Cet article est publié en partenariat avec le site Débat&co qui consacre
un dossier au redressement productif
Lire aussi : Dans le vif : entre redressement de l'industrie française et préservation des rentiers de la fonction publique, le gouvernement devra trancher
L
orsque les socialistes arrivent au pouvoir en 1981, l’industrie nationale est en mauvais état. Depuis 1974, elle enregistre un « décrochage », notamment par rapport à sa rivale allemande, raconte l’économiste Elie Cohen dans son livre « l’Etat brancardier », paru en 1989. Victime, explique l’auteur, des limites d’un modèle reposant sur deux grandes caractéristiques : un rôle central de l’Etat, avec la culture des « grands projets » qui tendent à focaliser les efforts commerciaux des industriels vers l’Etat au détriment du marché ; et, en contrepartie, un « compromis social inflationniste » qui « manifeste le refus consensuel de l’Etat, des syndicats et des patrons de maîtriser les évolutions nominales des revenus et des prix ». La sidérurgie, par exemple, est sous perfusion totale de l’Etat et des banques qui ont englouti plusieurs dizaines de milliards de francs dans des plans de sauvetage. Une crise que le chercheur du CNRS Michel Freyssenet, dans son livre « La sidérurgie française 1945-1979 : l’histoire d’une faillite », attribue au fait que les groupes français se cantonnent alors aux « produits longs » (poutrelles, barres etc.), pour lesquels une modernisation immédiate des aciéries ne s’impose pas, alors que des industries clientes en plein essor, l’automobile notamment, sont contraintes d’importer des aciers plats de qualité.
Une industrie sous perfusion
Dans ce contexte difficile, les socialistes commencent par appliquer le Programme commun sur lequel François Mitterrand a été élu. Le Premier ministre Pierre Mauroy décide un vaste plan de relance : embauche de 55 000 fonctionnaires, hausse de 10 % du Smic, relèvement des prestations familiales et sociales… près de 10 milliards de francs sont injectés dans l’économie. Puis, en 1982, suit la nationalisation promise de grands groupes industriels : CGE, Pechiney Ugine Kuhlmann, Rhône-Poulenc, Saint-Gobain, Thomson-Brandt. A la fin 1982, 29 % du chiffre d’affaires de l’industrie nationale et 23 % de ses effectifs sont dans le giron de l’Etat. Au même moment, Margaret Thatcher en Grande-Bretagne et Ronald Reagan aux États-Unis font eux, le mouvement exactement inverse… Ces grands groupes nationalisés sont notamment appelés à venir au secours des PME.
En parallèle, le gouvernement Mauroy multiplie les plans sectoriels pour soutenir des industries traditionnelles (textile, machine-outil, jouet), pour restructurer (chimie) ou pour développer des domaines nouveaux comme l’électronique. Il décide aussi une relance de l’exploitation charbonnière alors que tous les experts soulignent la trop faible rentabilité des mines françaises. Il se démène enfin pour tenter de sauver les entreprises en difficultés, à travers notamment le fameux CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle). Un organisme où règne, selon Elie Cohen, « l’absence de frontières entre le politique et l’administratif, le public et le privé, la norme et le choix discrétionnaire, le flou dans les finalités assignées... ».
Sortir de l'impasse
Mais cette tentative de relance échoue. Et dès 1984, s’opère un revirement spectaculaire. L’Etat décide une vaste restructuration des secteurs les plus en difficultés : constructions navales, charbonnage, sidérurgie et automobile. L’objectif est de pousser à la concentration pour éliminer les entreprises les moins performantes et de mettre un terme aux surproductions. Il est ainsi prévu de conserver quatre grands sites de construction navale (Dunkerque, La Ciotat, La Seyne et Saint-Nazaire), mais en réduisant leur capacité de 30 % en trois ans, au prix de 5 000 suppressions d’emplois sur un total de 18 000. Dans les Charbonnages, qui emploient encore 57 000 personnes, l’objectif est de réduire la production de 18 millions de tonnes à 11 millions de tonnes par an, ce qui nécessite de faire partir 6 000 salariés par an.
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Il n'ya pas eu 30 de conneries mais 7 ans de conneries de 75 à 81 avec les chocs pétroliers et GISCARD et BABARD n'ont rien fait! SARKO a laissé 600 mds de dettes, 125 de déficit et un million de chômeurs. Hollande a la stratégie de rediriger l'Epargne des français de 4000 mds d'euro vers les PME qui créent des emplois, d'accompagner les PME vers les ETI de plus de 500 salariés à l'export car il faut se débarrasser des militants de droite, qui ne connaissent rien, privilégient l'évasion fiscale et sont des mauvais français!!!! Autant faire le laval de gauche!
Hollande et son équipe d incapable exploseront en plein vol, en 2013
Il y aura dissolution de l assemblée
Votre article est très riche, on voit en deux pages la liste d inepties totales de Mitterrand au pouvoir, le pire c est qu il a été réélu. Et qu aujourd hui on le considère comme un grand président , ce cynique fossoyeur de la France. Puis s'ensuivit Chirac, ce radsoc fainéant et inutile. Enfin Jospin êtes 35 heures
Ils ont miné le pays, on est au bout de la route.
Comment Sarko aurait il ou réparer en 5 ans 30 ans de conneries, avec la plus grave crise, la gauche, les syndicats et les medias contre lui ?
Il a réussi à maintenir la tête de la France hors de l'eau, contrairement à beaucoup d'autres pays. L Allemagne est a part car elle a fait ses réformes
Hollande, rien qu avec ses premières mesures , va nous précipiter dans la récession ça prendra juste un an, peut être moins.
Il capitulera devant la tache et dissoudra l assemblée
La droite repassera avec un mandat fort
Dans la foulée la gauche perdra tous ses mandats locaux
Merci Flamby
Moi président, je regrette les millions d'emplois perdus depuis 1945 dans l'agriculture, les houillères, la sidérurgie. Moi président j'aurai maintenu ces emplois au détriment du niveau de vie et du pouvoir d'achat des travailleurs français. augmentons le nombre des fonctionnaires. Arrière toute et tan pis pour les manants qui travaillent - faut-il qu'ils soient bêtes !
Le Président Hollande contrairement à SARKOZY veut transférer l'Epargne de 4000 milliards d'euros (les Allemands en ont 4800 pour 82 millions d'habitants soit 58536 par habitant) soit en obligations d'Etat dont les Français détiennent 32 % soit 1800 * 0.32 = 594 milliards d'euro de dettes pour monter à 1594 mds . soit le transférer à l'investissement privé via la banque publique de l'investissement et un second marché! SARKO n'a rien fait pendant 5 ans à part 600 mds de dettes, 125 mds de déficit et un milion de déficit. Il savait pour les subprimes à la SG mais n'a rien fait, il savait pour MADOFF mais n'a rien fait! HOLLANDE, lui s'occupera des PME! Il faut enfermer tous les gens de droite, les traduire au tribunal!
Le Président Hollande contrairement à SARKOZY veut transférer l'Epargne de 4000 milliards d'euros (les Allemands en ont 4800 pour 82 millions d'habitants soit 58536 par habitant) soit en obligations d'Etat dont les Français détiennent 32 % soit 1800 * 0.32 = 594 milliards d'euro de dettes pour monter à 1594 mds . soit le transférer à l'investissement privé via la banque publique de l'investissement et un second marché! SARKO n'a rien fait pendant 5 ans à part 600 mds de dettes, 125 mds de déficit et un milion de déficit. Il savait pour les subprimes à la SG mais n'a rien fait, il savait pour MADOFF mais n'a rien fait! HOLLANDE, lui s'occupera des PME! Il faut enfermer tous les gens de droite, les traduire au tribunal!
Le Président Hollande contrairement à SARKOZY veut transférer l'Epargne de 4000 milliards d'euros (les Allemands en ont 4800 pour 82 millions d'habitants soit 58536 par habitant) soit en obligations d'Etat dont les Français détiennent 32 % soit 1800 * 0.32 = 594 milliards d'euro de dettes pour monter à 1594 mds . soit le transférer à l'investissement privé via la banque publique de l'investissement et un second marché! SARKO n'a rien fait pendant 5 ans à part 600 mds de dettes, 125 mds de déficit et un milion de déficit. Il savait pour les subprimes à la SG mais n'a rien fait, il savait pour MADOFF mais n'a rien fait! HOLLANDE, lui s'occupera des PME! Il faut enfermer tous les gens de droite, les traduire au tribunal!
Ca fait 30 ans que la France a une économie libérale à marche forcée, tant par la droite que par les "socialistes". Avec le brillant résultat qu'on peut constater...
Il n'est que temps de tourner la page de ces moutons suiveurs qui ne savent pas faire autre chose que ce qui se fait ailleurs (nous sommes les seuls qui, il n'y a qu'en France qu'on voit ça, où avez-vous déjà vu faire cela,...)
Ca fait bien longtemps que l'économie française est anti-libérale, pas besoin de se restreindre à 81. Si Sarkozy a eu quelques déconvenues c'est surtout qu'il a été pris de vitesse par le marché, par des entrepreneurs, des institutions concurrentes ou qu'il n'a pas eu les moyens de mettre en œuvre sa volonté farouche de fausser le marché. C'est un peu ce qui nous a sauvé dans son quinquennat: son incapacité à faire ce qu'il voulait.
Loi Éternelle des Leçons de l’Histoire
La principale leçon de l’Histoire, c’est que les hommes ne retiennent pas les leçons de l’Histoire.