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La Nouvelle-Zélande dans la peau d'un globe-reporter
Publié le 01 août 2015
Découverte exclusive du sud de la Nouvelle-Zélande au rythme des membres de la revue National Geographic Russia.
Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des...
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Découverte exclusive du sud de la Nouvelle-Zélande au rythme des membres de la revue National Geographic Russia.

À gauche, Andrei Kamenev, l'un des plus célèbres photographes de Russie. Il travaille depuis des années pour la version russe du magazine à National Geographic, dont le rédacteur en chef, Alexander Grek est également présent. À droite, Richard « Hannibal » Hayes, peu de temps avant son adoubement (parfaitement, on peut encore devenir chevalier de nos jours). Avec 30 000 heures de vol à son compteur et une liste indécente de récompenses, ce pilote d'hélicoptère est une légende. C'est en compagnie de ce trio de marque que l'on part à la découverte de la Nouvelle-Zélande, ce pays océanien composé de multiples îles, dont deux principales, au nord et au sud. Le voyage dure onze jours, bien que le présent récit n'en couvre que la seconde moitié.


Malgré le mauvais temps, on atteint au Fiordland avec les trois aventuriers. Voyager avec des journalistes engage souvent à une plus grande curiosité. La région est très sauvage. Le sud-ouest de l'île du Sud néozélandaise est en effet fort peu peuplé. Le ciel se dégage enfin. Richard Hayes propose un tour en hélicoptère. Oui, mais pas dans n'importe quel hélicoptère, un modèle B3. Atterrissage contrôlé à l'emplacement de sa vieille barque, accostée dans le Dusky Sound, un canal aussi historique que mystérieux. C'est par là que les Européens sont arrivés pour la première fois dans le pays, en 1770.


Alors que l'on s'apprête à monter à bord, Richard Hayes bloque l'accès. Ce détour, c'était « pour le plaisir des yeux ». Et même s'il maîtrise aussi bien les airs que les eaux, le pilote entraîne le groupe vers un bateau de croisière, le MV Pembroke. Cap sur le Fiordland National Park. Fondée en 1952, cette réserve naturelle représente une surface de plus d'un million d'hectares, mêlant des reliefs si différents qu'une myriade d'espèces végétales et animales y ont trouvé refuge. Cette grosse boule de plumes bleu-vert sur pattes, c'est le Takahé du Sud, un oiseau que l'on croyait disparu et qui a refait surface dans le parc en 1948. Le site en soi est devenu le théâtre de vifs débats au sujet de la protection de l'environnement. Pas le temps d'assister à une conférence, malheureusement.



Retour à l'hélicoptère pour observer le même paysage depuis les airs. Le survol de Campbell's Kingdom, une magnifique vallée nichée à l'ouest de Manapouri, vaut notamment le détour. Afin de pimenter un peu l'expérience, Richard Hayes se met à slalomer entre les arbres, au grand dam de certains passagers. À bien y regarder, on ne vole pas si haut. N'est-ce pas dangereux ? Voilà ce qui arrive quand on voyage avec National Geographic, plutôt qu'enchaîner les dégustations de vins raffinés, les parcours de golf, et spas de luxe, on s'expose à plus d'une poussée d'adrénaline par heure.



Cette quête de l'extrême ne dissuade pas les voyageurs de tendre au confort. Après avoir observé quelques écrevisses et bébés phoques, il est temps de regagner le Fiordland Lodge, son énorme cheminée ainsi que sa réserve infinie de whisky. Chaque chambre donne sur le lac Te Anau. Face à un troupeau de vaches paissant dans l'herbe verte, on se croirait tout de même en pleine nature. La structure de l'hôtel est en bois, quoique la majorité de la façade en baie(s) vitrée(s). La nourriture y est succulente. Toute spécialité internationale revêt une saveur locale. Sur commande, il est d'ailleurs possible de rencontrer les fournisseurs du chef.  



À peine réveillé, le lendemain, que l'on se met en route pour Queenstown. « Keeeee-aa » ! Ce n'est pas le chant du coq qui se fait entendre au loin. Ce cri a donné son nom à une espèce de perroquets au plumage kaki. La lourdeur du temps semble les agacer. À moins que ce ne soit la présence de l'homme, tout simplement. Quoi qu'il en soit, certains kéas se sont mis à suivre l'hélicoptère. Le temps d'arriver à destination, et l'heure de l'apéritif avait déjà sonné. Heureusement, le Spire a la réputation de servir d'excellents cocktails. Aussi parvient-on à un hôtel aussi sophistiqué que le premier. Sur l'écume de la boisson signature, commandée au bar, figure un « S » évoquant le nom de l'établissement. La soirée se poursuit en dehors de ces murs, dans quelques bars voisins, dont le Bombay Butchery, réputé pour ses rhums pour la plupart introuvables. Le Valli Bannockburn ’09 de Richard Hayes, par exemple, est une denrée rare. Plus tard, on est amené à croiser le chemin de Grant Taylor. Ce vigneron est au vin, ce que  Hayes est aux hélicoptères. De la dégustation à suivre, on ne se rappelle plus grand chose. Est-ce si étonnant ?

 
De retour sur la route de la sobriété, on se dirige vers la côte est, à la recherche du manchot antipode, reconnaissable à ses yeux jaunes. Déjeuner chez Fleur, où un gigantesque plateau de fruits de mer attend toute l'équipe. Repos au Hapuku Lodge, ensemble de bungalows luxueux perchés en hauteur. De là, un monde de possibilités s'ouvre aux voyageurs, parmi lesquelles louer un bateau privé pour aller contempler baleines, dauphins et albatros sous la tutelle d'un dénommé Kaikoura ; visiter les grottes de Waitomo à la lueur d'une constellation de lucioles... Dur de choisir.

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