçon. Comme a dit si bien M. LAPLACE, le premier directeur de l'école des mines sur le carreau de celle de Pesey-Nancroix en 1806 " Le résultat s'obtient en faisant travailler le penseur et penser le travailleur. Actuellement les têtes sont rempli de vide et de ballons rebondissants sans aucune pratique et adaptation à l'emploi. Mes excellents instituteurs qui ont permis à beaucoup d'obtenir à 12 ans le certificat d'études et qui savent encore écrire en Français et bien compter avait tout au plus le niveau mais la volonté d'allumer non le feu mais l'étincelle indispensable à comprendre et se faire comprendre dans le respect. A quoi sert un bax plus cinq pour torcher des bébés qui seraient mieux auprès de leurs parents

  • Par GOGGOS - 20/01/2014 - 17:21 - Signaler un abus Cela se saurait si on avait des compétents en France.

    Lors d’une conférence débat, j’ai entendu un enseignant chercheur dire sur le ton de la plaisanterie, je suis bac+30 et pourtant j’apprends tous les jours et je crois ne pas comprendre le monde actuel. Il m’a semblé que certains bac+ avaient triste mine et n’osaient plus faire état de leurs « compétences ». il est étonnant que les pays étrangers ne nous les arrachent pas, pas de problème il finiront fonctionnaires a faire du papier inutile. La France est resté au minitel et du fax, combien d’entreprises, de ministères, de sociétés communiquent une adresse E mail au moins pour envoyer des documents, dossiers…. Le Service de l'informatique et des systèmes d'information n’a d’adresse e mail (gag) ? ? ?

  • Par biturige - 20/01/2014 - 17:28 - Signaler un abus avant d'être capitaine

    bonjour, évidemment particulier ,mais lorsque l'on embarquait avec l'expérience de quelques années passées sur les passerelles de modestes cargos et en poche un brevet de lieutenant au long cours ,il fallait attendre une place disponible de second capitaine,puis preuves faites , retourner à l'école passer le brevet de capitaine au long cours pour peut-être un jour accéder à un commandement .Pareil dans la "royale " ,même en ayant fait maistrance il fallait retourner en classe pour évoluer en grade . De façon similaire ;dans son atelier que voulez-vous que mon parent fasse d'un bac ++ ou du titulaire d'un DUT tous deux débutants sensés êtres rémunérés au tarif inhérent à la profession ,alors que ce dont il a besoin ,ce sont des tourneurs/fraiseurs ,des dépanneurs TP spécialisés en hydraulique ,à qui il peut confier des chantiers .

  • Par toupoilu - 20/01/2014 - 17:54 - Signaler un abus j'aime beaucoup les solutions que preconise Jean Charles Simon.

    "Redevenir plus sélectif, se doter de moyens plus adéquats grâce à des frais d’inscription plus proche des coûts réels supportés, le tout avec des systèmes de bourses et prêts généreux, et bien sûr se rapprocher fortement des entreprises sont des enjeux majeurs pour notre système éducatif. L’insertion dans le monde du travail doit aussi faire une bien plus grande place à des formules comme l’apprentissage, ainsi qu'à l'entrepreneuriat, le tout en révisant nos penchants excessifs pour les savoirs théoriques et les formations généralistes."

  • Par ignace - 20/01/2014 - 18:16 - Signaler un abus Il y a un grand besoin de Bac + dans un domaine ou

    ils excellent dans les émission télé ou les sites internet, ce sont les pseudos économistes, surtout si ils ont fait une option philosophie Ils viennent vous expliquer ce qu'il faut faire, ce qu'il faut accepter ou pas...des vrais parasites qui souvent sont payés par des multinationales (labo pharma, finance, luxe, agroalimentaire, nouvelles technologies....) ou des think thank innombrables..... pour nous enfumer ..

  • Par François Homeland - 20/01/2014 - 18:27 - Signaler un abus L'absence de sélection réelle aux niveaux-clefs,

    l'abondance d'étudiants en "sciences humaines", la déconnexion de l'Education Nationale du monde du travail, le refus de professionnaliser davantage les filières, en gros la marxisation du système expliquent peut-être une grande partie de la crise actuelle...

  • Par nivelle - 20/01/2014 - 20:21 - Signaler un abus Fabriquer des diplomés

    Pendant ce temps là on manque de plombiers qualifiés ----et de bien d'autres métiers manuels L'Education Nationale dissuade systématiquement le choix " PRO "

  • Par vangog - 20/01/2014 - 23:18 - Signaler un abus BAC + 12, ce n'est pas un peu exagéré comme

    formation? Je connais un couple d'enseignants qui est quasiment "en formation à vie", profitant de l'immense laxisme qui a envahi notre éducation depuis l'épidémie de gauchisme qui l'a frappée autrefois... Jamais ces enseignants ne pourront se reconnecter avec la réalité... Ils n'en ont d'ailleurs pas envie, préférant les hôtels et les voyages payés sur le dos du con-tribuable, et les formations inutiles qui ne servent plus qu'à justifier leur oisiveté. Le monde gauchiste de l'enseignement contribue à totalement déconnecter de la réalité, ceux qui s'y soumettent trop longtemps. Seuls y échappent ceux qui ont la lucidité de ne pas s'y conformer...

  • Par coucou.cmoi35 - 21/01/2014 - 01:43 - Signaler un abus Il est inacceptable que les études soient totalement gratuites

    Les payeurs de taxes payent les formations de ceux qui leurs piqueront leurs jobs. Une contribution de l'Etat d'accord pour les bâtiments et une partie des salaires des enseignants, mais une prise en charge totale certainement pas. En instaurant des frais d'inscriptions réalistes on éliminerait beaucoup de faux étudiants et on ferait de la place pour les plus motivés et les plus méritants. On réfléchirait à 2 fois avant de signer pour un bac + 5 en psychophénotypologie des mouches.

  • Par mx - 21/01/2014 - 02:53 - Signaler un abus Une question

    J'ai 2 filles qui passent leur bac cette année, en discutant avec elle je me demande simplement ou se trouve leur vocation ? j'ai l'impression qu'elle choisissent plus leurs études par rapport aux débouchés potentiel plutôt qu'a une réelle vocation.

  • Par la saucisse intello - 21/01/2014 - 03:58 - Signaler un abus D'ailleurs, du temps de "Gilberte".......

    Les bourreaux et leurs aides étaient tous des manuels qui, accessoirement, étaient mis à contribution par la justice. C'est ainsi que ranucci fut raccourci par un ouvrier-typographe. C'est vrai, les taches manuelles ne sont pas sans noblesse. Surtout dans ce cas. Parce que ça n'a l'air de rien mais bourreau, c'est un métier de haute précision : Chacun a une mission bien définie : Couper les cheveux, échancrer la chemise, lier les chevilles, lier les bras dans le dos, porter, présenter, basculer, s'asseoir sur le dos du "colis", tenir la tête du "cycliste" par les oreilles* pendant que le bourreau en chef se contente d'appuyer sur le petit levier qui libère le "rasoir républicain" ! Je parle de ça parce que je viens de livre de Jean Kerr intitulé "les derniers bourreaux". C'est poilant, plein de détails et de portraits de ces travailleurs si attachants ! * : L'aide qui tenait le "colis" par les oreilles s'appellait "le photographe" ! L'argot des bourreaux est l'un des plus désopilants qui soit ! J'ai beaucoup ri !

  • Par Ni pour-ni contre-bien au contraire ... - 21/01/2014 - 09:38 - Signaler un abus Beaucoup de bac +12 en socialie !

    Euh... un bac+12, j'en connais beaucoup personnellement, c'est généralement un étudiant de carrière en sociologie, philosophie, histoire, histoire de l'art etc.. militant bobo-ecolo-socialo-communiste, aux ordres du parti, excellant dans le blocage des fac et autres campus comme nervi et finissant généralement conseiller municipal parisien ou président d'une associations en attendant le grand soir ! Vous voulez des noms ?

  • Par la saucisse intello - 21/01/2014 - 10:13 - Signaler un abus Vous allez rire.................

    Au matin de son exécution (28 juilet 1976, un jour de "grands départs" !), on avait réveillé ranucci de bonne heure en lui faisant croire qu'il allait chez le coiffeur (ce qui n'était pas totalement faux !). Comme il était myope comme une taupe et qu'on n'avait pas jugé utile de l'encombrer de ses lunettes (une seule suffisait, celle de "Gilberte" !), il arriva devant "l'abbaye de monte-à-regrets" et il eut cette remarque : "elle est drôle votre échelle, où sont les barreaux ?). Il attend toujours la réponse.

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Jean-Charles Simon - Olivier Cousin

Jean-Charles Simon est économiste et entrepreneur. Il a été Chef économiste et Directeur des affaires publiques et de la communication de Scor de 2010 à 2013. Auparavant, il a été successivement trader de produits dérivés, directeur des études du RPR et, pendant 10 ans, dirigeant d'organisations patronales, notamment comme directeur de l'Afep et directeur général délégué du Medef. Il tient un blog : simonjeancharles.com et est présent sur Twitter.

Olivier Cousin est professeur de sociologie à l'Université Bordeaux II et chercheur associé au CADIS/Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques EHESS/CNRS. Ses recherches portent sur le rapport des cadres au travail, l’éducation et la socialisation des élèves. Il a écrit en 2008 Les cadres : grandeur et incertitude, publié chez L'Harmattan.

Jean-Charles Simon est économiste et entrepreneur. Il a été Chef économiste et Directeur des affaires publiques et de la communication de Scor de 2010 à 2013. Auparavant, il a été successivement trader de produits dérivés, directeur des études du RPR et, pendant 10 ans, dirigeant d'organisations patronales, notamment comme directeur de l'Afep et directeur général délégué du Medef. Il tient un blog : simonjeancharles.com et est présent sur Twitter.
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Jean-Charles Simon est économiste et entrepreneur. Il a été Chef économiste et Directeur des affaires publiques et de la communication de Scor de 2010 à 2013. Auparavant, il a été successivement trader de produits dérivés, directeur des études du RPR et, pendant 10 ans, dirigeant d'organisations patronales, notamment comme directeur de l'Afep et directeur général délégué du Medef. Il tient un blog : simonjeancharles.com et est présent sur Twitter.
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