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Grand large

Un désert unique au nord du Brésil

Publié le 28 septembre 2013
Des kilomètres de dunes dont les creux baignent encore dans l'eau de la saison des pluies : c'est au parc des Lençois, au nord du Brésil, un décor surnaturel pour un voyage exceptionnel et insolite.
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Des kilomètres de dunes dont les creux baignent encore dans l'eau de la saison des pluies : c'est au parc des Lençois, au nord du Brésil, un décor surnaturel pour un voyage exceptionnel et insolite.

Pour en savoir plus sur le Brésil, rendez-vous sur le site de Peplum.com

L'air est sec. Le vent souffle fort. C'est la fin de l'été et les lagunes sont presque toutes asséchées. Restent encore quelques larges flaques d'eau guéables, où la baignade demeure possible. On se croirait au beau milieu du désert. Un désert parsemé d'oasis. Pas de mirage en vue. Ce n’est pas l’Afrique, c’est le nord du Brésil. L'eau, plus ou moins profonde selon les saisons, irrigue les dunes du parc national des Lençois. Un voyage insolite, dans un désert unique. Ses grandes étendues de sable blanc éclairées par un soleil tant voilé qu'agressif sont si spectaculaires que malgré la soif, on préfère s'abreuver du paysage.

On s’est enfoncé dans le désert, la mer est loin. On étouffe un peu. La saison des pluies est révolue, mais les trombes d'eau venues se loger dans le creux des dunes forment ces bassins où il fait bon nager. Cet océan de sable et de lagons s'apparente à une farandole de croissants qui auraient hérité de la lune leur forme et leur éclat, les trous de cette dentelle digne d'un découpage d'enfant n'étant autre que l'onde accumulée au fil des précipitations. Peu connu et très insolite, ce prodige de la nature s'étend sur 50 kilomètres le long de la côte et sur plus de 30 kilomètres vers l’intérieur du continent, soit la superficie de Sao Paulo. Le Parc a été créé en 1981, précisément dans le but de protéger cet écosystème à la fois fragile et singulier. A pied ou en Jeep privée, saisi par le contraste du vert et du blanc, on se projette sur une autre planète. On pense à Dune de David Lynch. Et on guette les créatures extraordinaires susceptibles de se cacher derrière une plante isolée ou de surgir de derrière une crête de sable.

Pour accéder à ce paradis perdu, il faut passer successivement par deux villages, Barreirinhas, et Atins. 272 kilomètres séparent Sao Luis, la capitale de l'État du Maranhão, du premier. Un peu plus de trois heures en bus ou en voiture. Abasourdi par le voyage, on s'étonne de fouler déjà du sable. Et de l'argile, étant donné sa couleur rouge sang. Toutes les rues de Barreinrinhas en sont saupoudrées. La mer est proche. On se tient aux portes du parc des Lençois. La ville est traversée par le Rio Preguiças. Pour le trouver, il suffit de tendre l'oreille. Une vingtaine de restaurants longent ce fleuve animé par les bavardages incessants des autochtones. Passées quelques enseignes, on ne compte plus le nombre de terrasses peuplées de caïpirinhas.

Les roues du 4x4 s'enlisent peu à peu dans le sol. On approche d’Atins. Les vitres se teintent de poussière. Encore du sable. Pas de doute, on est arrivé à destination. Ancien village de pêcheurs, Atins sort des sentiers battus. À peine deux commerçants y cohabitent. Une odeur de fruit et de poissons se mêle au poids d'un climat aride. Depuis quelques années, les pousadas y poussent comme des champignons. C'est dans ces établissements typiques que s'organisent généralement les excursions au parc des Lençois. Autant d'authenticité ne peut qu'émouvoir.

Atins fait face à l’Atlantique. Plus qu'une image de carte postale, on a l'impression d'un dessin tant les contours du relief sont marqués ; et les couleurs tranchées. La mer tire sur le vert au point de ressembler à du gazon ; un gazon dont le clapotis, pourtant, ne trompe pas. Un terrain propice, surtout, au kitesurf.
Derrière soi, un grand désert de sable. Devant, un grand désert de vagues. Randonnées et excursions en 4x4 contre farniente et sports nautiques. Seul au monde, sur la côte nord du Brésil, dans un décor envoutant, insolite et méconnu. Et cette constante impression de voyager sur une autre planète.

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trapanel
- 28/09/2013 - 15:14
Ah le parc des lençois....
De passage au Brésil au début des années 90, une amie brésilienne de Belem ,m'avait signalé un emplacement de dunes et d'eau pas loin de chez elle. L"emplacement exact sur une carte( Google earth n'existait pas encore) effectivement se trouvait pas très loin mais à l'échelle du Brésil, en gros 600 bornes? Et avec les routes à l'époque il valait mieux louer un 4X4. Chose que j'ai faite, car mon métier de photographe était de prendre des photos pour des catalogues de voyages, entre autres.Arrivé sur place c'est l"horreur pour trois raisons : c'est immense (50 kms de long sur 25 de large), il n'y pratiquement pas de quoi manger ni dormir( à l'époque, un sac de couchage suffisait) et surtout la lumière est à ch...r.Je suis resté 3 jours, car le temps est souvent couvert donc une lumière diffuse ne permet pas vraiment de faire jouer le contraste qui est d'ailleurs le seul attrait. Malgré tout je réussis un jour de ciel bleu, pour un résultat nul en terme d'audience car l'endroit était vraiment trop désert pour l'époque. La petite ville la plus proche était Sao Luis à 160 bornes. Quelle galère...mais j'aimais et j'aime toujours les déserts. donc je suis heureux de l'avoir fait...