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Quand les galets se font carrés, quand l’or rose se pare de caoutchouc et quand les cockpits colonisent les poignets: c’est l’actualité des montres...

Publié le 27 mars 2015
Mais aussi des plongeuses qui piquent un sprint dans les grands fonds, l’évidence de la simplicité au poignet et la nostalgie rassurante des années d’avant les nouvelles technologies…
Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de...
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Mais aussi des plongeuses qui piquent un sprint dans les grands fonds, l’évidence de la simplicité au poignet et la nostalgie rassurante des années d’avant les nouvelles technologies…

TUDOR : L’aventure est au bout du poignet…

Même si ce détail n’intéresse que les puristes, la nouvelle Pelagos de Tudor est dotée d’un mouvement « manufacture » – c’est-à-dire réalisé dans les ateliers du groupe et non acheté chez un grossiste. C’est le genre d’argument qui rassure parce qu’il vaut son pesant d’exclusivité. Hormis ce nouveau mouvement MT5612, la Pelagos s’offre une orgie de bleu (cadran, lunette) qu’on peut prolonger avec un bracelet en caoutchouc. Même la communication donne dans le bleu profond (image ci-dessus). Autour des 4 000 euros, cette Pelagos est une des meilleurs rapports qualité-prix du marché des sportives chic, esthétique en prime…

                                                    

 

BELL & ROSS : La seconde génération d’une icône rupturiste…

Bell & Ross avait osé un parti-pris radical en 2005 : transposer au poignet l’équivalent d’un de ces instruments de bord qui tapissent le cockpit de pilotage d’un avion. La montre éait carrée, franchement carrée : sa taille avait choqué, de même que sa volonté de ne faire aucune concession aux codes de la « belle montre » comme on les aime en Suisse (voir notre article sur le Top 10 de Baselworld 2015). Depuis cette première BR 01, Bell & Ross a eu le temps d’en produire des dizaine de miliers, déclinées dans plus de 150 versions, en plus de 50 éditions limitées. Dix ans plus tard, la nouvelle BR-X1 se pose en seconde génération de cet « instrument de poignet », avec un design subtilement modernisé : le carré s’est attendri, les courbes sont plus fluides, les angles mieux arrondis, les poussoirs du chronographe intégrés et le mouvement squeletté pour alléger son impact mécanique. Le boîtier en carbone forgé témoigne de cet esprit contemporain : on sort du rupturisme initial pour aborder un néo-futurisme esthétique capable d’influencer beaucoup d’autres marques. Une réussite totale, qui souligne à quel point il ne manque plus à Bell & Ross qu’un atout pour régater avec les plus grandes marques : un mouvement manufacture exclusif…

Lien Atlantico : http://www.atlantico.fr/decryptage/top-10-montres-presentees-bale-gregory-pons-2058543.html/page/0/1

ROLEX : Le charme discret de la bourgeoisie nautique…

La puissance des grandes marques horlogères se prouve dans leur capacité à influencer le marché : Rolex parvient ainsi à transformer en « révolution » la moindre évolution de ses produits. Montre à vocation nautique, mais dans un registre plus chic que technique, la Yacht-Master vient d’être rhabillée en or rose (changement de métal qui serait banal ailleurs, mais pas chez Rolex), avec une lunette en céramique (la précédente était en or : Rolex privilégie le high-tech), un bracelet en caoutchouc assez technique (le premier jamais proposé par la marque, alors que les marques suisses en utilisent depuis 35 ans) et un nouveau mouvement automatique aux performances optimisées. Quatre avancées créent un « événement », et presque une commotion chez les aficionados, commotion d’autant plus notable que le résultat est esthétiquement très réussi – ce qui est presque toujours le cas quand on fait contraster l’or rose et le caoutchouc noir, mais ça reste une première pour Rolex. On peut également remarquer un travail de rstylage très subtil des index ronds sur le cadran : ils ont été légèrement agrandis et leur luminescence a été renforcée. Ne le répétez surtout pas, mais Rolex fait avec cette montre une certaine concession à l’air du temps et aux modes esthétiques du moment : ça aussi, c’est un parfum discret de « révolution ». Le vrai chic, c’est de savoir imposer ses codes sans trop se faire remarquer : Rolex signeici une des montres les plus élégantesdu marché…

 

OMEGA : Cette nostalgie d’un âge d’or qui croyait au futur…

Pourquoi prendre le risque de lancer des nouvelles collections quand les icônes du passé sont si rassurantes ? Le marché chinois – où les chronographes ne se vendent pas – donnant de sérieux signes d’essoufflement, Omega nous ressert donc cette année quelques nouvelles versions de sa célébrissime Speedmaster, chronographe destin à la course automobile dont les techniciens de la NASA ont fait la « première-montre-portée-sur-la-Lune ». Une Speedmaster blanche, une noire et, bien sûr, une qui reprend presque intégralement les codes de la Speedmaster originale de 1957, notamment les aiguilles en flèche : pour parfaire l’illusion, même le Super-LumiNova des index et des aiguilles a été traité pour reproduire la patine de soixante années de bons et loyaux services. Bien sûr, le boîtier a été légèrement agrandi (mais le proportions restent justes), de même que le mouvement a été nettement amélioré, mais tous les codes vintage y sont, avec une garantie de quatre an qui inspire encore plus confiance. Cette Speedmaster 1957 est une des montres les plus rassurantes du marché : elle témoigne de cette horlogerie consolatricequi fait oublier les avanies du temps qui passe…

LAURENT FERRIER : La dialectique du rond et du carré…

Laurent Ferrier nous a réappris, dès 2010, les codes du retour à la tradition en imposant ses codes néo-classiques, depuis très largement repris par la plupart des marques. Cette jeune maison indépendante – dont le montres semblent avoir été créées à la grande époque des belles montres – tente aujourd’hui une incursion sur le terrain des montres « coussin » (ni rondes, ni carrées), une forme de boîtier qui redevient furieusement à la mode et qui tend à remplacer des montres « tonneau » un peu trop banalisées. La réussite est au rendez-vous, avec ce cadran bleu qui est à présent le nouveau noir dans le registre de l’élégance au poignet. Impossible de mieux rendre l’infinie dialectique du rond et du carré que dans les proportions de cette pièce, parfaitement « juste » dans ses volumes comme dans la tension de ses lignes, au dixième de millimètre près. Cette montre Galet Square – enrichie d’un mouvement mécanique de toute beauté – est sans doute une des plus fascinantes du marché pour les collectionneurs néo-traditionnalistes…

 

ZENITH : La belle et indispensable évidence de la simplicité…

Autant on adore les montres « conceptuelles » qui nous racontent des histoires mirifiques de voyages dans les espaces intergalactique ou dans les tortueux méandres du temps qui passe, autant on se plaît parfois à apprécier la source fraîche et pure d’une horlogerie authentique, classique dans ses prétentions intemporelles, simple dans son expression esthétique et aussi précise que fiable dans ses ambitions mécaniques. À la base, un mouvement automatique Elite (remontage par les mouvements du poignet) qu’on peut considérer comme un « tracteur » robuste, sans peur et sans reproche. À l’arrivée, une montre amincie, aux lignes sveltes et au style reposant : la nouvelle Elite 6150 a tout pour imposer l’élégance de ses trois aiguilles dans les circonstances plus habillées de la vie, au bureau comme à la ville. Même si on ne met plus une cravate tous les jours, il en faut quelques-unes pour faire bonne figure – tout comme il faut une montre sobre et simple pour ne pas rougir de son poignet quand l’heure n’est plus au style trop sportif…

 

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Lien : http://www.businessmontres.com

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