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La Minute Tech

Pourquoi les Google Glass ont fait un flop

Publié le 19 janvier 2015
Les Google glass qui ont tant fait parler d'elles mais se sont peu vendues sont retirées de la vente ce lundi 19 janvier.
Daniel Ichbiah
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Daniel Ichbiah est écrivain et journaliste, spécialisé dans les jeux vidéo, les nouvelles technologiques, la musique et la production musicale.Il est l'auteur de nombreux best-sellers tels que La Saga des jeux vidéos, Les 4 vies de Steve Jobs, Rock...
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Les Google glass qui ont tant fait parler d'elles mais se sont peu vendues sont retirées de la vente ce lundi 19 janvier.

Atlantico : Les possibilités techniques que ce produit offraient n'étaient-elles pas suffisantes pour attirer le consommateur ?

Daniel Ichbiah : Il ne faudrait surtout pas croire que Google va en rester là. Les raisons de la suspension (ce n’est pas un arrêt mais une suspension et la nuance est majeure), sont avant tout liées au timing. La technologie n’est pas encore suffisamment mûre pour un tel produit, et en la matière, Google n’est pas le seul responsable. Nous avons tous des smartphones dont la 3G ou la 4G "décroche" dans certains endroits. Or, disposer d’un outil de Réalité Augmentée dont les fonctions ne seraient pas actives dans tel ou tel circonstance, ce n’est pas très envisageable, car à la différence d’un smartphone, des lunettes de type Google se doivent d’être opérationnelles à tout moment. Il y a un très bon parallèle, c’est celui de Windows. Lorsque Microsoft l’a lancé en 1985, il a fait un flop, et la raison principale c’est que le parc d’ordinateurs de l’époque n’était pas en mesure d’exécuter un système aussi gourmand au niveau de la puissance. Cinq ans plus tard, en 1990, alors que Windows était considéré comme un échec, Bill Gates lance une nouvelle version et entre temps, le parc d’ordinateur a changé, les machines sont mûres pour une interface graphique. Le succès est phénoménal, l’Amérique entière s’équipe de Windows, en fait le succès est tel que Bill Gates devient peu à peu l’homme le plus riche des USA ! Alors ne prophétisons pas trop rapidement la fin des Google Glass…

Outre l'aspect purement utilitaire, les Google glass ont provoqué énormément de méfiance de la part de l'opinion, au point que des agressions ont eu lieu sur des personnes qui en portaient. Pourquoi cette hostilité ?

C’est là le deuxième aspect sur lequel Google est allé un peu vite. Les Google Glass, c’est l’intrusion ultime dans votre vie privée. Nous savons que des gens ont pu être repéré grâce à des photos sur Facebook placées par d’autres. Par exemple, quelqu’un qui était censé se trouver à domicile se trouvait à une fête entre amis et l’un de ces amis a mis une photo sur sa page. Avec les Google Glass, nous avons ce phénomène à une échelle sans précédent. Vous êtes dans le bus. Quelqu’un qui porte une Google Glass pourrait être en train de filmer ce qui se passe dans le bus, à l’insu des passagers. Grâce à un logiciel de reconnaissance de visage – cette technologie évolue à vitesse grand V – il pourrait prouver que le lundi à 9 :35, vous étiez place de la Madeleine, etc. On peut comprendre que cela puisse faire frémir certains. Or, les deux dirigeants de Google, Larry Page et Sergey Brin sont des gars très futés. Durant des années, Google a avancé au pas de charge, un peu comme si la fascination pour la technologie et l’innovation était les seuls moteurs. Depuis deux ans environ, ils ont réalisé que cela ne passait pas toujours. Il y a eu une longue affaire avec le gouvernement américain – dont ils sont sortis indemnes mais probablement un peu échaudés – et surtout, avec l’Europe, qui a tout de même réussi à imposer le droit à l’oubli dans les résultats du moteur de recherche. Page et Brin ont sans doute réalisé que les Google Glass étaient de nature à susciter un nouveau tollé. Donc, cela a pu contribuer au retrait actuel de ce produit. Il se peut que demain, les Google Glass ressortent avec la garantie que personne ne pourra être filmé, espionné à son insu.

L'absence de succès ne tiendrait-elle pas aussi tout simplement... à l'apparence ?

Pas forcément. Il y a surtout une inadéquation temporaire entre l’offre et la demande. Franchement, des Google Glass pourraient être fort utiles dans de nombreuses situations. Imaginons que vous soyez auteur de scénario et que par chance, vous avez été invité dans une soirée à Hollywood. Vous souhaitez rencontrer un grand ponte mais les secrétaires ont fait barrage. Vous vous trouvez donc dans cette soirée, les noms des gens que vous croisez s’affichent sur la lunette, lorsque vous vous trouvez face au grand ponte que vous souhaitiez absolument voir, cela vous est indiqué, avec également une ou deux informations essentielles : ‘il est fébrilement à la recherche d’un thriller pour redresser sa boîte’, ‘il adore la France’, etc. Il se peut que vous puissiez entamer une conversation qui pourrait mener au dépôt de votre scénario dans sa boîte aux lettres. Dans une situation comme celle-ci, le prix des Google Glass vous paraîtrait minime. Cela étant dit, il est nécessaire que l’arsenal logiciel soit également à la pointe et ce n’était pas encore le cas. Il y a deux autres éléments à prendre en compte. Babak Parviz, celui qui est à l’origine du projet a été débauché par Amazon. Or, la tactique de Jeff Bezos d’Amazon, c’est de casser les prix. Inutile de sortir des Google Glass à 1 000 dollars si Bezos dégaine un modèle trois fois moins cher quelques mois plus tard. L’autre point, plus inquiétant, c’est que Parviz travaillait originellement sur des lentilles de Réalité Augmentée (RA). C’est probablement le projet le plus intéressant mais aussi le plus risqué. Si quelqu’un porte des lentilles de RA, personne ne peut remarquer qu’il est en train d’analyser la situation, ou peut-être de filmer ce qui se passe. D’ailleurs, allez savoir. Qui sait si le DARPA (recherche militaire américaine) n’a pas contacté Google pour proposer d’une part sa collaboration mais aussi d’autre part une exploitation différente de cet outil ?…

Est-ce parce que Google retire ce produit de la vente que la société arrête pour autant ses recherches dans le domaine ? Que pourrait-elle nous réserver par la suite ?

Google n’arrête absolument rien, la commercialisation des Google Glasses est juste "suspendue". La filiale Google X qui sert à la recherche et au développement ne va aucunement cesser ses travaux. Il n’y a là aucun échec, juste un timing inadéquat. Google a fait la bévue d’annoncer son produit un peu trop tôt, ce qui n’est d’ailleurs pas ce qui leur a réussi par le passé. Ce qui a fait le succès de Google, c’est, curieusement, d’avoir grandi calmement, sans faire de bruit, en bénéficiant d’une adhésion naturelle de la part des utilisateurs. Entre 2000 et 2004, Microsoft aurait pu aisément éliminer Google. Ils l’auraient fait s’ils avaient seulement perçu qu’il y avait là un concurrent. Ils n’ont rien vu venir car en 2000, Microsoft était titanesque et Google lilliputien. C’est lorsque Google a fait son entrée en Bourse en août 2004 que le monde – et Bill Gates aussi – ont soudainement réalisé qu’un compétiteur d’une puissance sans précédent avait vu le jour. Et il était trop tard pour revenir en arrière. Donc, il est possible que Google en revienne à son mode opératoire de base et agisse calmement, tranquillement, sans faire de bruit. Et dévoile, au moment opportun, lorsque que le marché sera prêt, une batterie de produits d’envergure (de la lunette de Réalité Augmentée à la voiture sans pilote) opérationnels et à même d’emporter le marché. A mon sens, ceux qui parlent d’échec aujourd’hui n’ont vraiment rien, mais alors rien compris au film…

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