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Attentats de Paris et de Bruxelles : les infos qui vous manquent

Les enquêtes relatives aux attentats de Paris et de Bruxelles avancent. Avec elles sont dévoilées les (nombreuses) erreurs en matière de renseignement tant françaises que belges.

Tout ce qu'il faut savoir

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Attentats de Paris et de Bruxelles : les infos qui vous manquent

Peu à peu, les petits secrets des attentats de Paris et de Bruxelles se dévoilent, autant en France qu'en Belgique et ailleurs. La masse des informations est trop importante pour être traitée en détails. Mais je souhaitais quand même apporter une sorte de recueil des nouveautés pour mieux comprendre le phénomène qui nous frappe et nous menace.

Les ratés français en matière de renseignement

La commission Fenech a eu le mérite de récapituler les grands loupés de la police française qui posent problème dans le déroulement des attentats. J'en livre ici un résumé avec les meilleurs moments du rapport.

>>> A lire aussi : Attentats de Paris, le rapport parlementaire à lire avant même sa publication en France

Le cas des frères Kouachi

Les frères Kouachi avaient fait l'objet de surveillances assez poussées de la part des services de renseignement.

Saïd Kouachi avait ainsi été placé, au même titre que Salim Benghalem, sous surveillance par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) en 2011. Son directeur, M. René Bailly, a expliqué à la commission d'enquête que ces individus semblaient "intéressants" parce qu'ils fréquentaient des "mosquées ainsi que des noyaux d'individus pouvant présenter un jour une certaine dangerosité".

L'un des frères Kouachi et Salim Benghalem se sont rendus en 2011 au sultanat d'Oman, ce qui leur a certainement permis de rejoindre le Yémen limitrophe par la suite. Si Salim Benghalem est resté dans la région, son compagnon est, pour sa part, revenu en France quelques semaines plus tard, où sa surveillance par la DRPP a repris, par le biais de nouvelles interceptions de sécurité, puis abandonnée une première fois, les écoutes n'étant pas concluantes.

La DRPP a de nouveau mis sur écoute Saïd Kouachi en 2014 avant d'abandonner encore sa surveillance lorsque ce dernier a quitté la région parisienne pour s'installer à Reims en juin 2014. La compétence territoriale de la DRPP se limitant à Paris et la petite couronne, elle transmet alors l'intégralité du dossier à la DGSI, au cours d'une réunion de travail qui se tient au début du mois de juillet, et celle-ci s'engage alors à prendre le relais.

Interrogé sur ce point par la commission d'enquête, son directeur général, M. Patrick Calvar a répondu que la surveillance fut finalement définitivement interrompue car "aucun élément ne permettait d'établir de la part des frères Kouachi une activité terroriste". (…)

Le cas Coulibaly

Le cas d'Amedy Coulibaly est sensiblement différent puisqu'il n'avait jamais fait l'objet d'une surveillance particulière de la part des services de renseignement. M. René Bailly a ainsi expliqué à la commission d'enquête que son nom était parfois apparu dans le cadre de la surveillance d'autres individus, notamment en raison de sa fréquentation de mosquées sensibles. Mais il n'a pas attiré outre mesure l'attention des services car rien ne laissait soupçonner "qu'il était impliqué dans des projets d'attentats terroristes" selon le DGSI, M. Patrick Calvar.

Pour autant, entre 1999 et 2009, Amedy Coulibaly a été condamné six fois et a fréquenté plusieurs établissements différents : Melun, Fleury-Mérogis, Villejuif, Orléans-Saran. À Fleury-Mérogis, il fut le voisin de cellule de Djamel Beghal, et des écoutes téléphoniques réalisées en 2010 ont montré qu'il existait un lien fort entre les deux hommes. En outre, Coulibaly a été condamné pour avoir projeté l'évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, l'un des auteurs des attentats de 1995, projet pour lequel Cherif Kouachi a également été mis en examen avant de bénéficier d'un non-lieu. Dès lors, son adhésion aux thèses de l'islam radical et violent ne faisait guère de doutes, après une telle condamnation.

Pourtant, à sa sortie de prison, Amedy Coulibaly est remis en liberté sans aucun suivi, sans aucune information des services de renseignement par l'administration pénitentiaire ou judiciaire, sans aucune alerte. Le ministre de la justice, lors de son audition par la commission, reconnaissait à ce sujet, avec courage et lucidité : "Le bureau du renseignement pénitentiaire ne dispose ni de document ni de retour d'expérience sur le parcours de Coulibaly. (…) Le parcours de Coulibaly ne démontre que des carences de notre part ; il nous faudra y remédier."

Le cas Samy Amimour

Samy Amimour, membre d'un club de tir de la police nationale, a tout d'abord fait l'objet d'une surveillance de la part de la DRPP, ainsi que l'a confié son directeur, M. René Bailly, lors de son audition. Il a été auditionné par la DCRI en octobre 2012, dans le cadre d'un projet de départ en Syrie. Cette année-là, il est déféré, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

Dans le cadre de ce contrôle, il est donc interdit de sortir du territoire et privé de papiers d'identité, mais il parvient néanmoins en septembre 2013, à se rendre en Syrie avec Ismaël Omar Mostefaï. Selon toute vraisemblance, il se serait fait refaire ses papiers d'identité par la préfecture, en arguant une prétendue perte. Alors que toute demande de nouveaux papiers d'identité déclenche normalement la consultation par la préfecture du fichier national des personnes recherchées (FPR), dans lequel sont portées les interdictions de sortie du territoire, il semblerait que cette consultation ne soit pas systématique, a regretté M. Marc Trévidic lors de son audition par la commission d'enquête. Alors juge d'instruction au pôle antiterroriste, celui-ci a expliqué à la commission d'enquête qu'il avait souhaité, à la lumière d'éléments nouveaux, entendre trois individus placés sous contrôle judiciaire, dont Samy Amimour. Il apprit à cette occasion "qu'aucun des trois ne pointait plus au commissariat depuis au moins quatre semaines sinon davantage, alors même qu'ils étaient tenus à un contrôle hebdomadaire."

Cet épisode plus que malheureux met en relief deux problèmes majeurs et distincts. Premièrement, le contrôle judiciaire de Samy Amimour a manifestement échoué et n'a pas été suffisamment rigoureux. Deuxièmement, si la surveillance administrative dont il avait été l'objet a été abandonnée simultanément avec sa mise en examen, conformément aux principes du procès équitable et des droits de la défense, elle n'a manifestement été remplacée par aucune mise en œuvre par la justice des techniques de renseignement qui eussent permis de détecter les intentions de Samy Amimour. À cet égard, le directeur général de la sécurité intérieure, M. Patrick Calvar, a indiqué à la commission que cette mauvaise articulation entre la surveillance administrative et la surveillance judiciaire constituerait "un angle mort". Votre rapporteur observe néanmoins que – contrairement à nombre de ses homologues étrangers – la DGSI dispose d'une compétence judiciaire mise en œuvre très régulièrement dans le cadre des cosaisines avec la SDAT dont elle fait l'objet de la part du parquet dans le cadre des enquêtes antiterroristes. C'est d'ailleurs en vertu de cette compétence que la DCRI auditionnait Samy Amimour en octobre 2012. Votre rapporteur estime donc que, autant qu'un problème de droit ou de moyens, c'est aussi une insuffisante prise en considération de la dangerosité et des projets de Samy Amimour qui a conduit à ne pas poursuivre sa surveillance après sa mise en examen et entraîné un contrôle judiciaire peu rigoureux.

Le cas Mostefaï

Son compagnon, du voyage en Syrie jusqu'au Bataclan, Ismaël Omar Mostefaï faisait quant à lui l'objet d'une fiche S pour radicalisation islamiste violente lorsqu'il parvient à rejoindre les rangs de Daech. Selon les témoignages recueillis par la commission lors de son déplacement à Ankara, le départ des deux hommes aurait d'ailleurs été signalé à la DGSI par les services de renseignement et de sécurité turcs. Il apparaîtrait comme logique que les Français signalés de la sorte soient ciblés prioritairement par les services français, de sécurité tant extérieure qu'intérieure. Lors des auditions, il a été confirmé à la commission, qu'Ismaël Omar Mostefaï n'avait fait l'objet d'aucune surveillance avant le 13 novembre 2015, bien qu'il faille garder à l'esprit que la surveillance des français en zone syro-irakienne est une manœuvre particulièrement complexe.

Le cas Abaaoud

Bien que n'ayant jamais résidé en France, celui qui semble être un acteur clé des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, était néanmoins connu des services de renseignement et de sécurité français, mais également au moins par leurs homologues belges, grecs et turcs.

Né en avril 1987, titulaire de la double nationalité belge et marocaine, Abdelhamid Abaaoud a été condamné et incarcéré à de multiples reprises en Belgique entre 2002 et 2012. En février 2013, il se rend en Syrie et fait l'objet d'une note de la sûreté belge. Un an plus tard, il acquiert une certaine notoriété par des vidéos diffusées sur internet et le montrant se livrant à des exactions en Syrie. En août 2014, il est frappé par un mandat d'arrêt belge et international.

Pour autant, Abdelhamid Abaaoud revient au sein de l'espace Schengen. Il est associé à, voire coordonne, une cellule djihadiste dormante en Belgique, dite cellule de Verviers, qui est démantelée par la Belgique avec le concours du GIGN en janvier 2015, peu après les attentats de Paris. Selon les informations recueillies auprès des services de renseignement et de sécurité grecs lors du déplacement de la commission à Athènes, le lien téléphonique entre la cellule de Verviers et Abdelhamid Abaaoud était établi avant le démantèlement de la première. Il était alors prévu une action concertée des services belges et grecs afin d'interpeller le djihadiste se trouvant à Athènes. Cependant la précipitation de l'intervention à Verviers n'a pas permis une telle arrestation.

Votre rapporteur a pu mesurer, à Athènes, toute la frustration encore vivace des services grecs, apparemment mal tenus informés de l'organisation du démantèlement en Belgique. Ces services ont dû organiser en urgence, dans le centre-ville de la capitale, une opération d'interpellation en masse, dans la rue, de très nombreux suspects potentiels dans la zone de bornage du téléphone, qui communiquait avec la cellule de Verviers. Abdelhamid Abaaoud échappe alors au coup de filet et se débarrasse dudit téléphone qui sera retrouvé quelques jours plus tard, mais l'enquête grecque met à jour deux appartements conspiratifs dont la fouille confirmera, d'une part, sa présence à Athènes et sa fuite très brusque, et, d'autre part, sa connexion avec les réseaux criminels de fabrication et de diffusion de faux-papiers.

Nonobstant ses antécédents, cette opération semble constituer le point de départ de l'intérêt des services français pour Abdelhamid Abaaoud. Le DGSE, M. Bernard Bajolet a ainsi expliqué : "Nous suivions en particulier, depuis le mois de janvier 2015, le réseau Abaaoud, en liaison avec un projet d'attentat du "groupe de Verviers". Nous avons aidé nos homologues belges à déjouer cet attentat."

Du côté de la sécurité intérieure, le sujet Abaaoud ne sera réellement pris en pleine considération qu'à partir de l'été suivant après l'enchaînement de l'attaque du Thalys et de l'arrestation de Reda Hame, lequel confiera en garde à vue avoir reçu des consignes d'attentat en France de la part du belgo-marocain. En effet, selon M. Patrick Calvar, la DGSI a établi "la dangerosité d'Abaaoud dès l'été 2015, en indiquant que cet individu était impliqué dans de nombreux projets avortés. C'était après l'attaque du Thalys. Nous savions pertinemment qu'Abaaoud avait joué un rôle dans plusieurs affaires, dont l'affaire Ghlam, et nous l'avons donc signalé." Jusqu'à l'été 2015, a également précisé le DGSI, Abdelhamid Abaaoud était connu de ses services mais la connaissance qu'ils avaient de ses projets terroristes visant la France n'en faisaient pas une priorité. M. Patrick Calvar a justifié un tel ordre des priorités par le fait que l'intéressé n'était ni résident ni de nationalité française : "Nous avons suffisamment de ressortissants français qui, depuis la Syrie, veulent nous frapper, soit en projetant sur notre territoire des gens, soit en faisant appel à des amis qui vivent ici, pour ne pas nous être préoccupés directement des cellules en Belgique ou dans d'autres pays, dès lors que nous ne pouvions établir de connexions. (…) Qu'on m'explique comment bloquer Abaaoud quand il se trouve en Grèce, visé par une enquête – celle concernant les attentats déjoués de Verviers ?"

Tout au long de l'année 2015, malgré les moyens mis en œuvre, Abdelhamid Abaaoud ne sera donc jamais localisé par les services de renseignement français, ni par leurs homologues européens. S'ils ont su qu'il était rentré en Syrie, ils ne l'ont en revanche pas vu ressortir et n'ont découvert sa présence sur le sol français qu'après les attentats du 13 novembre.

Comment Abdeslam a pu quitter la France le 14 novembre

Cependant, compte tenu de la chronologie des attentats du 13 novembre (cf. supra), votre rapporteur est contraint de relativiser cette situation présentée comme idéale. En effet, tandis que le Président de la République lui-même décrète l'état d'urgence à minuit le 14 novembre et demande formellement la restauration des contrôles aux frontières, Salah Abdeslam sera contrôlé à 9h10 et s'exfiltrera vers la Belgique en dépit d'un hit positif de son passeport sur le SIS 2.

 
Commentaires

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  • Par MIMINE 95 - 10/07/2016 - 12:02 - Signaler un abus HOU LA LA

    "que des carences de notre part ; il nous faudra y remédier.".... Ca coûte rien de le dire....pour le remède on attendra les calendes grecques " il semblerait que cette consultation ne soit pas systématique, a regretté M. Marc Trévidic". Trois pater ety deux avés pouer kl

  • Par MIMINE 95 - 10/07/2016 - 12:30 - Signaler un abus HOU LA, mais entre commerce extérieur et sécurité des mougeon,

    comment faire un choix !! "que des carences de notre part ; il nous faudra y remédier." Bon, ça coûte rien de le dire..!! pour le remède on attendra les calendes grecques... "il semblerait que cette consultation ne soit pas systématique, a regretté M. Marc Trévidic" et donc, pour votre contrition vous me réciterez, trois Pater et deux Avés, non mais !! Tant que l'on traitera ce problème de terrorisme islamique comme une forme de délinquance et non une guerre déclarait à notre civilisation, tant que l'on ne désignera pas l'ennemi intérieur de façon claire et non ambigu, tant que ces combattants bénéficieront de la justice civile avec tout le laxisme et le compassionnel qui la définie aujourd'hui face au crime, tant que ces barbares ne seront pas jugés comme tels par un tribunal militaire agissant comme il doit agir en temps de guerre, nous serons tous en danger de mort. Blablatez, pondre des rapports qui ne serons de toute façon pas suivi d'effet, la dessus ils sont PAR-FAITs. Nos politiques de tout bord se croient ils absous parce qu'il nous prédissent des attentats aveugles. On attend d'eux qu'ils assurent notre sécurité, pas qu'ils jouent à Madame Irma comme Monsieur Walls

  • Par Deudeuche - 10/07/2016 - 14:44 - Signaler un abus Solutions simples

    ne prendre dans le renseignement de la police que des anciens de la filière renseignement des armées; fin de l'amateurisme!

  • Par vangog - 10/07/2016 - 15:59 - Signaler un abus Et ça vous étonne?

    En multipliant les strates et les contraintes administratives des services de renseignement, en appliquant l'angélisme béât de la CEDDH, qui veut qu'un terroriste potentiel ne soit qu'un délinquant de droit commun multi-récidiviste mais "récupérable" et qu'il faut donc éviter de stigmatiser et contrôler, tant qu'il n'a pas prouvé sa dangerosité en massacrant une centaine d'innocents, les gauchistes de l'UE ont paralysé et rendu impuissant ce renseignement européen. Comme toujours avec le gauchisme, il sera très difficile de revenir en arrière sur les erreurs de procédures et l'amoncellement des contraintes, car il est plus facile d'ajouter des couches que d'en enlever. Souhaitons l'arrivée des patriotes pour simplifier tout ça ( oh! Populiste!...) et appeler un chat terroriste islamiste un chat terroriste islamiste ( oh! Stigmatisation! Oh! Racisme!...)

  • Par Lafayette 68 - 10/07/2016 - 16:32 - Signaler un abus ah bon !

    je croyais que MMLP était stupide d'avoir déclaré que c'était probablement évitable (Hidalgo ,Duhamel et consorts les génies)

  • Par D'AMATO - 10/07/2016 - 17:18 - Signaler un abus Les barbares restent des barbares....

    ...mais les crétins c'est nous qui votons aux élections et nos merveilleuses élites gouvernantes....On ne s'est même pas doutés que les "garnements " et les "troublions" d'il-y-a 15 ou 20 ans deviendraient les criminels d'aujourd'hui. Ce qui nous gouverne c'est l'angélisme bête et la niaiserie..... Quelle efficacité pour notre protection !!!!

  • Par langue de pivert - 10/07/2016 - 17:24 - Signaler un abus La fin justifie les moyens !

    Les erreurs sont celles des dirigeants des démocraties molles. Des services comme la DGSE auraient réglé les problèmes sans que personne n'en entende parler ! Mais cette canaille de Mitterrand a dissout ce service ! 0 risque pour la racaille, tous les risques pour les citoyens ! C'est leur choix. Et les rats d'allah en usent et en abusent bien sûr. Un vrai homme d'état doit être capable de "se salir les pattes" pour le bien commun et pour le pays. La démocratie est faite pour les démocrates : avec les autres pas la peine de se gêner. Et tant mieux si il y a des bavures, l'essentiel est que "le message" passe ! Le plouc envoie nos garçons en Afrique et au M.O. "énerver" les tueurs mahométans chez eux...et protège ces même tueurs dès lors qu'ils rentrent sur le territoire national ! Où est la logique là dedans ?

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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