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Comment réformer le système de retraite en accordant plus d'années sabbatiques
Publié le 23 octobre 2015
Et si on permettait aux travailleurs de prendre des bouts de retraite au cours de leur vie professionnelle, c'est-à-dire des années sabbatiques ?Ce système permettrait de donner une contrepartie concrète et tangible à un allongement de la durée de travail et donc de faire mieux passer une réforme des retraites.
Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.
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Et si on permettait aux travailleurs de prendre des bouts de retraite au cours de leur vie professionnelle, c'est-à-dire des années sabbatiques ?Ce système permettrait de donner une contrepartie concrète et tangible à un allongement de la durée de travail et donc de faire mieux passer une réforme des retraites.

En France, on a un problème avec les retraites. On le sait. Mathématiquement, le système ne tient plus. La durée de vie augmente, la natalité a été trop faible pendant des décennies, ainsi que la croissance. Il faut faire quelque chose mais le problème est politiquement très épineux, et ne sera jamais que plus épineux étant donné le vieillissement de la population.

Mais il y a un problème plus large, celui de la relation au travail. Au-delà du chômage de masse, il y a un phénomène d'aliénation au travail. Le phénomène dit de l'économie de partage promet de transformer notre relation au travail.

Et s'il y avait une solution ?

Quelle loi de l'Univers exige que nos vies soient passées à travailler de manière ininterrompue pendant des décennies pour gagner au bout une période ininterrompue de repos ?

Et si, au lieu de cela, on permettait aux travailleurs de prendre des bouts de retraite au cours de leur vie professionnelle - des années sabbatiques.

Ce système serait politiquement utile : il permettrait de donner une contrepartie concrète et tangible à un allongement de la durée de travail et donc de faire mieux passer une réforme des retraites.

Il serait également actuariellement utile : les bouts de retraite étant pris au cours de la vie active, avec des revenus de référence plus faibles, ils coûteraient moins cher que la retraite à la fin de la vie. Et on pourrait moduler le ratio : les gens préférant souvent un bien maintenant à deux tu-l'auras, choisiraient sans doute sans problème de prendre une année de retraite maintenant contre une année et demie en moins à la fin de la vie. On pourrait rééquilibrer le régime des retraites de manière beaucoup moins douloureuse.

Mais surtout, ce serait le rapport au travail qui serait changé. Le système actuel, avec le travail ininterrompu depuis le début de la vie active jusqu'à l'âge vétuste, a été conçu à l'ère industrielle, où vieillesse signifiait nécessairement handicap, et où l'emploi était conçu comme étant unique tout au long de la vie active.

Aujourd'hui les gens changent de carrière au long de leur vie, et une année sabbatique pourrait permettre de remettre les compteurs à zéro, faire un bilan de compétences, et aller dans une autre direction.

Dans la vie, nous avons besoin d'un équilibre entre le travail et le reste de la vie. Nous avons besoin de travail pour nous réaliser et si nous ne travaillons pas nous sommes malheureux. Mais nous avons également besoin d'avoir une certaine indépendance, ou en tous les cas une distanciation, par rapport au travail, sinon il nous aliène.

La vie de famille en serait également enrichie—combien de stress à la maison sont liés au stress du travail ?

Et les entreprises y trouveraient peut être leur compte—certaines entreprises permettent déjà à leurs employés de prendre des années sabbatiques, car l'employé revient rafraîchi, plus productif, et plein d'idées nouvelles.

Au final, tout le monde y trouverait son compte. Il faut juste de l'imagination.

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