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2000 milliards de dette : c’est grave, docteur ? Pourquoi il n’est pas si facile de répondre à cette question

On l'attendait avant l'été, c'est maintenant chose faite, la dette publique française a crevé le plafond symbolique des 2000 milliards d'euros. L'Insee a annoncé ce mardi 30 septembre que l'endettement du pays a atteint 95,1 % du PIB. Mais paradoxalement, ces dernières années, plus le niveau de la dette augmentait, plus le prix à payer était faible.

Et là, ça fait mal ?

Publié le - Mis à jour le 3 Octobre 2014
2000 milliards de dette : c’est grave, docteur ? Pourquoi il n’est pas si facile de répondre à cette question

La dette française atteignait 2023,7 milliards exactement, à la fin du 2e trimestre.  Crédit Reuters

  • La dette française a dépassé le seuil symbolique des 2000 milliards d'euros, et devrait continuer d'augmenter

  • L'Etat français ne parvient pas à faire baisser ses frais de structures alors que ses ressources baissent plus vite que l'activité

  • Paradoxalement, plus le niveau de la dette augmentait au cours des dernières années, plus le prix à payer était faible

  • La BCE jouerait contre son propre camp si elle retirait sa promesse de tout faire pour sauver l'euro, et donc de préserver les pays du sud ainsi que la France

  • En période de stagnation, le fait de lever de l'impôt pour combler le déficit public comporte des effets récessifs sur l'ensemble de l'économie

  • L'Etat a tout intérêt à tailler dans ses dépenses improductives, et maintenir les dépenses d'investissement

  • Une politique de relance de l'investissement concertée au niveau européen permettrait d'éviter le pire

 

Atlantico : La dette française atteint désormais le seuil de 2000 milliards d'euros, et continue toujours d'augmenter.

Cette situation est-elle réellement préoccupante ou s'agit-il plutôt d'un seuil symbolique ?

Jean-Paul Betbeze : Évidemment, le niveau de 2000 milliards est symbolique, mais il était clairement annoncé. La France s'endette en effet, en moyenne, de 40 à 50 milliards par an. Il n'y a donc malheureusement pas de surprise. Le vrai chiffre "symbolique" sera celui où la dette publique atteindra le niveau du PIB. Au rythme actuel, ceci nous renvoie à quatre ou cinq ans et sera alors moins bien salué par les marchés que le chiffre actuel. Aujourd'hui c'est un effet d'inertie. Dans cinq ans, ce sera plutôt vu comme un échec. De toute manière, il faut se dire qu'en début de chaque année, nous commençons avec des frais financiers de 1,5 % du PIB. On voit donc le creusement qui demeure de notre dette par rapport au PIB. Il nous faudra, pour en sortir, atteindre un excédent de l'ordre de 2 % : nous n'y sommes pas. Et pourtant, c'est bien ce qu'il faut faire !

Jean Peyrelevade : C'est un seuil symbolique, la variation de la dette d'une année sur l'autre de 5, 10 ou 20 milliards d'euros n'est pas en soi un événement dramatique. Ce qui est préoccupant en revanche, c'est l'évolution, c’est-à-dire l'accroissement continu de la dette publique, qui va continuer d'augmenter, et certainement passer la barre des 100 % du PIB. Au-delà de ce niveau on entre dans des zones qui peuvent devenir dangereuses.

Nicolas Goetzmann : Un chiffre seul ne veut pas dire grand-chose, il est nécessaire de relativiser cet endettement avec quelques autres variables. La dette correspond à environ 95% du PIB, ou encore à 1.7 année de recettes fiscales, celles-ci représentaient en effet 1120 milliards pour l’année 2013. Il est encore possible de comparer cette dette au patrimoine des Français qui avoisine les 14 000 milliards, soit 15% de ce montant. Elle est également parfaitement en ligne avec le niveau moyen de l’endettement au sein de la zone euro.

Le paradoxe de la dette est que plus son niveau augmentait au cours des dernières années, plus le prix à payer était faible. Entre 2007 et 2014, la progression du stock de dettes atteint 50%, par contre, son coût baissait de 15% dans le même temps, passant de 56 à 47 milliards d’intérêts. La raison de ce paradoxe est que dans un contexte de crise économique et de méfiance, les investisseurs se réfugient dans des actifs à moindre risque. Et pour le moment, la dette française est encore considérée comme un actif non risqué. A ce jour, les investisseurs acceptent de prêter leur argent à l’Etat français pour 10 ans, à un taux de 1.30%. Ce qui démontre une chose, la demande pour la dette française est très forte.

Il ne s’agit évidemment pas d’une raison pour continuer de s’endetter, mais cela permet de relativiser ce montant de 2000 milliards.

Quelles sont les causes profondes de l'alourdissement de la dette française ?

Jean-Paul Betbeze : La montée de la dette française par rapport au PIB vient d’une soustraction puis d’une division. La soustraction, ce sont les dépenses publiques moins les recettes publiques, alias les impôts. Avec le ralentissement économique, les dépenses publiques augmentent encore (certes bien moins qu’avant, 0,3 % en volume cette année contre 0,8 % en moyenne depuis 2010), mais quand même plus que les recettes fiscales. Ces dernières sont affectées par l’arrêt de la croissance qui a un effet plus important encore sur les rentrées fiscales. Dit autrement, l’Etat français a des frais de structures qu’il n’arrive pas à faire baisser alors que ses ressources baissent plus vite que l’activité. C’est "la courbe de Laffer", l’impôt a tué l’impôt et la croissance avec, côté recettes et un "effet frais fixes" côté dépenses. Le grand écart, à réduire au plus vite !

Jean Peyrelevade : L'alourdissement de la dette vient du fait que l'on continue de faire du déficit, et que l'on conserve un appareil de redistribution au sens large, fonction régaliennes de l'Etat comprises, qui distribue plus qu'il ne prélève par l'impôt et par ses recettes habituelles. Le secteur public – Etat, collectivités locales et protection sociale – continue de vivre à crédit.

On n'a plus vu de budget de l'Etat à l'équilibre depuis 1973, c’est-à-dire depuis le premier choc pétrolier. Nous avons donc un Etat qui se veut souverain, qui ignore les nécessités de la croissance économique, et qui a longtemps cru que la dette était sans importance. Pour lui le crédit était infini, et de toute façon, si un jour une lmite devait apparaître, la levée de l'impôt serait toujours là pour prendre la relève. Cette idée reçue s'appuyait sur les théories de Keynes, suivant lesquelles la dette publique était facteur de production lorsque l'économie n'était pas suffisamment vigoureuse. Il est assez difficile de démontrer que le crédit d'un Etat n'est pas infini, puisque théoriquement on peut toujours lever de l'impôt. Or on a fait récemment une "découverte" pragmatique : en période de stagnation, le fait de lever de l'impôt pour combler le déficit public comporte des effets récessifs sur l'ensemble de l'économie, simplement parce que l'économie est trop anémiée pour supporter une hausse de la pression fiscale.

Nicolas Goetzmann : Le mécanisme de la dette publique est une dynamique entre croissance et déficits. Lorsqu’un Etat connait une croissance forte, ses recettes fiscales progressent de la même manière (à pression fiscale fixe). Les revenus supplémentaires encaissés par les agents économiques sont ponctionnés et les recettes de l’Etat progressent. Cette source de revenus supplémentaires permet à un Etat de dépenser un peu plus chaque année, dans les mêmes proportions que la croissance.

 
Commentaires

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  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 09:45 - Signaler un abus Si la vision de mr Betbèse me semble cohérente et juste la

    vision de Mr Goetzmann me fait toujours rire. Ah! la planche à billets à mouvement perpétuelle, il en parle comme le FN MLP. J'ai fait un tour d'horizon des pays qui l'utilisent et bien aucun ne gagnent. Tous appauvrissent leur pays et leur peuple. Mais bon il faut pas réveiller mr Goetzmann ni FN MLP dans leur rêve!=============== Maintenant il faut voire une chose, car pour soigner il faut connaître les causes qui ont amené cela. En effet la France économique est située malheureusement dans une position ou quoi qu'elle fasse (croissance) (0% de croissance) (déflation) l’État fera toujours de la dette, de la dette avec un pourcentage bien évidemment plus faible avec de la croissance et plus fort si elle va vers de la déflation. Ou alors il faudrait une croissance de 6à7% minimum. La vrai cause est là pas ailleurs. Quel phénomène a amené cela? ====1) il y a une erreur dans la constitution ( elle n'interdit pas aux Fonctionnaires d'être des élus) (ce qui est le cas des pays références de ces messieurs, USA,UK, Allemagne, Autriche,Pologne ancien pays Socialiste etc..) 2) Les syndicats sont des partis politiques et ne représentent donc rien. Il faut éliminer ces blocages.

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 10:02 - Signaler un abus Pour le moment l'Etat ne fait pas de réforme. Il fait que des

    diminution de prestation (10 milliards sur les Collectivités, mais aussi en augmentant les charges par exemple coût de la réforme des écoles,augmentation des prestations sociales)en pensant comme la majorité est à droite que se sont eux qui porteront ainsi le chapeau des hausses d’impôts. Alors que l’État sait que cela ne fera que compliquer la situation de la France. Cela va se compliquer encore plus car les collectivités vont réduire les investissement pour éviter une trop forte hausse des impôts et pour pouvoir amortir la pression de l’État qui lui ne veut absolument réduire sa surface qu'au régalien. Tout cela est possible mais contraire au besoin du peuple de France, car justement les Fonctionnaires sont Fonctionnaires, ils sont aussi leur propre contrôle, et au même moment ils ont tous les pouvoirs avec 55 à 60% des élus députés,sénateurs,Régions,etc..qui font la pluie sur le privé et un simple temps de pluie et de soleil sur la Fonction Publique. (Il ne faut pas s'y tromper avec le FN MLP c'est la même chose car le programme du FN a été fait par des ENA anciennement Socialiste) Si l'Europe investi sur le futur et bien en effet il y aura une petite hausse pour la France.

  • Par assougoudrel - 01/10/2014 - 10:08 - Signaler un abus Il faut réduire considérablement

    le nombre de fonctionnaires et ne garder que le strict nécessaire pour faire tourner la boutique France. Que ceux qui nous gouvernent aillent ailleurs et laisser les beaux édifices pour le tourisme. Réduire le budget de l'Etat. Est-ce qu'un général, un ministre, un haut fonctionnaire et autres, ont besoin de maître d'hôtel, de cuisiniers, logement de fonction gratuit, chauffeur et tout le tra-la-la. Où est le bureau de Mme Merkel? Mr Cameron? Ont-ils toutes ces escortes pour montrer leur puissance, leur vanité? Ils ont un salaire qu'ils gèrent comme Mr et Mme tout le monde. 30% d'abattement pour les journaliste (3 milliards). 4 pour les syndicats. Le sous-sol guyanais regorge d'or et 2 tonnes (an) partent au Brésil. Et le pétrôle au large de la Guyane? Tout cet argent donné aux immigrés et la retraîte à vie (même après la mort) pour ceux qui repartent chez eux sans aucun contrôle. A quoi sert une ambassade? L'argent du contribuable distribué (encore 1 milliard à la planète) à tout va dans les quatre coin du monde, sans une pensée pour la France innondée dans le midi. Les privilègiés qui dorment sur leurs 2 oreilles. Il faudra une bonne révolution pour changer tout ces abus honteux.

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 10:19 - Signaler un abus Mais cette hausse sera entièrement bouffée par la demande de

    l’État et de ses fonctionnaires qui pour le moment ont le point d'indice bloqué (mais pas l'ancienneté,ni le coup de pousse anti inflation). Donc ils demanderont immédiatement leur dû. Donc le peut de croissance sera bouffé par l'ogre État (qui lui par domination sans pareil de tous les compartiments de l’État n'aura pas bougé). Mais aussi par les prestations sociales qu'il faudra augmenter alors qu'elles n'auront subit aucune diminution, mais même une augmentation pendant la période dite de vache maigre. Car l’État Fonctionnaire veut garder (donc acheter des voix) tous les pouvoirs dans les différentes chambres. Donc il est urgent d'interdire à un Fonctionnaire d'être aussi un élu. Ce qui est parfaitement démocratique puisque nos anciens de la Révolution l'avaient prévu. Que les pays démocratiques l'ont prévu.Il est normal d'éradiquer ce problème en urgence. Bon c'est clair toute la Gauche et le FN MLP vont crier. Mais comme dit notre Grand Timonier de la Planche Pourrie Grand Élu du peuple Fonctionnaire, et bien, il n'y a pas de réforme sans cris!

  • Par cloette - 01/10/2014 - 10:32 - Signaler un abus @benvoyons

    Si on ne veut ps payer d'interêts, il n'y a qu'à ne pas emprunter et battre sa propre monnaie , c'est imparable non ?

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 11:05 - Signaler un abus cloette - 01/10/2014 - 10:32 C'est amusant car un pays

    ne peut fonctionner quand important et en exportant. Donc le prix de ta monnaie est celui avec lequel tu pourras acheter les devises pour acheter du pétrole et autres matières qui te sont indispensables. Ce que tu achètes plus cher tu seras obligés de le vendre plus cher à l'export et en interne de la France. Donc plus ta monnaie ne vaut rien plus t'achète cher et plus tu vends cher puisque il faudra bien que t'ajuste en permanence le salaire de gens pour qu'ils puissent vivre. Il suffit de taper Économie Venezuela (en plus de la France il a un avantage il a du Pétrole dont les producteurs sont nationalisés , Économie Argentine etc et tu verras s'il y a miracle!

  • Par 2bout - 01/10/2014 - 11:13 - Signaler un abus Donc, en gros Mr Goetzmann,

    Ce qu’il nous manque, c’est de l’inflation : une augmentation du gaz prévue prochainement, bientôt l’essence certainement, phénomène mécanique lié à la dévaluation de l’Euro, ou une augmentation du prix du timbre qui est beaucoup moins, « mécanique ». Une inflation qui réduirait la valeur relative de la dette, dégageant des marges de manœuvre sur les recettes. Une croissance artificielle créée par la planche à billets, descendre d’une marche pour repartir d’un meilleur pied. Voilà votre schéma, mais pourquoi faire ? Réévaluer le revenu du travail et donc favoriser l’emploi ou préserver les intérêts des inactifs ? En considérant qu’un fonctionnaire du CG34 avec en moyenne 39 jours d’arrêts-maladie par an est partiellement un inactif. Mais qui dit inflation dit augmentation des taux d’intérêts, et tout cela est un jeu dangereux si l’on ne maîtrise pas tous les paramètres, et manifestement, on ne les maîtrise pas. Autre thème rappelé dans le sujet : la psychologie. En finir avec les disparités statutaires scandaleuses.

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 11:13 - Signaler un abus cloette - 01/10/2014 - 10:32

    le programme du FN MLP est le même programme que le FDG et le même que celui de Mitterrand en 1981. C'est une politique du tout État, de l’État qui peut tout pour vous. Aux dernières nouvelles rien de nouveau car Mitterrand (avec son merveilleux conseiller économique Attali disait la même chose) dans son programme. Retraite à 60ans pour tous, Nationalisation des Banques et de l’Industrie, d'ailleurs ils disaient "Seule une politique volontariste, industrielle et monétaire peut sortir la France de l'ornière" tient comme le FN ! C'est normal se sont les mêmes ENA qui ont fait le programme FN MLP, FDG. Résultats: Il suffit de lire les articles sur l'économie du Venezuela, de la Corée du Nord de l'Argentine....Résultats du programme Socialiste de 81 :=== Inflation en France(1985 5.8 %)(1984 7.4 %)(1983 9.6 %)(1982 11.8 %) (1981 13.4 %) Chômage en France pendant 3 DEVALUATIONS et nationalisations des Banques et autres entreprises et que la Planche à Billets à mouvement perpétuelle de la Banque de France tournait à feu continu. Qu'il y avait des Frontières. (1981 6,3)(1982 6,9)(1983 7,2)(1984 8,4) (1985 8,9). Il faut arrêter de rêver à la cours des Miracles.

  • Par cloette - 01/10/2014 - 11:48 - Signaler un abus benvoyons

    D'abord, on n'est pas ni en Amérique latine ni en Corée du Nord donc tes comparaisons n'ont pas lieu d'être Ensuite je peux aussi te conseiller de taper sur Google "systeme financier pourri",il y en a des pages et des pages, je suis tombée sur un article d'un particulier : taper sur google "la crise financiere impose un nouveau systeme monetaire" (agoravox), on peut sauter le premier paragraphe sur la monnaie qu'on connait, l'article explique bien l'echec du systeme en cas de crise, or on voit bien qu'il y a crise, qui peut dire que tout va très bien, même sans être expertéconomique, et de toute façon la science économique n'est pas une science exacte !

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 12:25 - Signaler un abus cloette 01/10/2014 - 11:48 Désolé de t'avoir fait de la peine,

    mais tu as raison si quelqu'un dit que tout est facile avec la planche à billets, c'est clair prend le comme Ministre de l’Économie moi j'ai pas de problème avec cela. Si une majorité de Français veut prendre cela pour argent comptant pas de problème c'est la démocratie. Quand tu ne sais pas nager il te suffit de faire la planche et tu ne risques rien. Bon un certain temps, pas trop long tout de même.

  • Par vangog - 01/10/2014 - 13:03 - Signaler un abus Ne vous excitez-pas! Car il n'y a pas plus de planche à billets

    Européenne que de croissance en Europe! Les déclarations de Draghi n'ont pas été suivies d'effet et il n'y a plus de rachat prévu de dettes souveraines: "La hausse des taux souverains ces derniers jours et la baisse des marchés actions en Europe traduisent un certain scepticisme sur la mise en place d'un plan d'achat d'actifs massif par la BCE..." Draghi est un faux dur ( ou un vrai mou...) qui n'est pas de taille à lutter contre les anglo-saxons. D'ailleurs le seul intérêt d'une planche à billet n'est pas le rachat des dettes pourries de la social-démagogie sudiste, mais une vraie politique d'investissement industriel, telle que la préconise le FN! Et là, cela changerait tout! Mais ce serait trop de changement pour nos archaïques politiciens français et Européens qui sont en période de bla-bla stérile pré-Alzheimer...surtout ne rien changer, et attendre...voici l'urgence!

  • Par cloette - 01/10/2014 - 14:03 - Signaler un abus Benvoyons

    Il n'y a plus d'investissement car les gens qui ont des capitaux font des bénéfices plus rapides en spéculant ou avec des rendement à court terme, et plus d'investissement, c'est la disparition d'emplois et donc le chômage . Il y a donc problème lié à cela. C'est la disparition de la croissance nécessaire à la création des billets par l'emprunt , le systeme est donc dans l'impasse, supprimer les fonctionnaires et doubler quadrupler les impôts pour payer la dette ne changera rien , c'est comme mettre une rustine au Titanic qui a heurté l'iceberg

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 14:47 - Signaler un abus cloette -01/10/2014 - 14:03 Pour faire ce que tu dis et bien il

    faut tout de même de l'argent sur des éléments tangibles et donc qui dégagent du profits autrement cela ne marche pas. Il n'y a pas d'argent qui se gagne sans éléments qui produisent du tangibles.

  • Par 2bout - 01/10/2014 - 15:08 - Signaler un abus Benvoyons,

    Ce que Mr Goetzmann nous répète dans sa tribune quotidienne, c'est qu'au lieu de tenter (vainement en méprisant les contribuables) de rembourser la dette, il vaut mieux tenter de l'effacer doucement par l'inflation. Il y aura des perdants, c'est certains. Y-aura-t-il des gagnants ? Les expériences socialo-démagogiques sont là pour témoigner que cela n'est pas évident. Et en plus, il y a des risques. Mais ce qui est sur, nous aurons perdu en fin d'année notre rang de cinquième puissance économique mondiale, d'autant plus vite que l'on vise à faire baisser l'Euro.

  • Par cloette - 01/10/2014 - 15:31 - Signaler un abus Benvoyons

    et Jérome Kerviel ? il a fait gagner beaucoup d'argent très rapidement ...ça veut dire quoi ? que cet argent c'était du tangible ? Et les banques qui ont aidé la Grèce à rentrer dans l'Europe ? c'était désinteressé ? la dette est rentable pour certains pas pour tous !

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 15:45 - Signaler un abus 2bout - 01/10/2014 - 15:08 Tout le monde a raison avec les

    différentes solutions mais c'est valable pour soigner les économies anglo-saxonnes, la Suède, la Pologne, l'Allemagne etc.. pas la France. Les solutions économiques tiennent compte d'un environnement LIBRE qui n'existe pas en France. Donc si tu n'enlèves pas les points qui bloquent et bien il n'y aura pas d'effet et même plus tôt une aggravation. Il faut éliminer comme quoi un fonctionnaire peut être aussi au même moment un élu. Il faut réformer l'ensemble du système syndicale ( c'est les syndicats de la Fonction publique qui dirigent le Privé "chercher l'erreur") qui date de 1946 et ne fonctionne pas puisque 4% des budgets des syndicats sont couvert par les adhérents et le reste par l’État et qu'en plus les syndicats disposent de plus de 20000 fonctionnaires pour les aider (rapport Perruchot). Tant qu'une grand réforme ne viendra pas remettre les pendules à l'heure rien ne sera possible. Ex: si il y a sur la route un bouchon et que se bouchon est dû à un accident et bien tant que tu n'auras pas enlevé les voitures accidentées et bien tu auras toujours le bouchon et en plus qu'il pourra provoquer lui même un autre accident par le ralentissement qu'il provoque.

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 16:03 - Signaler un abus cloette 01/10/2014 15:31 Bien évidemment! Il n'y a que chez les

    fées que cela est possible sans rien. Je vais te donner un exemple un acheteur de chez Volkswagen qui négocie avec un fournisseur 300000 pièces X à 500€=150M€ s'ili obtient une baisse de 10% et bien il gagne 15 M€. Et bien qu'un trader matière d'une banque pense (analyse de ce qui se passe sur le marché) par analyse que le prix de cette matière va monter de 2% dans la journée et qu'il place 100 millions d'€ et qu'en effet il fait les 2% il fait 2 M€ de gain. Mais si la matière X monte cela est dû a des achats important par des industries dont les ventes sont à la hausse. Donc en effet il n'y a rien sans rien.

  • Par cloette - 01/10/2014 - 16:48 - Signaler un abus benvoyons

    j;ai compris : tu as une approche linéaire de l'Economie, tu crois comme pour le bouchon dans la circulation des voitures qu'une intervention extérieure pourra rétablir l'équilibre de la perturbation, or c'est plus compliqué car un bouchon peut se former sans voiture accidentée à enlever, et un bouchon peut se dissiper par des manoeuvres patientes individuelles coup de volant par coup de volant .

  • Par Benvoyons - 01/10/2014 - 17:09 - Signaler un abus cloette 01/10/2014 - 16:48 - Bon il vaut mieux avoir un bouchon

    que d'être bouché à l'émeri, tu choisis ce qui te plais, c'est mieux.

  • Par 2bout - 01/10/2014 - 17:39 - Signaler un abus Le problème Mr Goetzmann,

    et c'est pour cela que cela ne marchera pas. Avec les socialistes, on confond Ministère de l'Economie avec le Ministère du temps libre et l'argent gratuit du travail des autres. Dernier exemple en date : incapable de dire "démerdez-vous" à des pilotes. Et vous me direz que cela n'a rien à voir : quelle proportion de fonctionnaires parmi les frondeurs ?

  • Par zouk - 01/10/2014 - 17:47 - Signaler un abus 2000 mds de dette nationale

    MM. Peyrelevade, Betbeze et Goetzman ont raison en logique. Mais comme le disait avec tant d'élégance Julien Dray en d'autres temps: vous avez politiquement tort: vous ne devez que vous taire et.... payer.

  • Par 2bout - 01/10/2014 - 23:32 - Signaler un abus Des blocages, benvoyons ?

    8 des 31 frondeurs socialistes ne travaill(ai)ent pas pour la Fonction Publique ou pour un organisme public : 75 % de fonctionnaires parmi les frondeurs.

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Jean Peyrelevade

Jean Peyrelevade, ancien directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, qui a présidé les plus grandes entreprises (Suez, Crédit Lyonnais…), dresse un constat terrible. Par-delà les dysfonctionnements de notre système économique, il livre une véritable réflexion, mêlant expérience du combat politique, érudition historique et pratique aguerrie de la gestion des grands groupes.

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Jean-Paul Betbeze

Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.

Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ; 2012 : 100 jours pour défaire ou refaire la France, et en mars 2013 Si ça nous arrivait demain... (Plon). En 2016, il vient de publier La Guerre des Mondialisations, aux éditions Economica.

Son site internet est le suivant : www.betbezeconseil.com

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Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.

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