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Après le duo Reagan Thatcher et son néolibéralisme qui a révolutionné le monde, que nous réserve le couple Trump-Theresa May ?

Alors que l'élection de Margaret Thatcher au Royaume-Uni et de Ronald Reagan aux Etats-Unis avaient marqué le début d'une ère néolibérale, le Brexit et l'arrivée de Donald Trump à la présidence américaine signent le retour du protectionnisme et des intérêts nationaux.

Nouvelle ère

Publié le - Mis à jour le 18 Novembre 2016
Après le duo Reagan Thatcher et son néolibéralisme qui a révolutionné le monde, que nous réserve le couple Trump-Theresa May ?

Atlantico : Sous l'impulsion du Royaume-Uni avec l'élection de Margaret Thatcher, et des Etats-Unis avec l'arrivée de Ronald Reagan à la présidence, le début des années 1980 a marqué l'entrée dans une ère économique néolibérale. Le Brexit et la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine pourraient-ils signifier que l'année 2016 ouvre la fin du néolibéralisme ?

Mathieu Plane : La fin du néolibéralisme, je ne sais pas. En tout cas, les élections aux Etats-Unis et au Royaume-Uni montrent une rupture dans la société et un vote protestataire marqué par un repli national et protectionniste qui dénonce le libre échange et la mondialisation. Car la mondialisation, telle qu'elle a pu se développer ces trente dernières années, a certes occasionné des gains de croissance, mais elle a aussi été génératrice d'inégalités, de frustration et de déclassement pour un certain nombre de populations.

Ainsi, le retour du protectionnisme, aussi bien sur les biens que sur les personnes, sont de plus en plus présents dans les discours politiques, et, dans le cas du Royaume-Uni et des Etats-Unis, figurent dans les programmes politiques.

Il convient désormais de se demander s'il peut y avoir un effet en cascade, des réactions en chaîne avec un retour au protectionnisme dans toutes les zones mondiales.

Christophe Bouillaud : Il me semble que cela signe surtout la fin du néolibéralisme qui cherche la légitimité populaire uniquement sous ses propres couleurs au profit d’un néolibéralisme qui s’articule avec le nationalisme, la défense des valeurs traditionnelles, l’autoritarisme et la xénophobie. Le politiste écossais Mark Blyth propose d’appeler cela l’ère du "néo-nationalisme". Aussi bien Donald Trump et les Républicains américains que Theresa May et les Conservateurs britanniques n’ont pas arrêté du jour au lendemain d’être des chauds partisans du capitalisme et des libertés économiques, et ils n’ont pas perdu en conséquence le soutien majoritaire des plus riches de leurs concitoyens, comme le montrent bien les sondages sortie des urnes aux Etats-Unis, mais ils affichent comme leur produit d’appel sur le marché politique l’intérêt national et la défense des classes populaires et moyennes contre les effets délétères pour ces dernières de la mondialisation. A dire vrai, ce mélange de libéralisme économique et de nationalisme se trouvait déjà dans le "thatchérisme" et le "reaganisme". La différence tient surtout à la différence d’époque : ces nouveaux leaders sont en quelque sorte condamnés à respecter leurs promesses protectionnistes et xénophobes, car c’est seulement à ce prix qu’ils contiendront l’exaspération d’une bonne part de leurs propres soutiens, tout en restant fidèle par ailleurs à leurs mandants les plus aisés.

Mathieu Mucherie : On veut nous faire croire que le Brexit puis Trump marquent la fin de l’ordre libéral transatlantique thatchéro-réganien. Rien à voir. Il existe une lecture libérale du Brexit, esquissée par exemple par votre serviteur dans ces colonnes : refus de vivre avec l’épée de Damoclès de l’euro au dessus de la tête (comme c’est le cas depuis Maastricht, dont les britanniques étaient signataires), refus de dépendre de quelques excités wallons à chaque négociation commerciale, refus du bureaucratisme bruxellois et du duopole (de plus en plus un monopole…) franco-allemand, etc. IL N’EXISTE AUCUNE LECTURE LIBERALE POSSIBLE DE TRUMP. C’est un chien fou et un protectionniste, pas un lecteur de Bastiat comme Ronald Reagan.

Je sais bien que, depuis mercredi, Trump est soudain devenu un leader très fréquentable, sur les marchés et chez les commentateurs politiques (qui ont passé le plus clair des 12 derniers mois à se planter dans les grandes largeurs sur ses chances de victoire comme sur la probabilité de le voir très prochainement s’assagir et se recentrer) :

- a/ « Après tout, il ne fera rien, il ne voudra pas vraiment appliquer son programme » :

Bah tiens. Il faut vraiment être idiot pour se fier au ton conciliant d’un soir de victoire. Le petit mot gentil pour Clinton concernait une momie politique fraichement embaumée, l’attitude modeste face à Obama relevait pratiquement de la même logique. Passons aux choses sérieuses : de combien peut-on dévier aux USA vis-à-vis des promesses électorales ?? Le « read my lips: no more taxes » de Bush père a tué cette longue carrière politique, car on n’est pas en France ; le mensonge éhonté est davantage sanctionné chez les protestants. Trump sait qu’il devra appliquer une partie de son programme s’il ne veut pas finir comme un météore, et comme il ne pourra pas reconduire 10 000 mexicains à la frontière tous les jours pendant 4 ans (parce que c’est logistiquement impossible) : préparez vous à une application substantielle de ses promesses dans les domaines (nombreux en 2017) où il aura des marges de manœuvre. J’ai surtout peur pour le commerce international, où il pourra en plus trianguler ses mesures protectionnistes avec l’électorat de Bernie Sanders et avec un des Congrès parmi les moins libre-échangistes depuis des lustres.

Objectif Trump : créer 25 millions d’emplois en dix ans. Passons sur la période optimiste. Cela fait tout de même un rythme de créations nettes de 200K/mois, c'est-à-dire le rythme peu raisonnable qui a prévalu sur 2014-2015 (au prix de gains de productivité nuls, d’une compression des profits, d’une hausse un peu suspecte des salaires réels… et sans que le vivier d’emplois ne soit à terme assez large pour un tel rythme).

Objectif Trump : 250 puis 500 puis 1000 milliards de dollars pour les infrastructures. Ce pays manquait d’aéroports et de margoulins du BTP, c’est évident. Et quant au syndrome « not in my backyard » (NYMBY), qui bloque concrètement tous les projets dans des dédales juridiques interminables, j’imagine qu’il va disparaitre comme par magie (alors que le Président, qui peut tout militairement, et beaucoup monétairement comme nous le verrons, ne peut rien contre un juge local ou une association de riverains).  

NB : limiter le détricotage de l’Obamacare, comme il l’a dit hier au Wall Street Journal, n’a rien d’une bonne nouvelle ; ce détricotage était pratiquement le seul point positif de la plate-forme républicaine (et, heureusement, à ce jour, ce filou de Trump ne semble avoir renoncé que sur deux catégories statistiquement mineures : les moins de 26 ans qui vivent chez leurs parents et les malades quasi-incurables). 

- b/ « Ou alors, il sera bloqué » (par qui, au fait ?)

L’idée est qu’il ne pourra pas appliquer son programme en raison de contrepouvoirs, réels ou imaginaires. Mais les Tocqueville du café du commerce et les Montesquieu du bar PMU se bercent d’illusions, le seul fait que Trump ait gagné montre que les barrières ne sont plus en très bon état. La Constitution n’est pas centrée sur la limitation des pouvoirs du Président, et ce dernier n’est pas sensé être un populiste, ce n’est jamais arrivé. A noter que la plupart des gens sous-estiment la portée des executive orders (ordonnances présidentielles, presque no limit), qui ont pourtant débouché sur des choses importantes dans de nombreux domaines (l’abolition de l’esclavage par le républicain Lincoln face aux démocrates esclavagistes, par exemple) : un Président déterminé peut beaucoup, surtout les 18 premiers mois quand il dispose du Congrès (souvenez-vous de FDR). On dit certes que les Républicains lui mettront des bâtons dans les roues dès qu’ils le pourront, bon courage tout de même pour les premiers qui tenteront l’aventure… ; et c’est d’ailleurs aussi pour cela que Trump, qui a un peu gagné en jouant l’opinion contre le Parti, doit rester assez populaire dans ses bases, ce qui passe par… une application au moins partielle du programme, CQFD. 

Le blocage par la Cour Suprême ? elle est empêtrée, un membre crucial va être désigné par… Trump, et elle n’intervient le plus souvent qu’ex post, et elle peut être contournée (ou désignée à la vindicte populaire, un bon bouc émissaire pour 2020).

Les médias, le 5e pouvoir ? ils militaient à 85% pour Clinton, c’est peu dire qu’ils ne suffiront pas à bloquer Trump (un homme de médias, il ne sait rien faire d’autre que gérer son image) ; et cela même après de longs mois d’introspections et de contritions.

La FED ? Yellen doit dégager début 2018, et Fischer quelques mois plus tard, et au total ce sont 4 membres du board que Trump va pouvoir nommer. Vue l’influence de Ron Paul et de quelques autres dégénérés dans les débats monétaires chez les républicains, il faut craindre le pire, pour la FED… pas pour Trump. De toute façon, une guerre d’attrition entre la Maison blanche et la banque centrale est la dernière chose dont nous avons besoin, il faut relire Nordhaus 1994 (la première phrase de son article est déjà superbe : « No one would dream of designing the human anatomy by disconnecting the controls of the left and right sides of the body. Yet, for the most important economic controls in a modern economy, monetary and fiscal policies, economists today generally endorse the separation of powers as a way of optimizing noninflationary growth”).

NB : la réaction des marchés depuis mercredi n’est pas un vote de confiance vis-à-vis Trump : c’est un ouf (!) après des mois d’incertitude (et la crainte de semaines entières de recomptage des votes en Floride), et un espoir (?) qu’avec la FED ce ne sera pas trop conflictuel. Paradoxe : mieux aurait valu une chute de 8% des actions, pour conjurer la hausse de taux en décembre prochain !

Autre opposition ? Il reste bien entendu l’hypothèse du tireur isolé, non je n’ai rien dit...

- et c/ « tout cela n’a pas une grande importance au final, et patati et patata, et puis il aime les enfants et les animaux ».

Erreur fatale. Nous vivons un épisode inédit, une période révolutionnaire. L'élection la plus folle depuis la grande affaire de 1896, on est en plein dans le magicien d'Oz (bien avant sa récupération/altération par Disney corp.). Sauf qu'au moins, à l'époque, Bryan avait fini par perdre contre McKinley, et que l'année suivante des découvertes d'or dans l'Alaska conduisaient à une détente monétaire quasi-équivalente au programme populiste des bi-métallistes du Sud profond. Je dirais donc pour poursuivre dans ce "filon" que sans QE4 ou équivalent pour détendre l'atmosphère il est à craindre que ce soit le plus fort choc réel depuis le 2e choc pétrolier en 1980 (et pas pour les seuls mexicains !), et whatever  la réaction du marché à court terme.

Qu'est-ce que le néolibéralisme et quels dysfonctionnements ont pu être observés ?

Mathieu Plane : Tout d'abord, précisons que les pays n'ont pas tous les mêmes modèles. Votre première question portait sur deux pays anglo-saxons, qui ont été très marqués par le néolibéralisme : la place de l'Etat providence n'est pas la même en France, aux Etats-Unis, et au Royaume-Uni.

Selon moi, le néolibéralisme rassemble plusieurs phénomènes : un retrait progressif de l'Etat-providence –  avec un Etat qui est de plus en plus sur les questions régaliennes et de moins en moins protecteur socialement ; une économie reposant sur le marché et le "laisser faire" qui serait la plus efficace car elle permettrait d'avoir une allocation parfaite des ressources, capital et travail ; la dérégulation des marchés de biens et services, mais aussi du marché du travail, à travers d'une libéralisation poussée de l'économie dans tous les secteurs, y compris sur les questions financières. 

Le néolibéralisme a connu son apothéose dans les années 2000. Les économies industrialisées des pays les plus riches ont profité de la mondialisation, d'une part grâce aux pays émergents qui produisaient à bas coûts, ce qui a permis des gains  importants pour les économies et d'autre part, grâce à une finance qui était très débridée. Mais cela a créé des déséquilibres majeurs et des inégalités très fortes et les limites de ce système ont fini par éclater au travers d'une crise financière de très grande ampleur avec la prise de conscience que la mondialisation et la désindustrialisation avaient fait énormément de perdants. Or, dans de nombreux pays développés, la réponse à la crise a été plus de libéralisme avec la mise en place des politiques d'austérité et les réformes structurelles visant à flexibiliser toujours plus les marchés du travail ou réduire la protection sociale, sans vraiment réussir à réguler la finance.

Christophe Bouillaud : Historiquement, le néolibéralisme constitue un très vaste projet pensé et mis en œuvre par des libéraux comme Hayek au sortir des deux guerres mondiales et de la faillite du premier triomphe du libéralisme économique (1860-1914). Il s’agit de revenir à l’état des choses prévalant avant 1914, voire avant 1880, quand les masses n’avaient rien à dire sur la politique économique des pays développés. Il faut pour eux revenir à une liberté complète de tous les marchés, nationaux et internationaux, tout en s’assurant toutefois que l’Etat fasse bien en sorte que le libre jeu du marché n’aboutisse pas à une concentration excessive du capital dans les mains de quelques-uns. C’est là la théorie qui explique l’usage du terme de "néo" : l’Etat n’est plus un simple "veilleur de nuit" comme dans le premier libéralisme, mais il est désormais là pour assurer de manière active la libre concurrence sur tous les marchés. Selon les théoriciens du néolibéralisme, comme un Tirole actuellement qui en propose une forme plus évoluée techniquement, il n’en résultera au total que de bonnes choses pour les consommateurs, les épargnants, les producteurs, les citoyens. Cette doctrine, déjà bien en cours dès les années 1970, a triomphé à partir de 1989 quand le "socialisme réel" a été considéré comme un échec définitif. Les dysfonctionnements sont actuellement de fait très nombreux : le moins visible et le plus contre-intuitif par rapport aux intentions de départ est sans doute le fait que l’ensemble de la vie économique des pays occidentaux et même de la planète entière a fini par être dominé par un nombre limité de firmes géantes, fonctionnant comme des monopoles de fait (par ex. Google) ou des oligopoles (comme dans la pharmacie ou les télécoms). Quand le patron d’une PME se plaint de normes techniques imposées par l’UE, il sait sans doute que ces mêmes normes ont été négociées par les plus grandes firmes mondiales pour leur plus grand profit avec les bureaucrates européens. Paradoxalement, bien des économistes ou sociologues se rendent désormais compte que les marchés du néo-libéralisme sont bien moins libres qu’ils ne le prétendent. Par ailleurs, le défaut le plus évident de l’ère néo-libérale – qui est désormais officialisé par l’OCDE et le FMI - est que le jeu de ces libres marchés ont provoqué l’explosion des inégalités dans les pays développées et qu’ils y ont même entraîné la stagnation ou la chute des revenus de très nombreuses populations. Aux Etats-Unis, c’est même caricatural : le niveau de vie du bas de la hiérarchie des revenus n’a pas évolué depuis le début des années 1970. Hayek lui-même dit très bien qu’il n’y a pas de raison économique qu’un national britannique mettons gagne plus qu’un national indien s’ils ont la même productivité. Le transfert d’activités industrielles dans les anciens pays en voie de développement a constitué, quoi que certains économistes en disent, un choc pour le monde ouvrier des anciens pays industrialisés. Enfin, quoique cela ne soit pas un aspect central du programme néo-libéral au départ, la libéralisation du marché international des capitaux, qui était censé permettre une meilleure allocation du capital à l’échelle mondiale, a abouti à la création d’un immense casino financier, qui n’apporte de fait pas grand-chose sinon rien à la croissance mondiale. Par une sorte d’ironie de l’histoire, les néo-libéraux inspirés pourtant par un Hayek qui ne croyait pas à la capacité de l’homme à construire rationnellement son avenir ont fini par construire eux-mêmes systématiquement un monde de plus en plus dysfonctionnel pour le plus grand nombre.

 
Commentaires

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  • Par zouk - 13/11/2016 - 10:19 - Signaler un abus D. Trump, T. May

    Beaucoup de questions, à retenir surtout la première partie de l'article de Mucherie.... et quantité de questions auxquelles seul l'avenir répondra

  • Par Deudeuche - 13/11/2016 - 10:22 - Signaler un abus Super article-discussion

    La conclusion sur l'Europe politique est du "wishful thinking". Quant au néolibéralisme il aura favorisé le libertarisme sociétal.

  • Par Ganesha - 13/11/2016 - 10:49 - Signaler un abus La Vérité, cela vous intéresse ?

    La Vérité, cela vous intéresse ? Même si elle est surprenante et même dérangeante ? Alors, lisez : l'énorme, le gigantesque avantage du Revenu Universel, c'est qu'il sera exclusivement versé aux seuls citoyens de chaque pays où il sera appliqué. Et cela rendra instantanément le coût de la vie totalement insupportable aux étrangers, qui n'auront pas d'autre choix que de rentrer chez eux. Je n'ai pas l'intention de discutailler tout mon dimanche avec les ''Papys Mougeot'' d'Atlantico (référence : le Schmilblick de Coluche) : on en reparle dans six mois ou un an !

  • Par outaouais - 13/11/2016 - 13:04 - Signaler un abus Réponse à Ganesha

    Espérons que le Ciel vous entende !!!!!

  • Par Anguerrand - 13/11/2016 - 13:38 - Signaler un abus À Ganesha

    Un dimanche sans votre eternel " revenu universel" ,ça ferait du bien, Outaouais vous avez raison, tous ceux que Ganesha insultent sont des papys ratatinés donc tous ceux qui s'expriment sur ce site. Ce type a des problemes psy et la particularité de cette atteinte dans son cas ne doivent plus être soignables. Il est certain que lui seul détient LA VÉRITÉ.

  • Par D'AMATO - 13/11/2016 - 16:31 - Signaler un abus S'occuper des intérêts nationaux......nationaux......

    .....ce ne sera pas plus mal enfin......... Peut être pourra-t-on prévoir des logements dignes pour accueillir dignement nos SDF et autres sans abri ?

  • Par adroitetoutemaintenant - 13/11/2016 - 16:51 - Signaler un abus Ce salaud de Trump !

    Il vient de faire éjecter une famille de noirs …..de la Maison Blanche !

  • Par adroitetoutemaintenant - 13/11/2016 - 17:23 - Signaler un abus Je prends les paris !

    Trump a l’air réconciliant et nouveau gentil ! La raison en est qu’il endort l’adversaire en cette période intérimaire où il n’a pas le encore le pouvoir. Dès qu’il aura le pouvoir il va se déchainer. Il veut que la mère Clinton aille en taule. Donc tout faire pour qu’elle ne soit pas poursuivie et pardonnée par le muzz avant qu’il ne soit éjecté de la Maison Blanche. Puis il voudrait bien emmerder le muzz lui-même. Il peut le faire en attaquant tous ses laquais qui ont corrompu la Justice, les taxes, l’Intérieur. Pourquoi donc ? Car en bon anglo-saxon qui connait bien la criminalité démocrate de gauche, il faut achever l’adversaire. Les pardonner ne serait considéré que comme une faiblesse et ce type n’est pas un faible ! Par exemple, pour le Obamacare, il va proposer le plan Républicain qui est déjà prêt. Mais les Démocrates ne lui donneront pas cette chance. Alors il aura beau jeu de dire qu’ils refusent la protection des pauvres et il abolira Obamacare d’un trait de plume car la Cour Suprême l’avait accepté comme une taxe, donc un Executive Order marchera. Alors il se tournera vers les Démocrates pour leur demander « Vous voulez toujours refuser la protection des pauvres ? »

  • Par cloette - 13/11/2016 - 17:40 - Signaler un abus Brexit + Trump

    Brexit + Trump = Vent qui tourne

  • Par valencia77 - 13/11/2016 - 18:45 - Signaler un abus je me felicite.

    Largement repaye par le stock market de mon investissement dans la campagne de Trump le jour apres l'election. Maintenant j'espere qu'il utilisera Executive Orders au maximum. Anyway, republican majority in congress. I saw the light!!

  • Par Deneziere - 13/11/2016 - 18:45 - Signaler un abus Mucherie rules...

    ... sauf que je ne comprends toujours pas comment on peut avoir une politique budgétaire accommodante avec les dettes abyssales que nous nous trimballons presque tous. Et j'ai du mal à comprendre pourquoi les États-Unis voudraient s'endetter encore plus auprès de la Chine.

  • Par joke ka - 13/11/2016 - 19:19 - Signaler un abus présidentielles américaines

    Avec la consolidation des chiffres du Michigan et de l’Arizona, l’écart se creuse entre le nombre de grands électeurs gagné par Trump : 306 contre 232 (contre 290 précédemment compté). Mais c’est surtout le nombre — secondaire, mais auquel se raccrochent les grincheux journalistes — de votes populaires, qui fait sourire : Donald Trump passe provisoirement devant Hillary Clinton : Trump a maintenant et provisoirement 62 972 226 votes. Clinton : 62 277 750, soit 700 000 de plus pour Trump.* Mercredi dernier, Clinton avait 59 755 284 votes, selon CNN, soit 219 762 de plus que Trump. Mais CNN précisait que 92 % ont été comptés — et ça, les journalistes s’étaient empressés de l’oublier. http://www.dreuz.info/2016/11/13/nouveaux-chiffres-trump-repasse-devant-clinton-au-vote-populaire/

  • Par Semper Fi - 13/11/2016 - 20:32 - Signaler un abus Homo oeconomicus...

    En voilà de beaux exemples.... pour qui les aspirations humaines se limitent à l'économie, et qui bien sûr nous ressortent le catalogue des "-ismes" et "-phobes", le repli identitaire, etc... Affligeant !

  • Par Anguerrand - 14/11/2016 - 06:56 - Signaler un abus A SemperFi

    N'oubliez pas que toute avancée sociale et du niveau de vie, c'est des entreprises prospères car elles sont la source de tout. Si les fraçais ont un meilleurs niveau de vie, ça ne peut pas gâter les choses, alors oui les " ismes " peuvent être importants

  • Par lafronde - 14/11/2016 - 11:00 - Signaler un abus Article étatiste, inadapté à la situation française.

    Cet article se fonde sur un parti-pris étatiste, il n'éclaire pas le lecteur, mais l'embrouille. Il est question d'austérité ! Quelle austérité en France avec 33% de déficit budgétaire ? A propos des réformes structurelles : lesquelles en France depuis 2012 ? Le secteur public français n'en a connu aucune, sauf les privatisations. L'article pointe l'Union européenne et son exigence de compétitivité : en effet les même règles amènent une Allemagne excédentaire et une France déficitaire. C'est donc les politiques publiques suivies en France qui sont inefficaces. Cette incompétence des politiciens français pose la question de l'organisation de notre République : trop de hauts-fonctionnaires-politiciens, des medias étatisés, non pluralistes, subventionnés, gauchisés. Une Université sous tutelle étatique. Des collectivités locales subventionnées, irresponsables et sous tutelle. Enfin un point moral à rectifier : il est question de xénophobie. En quoi fermer le Bureau d'Aide sociale à l'Afrique qu'est devenu notre Etat-Providence serait xénophobe ? Qui a construit ce pays ? De quel droit prendre les ressources d'une ethnie pour les redistribuer aux autres ? Un lecteur conservateur.

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Mathieu Plane

Directeur adjoint du Département analyse et prévision à l'OFCE

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Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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Mathieu Mucherie

Mathieu Mucherie est économiste de marché à Paris, et s'exprime ici à titre personnel.

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