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Ukraine : un proche de Timochenko nommé président par intérim

Publié le 23 février 2014
Le nom du nouveau Premier ministre devrait être connu avant mardi.
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Le nom du nouveau Premier ministre devrait être connu avant mardi.

>>>> Sur le même sujet : Kiev (et l'Europe) face au danger d'une explosion de l'Ukraine à la yougoslave

12h30 : Le bras droit de Ioulia Timochenko, Olexandre Tourtchinov, va assurer la présidence par intérim du pays en remplacement de Viktor Ianoukovtich. Conformément à la Constitution, il revient en effet au président du Parlement d'assurer cette charge.

Tourtchinov  a donné aux députés jusqu'à mardi pour former une nouvelle majorité. Le parlement ukrainien discute depuis ce matin de la constitution d'une nouvelle coalition parlementaire, de laquelle devrait ensuite émerger le nom d'un nouveau premier ministre.

Le résumé des évènements de ce samedi : Les députés ont destitué en milieu de journée le président Viktor Ianoukovitch. Il a adopté une motion indiquant que le président "avait renoncé à ses responsabilités de manière non constitutionnelle et qu'il était dans l'incapacité d'exercer ces fonctions".  Le président avait auparavant quitté la capitale pour se réfugier dans l'est de l'Ukraine, avant de tenter de quitter le pays dans la soirée. Ianoukovitch exclue l'idée de démissionner et a qualifié les événements en cours de "coup d'Etat".

L'ancienne premier ministre Ioulia Timochenko a quant à elle été libérée hier de l'hôpital-prison dans lequel elle était détenue depuis 2011. "Notre patrie va de nouveau pouvoir voir le soleil et le ciel à présent que la dictature est tombée", a-t-elle dit dans sa première déclaration après sa libération. L'ex-chef du gouvernement a appelé les manifestants à rester mobilisés et leur a promis d'être garante du respect de leurs espoirs.

Les régions orientales du pays, russophones et soutiens de Ianoukovitch, ont dénoncé la légitimité du Parlement national et ont annoncé qu'ils entendaient conserver le seul contrôle de leurs territoires.

17h30 : "La dictature est tombée non grâce aux hommes politiques et aux diplomates, mais grâce aux gens qui sont sortis dans la rue, qui ont réussi à protéger leurs familles et leur pays", a déclaré l'opposante et ex-premier ministre Ioulia Timochenko sur le site internet de son parti. Condamnée en 2011 pour abus de pouvoir, elle est sortie aujourd'hui de l'hôpital pénitentiaire où elle purgeait une peine de sept ans de prison. Elle est attendue dans les prochaines heures à Kiev.

16h22 : Les députés ukrainiens ont destitué Viktor Ianoukovitch et fixé au 25 mai la tenue de la prochaine élection présidentielle. Pour les députés,  le chef de l'Etat est dans l'incapacité constitutionnelle d'exercer ses fonctions.

15h15 : "Je n'ai pas l'intention de donner ma démission", a déclaré le président Ukrainien Viktor Ianoukovitch, qui assimile les évènements d'hier et aujourd'hui à "un coup d'Etat", selon des propos rapportés par l'agence Interfax.

15h : "Iatseniouk (l'un des leaders de l'opposition) a exigé au nom du Maïdan (haut lieu de la contestation) que Ianoukovitch donne sa démission. Ianoukovitch a promis de le faire. Nous attendons la confirmation écrite", a déclaré le député d'opposion Mykola Kateryntchouk devant la presse.

Quant à Ioulia Timochenko, figure de la "révolution orange" de 2004, elle a été libérée, selon le président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma russe, Alexeï Pouchkov. Elle devrait se rendre dans la foulée à Kiev. Elle avait été condamnée en 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir dans le cadre d'un contrat sur le gaz négocié avec la Russie alors qu'elle dirigeait le gouvernement.

12h30 : La majorité de Viktor Ianoukovitch au Parlement semble se déliter suite à l'accord de sortie de crise signée vendredi entre le président et plusieurs chefs de file de l'opposition. A l'ouverture de la séance, le président du Parlement Volodymyr Rybak, proche de Viktor Ianoukovitch, a annoncé sa démission pour "des raisons de santé". Plusieurs députés du Parti des régions de Ianoukovitch ont aussi annoncé qu'ils quittent la formation.

Suite à la démission de Rybak, Olexandre Tourtchinov a été élu par l'Assemblée comme président du Parlement. Il s'agit du bras droit de l'opposante Ioulia Timochenko.

Par ailleurs, la police ukrainienne a apporté son soutien à l'opposition en publiant un communiqué rédigé au nom de l'ensemble des effectifs du ministère de l'intérieur.

Le président  Ianoukovitch aurait, lui, quitté l'Ukraine.

Mise à jour du 22 février à 10h : Le président Viktor Ianoukovitch a quitté Kiev, a affirmé Vitali Klitschko, l'un des leaders de l'opposition, devant les députés au parlement. Viktor Ianoukovitch devait se rendre aujourd'hui en visite officielle à Kharkiv, dans le Nord-Est, son fief. Vitali Klitschko a demandé une présidentielle anticipée d'ici au 25 mai et appelé le Parlement à adopter une résolution exigeant que Ianoukovitch donne sa démission.


21h30 : Si aucun accord n'avait été trouvé ce vendredi, le pire aurait été à craindre d'après lefigaro.fr, qui se base sur des déclarations du chef de la diplomatie polonaise. Viktor Ianoukovitch a été filmé déclarant à l'opposition ukrainienne : "Si vous n'êtes pas d'accord, vous aurez la loi martiale, l'armée, vous serez tous morts !"

20h : Le président des Etats-Unis Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine doivent s'entretenir au téléphone ce vendredi, après la signature de l'accord de sortie de crise en Ukraine, d'après les déclarations d'un haut responsable américain, sous couvert d'anonymat, à l'Agence France Presse.

19h : Après la signature de l'accord de sortie de crise entre le pouvoir ukrainien et l'opposition, un peu plus tôt dans l'après-midi, le président Viktor Ianoukovitch et Vitali Klitschko se sont serrés une poignée de main glaciale.

#Ukraine > Accord entre le président et l'opposition, la poignée de main froide entre #Ianoukovitch et #Klitschko pic.twitter.com/3Z0P0XzNJA

— itele (@itele) February 21, 2014

17h45 : Le Parlement ukrainien a voté conjointement la libération de l'opposante historique Ioulia Timochenko, détenue depuis 2011 pour abus de pouvoir, et le limogeage du ministre de l'intérieur, Vitali Zakharchenko, a annoncé l'agence de presse Associated Press.

BREAKING: Ukrainian parliament votes to allow release of jailed opposition figure Yulia Tymoshenko.

— The Associated Press (@AP) 21 Février 2014

16h30 : Les députés ukrainiens ont voté le retour à la Constitution de 2004 qui limite les pouvoirs du président. 

16h06 : François Hollande a appelé "à la mise en oeuvre dans son intégralité et dans les meilleurs délais de l'accord qui vient d'être signé", peut-on lire dans un communiqué de l'Elysée. "Les dirigeants ukrainiens doivent à présent assumer pleinement leurs responsabilités et respecter les engagements qu'ils ont pris", ajoute la présidence.

15h16 : Le président Viktor Ianoukovitch et les responsables de l'opposition ont signé ce vendredi en présence des médiateurs européens un accord de sortie de crise en Ukraine.

14h32 : Les opposants ukrainiens ont validé l'accord de sortie de crise, selon un responsable de l'opposition et des déclarations des ministres polonais et allemands à AP et Reuters. Cet accord exclut du futur gouvernement de transition l'actuel ministre de l'Intérieur et le procureur général.

Viktor Ianoukovitch avait annoncé un peu plus tôt des élections présidentielles anticipées, la formation d'un gouvernement d'unité nationale, ainsi que le processus du retour à la Constitution de 2004, qui réduit les pouvoirs présidentiels au profit du gouvernement et du Parlement. 

14h08 : "La mission des trois ministres des Affaires étrangères [de l'UE] à Kiev visait avant tout à mettre fin à la violence et à l'effusion de sang. Ce but a été atteint. Mais la route vers un accord est encore très longue", a estimé le Premier ministre polonais Donald Tusk.

13h36 : Olesya Zhukovska, la manifestante qui a tweeté "Je meurs", jeudi, est vivante. Le message de cette jeune ukrainienne, blessée au cou par balle place de l'Indépendance, a fait le tour du monde. Quelques heures après son tweet, plusieurs médias ont confirmé son décès. Vingt-quatre heures plus tard, c'est Olesya Zhukovskaya elle-même qui a pris la parole sur Twitter pour dire : "Je suis vivante ! Merci à tous ceux qui se sont occupés de moi et prient pour moi ! Je suis à l'hôpital, mon état est toujours stable !"

Я жива! Дякую всім,хто підтримує та молиться за мене! / Я в лікарні.стан поки що стабільний!

— Olesya Zhukovskaya (@OlesyaZhukovska) 21 Février 2014

Paramedic volunteer shot in the neck whites on social network "I'm dying". pic.twitter.com/0yhKuJ3EvH

— Bogdan Ovcharuk (@goddan) 20 Février 2014

13h : "C'est le moment où l'accord doit être conclu et mis en œuvre", a déclaré François Hollande, ajoutant que l'Ukraine est dans un "moment difficile qui n'est pas terminé". "La période est extrêmement tendue [...] Le dialogue politique doit maintenant revenir." "Le pouvoir" ukrainien "est responsable de la violence", a-t-il estimé.

11h58 : Le président ukrainien a annoncé la tenue d'une élection présidentielle anticipée. Viktor Ianoukovitch a aussi annoncé la formation d'un gouvernement d'union nationale et dit accepter une réforme constitutionnelle. Cependant, les manifestants de la place de l'Indépendance demandent son départ immédiat.

11h50 : La police de Lviv a rejoint les manifestants de Kiev.

11h42 : Des députés ukrainiens en sont venus aux mains, vendredi matin, lors d'un débat sur la sortie de crise. Cette bagarre générale a eu lieu peu après l'allocution de l'opposant Vitali Klitschko, qui demandait un "retour pur et simple à la Constitution de 2004", adoptée lors de la Révolution orange. 

>>>> Sur le même sujet : Kiev (et l'Europe) face au danger d'une explosion de l'Ukraine à la yougoslave 

11h15 : Selon un diplomate européen, l'accord qui doit être signé n'est que "temporaire". Il s'agirait d'un projet d'accord.

10h42 : Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a condamné "le scandaleux bain de sang" en Ukraine et a appelé à nouveau l'armée à rester en dehors de cette crise.

10h35 : L'un des leaders de l'opposition, Arseni Iatseniouk, a affirmé que la police a essayé d'entrer dans le Parlement. Le vice-président du Parlement a confirmé l'information mais a ajouté que les policiers avaient été repoussés.

Armed troops in the parliament is just a preview how president Yanukovych is understanding a peace deal? pic.twitter.com/Ao20tIFYP0

— Maxim Eristavi (@MaximEristavi) 21 Février 2014

10h : Des manifestants ont ouvert le feu sur les forces de l'ordre près de la place de l'Indépendance, a annoncé la police ukrainienne.

9h30 : L'accord prévoirait le retour dans les 48 heures à la Constitution de 2004, adoptée après la Révolution orange, des élections anticipées en décembre et la formation d'un gouvernement d'union nationale d'ici à 10 jours, selon le quotidien local Kyiv Post.

Reported #Ukraine settlement seems: 2004 constitution w/in 48 hrs, new elex in Dec, coalition govt w/in 10days. Unlikely Maidan will acccept

— KyivPost (@KyivPost) 21 Février 2014

8h49 : "Tant que les choses ne sont pas effectivement faites, il faut rester très prudent", a dit Laurent Fabius sur Europe 1. "On ne peut rien dire de définitif avant la fin de la matinée", a ajouté le ministre des Affaires étrangères. 

#Ukraine @Europe1 ce matin: Nous avons convenu avec le pouvoir et l’opposition, de ne pas communiquer avant que tout soit bouclé

— Laurent Fabius (@LaurentFabius) 21 Février 2014

8h10 : La présidence ukrainienne a affirmé qu'un accord avait été trouvé entre le pouvoir, l'opposition et les ministres des Affaires étrangères européens et qu'il serait signé à midi (11h à Paris), sans fournir de détail sur son contenu. 

La "trêve" proposée mercredi soir par le pouvoir ukrainien n'a jamais eu lieu. Jeudi, la place de l'Indépendance s'est transformée en champ de bataille : des affrontements extrêmement violents entre la police et les manifestants ont fait entre 60 et 100 morts à Kiev, selon l'opposition. Le bilan avancé par le ministère de la Santé est de 75 morts depuis mardi. Armés de bâtons, de pavés et de cocktails Molotov, des centaines de manifestants ont réussi à faire reculer les forces anti-émeute, qui ont répliqué avec des balles en caoutchouc, des grenades lacrymogène mais aussi à la kalachnikov. 

Les ministres français, allemand et polonais des Affaires étrangères ont entamé une nuit de négociations "très difficiles" jeudi soir. Laurent Fabius, Frank-Walter Steinmeier et Radoslaw Sikorski ont prolongé leur mission jusqu'à vendredi à Kiev pour discuter avec le pouvoir et l'opposition d'une possible sortie de crise. Après avoir rencontré pendant quatre heures le président Viktor Ianoukovitch, ils ont revu jeudi en fin d'après-midi les chefs de file de la contestation puis retrouvé à nouveau le chef de l'Etat, rapporte le Nouvel Observateur. "Il n'y a pas encore de solution", a dit Laurent Fabius dans la soirée.

De son côté, Washington a haussé le ton, menaçant de prendre des sanctions contre "les gouvernants responsables des violences". Les ministres européens des Affaires étrangères sont quant à eux passés des paroles aux actes : ils ont décidé de priver de visas et de geler les avoirs de responsables ukrainiens, à l'issue d'une réunion de crise jeudi à Bruxelles.

"Le pire scénario que l'on craignait, c'est-à-dire le scénario d'une guerre civile, est malheureusement très réel", a déploré le Premier ministre polonais Donald Tusk. "Il a été convenu avec Ianoukovitch qu'il est prêt à tenir des élections présidentielles et parlementaires, prêt à créer un gouvernement d'unité nationale dans les dix prochains jours et à changer la Constitution d'ici l'été", a-t-il ajouté sans dissimuler son scepticisme. "Nos expériences nous disent que les engagements entrepris par l'administration ukrainienne sont rarement tenus".

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