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Rama Yade : les confessions pas piquées des hannetons, Hollande et la Syrie, scoop ! : l’attaque française était programmée le 31 août, polémique "La vie d’Adèle" : la réponse cinglante de Kechiche (à Léa Seydoux)

Publié le 27 septembre 2013
Et aussi : Obama "Double Face", Guéant "marchand de tableaux", soupçonné d'avoir touché une commission, et, et, et... le sondage de Valeurs actuelles sur la naturalisation. Coton, riche et assez complète, la revue de presse des hebdos !
Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.
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Barbara Lambert
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Et aussi : Obama "Double Face", Guéant "marchand de tableaux", soupçonné d'avoir touché une commission, et, et, et... le sondage de Valeurs actuelles sur la naturalisation. Coton, riche et assez complète, la revue de presse des hebdos !

La semaine dernière, “ Le Point ” nous proposait ses “ méthodes pour rajeunir ” avec Ines de la Fressange en une. Ce jeudi, wow !, il nous offre une petite dame toute nue (très fraîche et très jolie, cela dit) pour nous vendre sa couverture “ Le livre noir de la chirurgie esthétique ” nourrie des extraits de “ l’enquête choc de François Malye et Jérôme Vincent ”, journalistes santé… au “ Point ”, bien sûr. A ce rythme, va ptêt falloir songer à une reconversion dans l’édition de livres spécial bien-être… ou à un partenariat avec “ Elle ”. Hou, qu’on est taquin !

Guéant, marchand de tableaux : nouvelles révélations

Reprenons-nous, reprenons-nous : derrière sa couv aguicheuse, l’hebdo nous livre de nouvelles “ révélations ” sur la mystérieuse affaire des tableaux vendus 500 000 euros par Claude Guéant. “ Tout en refusant de lâcher le nom (de l’acheteur), Claude Guéant avait toujours évoqué un avocat malaisien, rappelle le journal. D’après les informations du “ Point ”, l’enquête a permis d’établir que le paiement émane en fait d’un avocat djiboutien. Un certain Mohammed Aref, représentant les intérêts malaisiens dans son pays. Coïncidence troublante : cet avocat djiboutien est de longue date en affaires avec Alexandre Djouhri, un ami de Claude Guéant, dont le nom apparaît en marge de plusieurs grands contrats négociés durant le mandat de Nicolas Sarkozy ”. Mais venons-en au plus titillant.

La vente des tableaux pourrait dissimuler le versement d’une commission

D’après “ Le Point ”, “ Les enquêteurs s’interrogent aujourd’hui sur les vraies raisons du coup de cœur de Mohammed Aref pour la peinture flamande du XVIIe siècle. Ils le soupçonnent d’avoir servi d’écran de fumée pour dissimuler le paiement d’une commission. En effet, juste avant de verser 500 000 euros à Guéant, l’avocat djiboutien a vu l’un de ses comptes crédité de la même somme. Interrogé par “ Le Point ”, l’ancien secrétaire général joue la surprise et renvoie vers son avocat, Me Bouchez El-Ghozi. Lequel estime qu’il n’a “ aucun commentaire à faire sur cette énième rumeur ” ”. Dommage.

“ Les carnets du pouvoir ”, le “ document historique ” de Rama Yade

Que seraient les hebdos sans les livres — et ces fort pratiques “ bonnes feuilles ” dont ils farcissent leurs pages ? A côté des extraits du document de François Malye et Jérôme Vincent (“ Le livre noir de l’esthétique, Calmann-Lévy) qui a l’honneur de la une, “ Le Point ” publie dans ses pages politiques des passages des “ Carnets du pouvoir ” de Rama Yade (Editions du Moment). Détail amusant : la dame voit dans le journal qu’elle a tenu entre 2006 et 2013 “ un document historique ” qu’elle a “ décidé de déposer aux Archives nationales ”. “ Historiques ”, les “ Carnets ” de Rama ? Plutôt distrayants. On vous laisse en juger à travers ces deux extraits…

“ Kouchner n’est pas un grand monsieur ”

“ Quai d’Orsay, 27 juin 2007, note Rama Yade. Réunion des quatre ministres du Quai. Je crois trouver la dream team. Qu’a-t-on ? Un Bernard Kouchner aux antipodes de son image. Bavard, ne laissant personne parler, ne voulant pas qu’on existe, n’écoutant que lui. Il engueule Jean-Marie Bockel de manière injuste. Il me refuse l’humanitaire sous prétexte que “ ça n’a rien à voir avec les droits de l’homme et que les deux n’ont jamais fonctionné ensemble ”. Bref, Kouchner est surréaliste. Déception. Ce n’est pas un grand monsieur. Il humilie ses secrétaires d’Etat ”.

Carla : “ Quand (Nicolas) change, il change, mais il met du temps à changer. C’est comme pour sa première femme ! ”

“ 22 août 2008. (…) Carla se maquille pendant le vol, écrit Rama. Elle nous demande “ ce qu’(elle fait) là ”, ajoutant : “ C’est bidon, non ? ” ou encore : “ Pourquoi c’est moi qui dois aller voir ce monsieur (le dalaï-lama) ? ” et enfin : “ Pourquoi Merkel reçoit ce monsieur et pas lui (Sarkozy) ? ”. On parle de lévitte : “ Je l’ai engueulé au téléphone pour des histoires d’agenda ”. Il a répondu (elle imite sa voix) : “ Ouiii, madame ! ” Et elle rit. “ C’est mon pire ennemi. C’est la guerre et je la gagnerai. Je ne comprends pas pourquoi il se laisse faire. Prenons l’exemple de mon bassiste. C’est le meilleur, mais c’est moi qui commande ”. Elle dit en avoir déjà parlé au président, mais il n’aime pas le changement. “ Quand il change, il change, mais il met du temps à changer. C’est comme pour sa première femme ! ” ” Ah, c’est croquignolet… si vous en voulez plus, vous regardez “ Le Point ”, hmmm.

“ L’impôt est-il de gauche ? ”

Et si on passait aux choses sérieuses, à des choses moins rigolotes, comme… les impôts, par exemple ? “ Impôts : ce qui vous attend encore ”, titre “ Le Nouvel Obs ” qui illustre son dossier de couv d’exemples concrets, tous plus effarants les uns que les autres. “ L’impôt est-il de gauche ? ” s’interroge Laurent Joffrin dans son édito. Grave question… Histoire de faire court, sautons à sa conclusion : “ Le tort du gouvernement, écrit le journaliste, ne fut pas d’augmenter les impôts — c’était inévitable en raison du déficit dont il héritait —, mais d’en faire l’alpha et l’oméga du redressement (…). Alors que la réforme de l’énorme appareil administratif qui encadre la vie française était une source d’économies considérables. La “ Déclaration des droits de l’homme ” de 1789 est sur ce point formelle. Elle prévoit que tout citoyen a le droit de “ suivre l’emploi ” de la contribution publique. Tout gouvernement républicain a pour devoir d’assurer un bon emploi des fonds publics, et donc d’assurer l’efficacité de l’action de l’Etat au meilleur coût. Rien de “ libéral ” ou de “ droitier ” dans cette injonction. Défendre le service public — mission de la gauche —, c’est aussi le rendre plus performant et moins coûteux. Jean-Marc Ayrault en est persuadé. Mais, faute d’avoir lancé le mouvement de réforme dès son arrivée à Matignon et d’en faire un objectif essentiel de son action, ce qui eût rétabli au passage la légitimité de l’impôt, il doit grappiller sans cesse dans le jardin fiscal les ressources qui lui manquent. Au grand dam des citoyens : le fiscalisme n’est plus le socialisme ”. Et pan !

Budget 2014 : “ Imaginez une personne qui, après avoir grossi chaque année de deux kilos, croirait maigrir en n’en prenant qu’un ! ”

Comme pour enfoncer le clou, et nous faire un peu plus nous arracher les cheveux, “ Challenges ” consacre son dossier de une au “ budget 2014 ”. On ne va pas entrer dans les détails, parce que votre temps de lecture est compté, juste vous donner l’idée d’ensemble : “ Le projet de loi de finances, indique l’hebdo éco, met l’accent sur la réduction des dépenses. Il faut, en réalité, parler de ralentissement de leur progression ”. Ahaaaa ! Vous voulez un exemple ? Juste un. “ En rognant le quotient familial plutôt que les allocations familiales, Hollande a choisi l’impôt plutôt que l’économie. Les coupes dans les prestations sociales, explique le journal, ne dégageront donc que 760 millions d’euros à l’horizon 2017, dont plus de la moitié servira… à financer de nouvelles dépenses ”. C’est à vous rendre fou. “ Imaginez, résume Laurence Parisot, une personne qui, après avoir grossi chaque année de deux kilos, croirait maigrir en n’en prenant qu’un ! ” Imaginez, oui… Cela dit, même “ Challenges ” le reconnaît à propos des solutions avancées par les dix anciens ministres du Budget  qu'il a interviewés — tous, de droite, les socialistes s’étant, d’après le journal, mystérieusement abstenus… —, les “ mesures qui rapporteraient gros ” ne sont “ pas faciles ” à mettre en œuvre. Mais qui a dit — “ imaginé ”… — que ce serait facile ? Hmmmm ?

“ Deux français sur trois contre les naturalisations massives de Valls ” : le sondage de “ Valeurs actuelles ”

Maintenant qu’on s’est bien arraché les cheveux, et si on s’arrachait les ongles, histoire de bien se terminer (avisss à la population : gardez des forces, la RP n’est pas finie, on a plein d’autres choses à vous rapporter) ? Chaud devant ! A l’heure où Manuel Valls s’attire les foudres de son clan à propos de sa position “ gauchistiquement incorrecte ” sur les Roms, “ Valeurs actuelles ” — un poil à contre-courant ? — publie ce jeudi un sondage indiquant que “ deux Français sur trois (sont) contre les naturalisations massives de Valls ”. “ “ L’urgence (est de) redresser la courbe du nombre de naturalisations en revenant sur les critères les plus discriminants ”. C’est ce que Manuel Valls a déclaré, l’an dernier, à Toulouse, et c’est la politique qu’il applique avec constance, affirme “ Valeurs actuelles ” : pour faciliter l’accès des étrangers à la nationalité française, il a supprimé le questionnaire de culture générale sur nos institutions, et le test de français n’est plus éliminatoire. Le résultat est là : Valls se réjouit que le nombre d’adultes naturalisés ait augmenté de 14 % entre juillet 2012 et Juillet 2013 ”. Le ministre de l’Intérieur est-il vraiment jouasse face à l’augmentation du “ nombre d’adultes naturalisés ” ? Vu sa déclaration à propos des Roms, on peut se poser la question. Ce que “ Valeurs actuelles ” ne fait pas. On dit ça, on dit rien, hmmm.

La thèse de “ Valeurs actuelles ” : Manuel Valls naturalise à tour de bras pour engranger de nouveaux électeurs pour le PS

Que dit le mag ? En gros, en résumé et en substance : “ la gauche n’exige plus des étrangers qu’ils fassent l’effort de s’intégrer à la nation française. Elle attend au contraire des Français qu’ils admettent les coutumes de ces nouveaux venus, présentés comme victimes d’inégalités qu’il faut à tout prix corriger. (…) Dans son nouveau livre, Michèle Tribalat constate que les élites françaises, désormais acquises à la diversité, ont choisi de promouvoir le multiculturalisme. Les raisons de leur conversion sont diverses. Idéologiques pour la gauche : il est dans sa nature de “ faire table rase du passé ”. Clientélistes aussi, comme le prouve l’analyse de la fondation Terra Nova, proche du PS : la désaffection des ouvriers contraint les socialistes à s’appuyer sur un électorat alliant les “ bobos ” diplômés aux minorités réputées opprimées. “ La France de la diversité est presque intégralement à gauche ”, constate Terra Nova. Selon l’Ifop, 86 % des musulmans français ont voté Hollande au second tour de la présidentielle. Des naturalisations massives renforceraient cette base électorale, sans qu’il soit besoin d’accorder le droit de vote aux étrangers ”. En résumé, Manuel Valls naturalise à tour de bras pour engranger de nouveaux électeurs pour le PS. C’est un point de vue. Vous en faites ce que vous voulez.

Syrie : révélations sur l’intervention française qui a failli avoir lieu

Un peu de politique étrangère ? Scoop ! “ Le Nouvel Obs ” publie les détails de la frappe militaire que François Hollande et ses ministres s’apprêtaient à déclencher dans la nuit du samedi 31 août au dimanche 1er septembre, tant ils étaient persuadés que Barack Obama avait “ pris sa décision ” concernant la Syrie. “ Un quiproquo risible s’il ne s’agissait de guerre ”, commente l’hebdo. C’est sûr, ça grandit pas forcément, cette affaire-là… A la décharge du gouvernement français, au vu des informations délivrées par le journal, on est malgré tout un peu forcé de reconnaître que les Américains ont entretenu l’illusion jusqu’au dernier moment…

Le blitz diplomatique raté des Français et de leurs alliés

“ Le Nouvel Obs ” le révèle, en effet, le jeudi 28, “ les Français et leurs alliés ont (tenté mais) raté leur “ blitz ” diplomatique visant à conférer, si ce n’est une légalité, du moins une certaine légitimité internationale à une action militaire contre la Syrie. Ils espéraient recueillir une majorité des voix au Conseil de sécurité, et ainsi contraindre Pékin et Moscou à opposer leur veto. Malgré les efforts de Laurent Fabius, Paris, Londres et Washington ne sont pas parvenus, selon nos informations, indique le mag, à rallier un nombre suffisant (six) de suffrages des pays membres non permanents dudit Conseil. Si bien que l’idée de passer par l’ONU a été abandonnée. Pourtant, en fin de semaine, les Américains sont toujours aussi déterminés ”. Ah oui ?

Malgré l’échec du “ blitz ”, les US maintiennent le cap

“ Le jeudi (29), explique en effet l’hebdo, la conseillère de Barack Obama pour la sécurité, Susan Rice, fait savoir à Paul-Jean Ortiz que, malgré la défection britannique et le revers onusien, son patron est “ tout près d’y aller ”. Et le lendemain, le vendredi 30 (…) “ John Kerry s’est entretenu plusieurs fois avec Laurent Fabius, assure un officiel. Il lui a dit que Barack Obama lui avait demandé de “ préparer l’opinion publique à des frappes ”. Au cours de cette même journée, dit un autre, “ la Maison-Blanche a publié ses preuves sur le massacre chimique ”. Et toujours ce vendredi, François Hollande et Barack Obama ont de nouveau discuté longuement. Le président américain dit qu’il n’a pas encore pris sa décision définitive mais que celle-ci ne saurait tarder. Il ajoute que les frappes pourraient avoir lieu bientôt, “ avant ou après le G20 ”, précise-t-il. “ Rappelons-nous demain ou après-demain ”, conclut-il. Si bien qu’à l’annonce (le samedi 31 à 3 heures du matin, ndlr) d’un nouveau coup de fil de la Maison-Blanche les conseillers de François Hollande sont persuadés (…) que le président américain a tranché dans la nuit (…) ”. Ca paraît assez logique, en effet. Quoique...

Obama “ Double Face ”

“ Personne à l’Elysée, poursuit “ Le Nouvel Obs ”, n’imagine qu’après avoir reçu une lettre de 186 parlementaires lui demandant de faire voter le Congrès, Barack Obama a décidé in extremis de leur donner raison et encore moins que les principaux responsables de la Chambre des représentants et du Sénat sont déjà au courant — plusieurs heures donc avant François Hollande… ” Ah oui, quand même, c’est un peu moche, ça… Indécis, ambigu, pas très franc du collier, Obama le magnifique ? Depuis trois semaines, la presse française qui, jusqu’à l’épisode syrien, semblait aduler le président américain, envoie de curieux signes de méfiance, pour ne pas dire de défiance. Tout a commencé avec l’édito de Jean Daniel dans “ Le Nouvel Obs ” (voir la RP du 5 septembre), suivi, la semaine suivante, de celui de Frédéric Bonnaud dans “ Les Inrocks ” (voir la RP du 12 septembre). Persistent et signent, “ Les Inrocks ” ? L’hebdo chic, mode et dans l’air du temps trouve ce mercredi qu’Obama a franchi “ les limites du cool ”. Il trouve même, tadam !, que le président US a un furieux air de “ Double Face ”… Houlà ! Qu'est-ce que c'est que ça ?

Obama contre les whistleblowers — les “ lanceurs d’alerte ” type Edward Snowden

Pas le temps, désolée, d’entrer dans les détails du dossier de dix pages — assez bien monté, en vérité — que le journal rock consacre à Obama, “ Double Face ”. Arrêtons-nous juste sur un de ses volets, consacré à l’attitude du président américain face aux “ whistleblowers ”, autrement dit les “ lanceurs d’alerte ” type Edward Snowden (affaire NSA) et Bradley Manning (sur Guantanamo). “ Sous Bush, les lanceurs d’alerte étaient soutenus par les démocrates, analyse le sociologue Francis Chateaureynaud qui a inventé le terme en France dans les années 90, précise l’hebdo. Maintenant qu’ils sont au pouvoir, ça ne les arrange plus de voir ces affaires sortir et ces lanceurs d’alerte manquent de soutiens politiques ”. C’est le moins qu’on puisse dire… “ Face à l’ampleur de ces scandales, relève le journal, Obama n’a cessé de défendre son administration et pour ne pas subir le même sort que Bradley Manning (condamné à trente-cinq ans de prison dans une relative indifférence politique), Edward Snowden a été contraint de trouver refuge en Russie ”. Les whistleblowers seraient-ils moins bien lotis sous Obama que sous Bush ?

“ Barack Obama n’a pas rompu les pratiques de Bush. Il a même été plus loin que lui ”

Les poursuites judiciaires entamées contre Snowden et Manning “ “ resteront comme l’un des grands points faibles du bilan (de Barack Obama), analyse Pierre Gervais, spécialiste des Etats-Unis à l’université de Paris VIII, interrogé par l’hebdo. De manière assez surprenante, Barack Obama a adopté et même renforcé la répression contre les lanceurs d’alerte. Ces affaires sèment le désordre dans la coalition qui l’a porté au pouvoir et pourrait le fragiliser lors des élections intermédiaires de 2014, une partie des militants démocrates, défenseurs des droits civiques et des libertés publiques ne se retrouvant plus dans ses orientations ”. Frédérick Douzet, maître de conférences à l’Institut français de géopolitique confirme cette analyse, appuie le journal : “ Barack Obama n’a pas rompu les pratiques de Bush dans la lutte anti-terroriste. Il a même été plus loin que lui notamment avec l’utilisation de virus informatiques tels que Stuxnet ou bien encore en généralisant l’usage des drones ” ”. Ca peut faire cogiter.

Polémique “ La vie d’Adèle ” : Adèle Exarchopoulos “ met les choses au point ”

Et si on parlait culture, histoire de nous faire un peu d’air… De l’air, de l’air, comme vous y allez, pas sûr que cette affaire nous en fasse, de l’air… Mais de quelle affaire parle-t-on ? De la polémique “ La vie d’Adèle ”, le film d’Abdellatif Kechiche, primé à Cannes, dont le succès et le lancement ont été un poquito entamés par les déclarations de ses actrices principales — et de certains membres de l’équipe technique — sur les conditions de sa réalisation. Scoop ! Dans “ Les Inrocks ”, Adèle Exarchopoulos, qui pose en couverture du mag nue sous un manteau en fourrure synthétique, les seins un poil mais pas trop découverts,  “ met les choses au point ”. “ On a tout amalgamé, dit-elle. Le vécu des techniciens était très différent du nôtre (à elle et Léa Seydoux, ndlr). Eux ont soulevé des questions de droit du travail, nous, c’était plus émotionnel. Mais faut arrêter, Abdel ne nous a ni frappées ni torturées, il nous a juste demandé de tout donner. Alors il y a des jours où on donne tout, et d’autres où on a moins envie de tout donner, parce que c’est dur de garder une même intensité pendant des mois. (…) “ La vie d’Adèle ” a été une école magnifique, j’ai appris sur moi et mon métier comme jamais. Abdel m’a tirée vers le haut… tout le reste, c’est des conneries. Abdel et Léa, je les aimerai toujours, je ne les oublierai jamais ”.

Polémique “ La vie d’Adèle ” : la réponse — cinglante — d’Abdellatif Kechiche (à Léa Seydoux)

Plutôt joli, convaincant, rassurant, tout ça, non ? Faut-il le regretter ? En couverture de “ Télérama ”, événement !, Abdellatif Kechiche, interrogé lui aussi, forcément…, sur les conditions du tournage et la polémique à laquelle elle a donné lieu, fait une réponse un poil moins douce et tranquille — un brin tacleuse, en vrai, et pas qu’un peu, à l’endroit de Léa Seydoux. “ Quand Léa Seydoux s’est présentée à moi, raconte-t-il, elle disait avoir du mal à jouer de façon naturelle. Elle voulait trouver quelque chose qu’elle voyait dans mon cinéma. Elle a insisté pour venir. Et ensuite pour rester, parce que j’avais des doutes sur notre réussite. Je ne savais pas si je pouvais être le metteur en scène qui l’aiderait à se débloquer. Et je n’étais pas sûr qu’elle en ait vraiment envie. Je lui ai proposé plusieurs fois d’en rester là. Dont une après vingt jours de tournage. Mais elle tenait à continuer ”. C’est pas fini. Ca ne fait même que commencer…

“ J’aime la difficulté : ça me semblait un défi de prendre une jeune fille qui aspire à devenir une star ”

“ Moi, continue le réalisateur, j’étais prêt à appeler Sara Forestier, qui avait très envie du rôle et que je n’avais pas choisie parce que je trouvais ça presque trop simple, trop évident, vu qu’elle répond au quart de tour. J’avais aussi pensé à Mélanie Thierry, une actrice accomplie. Mais j’aime la difficulté, et ça me semblait un défi de prendre une jeune fille qui aspire à devenir une star. A l’arrivée, j’ai prolongé le tournage de plusieurs semaines pour son personnage, et je ne m’en suis jamais plaint. Ca fait partie des risques que je dois prendre, et je ne pouvais pas accepter, sur mon plateau, un autre principe que le mien. Quand Léa Seydoux se trouvait bonne, je pouvais ne pas être d’accord avec elle ! Toute l’attention que j’ai dû lui porter a pas mal perturbé ma relation avec Adèle. Mais j’aurais aimé n’avoir jamais à en parler. Quand le film est fini vient l’heure de la cérémonie : on met un beau costume, de belles chaussures bien cirées, de beaux bijoux, et on se présente proprement sans inviter le spectateur dans les coulisses. Il vient, lui, pour voir le spectacle, et qu’importe notre cuisine ! Ou alors, c’est qu’il y a eu viol ou violence. Et qui peut dire que je lui ai manqué de respect ? ” ‘Vache, si ça tombe pas comme du fil à plomb, ça ! L’est redoutable, Abdellatif Kechiche : sa parole est concentrée, ramassée, aiguë, splendidement virulente, mais toujours élégante. Pour le coup, on n’aimerait pas être Léa Seydoux. La suite à la prochaine interview, au prochain film de la belle, accessoirement fille et petite-fille de… ? Nous verrons bien… Bonne semaine, les lapins !

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ROSSKOPF
- 27/09/2013 - 20:13
Rama Yade
est jolie
Adi Perdu
- 27/09/2013 - 00:02
@ Dim
Merci pour cette info
celajun
- 26/09/2013 - 23:08
Kechiche voyeur
Kechiche fait un cinéma d'exploitation et de voyeurisme. Du pornographique intégral. De l'artificiel totalement plaqué sur une réalité transformée. Je n'ai certes pas vu sa dernière "oeuvre" mais on voit bien de quoi il retourne (nobosbstant l'arrogance du personnage pour qui travailler avec lui est un honneur qui se suffit à lui-même, ces sagouins voudraient en plus qu'on leur paie des heures sup). En quoi cet individu est-il qualifié pour évoquer ce que ressentent deux homosexuelles, ce qu'elles sont ils ne peut pas l'approcher, il ne peut que le regarder et, appar'emment, ça l'excite ; Kechiche prend son pied à regarder des choses qu'il ne peut comprendre. Il ne comprenait pas non plus ceux qu'ils mettaient en scène de manière complaisante dans "L'esquive" : instructive la réaction d'ados de zone (très) sensible emmenés par leur professeur de lettres' voir cet immondice césarisé et qui étaient très choqués par la façon dont ce monsieur les décrivait et dans laquelle ils ne se reconnaissaient pas du tout et, d'abord, au niveau du langage "Mais m'sieur on ne parle pas toujours comme ça". Kechiche nous fait croire à son empathie : il n'est qu'un metteur en spectacle qui exploite.