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Espionnage : quand Apple, Twitter, Facebook & Cie en appellent à Obama

Publié le 09 décembre 2013
Dans une lettre ouverte, huit géants de l'Internet ont demandé ce lundi plus de transparence au président américain en matière de pratiques de surveillance.
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Dans une lettre ouverte, huit géants de l'Internet ont demandé ce lundi plus de transparence au président américain en matière de pratiques de surveillance.

L'affaire Snowden a laissé des traces et pas seulement en dehors des Etats-Unis. En effet, les révélations de l'ancien consultant de la NSA ont aussi touché les géants du web. Leurs clients se méfiant de plus en plus des conditions d'utilisation. C'est pourquoi ce lundi Microsoft, Google, Apple, Facebook, LinkedIn, Yahoo!, AOL et Twitter ont publiquement demandé à Barack Obama d'encadrer le plus rapidement possible les pratiques de surveillance. "Nous comprenons que les gouvernements ont le devoir de protéger leurs citoyens. Mais les révélations de cet été ont mis en lumière le besoin urgent de réformer les pratiques gouvernementales de surveillance dans le monde", écrivent ces huit grands groupes américains dans une lettre ouverte au président américain et aux membres du Congrès mise en ligne sur http://reformgovernmentsurveillance.com  et relayée par le Daily Mail

"Nous sommes concentrés sur la sécurisation des données de nos utilisateurs - en déployant les technologies de cryptologie ultimes pour empêcher toute surveillance non-autorisée de nos réseaux" et en passant au crible les requêtes gouvernementales concernant des données utilisateurs "pour s'assurer qu'elles sont légales et sensées dans leur portée", écrivent encore ces grands groupes de l'Internet. Une requête qui intervient donc après les révélations de l'ancien consultant de la NSA, Edward Snowden.

Pour rappel, celui-ci a apporté la preuve que la NSA pouvait décoder certains systèmes de chiffrement, un procédé sur lequel sont basées de nombreuses solutions de sécurité informatique. Il a aussi affirmé que des entreprises américaines auraient "coopéré" avec la NSA en lui fournissant des "points d'entrée" dans leurs logiciels informatiques, ou en livrant des informations sur leurs utilisateurs. "Dans de nombreux pays, la balance a trop penché en faveur de l'Etat et s'est éloignée des droits des individus - des droits qui sont garantis par la Constitution. Ceci met en danger les libertés que nous chérissons tous. Cela doit changer", indiquent encore Twitter, Facebook et les autres entreprises.

En guise de réclamations, ces grands groupes demandent au gouvernement américain de "les autoriser à publier le nombre et la nature des requêtes gouvernementales concernant des informations sur des utilisateurs", et de "limiter leur surveillance à des utilisateurs précis, sur la base de raisons légales, et ne de pas collecter en vrac des masses de données de communications". Ils estiment en outre que les agences de sécurité à la recherche d'informations "doivent le faire dans un cadre légal clair", et que tout doit être fait pour éviter les "conflits" entre pays, prenant par exemple la forme d'un Traité d'assistance judiciaire mutuelle lors de demande d'informations entre différentes juridictions. La balle est dans le camp de Barack Obama. Reste à savoir ce qu'il en fera.

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