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Francois Xavier Bellamy enchante la droite, Bruno Retailleau laboure son sillon (et l'électorat Fillon), Le Point charge Castaner, L'Express les dérives de la médecine douce ; Anti-social quand la CGT piétine le droit du travail

Publié le 21 mars 2019
Et aussi : ce que vous devriez savoir quand vous achetez des fleurs
Gilles Klein, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995. ...
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Et aussi : ce que vous devriez savoir quand vous achetez des fleurs

"Ils ont Benalla, on a Bellamy"

"Ses adversaires jubilaient à l’idée que la candidature du philosophe tourne à la catastrophe. Il se révèle comme celui qui relève sa famille" Valeurs Actuelles s'enthousiasme pour Xavier Bellamy, et retrace la genèse de sa désignation par Wauquiez et son adoubement par Nicolas Sarkozy.

"Sitôt que se répand la nouvelle de sa possible investiture, François-Xavier Bellamy prend soin d’avancer un rendez-vous prévu de longue date avec l’ancien chef de l’État. L’ex-président, qui a toujours été « comme une poule devant un tire-bouchon » face à cet intellectuel qui lui ressemble si peu, selon la formule de Camille Pascal, le reçoit dans ses bureaux de la rue de Miromesnil. Il fait la liste de ses faiblesses supposées : « Tu es jeune, inexpérimenté, ça risque d’être une boucherie. » Mais l’ancien chef de l’État, qui se souvient qu’il n’a jamais demandé l’autorisation de personne pour obtenir des responsabilités qu’on lui refusait, l’encourage à saisir cette opportunité."

Valeurs salue même les défauts "que la classe politique prêtait" à Bellamy et se demande si ce ne sont pas précisément "les qualités que lui trouvent aujourd’hui les électeurs ?"  

"Sa candeur ? Son absence de rouerie ? Son refus de céder aux slogans faciles ? Son inexpérience ? Un côté « Macron de droite », comme l’assure l’un de ses amis. « Sa façon de faire de la politique est vitale pour nous », assure Bruno Retailleau. Anne Méaux, la patronne d’Image 7, qui a fait récemment la connaissance de l’essayiste, est tombée sous son charme. « Ils ont Benalla, on a Bellamy », répète-t-elle à l’envi.

Retailleau agace la direction de LR

Pour le sénateur Bruno Retailleau "panseur de la droite" comme titre l'Express (3 pages) « La droite n’aime pas le débat d’idées, elle l’a abandonné depuis longtemps pour se réfugier dans la stricte réalité. Par paresse intel lectuelle, par inhibition aussi, elle continue de se définir seulement en miroir de la gauche », dit-il. Une faute majeure pour cet adepte de la théorie de l’hégémonie culturelle, du communiste italien Antonio Gramsci."

Selon l'hebdo "Avec Laurent Wauquiez, c’est encore plus compliqué. Pas de contact régulier, des échanges de SMS, « la relation reste à construire », admet Bruno Retailleau". 

Et donc : "A la direction de LR, forcément, le personnage agace. D’autant que son nom revient parfois pour le remplacement de Wauquiez à la tête du parti, en cas de catastrophe aux européennes."

Le Point charge Castaner

La Une et 2 pages acides sur Christophe Castaner dans le dossier du Point (9 pages), avec un rappel cruel des déclarations incantatoires et répétitives du ministre de l'Intérieur, alors que, malheureusement, les dérapages des manifestations de gilets jaunes se répètent.

"Macron aurait mieux fait de ne pas écouter Bayrou, qui lui conseillait de mettre un proche pour garder la main sur Beauvau."

Exemple, le 7 janvier, il promet "A l'ultra-violence, nous opposerons l'ultra-fermeté". La dernière journée de manifestation, avec la longue mise à sac des Champs Elysées et son après-midi de pillages n'est pas venue confirmer ces belles intentions. Le préfet de police de Paris y perdra sa place.

Dans l'Express, un gradé de la police résume, de manière un peu abrupte, les choix qui s'offrent aux autorités : « Que veut-on : de la casse et peu de blessés ou pas de casse, au risque d’affrontements violents? A ceux qui nous dirigent de trancher. »

Médecines douces et charlatans

"Comme ces aimants aux supposées vertus antiinflammatoires, ces élixirs de pierre (sic) pour se « détoxifier » ou encore cet inhalateur amélioré, à 1650 euros pièce, censé « booster l’oxygénation cellulaire » ! Des méthodes le plus souvent illusoires, mais peu importe : pour sa 36e édition, ce Salon qui se tient traditionnellement fin janvier à la Porte de Versailles a accueilli 35000 visiteurs en cinq jours, et, dans les allées, le public, d’âge plutôt mûr, semblait conquis" constate l'Express.

Preuve de l’engouement des Français pour ces « thérapies alternatives », plus de 150 événements de ce type se tiennent désormais chaque année dans l’Hexagone, selon une note interne de la gendarmerie nationale. Quelque 35 % de la population recourent à une forme ou une autre de « médecine douce », d’après un récent sondage

« Médecin homéopathe, ça n’existe pas. » Cette sentence sans appel, c’est le Dr Jacques Lucas, vice-président de l’ordre des médecins, qui l’a prononcée en juin dernier, dans la foulée de la tribune des 124 praticiens contre les « fakemeds ». Le texte dénonçait ces facultés de médecine proposant des diplômes pour des pratiques à l’efficacité non démontrée.

 

Hauts salaires et licenciements expéditifs à la CGT

 "La CGT, via son association Ambroise Croizat (AAC), présidée par un proche de Philippe Martinez, a demandé à ses salariés de se serrer la ceinture" selon l'Express. Mais cela "n’empêche pas les militants CGT, à des postes clefs, de s’octroyer « des salaires déraisonnables », juge-t-on en interne. Jacqueline Garcia, directrice du 'CRP Jean-Pierre Timbaud', touchait 6853 euros brut par mois en 2018, quand l’établissement affichait un résultat comptable négatif de près d’un million d’euros en 2017. " Autre exemple : Directrice du 'CRP Suzanne Masson' depuis 2016, la compagne de Philippe Martinez (patron de la CGT), Nathalie Gamiochipi "percevait 6021 euros brut mensuels en 2018"...

A l'opposé Christophe Deluchat, chauffeur de Philippe Martinez, est viré le 18 décembre 2018 après vingt-deux ans de services. On lui fait signer des lettres antidatées, et on lui refuse préavis et allocations chômage. Il est accusé de faute grave, il conduirait de manière "trop brusque" raconte Le Point.

En 2017, c'est le chef de la sécurité du siège du syndicat qui est viré pour "insubordination". Il avait demandé le paiement de ses heures supplémentaires. Troisième exemple : Johnny Neto, secrétaire de la branche agriculture de la CGT est viré pour "comportement agressif", il avait dénoncé la mainmise d'un clan dans sa fédération. Le ministère du Travail a annulé son licenciement.

 

Les fleurs empoisonnées

"Celles de Baudelaire sont inoffensives comparées aux plantes vénéneuses, bourrées de pesticides, qui ont envahi nos intérieurs, jardinières, balcons, espaces publics. Sous la végétalisation bobo, le poison de la mondialisation. Productivisme, dumping social, spéculation, appauvrissement des terres et des populations : c’est la totale ! En France, près de neuf fleurs coupées sur dix sont concernées" Marianne (3 pages) nous fait découvrir des horreurs : les fleurs sont "botoxées aux produits chimiques".

"Les experts en risques sanitaires déplorent que les fleuristes ne soient pas davantage avertis des dangers qu'ils encourent à la manipuler quotidiennement : une centaine de résidus toxiques ont été détectés sur leurs mains et 70 dans leurs urines. Sans oublier l'effet de ces produits dans les eaux usées et les nappes phréatiques.

Elysée cherche communicant

"Pour trouver le nouveau patron de la communication présidentielle, l'homme de théâtre (il possède six salles à Paris) Jean-Marc Dumontet reçoit à tour de bras. Y compris de l'Elysée."  explique Le Point (5 pages)

Paris : le candidat Villani

En campagne active pour obtenir l’investiture de La République en marche aux municipales à Paris, Cédric Villani a déjà un motif de satisfaction. Son livre Immersion (Flammarion), dans lequel il déclare sa flamme à la capitale, est en réimpression, après un premier tirage à 12000 exemplaires selon l'Express.

 

Le rêve d'union de la gauche de Glucksmann

"Il avait promis de ne pas jouer la division, de ne pas déposer une candidature de plus dans une gauche éclatée. Raphaël Glucksmann a finalement décidé de... ne pas s’écouter. A 39 ans, l’écrivain-essayiste devient tête de liste aux prochaines élections européennes. Une liste officiellement soutenue par le PS. La route sera longue : cinq têtes de liste ont d’ores et déjà démarré leur campagne à gauche" note l'Express

L'Obs n'est pas plus tendre : Glucksmann "rêvait de réunir, dans une liste aux européennes, toute la gauche non mélenchoniste. Il devra se contenter d'un PS moribond qui n'avait d'autre choix que de s'allier avec lui".

L'hebdo de gauche raconte les ultimes tractations : "Le dernier coup de téléphone entre Hamon et Glucksmann est tendu. Hamon s'était déjà emporté contre son ancien conseiller devenu un rival. Il lance : "Tu es un coucou !" Un coucou pas dans son nid, mais dans celui du PS, avec lequel Glucksmann et Nouvian vont s'allier. Porcher confie à des amis : "Je n'irai pas sur une liste PS, c'est un trop grand écart par rapport à tout ce que je pense." C'est fini. La grande union de la gauche ne sera donc qu'une OPA sur le PS."

Et Glucksmann lui-même porte un regard critique sur le PS : " Je n'ai jamais pris ma carte du PS. Je ne la prendrai pas. J'ai manifesté contre la déchéance de nationalité, j'ai été très critique du quinquennat Hollande."

Le retour d'Eric Besson

"Ex-ministre de Nicolas Sarkozy, Eric Besson prépare un colloque sur l’industrie, domaine dont il s’est occupé de 2010 à 2012 lorsqu’il était membre du gouvernement de François Fillon. C’est Xavier Bertrand qui l’a sollicité il y a quelques semaines" souligne l'Express

Hommage continuel sur la tombe du colonel Beltrame

Reportage de l'Express (2 pages) dans le petit cimetière du village de Ferrals- les- Corbières, au coeur des vignes repose la dépouille du colonel Beltrame.

"Il y a toutes ces fleurs qui, malgré l’hiver, demeurent fraîches. Des roses, bien sûr, des cyclamens, des bruyères, des oeillets, déposés au gré des nombreuses visites, ininterrompues depuis un an. « On ne tient pas les comptes, mais il ne se passe pas une journée sans que quelqu’un vienne », témoigne Gérard Barthez, le maire." 

 

Reportage à Baghouz

Le reportage à l'étranger se fait rare en presse écrite, raison de plus pour lire celui que Le Point (5 pages) consacre à Baghouz avec son envoyé spécial Jérémy André : " La chute de l'ultime bastion de Daech, retranché dans un village de l'est de la Syrie, s'est déroulée dans un chaos apocalyptique."

De fin janvier à début mars 2019, ces redditions de masse (plus de 55 000 personnes en tout depuis décembre, selon la coalition) se sont répétées quasi un jour sur deux. Rien que le samedi 23 février, de 3 000 à 5 000 hommes, femmes et enfants ont été évacués. La scène est surréaliste. C'est « Mad Max » qui tourne au théâtre de l'absurde, une fin de partie apocalyptique pour Daech, (...) Même les femmes et leurs enfants semblent pour la plupart ultraradicalisés. (...) chaque jour, les vainqueurs découvrent des armes, des explosifs, parfois même des hommes sous certains niqabs. (...)  « L'État islamique survivra », réplique sans hésitation une Irakienne à qui l'on ose parler de défaite.

Elle n'a peut-être pas tort. Le commandant en chef des forces armées américaines, le général Joseph Votel, lui donne raison : " « Ce que nous voyons maintenant n'est pas la reddition de l'EI comme organisation, mais une décision calculée de préserver la sécurité de leurs familles et leurs capacités (…), en attendant le bon moment pour une résurgence. »

Algérie : l'armée arbitre

Flavien Bourrat chercheur à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire. cité par l'Express (4 pages) : « A la différence de son homologue égyptienne, l’armée algérienne ne contrôle pas le quart de l’économie du pays, et elle ne souhaite pas assumer la gouvernance directe. Elle n’interviendrait que dans deux cas : une sévère déstabilisation ou l’arrivée au pouvoir des islamistes, comme en 1991. On n’est pas dans cette configuration. » 

La lecture de Didier Deschamps

"Quand j'entends la Marseillaise je ressens toujours quelque chose.Pendant la Coupe du Monde 2018, à Moscou Didier Deschamps qui évoque sa campagne de Russie dans une interview (4 pages) a "lu un livre de Tal Ben-Shahar (« Choisir sa vie », Belfond) mais pas la presse. En Russie, j'étais dans ma bulle. J'écoutais de la musique, j'avais mes chaînes sur la télévision de ma chambre. Je regardais aussi des matchs".

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