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De l'art à Chicago, et autour
Publié le 26 septembre 2015
Contrairement à une idée reçue, l'art occupe le devant de la scène au sein et juste à l'extérieur de Chicago. Rencontres exclusives.
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Contrairement à une idée reçue, l'art occupe le devant de la scène au sein et juste à l'extérieur de Chicago. Rencontres exclusives.

Pour les fans de football, Chicago rime avec les Bears ; et pour les amateurs de baseball, avec les Cubs. C'est pourtant, aux États-Unis, l'une des villes les plus dynamiques d'un point de vue culturel. Son architecture, dont la grande part est due au célèbre Frank Lloyd Wright, reflète une rare harmonie. Dans le centre-ville, alias le Loop (la boucle, en anglais) certains édifices, plus bas que la moyenne, s'inspirent ouvertement des immeubles haussmanniens du VIIIè arrondissement. Au milieu de ces mini gratte-ciels se dresse l'Art Institute, le deuxième plus grand musée américain après le Metropolitan Museum of Art de New York. 

Il est 8h30 du matin,quand on passe devant les deux lions postés à la porte d'entrée. L'attitude théâtrale du couple félin préfigure le thème de l'exposition, que l'on est venu voir en exclusivité. Fort d'un badge spécial "invités", c'est dans un hall désert que l'on met les pieds. Au-delà du comptoir d'accueil, encore inoccupé, des marches en pierre mènent à un café où le personnel de l'institution se réunit généralement avant de s'atteler au travail. Installé dans le patio adjacent, on attend la commissaire de l'exposition « Degas : At the Track, On the Stage ».



À une poignée de mains bien ferme succède un rapide coup d'œil aux œuvres de James McNeill Whistler et de Theodore Roussel, que l'Art Institute confronte actuellement dans le cadre d'un parcours comparatif fascinant. Si les deux peintres échangeaient leurs modèles, leurs croquis révèlent des styles bien distincts, quoique également maîtrisés. Au bout de l'escalier principal, orné de marbres renversants, se profile le département dévolu aux impressionnistes, le plus important au monde en dehors de Paris. Les toiles-phare de la collection du musée ont été prêtées. L'occasion de tirer quelques œuvres des réserves. Inutile de chercher Femme à sa toilette. Substitué par un Renoir, le Berthe Morisot en question repose en ce moment au musée Marmottan. À gauche du « bouche-trou » - un beau bouche-trou –, une vingtaine d'œuvres a été sélectionnée afin d'illustrer la passion d'Edgar Degas pour le monde du spectacle.



Tout de suite en entrant, on tombe sur un bronze des plus expressifs. C'est la seule sculpture que l'artiste ait jamais montrée de son vivant, lors de la sixième exposition impressionniste de 1881, pour être exact. Elle est le fruit d'une pléthore d'études préparatoires - plâtres et dessins confondus - qui furent retrouvées dans le studio de l'artiste, après sa mort, en 1917. Son modèle, Marie Geneviève van Goethem, n'avait que quatorze ans lorsqu'il modela ses traits. Renvoyée de l'Opéra en 1879, celle-ci sombra dans la prostitution, comme sa sœur, pour survivre. Ce destin sert de transitions aux autres œuvres dévoilées.



Edgar Degas ne s'intéressait pas qu'aux danseuses étoiles. Comme Toulouse-Lautrec, connu pour ses scènes de cabarets, l'artiste fréquentait cafés et théâtres en tous genres. Certaines toiles semblent, par un effet de perspective, vouloir happer le spectateur. Ainsi voyage-t-on dans le temps.   



Le passage à la thématique de la chasse est plus maladroit, en revanche. Nouvelle poignée de mains avant de quitter le musée. Sans être un adepte du métro, appelé the « L » ou the « EL » (en raison de son "ÉLévation" au-dessus du centre, ndlr), on aura bientôt une bonne raison de s'y rendre. Les lignes du Loop seront bientôt ornées de fresques, elles-mêmes illuminées par un système d'éclairage multicolore, en cours d'installation. On doit ce scoop au manager en chef du Trump International Hotel & Tower, dont l'intérieur serait aussi voué à subir prochainement quelques rénovations.


Le chauffeur de la limousine attend au pied de la Station Monroe (sur la ligne bleue, pour les plus curieux). De là, on change d'état. Cap sur l'Indiana et, plus particulièrement, sur la commune de Beverly Shores, où une poignée de Chicagoans possèdent une maison secondaire. Le point de chute idéal pour profiter du Lac Michigan, le weekend ; mais pas que... L'ancienne maison du chef de gare local (on peut également prendre le South Shore Train pour venir) a été reconvertie en une galerie d'art où alternent expositions historiques et vernissages purement artistiques. À l'affiche de ce lieu improbable, Cinda Urschel porte la double casquette de créateur et de conservateur. Forte d'une série de sculptures, abstraites, en verre, la plasticienne se fait un plaisir de répondre directement aux questions de son public.

Le musée ferme ses portes vers 19h. Parfait timing : on a juste le temps de regagner le lac et sa "plage", afin de regarder le soleil fusionner avec l'horizon. La nature aussi est, ne l'oublions pas, une œuvre d'art.

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Liberte5
- 28/09/2015 - 23:33
L'art à Chicago...................
Je confirme, un musée magnifique et beaucoup d'oeuvre d'art dans les rues