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Revue de presse des hebdos

Valls, Premier ministre centriste : le sondage vérité ?, Kadhafigate : Nicolas Sarkozy menacé par de nouveaux enregistrements ; Classement des eurodéputés : les Le Pen pires que Mélenchon

Publié le 15 mai 2014
Mais aussi — CQFD… — le FN re-donné gagnant aux européennes, la méthode musclée de Jean-Marie Le Guen pour mater “ les 41 ” députés rebelles du PS et, et, et… la droitisation du PS, reflet de la droitisation des Français et de la société, en général ? Ah, y’a de l’info et du grain à moudre, dans la RP des hebdos !
Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.
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Mais aussi — CQFD… — le FN re-donné gagnant aux européennes, la méthode musclée de Jean-Marie Le Guen pour mater “ les 41 ” députés rebelles du PS et, et, et… la droitisation du PS, reflet de la droitisation des Français et de la société, en général ? Ah, y’a de l’info et du grain à moudre, dans la RP des hebdos !

 

A quinze jours des élections, vous ne nous en voudrez pas si on parle un peu Europe, hmmm ? Ho ! Hé ! Faites pas la tête, hein ! Parce que “ Challenges ” publie un classement des meilleurs et des pires eurodéputés, que vous allez nous en dire des nouvelles !

 

Le classement des eurodéputés : comment ça marche ?

“ “ Challenges ” a fait évaluer l’investissement des eurodéputés français, commence l’hebdo. Quels sont, parmi nos 74 élus, les plus travailleurs et les plus influents ? Le Groupe des Belles Feuilles, club de réflexion sur les questions européennes, a établi un classement en panachant critères quantitatifs (comme l’assiduité) et qualitatifs (par exemple, l’implication dans le processus législatif, notamment comme rapporteur, une des fonctions cruciales). Premier constat : les plus bûcheurs sont des femmes. Sur la première marche, elles sont trois ex æquo. Et douze dans le Top-20 ”. Ah, ça commence piquant !

 

Les pires eurodéputés : Jean-Luc Mélenchon et les Le Pen père et fille

“ Les meilleurs ne sont pas forcément connus dans l’Hexagone, poursuit le mag éco. Ainsi, les trois gagnantes, très actives pendant leurs cinq années de mandat : la conservatrice Véronique Mathieu, “ non cumularde, toujours présente, transparente, notent Les Belles Feuilles ; la socialiste Pervenche Berès, “ auteure de 11 rapports, 28 avis, et d’une multitude d’amendements sur 195 textes ” ; et Marie-Christine Vergiat, du Front de gauche, qui, “ bien qu’appartenant à un groupe minoritaire, a été très présente ” : 665 discours en plénière et 178 rapports amendés. (…) Tout en bas du classement, les Belles Feuilles pointent des “ eurodéputés qui ne jouent pas le jeu. Absents, ils ne s’expriment pas. Lorsqu’ils se rendent visibles, c’est souvent sur des sujets locaux bien éloignés de l’Europe ”. Il s’agit notamment de Jean-Luc Mélenchon (60e, ndlr) et de Marine (71e) et Jean-Marie Le Pen (73e), qui font de la chose communautaire un repoussoir ”. C’est ceux qui y travaillent le plus qui en parlent le mieux, n’est-ce pas ? Mais “ Challenges ” oublie de rappeler que notre ministre aux Affaires européennes, Harlem Désir, est classé 64e… entre Philippe de Villiers et… Brice Hortefeux.

 

La légende vraie des eurodéputés français

“ Parmi les points faibles légendaires des élus français, reprend “ Challenges ”, la maîtrise approximative des langues. Sylvie Goulard (libérale, ndlr) fait exception en accordant des interviews en anglais ou en allemand. (…) Directeur des études de la Fondation Robert Schuman, Thierry Chopin regrette le manque de constance des élus tricolores. “ Comparés à leurs homologues des grands Etats membres, ils exercent en moyenne moins de mandats. Ils sont plus nombreux à cumuler avec un mandat national et plus nombreux aussi à démissionner en cours de route ”. Le cas de Nora Berra est parlant : en cinq ans, elle a quitté trois fois Strasbourg, deux fois pour devenir secrétaire d’Etat, une fois conseillère régionale ”. Comme quoi, il ne suffit pas d’être une femme pour être une bonne eurodéputée…

 

Strasbourg, poubelle ?

“ Passionnante sur le fond, très bien payée (7 956 euros brut par mois plus les indemnités), la fonction d’élu au Parlement européen est souvent dédaignée à Paris, observe encore le mag éco. La formule d’un ministre en 2004 est restée célèbre : “ Les européennes seront la poubelle des régionales ”. François Lafond (directeur du think tank EuropaNova) se désole “ d’une prédominance des affaires partisanes dans le choix des candidats et d’une logique du reclassement, qui n’existe pas ou peu chez les Allemands, les Britanniques ou les Espagnols, où on privilégie la compétence ” ”. Chouette bilan, quoi !

 

Européennes : le FN devant l’UMP, c’est confirmé

Après ce piteux constat, comment s’étonner des résultats du nouveau sondage TNS Sofres-Sopra Group sur les intentions de vote des Français aux européennes ? “ A l’heure de la dispersion, nous prévient le mag, les partis traditionnels — grands ou moyens — trinquent en priorité. Dans la plupart des huit circonscriptions régionales, plus de vingt-cinq listes sont en compétition. Leurs scores sont souvent très faibles, mais cela suffit pour faire baisser tant l’UMP que le PS et le FN. C’est le parti de Jean-François Copé qui recule le plus par rapport à la précédente enquête de la Sofres, début avril. Il perd 4 points à 21 % et abandonne du même coup la pole position au FN qui, avec 25 %, recule d’un seul point. ” Et le PS ?

 

Le score du FN multiplié par 4

“ Pour le PS, poursuit “ L’Obs ”, la décote est intermédiaire (3 points), mais elle suffit à le faire entrer dans la zone des tempêtes. 16 %, c’était déjà son score en 2009, du temps d’Aubry, et il avait provoqué de fortes secousses internes. On imagine ce qu’il adviendrait demain si pareille raclée venait confirmer la déroute des municipales, malgré l’entrée en scène réussie du gouvernement Valls. A chaque élection européenne, un parti outsider vient ainsi rafler la mise. La dernière fois, c’était les Verts, qui voient leur score aujourd’hui divisé par deux (8 % contre 16 % en 2009). Cette année, à l’évidence, le FN tient la corde. Arriver en tête du scrutin en multipliant son score par quatre (23 % contre 6 % en 2009). Du jamais vu ! 

 

A la pêche au candidat inconnu

Mais le sondage de “ L’Obs ” présente un autre volet… A la question “ Lequel de ces deux candidats souhaiteriez-vous voir devenir président de la Commission européenne ? ”, les sondés ont répondu Jean-Claude Juncker (PPE) et Martin Schulz (PSE) à égalité. Voilà un scrutin qui s’annonce sacrément serré, pensez-vous aussitôt… Serré, oui, mais pas pour les raisons que vous croyez, car les candidats raflent chacun 15 % des suffrages, ce qui fait quand même pas lourd en cacahuètes… “ En France, commente l’hebdo, le déficit de notoriété des chefs de file du PSE et du PPE est abyssal. Près d’un électeur sur deux avoue ne pas les connaître. Un sur quatre préfèrerait qu’un autre qu’eux devienne le prochain patron de la Commission. Ce qui, en soi, n’est pas très étonnant puisque les centristes-libéraux, les écolos et les communistes ont également leurs champions ”.

 

Quand “ Le Point ” défend la peau de Manuel Valls…

Mais revenons en France… où les choses ne tournent pas forcément plus rond. A l’heure où “ Le Nouvel Observateur ” trouve apparemment utile de consacrer une couverture-jeu de massacre à ce que les “ ex-ministres ” de François Hollande pensent de lui, “ Le Point ” s’inquiète, lui, de savoir si les “ vrais ennemis ” de Manuel Valls vont “ avoir sa peau ”… Gros débats, dis donc, à la une des hebdos… Qui sont “ les vrais ennemis ” du Premier ministre ? D’abord… les 41, pardi ! Ces “ élus en crise, déboussolés par les remises fiscales aux patrons, chavirés par la perte des villes aux municipales, agacés par le mépris du couple exécutif à leur égard depuis le début du quinquennat. Ayrault ne faisait pas cas des députés, ou s’y est mis trop tardivement… Valls paie l’addition. Et bien au-delà ”, nous explique le journal, visiblement tombé sous le charme du chef de gouvernement…

 

“ Le premier qui bouge, c’est une balle dans le genou ”

“ C’est Manuel Valls, reprend “ Le Point ”, qui écope, pour le président, cette coupe pleine de fiel et de reproches. Pour mater cette fronde, tous les coups sont permis : intimidations envers les uns, gratifications envers les autres. Un classique : la réserve parlementaire du groupe est mise à contribution pour débloquer telle ou telle difficulté locale. Ici un coup de pouce sur un hôpital, là un petit aéroport… Et à ce petit jeu du bâton et de la carotte, beaucoup soulignent les maladresses et la violence verbale du nouveau secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. “ Le premier qui bouge, c’est une balle dans le genou. Ca calmera les autres ”, aurait-il lancé, affirme-t-on au Parlement. “ On ne parle pas aux députés comme aux militants d’une fédération ” s’agace un proche de Claude Bartolone, qui, lui aussi, a “ mouillé la chemise ” pour retourner des réfractaires. “ Barto ” s’est, en particulier, occupé de la députée du Calvados Laurence Dumont, qui figurait parmi les plus contestataires et qui a fini par voter les 50 milliards d’euros ”.

 

L’autre “ vrai ennemi ” de Manuel Valls

“ Le Premier ministre, nous assure le mag, tire la leçon de cet épisode sanglant et tente de renouer le dialogue avec les élus socialistes. Dès mardi, il recevait, à Matignon, une quinzaine d’entre eux, députés et sénateurs, pour discuter des aménagements fiscaux annoncés, dimanche soir, sur TF1. Les hausses d’impôts de l’automne sont la hantise du Premier ministre. Il sait à quel point la moindre étincelle peut mettre le feu à un pays accablé par la charge fiscale. Mais d’autres dangers le guettent. D’abord, au sein de sa relation avec François Hollande. La popularité du Premier ministre peut-elle, à terme, déséquilibrer le couple ? (…) Pour l’instant, pas de nuage. Sauf un premier sujet de dissension apparu à propos de “ l’euro trop fort ”, l’un des thèmes que Valls martèle depuis quelques jours à l’unisson d’Arnaud Montebourg. La cellule diplomatique de l’Elysée a fait savoir à Matignon que ce sujet était susceptible de gêner le chef de l’Etat dans sa relation avec Angela Merkel. Surtout qu’au même moment Hollande était reçu à Stralsund, dans le fief électoral de la chancelière, sur les bords de la Baltique. Une marque de confiance à laquelle même Nicolas Sarkozy n’avait pas eu droit ”.

 

Valls, Premier ministre socialiste ou centriste ?

La question du “ déséquilibre du couple exécutif ” se pose d’autant plus que, phénomène “ inédit sous la Ve République, nous dit “ Le Point ”, le Premier ministre écrase par sa popularité le président de la République ; 25 points de popularité séparent Manuel Valls de François Hollande, lequel, à 19 %, même s’il parvenait à doubler son score, serait encore derrière son Premier ministre (44 % d’opinions favorables), selon notre baromètre Ipsos/ “ Le Point ”. (…) En un mois, Valls a affronté l’annonce plus détaillée du plan d’économies et la fronde parlementaire qui s’est ensuivie. Deux actualités, deux conséquences : la composition de ses soutiens s’est modifiée, se déportant légèrement sur sa droite. Si bien qu’à lire notre baromètre la question se pose de savoir si Valls est un Premier ministre socialiste ou un Premier ministre centriste ”. Heu, ça demande quelques développements, ça…

 

Valls en chute à gauche, en hausse à droite

“ La différence d’appréciation est mince, explique l’hebdo, puisque, chez les sympathisants PS, Valls peut compter sur 63 % de bonnes opinions, contre 61 % au MoDem. Après quarante jours de pouvoir, les avis négatifs (39 %) ont crû de 5 points, puisés dans la jauge des “ ne se prononce pas ” (17 % désormais, contre 22 % le mois de sa nomination). (…) Les défections sont beaucoup plus nombreuses chez les partisans de Jean-Luc Mélenchon, où Valls ne recueille plus que 31 % de bonnes opinions (- 13 points). Idem chez les sympathisants écologistes : 31 % de soutiens avec des avis négatifs en hausse de 17 points (52 %). En revanche, Valls peut compter sur plus de soutiens dans l’électorat UMP, où son solde demeure positif, avec 43 % de bonnes opinions (en hausse de 4 points) et 37 % d’avis négatifs (- 5 points). L’impact du plan d’économies se mesure également auprès des fonctionnaires, chez lesquels Valls, à 35 %, perd 12 points, ainsi que chez les ouvriers (35 %, en recul de 5 points) ”.

 

Droitisation du PS : le scénario catastrophe

La droitisation du Premier ministre reflèterait-elle celle du PS tout entier ? C’est l’avis du “ sociologue engagé ” Eric Fassin, auteur de “ Gauche : l’avenir d’une désillusion ” (Textuel), qui donne cette semaine une longue interview aux “ Inrocks ”. “ Vous concluez (votre livre) par un exercice d’anticipation inquiétant : l’élimination du PS au premier tour de la présidentielle de 2017 par le FN et l’entrée de ce dernier au gouvernement, lui lance le mag. Ce scénario catastrophe n’est-il pas exagéré ? ” —“ C’est une fable, pas une prédiction. Elle ne fait que suivre la pente que nous dévalons. Le Pen était déjà au deuxième tour de la présidentielle en 2002, et on annonce la victoire du FN aux élections européennes. Le rapport de force lui est de plus en plus favorable : à l’UMP, les partisans de l’alliance s’en trouvent renforcés. Regardez Christine Boutin : écartée dans les années 2000, puis rachetée par l’UMP, elle fait alliance avec Farida Belghoul et proclame que les digues entre droite et extrême droite ont sauté. Loin de protester, Copé fait preuve de bienveillance avec la Journée de retrait de l’école. On nous explique déjà que le Front national est républicain, puisqu’il est légal. La “ dédiabolisation ” justifiera bientôt que Marine Le Pen participe au front républicain contre Alain Soral. Ceux qui veulent encore croire que l’entrée du FN au gouvernement n’aura pas lieu en sont donc réduits à compter sur… le FN — qui pourrait refuser de se compromettre avec l’UMP ! ” Hé bé, si ça sent pas les lendemains qui chantent, ça…

 

Le PS se droitiserait-il à l’image des Français… et de la société en général ?

—“ Vous dénoncez aussi la responsabilité du Parti socialiste… ” remarquent “ Les Inrocks ”. —“ Le PS imite la droite, répond Eric Fassin. C’est donc la droite qui s’en démarque : elle imite l’extrême droite. La droitisation du PS contribue ainsi à celle de la droite — et du paysage politique dans son ensemble. Et le PS y répond par… davantage de droitisation ”. Ma, on dirait que c’est un vrai cercle vicieux, cette affaire… “ C’est assez troublant, observe cependant le mag rock, que la gauche de la gauche n’arrive plus à mobiliser aujourd’hui… ” —“ On aurait pu croire que la droitisation du PS ouvrirait un espace sur sa gauche, reconnaît le sociologue. Mais l’hégémonie idéologique de la droite rend presque inaudible la gauche de gauche : c’est la droite décomplexée qui impose son lexique. Reste à inverser le rapport de force, en proposant un autre vocabulaire ! ” Cela suffira-t-il ? On n’est pas sociologue, Eric, ni même d’ailleurs linguiste, mais peut-être serait-il utile de commencer par se demander comment et pourquoi on a changé de vocabulaire, hmmm ?

 

Quand les sympathisants UMP plébiscitent… Alain Juppé

Et puisqu’on parle de droite, quelles nouvelles de l’UMP ? Bé, on a eu beau chercher, gratter, on n’a rien trouvé à part… les données du dernier baromètre Ipsos/ “ Le Point ”, d’après lequel “ le reflux s’observe à gauche, mais aussi à droite ”. “ L’euphorie de la victoire des municipales (pour la droite) et du changement de gouvernement (pour la gauche) retombe ce mois-ci, note l’hebdo. (Les sondés n’ont pas été séduits par) la campagne eurosceptique du député maire UMP Laurent Wauquiez, en rupture avec la ligne officielle de son parti : en recul de 8 points (…). Le baromètre sourit toujours à Alain Juppé, l’homme politique le plus populaire du moment, qui, ce mois-ci, connaît un regain chez les sympathisants UMP : 79 % d’entre eux (+ 7 points) lui permettent de talonner Nicolas Sarkozy (84 % de soutiens à l’UMP, en baisse de 5 points) ”. Y’a bon être retiré des affaires du parti, on dirait…

 

“ Kadhafigate ” : Nicolas Sarkozy inquiet

Et puisqu’on parle d’affaires, “ L’Express ” consacre un gros dossier à celles qui étranglent Claude Guéant et qui menacent de “ faire tomber Sarkozy ”. Parmi elles, le “ Kadhafigate ”, bien sûr. “ C’est l’un des dossiers les plus sensibles visant Nicolas Sarkozy, tonne le mag. Le régime de Kadhafi a-t-il financé sa campagne en 2007 ? Quel rôle aurait joué Claude Guéant ? Accusations, démentis, investigations… L’absence de preuves n’éteint pas l’affaire ”, souligne le mag. Dans les dernières lignes de l’article, on apprend en effet qu’un “ ancien dignitaire libyen inquiète manifestement (l’ancien président) : Moftah Missouri, l’interprète du colonel Kadhafi. Interviewé dans le cadre de deux documentaires télévisés, diffusés sur France Télévisions en 2013 et début 2014, Missouri déclare : “ Kadhafi m’a dit personnellement qu’il avait contribué à la campagne de M. Sarkozy à hauteur d’une vingtaine de millions de dollars ” ”.

 

Sarkozy menacé par la sortie d’un nouvel enregistrement… de Kadhafi

“ Le 3 avril dernier, enchaîne l’hebdo, “ Le Monde révèle que Nicolas Sarkozy, placé sur écoute, a téléphoné, à deux reprises, en juin 2013 et en janvier 2014, à Patrick Calvar, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). L’objet de sa curiosité ? Savoir si la DCRI voulait interroger Moftah Missouri… Détail pittoresque : les dates des appels de Nicolas Sarkozy correspondent à celles de la diffusion des deux documentaires. D’après nos informations, une équipe d’enquêteurs français pourrait se rendre prochainement en Libye. La justice souhaite entendre de nouveaux témoins. Et tenter de débusquer des informations menant à d’éventuels éléments matériels. “ Les seules preuves potentielles peuvent être des enregistrements, (explique un ancien diplomate français en poste en Libye). Kadhafi faisait enregistrer tous ses entretiens sur bande magnétique. Elles étaient archivées dans des boîtes grises ”. Cette collection aurait disparu dans le cyclone de la révolution libyenne. Peut-elle resurgir un jour ? ” Hé bien, hé bien, on dirait que Nicolas Sarkozy est, encore une fois, menacé par la sortie d’enregistrements explosifs… !

 

Sarkozy inquiété par des enregistrements existants

Mais il n’y a pas que les enregistrements virtuels, hypothétiques, qui menacent l’ancien président dans le “ Kadhafigate ”, il y a aussi les réels, ceux qui sont d’ores et déjà aux mains de la justice… “ Les juges en sont convaincus, nous informe “ Le Point ”, l’ex-président de la République a des “ gorges profondes ” qui l’informent en temps réel sur les investigations en cours. Un soupçon renforcé par les retranscriptions d’écoutes des téléphones portables de Nicolas Sarkozy et de son directeur de cabinet, Michel Gaudin. Dans une conversation interceptée par les enquêteurs, les deux hommes évoquent un haut cadre d’EADS. Son nom : Philippe Bohn ”. Bohn, comme James Bohn ? 

 

Philippe Bohn et “ la gorge profonde ” de Nicolas Sarkozy

“ L’ex-Monsieur Afrique du groupe aéronautique, qui a été très actif en Libye sous le précédent quinquennat, doit leur rendre compte de l’avancée des juges Serge Tournaire et René Grouman dans leur enquête sur un éventuel financement par Kadhafi de la présidentielle de 2007, explique “ Le Point ”. Ainsi, le 24 juin 2013, Gaudin prévient Sarkozy : “ J’ai eu Bohn, hein, donc il essaie de passer demain matin parce qu’il a rendez-vous avec notre homme à 11 h 30 ” ”. Oh, mais, oh mais, c’est que ça pique comme un anchois, cette histoire-là ! Et puis, et puis… le “ 24 juin 2013 ”, ça nous renvoie à la date à laquelle Nicolas Sarkozy aurait, d’après “ L’Express ”, appelé une première fois Patrick Calvar, patron de la DCRI (CF plus haut)… Petit détail, qui n’a, peut-être, rien à voir avec le schmilblick, mais comme on est tombé dessus et que ça nous titille, on vous le livre : dans sa colonne “ Le Point de la semaine ”, l’hebdo signale, dans les personnalités “ en hausse ”, que “ Patrick Calvar, 58 ans, directeur central du renseignement intérieur prend la tête de la nouvelle Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui reprend les missions de renseignement et de police judiciaire de la DCRI ”. Fermons ici la parenthèse.

 

Philippe Bohn avait-il pour mission de “ percer les intentions ” de l’interprète de Kadhafi ?

Revenons à nos moutons, et à Philippe Bohn. “ Avant que n’éclate la guerre en Libye, indique “ Le Point ”, Bohn, très proche de deux des fils du Guide, Saïf-al-Islam et Saadi, avait apporté sur un plateau un joli contrat : la vente de 21 Airbus pour 3 milliards d’euros. Cette transaction, annoncée par Sarkozy lors de la visite de Kadhafi à Paris en 2007, intéresse aujourd’hui les juges, qui soupçonnent le versement de commissions occultes ”. Mais pas que… “ (Michel Gaudin) comptait-il sur son contact pour percer les intentions de Moftah Missouri, l’ancien interprète de Kadhafi, témoin clé dans l’enquête libyenne ?, se demande le journal. Interrogé par “ Le Point ”, Gaudin reconnaît avoir rencontré Bohn à l’occasion des dernières municipales : “ Nous avons discuté de la candidature de son épouse à Neuilly, je ne savais même pas qu’il s’occupait de la Libye ”. Aujourd’hui directeur du développement d’EADS, récemment rebaptisé Airbus Group, Philippe Bohn a fait l’objet, en mars, d’une perquisition à son domicile et à son bureau. Il assure toutefois qu’il ne connaît pas Moftah Missouri et n’a jamais renseigné qui que ce soit sur l’enquête libyenne. Une certitude : cet homme très connecté a depuis longtemps ses entrées en sarkozie. N’a-t-il pas été un temps pressenti pour piloter la cellule Afrique de l’Elysée ? ” Pfiou ! Sacrée histoire ! Sur ce, bonne semaine, les goulus gourmands de l’info — vous prenez pas la tête, hein ?, faites-vous du bien !

 

 

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